Education, QUOTIDIEN

Ce n’est pas parce que je suis une fille que…

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je ne sais pas faire certaines choses.

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je ne suis pas capable.

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je ne suis pas forte.

Ce n’est pas parce que je suis un fille que je n’aime pas.

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je dois.

Courir plus vite que toute la classe, me salir, jouer dans la boue, écrire maladroitement, faire des cabanes, jouer aux poupées, jouer aux voitures, jouer à la guerre, m’intéresser à la mécanique, lire des histoires qui font peur, avoir des copains, faire un bras de fer, porter des choses, ouvrir un bocal, marcher tôt ou tard, jouer aux legos, être forte en maths, me dépasser, te battre en sport, rêver d’un avenir brillant, porter un short et des baskets, porter une robe et grimper aux arbres, regarder Dragon Ball Z, regarder des dessins animés de princesse, me déguiser en super héro, être souillon, ne pas avoir froid aux yeux, faire attention à ce que je mange, manger n’importe quoi, sauter dans les flaques, être douce et puis non, être polie, peut-être, passer du temps à me coiffer, avoir les cheveux courts, ne pas avoir besoin d’être sauvée…

Être une fille, ce n’est pas naître avec plus de limites que les garçons. Être une fille, ça ne devrait pas être un obstacle. Être une fille, ça ne devrait pas être un fardeau. Ça ne devrait pas être dangereux.

Être une fille devrait être une chance.

Une fille ne devrait pas entendre certaines choses qui la prédestinent à devenir une enfant sage, surtout qui n’exprime pas trop ce qu’elle pense, qui ne pense pas trop d’ailleurs. Tout ce qui la prédestine à être une adulte sage, qui ne fait pas d’émoi quand une injustice lui tombe dessus, quand on lui demande de debarrasser la table alors que son frère ne fait rien, ou quand on la paie moins que son collègue pour le même travail. Car elle n’a même pas conscience de ces injustices. Car elle ne veut pas faire de vagues. Car elle fait avec. Car elle n’en a pas la force.

Apprenons à nos filles à exprimer leurs désirs, leurs besoins, leurs peurs, leurs malheurs. Apprenons à nos filles à montrer qui elles sont, à taper du poing sur la table, à occuper le devant de la scène, à ne pas craindre de se faire remarquer, à ne pas craindre d’être le centre de l’attention, à ne pas craindre de monopoliser la parole.

Donnons leur la force d’être elles-mêmes. Montrons leur la voie vers la liberté d’expression. Disons-leur qu’elles n’ont pas à être des petites filles sages, polies qu’on ne remarque pas. Disons-leur qu’elles ont raison de s’exprimer, de prendre leur place. Disons-leur que la cour de récréation n’est pas réservée aux garçons. Qu’elles n’ont pas à jouer uniquement dans les coins de la cour. Qu’elles peuvent jouer au centre de cette cour, qui n’est pas réservé aux garçons. Que le terrain de foot leur est ouvert, si elles le souhaitent. Montrons-leur, qu’elles peuvent jouer aussi bien que les garçons. Qu’elles peuvent être meilleures.

Un vent de confiance puissant doit souffler sur nos filles. Ce vent vient de notre éducation. Il ne viendra pas de notre société. Ou peut-être quand elles seront plus âgées. Ce vent doit combattre tout un tas de clichés sociaux, familiaux. Il doit vaincre les stéreotypes sociétaux. Et ce n’est pas chose simple. Alors, courage, jeunes parents. Prenez le temps de réfléchir quand vous faites une remarque, quand vous dites des encouragements, quand vous emmenez votre enfant dans un magasin. Ce que vous dites à votre fille, le diriez-vous à votre fils? Si votre enfant, souhaite jouer à un jeu typé garçon, à qui cela pose t-il problème? A vous? A votre entourage? A votre enfant?

Soyez l’adulte qui ne met pas des barrières en fonction du sexe de votre enfant. Soyez ouverts d’esprit. Montrez à votre enfant qu’il y a des portes. Qu’elle peut choisir un chemin ou un autre. Montrez l’exemple en tant que parents. Montrez que papa comme maman sont libres et égaux.

Je ne suis pas naïve. Je sais que les hommes et les femmes ne sont pas tout à fait égaux sur tout car nous sommes différents. Néanmoins, la différence doit être une force pour chacun et non au détriment de certains ou certaines.

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