Education, QUOTIDIEN

L’éducation d’hier à aujourd’hui

Fouet, martinet, enfermement, placard, alcool, sirop pour la toux, châtiments corporels, sangles, laisse, privations alimentaires… toutes ces choses ne vous font pas ou plus penser à un enfant. Et pourtant, ces pratiques, qui aujourd’hui peuvent choquer, ont bel et bien existées. Non seulement, ces pratiques existaient mais en plus, elles rentraient dans les moeurs, dans la normalité.

C’était normal de sangler son enfant à son lit pour qu’il ne nous réveille pas trop tôt. C’était normal de battre son enfant parce qu’il avait fait une bêtise. C’était normal de le priver de repas en punition. C’était normal de l’attacher avec une laisse pour ne pas qu’il s’échappe. C’était normal de mettre un peu d’alcool dans son biberon pour qu’il dorme…

L’enfant était un petit démon qu’il fallait punir pour qu’il apprenne. Il fallait qu’il se plie à nos exigences d’adultes. L’enfant était un être inférieur et incompétent. L’enfant et ses émotions étaient secondaires, sans importance, encombrants même peut-être.

Ce qui importait, était qu’il ne dérange pas notre quotidien. Que l’adulte puisse faire sa journée et sa nuit, comme avant qu’il ne soit là.

On pensait aussi que c’était la seule manière acceptable de lui faire comprendre ce qu’on exigeait de lui. Nos exigences et nos attentes ne correspondaient en rien à leur âge ou à leurs émotions. Mais on ne se posait pas la question. Tout le monde faisait ainsi. C’était normal.

Notre vision de l’enfant, notre vision de l’éducation ont évolué. Dans notre société actuelle, ce qui est important pour réussir (Je n’aime pas ce terme mais je n’arrive pas à trouver le mot), c’est l’estime de soi et l’autonomie.

Je pense que c’est en leur donnant confiance en eux, que nos enfants pourront réaliser les possibles, concrétiser leurs projets, avoir le courage de se lancer, oser se construire comme ils le souhaitent.

L’éducation d’aujourd’hui se veut bienveillante. Bienveillante mais pas permissive. Aujourd’hui, on traite l’enfant comme ce qu’il est, une personne.

On se doit de comprendre ses actes et ses mots. On se doit, en tant que parents, de respecter notre enfant, ses émotions, ses peurs, ses manières d’exprimer ce qu’il n’arrive pas à mettre en mot, à contrôler, à réprimer. Car si l’enfant est une personne, il n’est pas un adulte. Il a des émotions mais n’a pas la capacité, comme les adultes de contrôler ses émotions. Il est dans l’immédiateté.

Depuis toujours, on demande, on exige que l’enfant s’adapte à nos envies d’adultes. Aujourd’hui, c’est à nous de faire notre part, de raisonner différemment. De se mettre à la place de notre bébé ou de notre enfant, de comprendre sa demande, et de l’aider en apportant une réponse.

Avant de dire non à une demande, avant de cataloguer notre enfant, avant de se fâcher, essayons d’abord de comprendre ce qui motive ses actes. Punir n’empêchera pas la récidive. Mais trouver la source du problème est un pas vers la résolution.

C’est à notre tour, nous les adultes, de nous élever à hauteur d’enfants. Et si c’est une tâche complexe, un défi de chaque instant, un effort parfois exténuant, c’est aussi le gage d’une relation construite sur l’amour, la confiance et la responsabilité des parents et des enfants.

Inspiré du livre d’Isabelle Filiozat, Au coeur de nos émotions.

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