Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Stop. J’arrête.

Faut que j’envoie ce mail pour le boulot. Encore un parmi des tas. Faut que j’imprime le papier de la nounou pour préparer la rentrée de septembre. Faut que je pense à ce weekend. Que je prépare les courses, que j’anticipe le repas. Faut qu’il y ait des restes pour le midi pour le boulot.

Je pense à ma pillule. Est-ce que je l’ai bien prise? J’ai fini la plaquette hier. Je dois faire une pause. Je suis dans mon lit. Je me relève. Je vérifie.

Je pense à mon travail. Demain, il faudra que je parle avec mon élève, que je règle ces petits soucis. Il en a des bien plus gros. Mais ceux-là je peux rien y faire. Faut faire avec.

Je pense à demain. Faut que j’imprime un truc pour le boulot. Puis que je trouve le temps de manger. De faire des câlins à mon bébé. Faut que je parte déjà au boulot. Je le dépose chez la nounou. Je lui dis que tout va bien mais dans ma tête, je pense déjà à la suite. J’ai hâte de retrouver mon fils. Mais faut que je me dépêche. Je dois encore photocopier du travail, écrire la date, ouvrir le portail et surveiller les élèves jusqu’à 8h30. En fait, ma journée, elle a commencé depuis que je me suis levée.

Le midi, je corrige et je vérifie que j’ai rien oublié pour le travail du reste de la journée. Je relis mon programme pour l’avoir sur le bout des doigts. Je vais manger vite fait. Et c’est reparti. Pendant que j’interroge un élève, j’ai l’oeil sur celui qui a perdu son crayon sous la table, celle qui a trop de choses dessus pour avoir la place de penser ou d’écrire, et celui qui a la tête baissée, l’humeur blessée. Déjà 16h30, je n’ai pas eu le temps de parler avec mon élève. J’ai trop de choses à penser. Trop d’élèves à qui parler.

Je continue ma deuxième journée. Je prépare le travail du lendemain et je corrige.

17h45 . Je cours à nouveau. Je vais chercher mon bébé. Mon coeur, de joie, se remplit quand je le retrouve. Mon corps est fatigué. A la maison, je ne rêve que de l’enlacer, de lui parler, de l’embrasser, de jouer. Mais je dois faire à manger. Alors je fais les deux en même temps. J’ai deux mains mais j’ai aussi deux cerveaux qui se réveillent chaque matin. Je pense à tout ce qu’il me reste à faire.

La soirée est engagée comme un valse lente qui s’accélère rapidement. Repas, biberon, câlins, change, jeux, lecture, câlins, dodo. 20 heures. C’est l’heure de nous séparer pour la nuit seulement. Papa et moi, on termine notre repas quand tu es couché. On range, on nettoie. Je vais me doucher et je dois encore travailler. Jusqu’à 21h seulement, si j’ai de la chance. Ensuite, je repense à ce mail que je dois envoyer. A ce papier que je dois remplir. A ces achats que je dois faire. Aux courses, que je ferais mieux de faire en drive sinon je ne vais pas y arriver. A ma pillule, que je dois prendre. A la lessive à faire, aux miettes qui traînent sur le sol, aux vêtements qui traînent dans la chambre, à la vaisselle qu’il reste à faire, au linge à plier… Je pense à tout ça et je ferme les yeux car je n’ai plus le temps de faire tout ça.

J’arrête. J’arrête de penser. Je ferme les yeux et je dors. Je lis. Je regarde un épisode de ma série. Je vais me balader, prendre l’air. J’oublie pour un moment court, parfois, ce que je dois faire. Je ne fais pas deux choses en même temps. Je dis tant pis pendant quelques minutes.

Et demain, il faudra tout recommencer.

La charge mentale, c’est quand on fait quelque chose et qu’on pense à autre chose en même temps. On la traîne tous les jours, à tout instant. Encore plus quand on est parents.

Ce qui m’a inspiré: la charge mentale, le quotidien, la chanson de Ben Mazué Quand je marche.

Allaitement, QUOTIDIEN

Pourquoi j’ai choisi d’allaiter.

Je n’ai pas choisi d’allaiter parce que c’était ce qui me semblait le mieux pour mon fils.

Je n’ai pas choisi d’allaiter parce que le lait maternel est riche en anticorps et bla bla bla…

Je n’ai pas non plus choisi d’allaiter parce que j’aime exhiber mes seins en publique. Petit aparté.

Et dans ma lancée…

Je n’ai pas choisi d’allaiter parce que j’avais envie d’être la seule à devoir se lever la nuit pour allaiter, à chaque fois.

Ou encore…

Je n’ai pas choisi d’allaiter parce que j’aime bien le bruit du tire lait.

J’ai choisi d’allaiter parce que j’ai aimé le faire. J’ai aimé tisser ce lien entre nous. Je dis tisser. Mais il était déjà présent. Nous avons partagé mon corps pendant 9 mois. Pour moi, l’allaitement était la suite logique. C’était un besoin, c’était mon ressenti.

Quand j’ai débuté l’expérience, j’ai retrouvé un peu de ce lien unique et extraordinaire. C’est ça, la vraie raison. La seule qui compte vraiment.

J’en viens alors à mon message. Celui que je voulais vraiment partager.

On allaite parce qu’on a envie de le faire. De la même manière, on n’allaite pas si on en a pas envie. Personne ne devrait nous faire douter de notre choix. Personne ne devrait le mettre en doute. Donner son avis. Nous faire sentir coupable.

Le bon choix est celui avec lequel on est en accord. C’est aussi normal et légitime de faire un choix et de le voir évoluer. On choisit d’allaiter et on peut changer d’avis au bout d’un moment. On peut écouter son coeur, sa raison et son corps et prendre la décision qui nous convient. Personne ne devrait nous dire quoi faire.

Quel que soit ton choix, c’est le tien. C’est le bon. C’est celui qui te convient et c’est donc celui qui convient à ton bébé.

Accouchement, GROSSESSE

Pourquoi c’est bien d’accoucher en mars.

Après le mois de janvier, me revoilà à affirmer que c’est bien d’accoucher en mars. Mais pourquoi fait-elle cela, vous demandez-vous? Bon, je vais être honnête, il y a deux petites raisons à cela. Oui, je le fais par intérêt. J’ai deux amies, l’une qui a accouché en janvier et l’autre qui devrait accoucher si sous peu! Mais je vous promets, je vais trouver des bons et réels avantages d’accoucher en mars, comme pour le mois de janvier.

Alors, on est partie.

Raison numéro 1

Le mois de mars est le mois des naissances ou même des renaissances. Dans la nature, c’est le début de la majorité des floraisons, l’apparition du printemps, le temps de roucouler pour certains et de séduire de jeunes femelles en quête de reproduction. Bref, c’est le mois des naissances et de l’amour. Alors symboliquement, vraiment, c’est le meilleur moment pour donner naissance. Bienvenu(e)s à tous les « marsiens » et « marsiennes » du coup! On boit un coup?

Raison numéro 2

Comme je l’ai dit, c’est le printemps. Il ne fait pas encore 30 degrés à l’ombre. Il ne fait plus 0 degrés sans soleil. Quel temps fait-il alors? Le meilleur temps possible pour un bébé, d’autant plus, un nourrisson. Le temps idéal, temperature tempérée, pas trop de vent, pas trop de soleil mais un peu quand même, juste quelques rayons qui réchauffent les joues, sortez vos tenues de mi-saison, et profitez de la croisière qui s’annonce. Promis, vous allez vous amusez. Vous allez pouvoir sortir en balade, profitez de l’air extérieur. Et vous en aurez besoin, bébé aussi.

Raison numéro 3

Bon, elle a pas fini avec les saisons et la météo? Eh bien… Non, pas tout à fait. Qui dit printemps, dit aussi journées plus longues. Ça y est. Vous avez débuté votre croisière avec bébé, en bermuda ou jupe, body, t-shirt, petit gilet, on ne sait jamais. Vous êtes enfin prêts pour profiter de ces journées à rallonge. Qui dit plus long, dit plus de chances de trouver un moment pour la sieste, les ballades en poussette, le jardin. Si papa prend son congé, quoi de plus agréable que des congés « rallongés » et ensoleillés. Et si vos nuits seront certainement plus courtes, les rayons de soleil vous aideront à garder une mine potable, et à garder la pêche!

Raison numéro 4

Être né en mars, ça laisse le temps à votre enfant l’apprentissage de la propreté. Imaginez s’il était né en août! Vous avez de la marge, jusqu’à septembre, même si chaque enfant évolue à son rythme. Vous aurez moins de pression et lui aussi.

Raison numéro 5

Vous aurez une chance de fêter les anniversaires de votre bout de chou, avec sa bande de copains et copines… dehors. En partie en tout cas. Non, vous ne pourrez pas les laisser transis dehors 3 heures de temps pendant que vous siropterez un thé chaud derrière la baie vitrée. Mais voyez le bon côté des choses, vous pourrez quand même prévoir un temps en extérieur pour votre enfant et sa horde de copains et copines. Et ça, ça c’est E-SS-EN-TIEL! Vous comprendrez le temps venu. J’ajouterai même qu’il ou elle pourra fêter son anniversaire à l’école et ça pourra peut-être même lui suffire.

Raison numéro 6

C’est le mois des fêtes. Journée internationale des femmes, fête des grands-mères, St Patrick! Oui, je les vois, les fêtards, l’oeil brillé en lisant St Patrick. Oui, vous aurez doublement raison de faire la fête. Oui, les mamies seront doublement heureuses. Oui, vous devriez être doublement à l’honneur, au mois de mars. On l’espère en tout cas.

Pfiiiiou! Je ne sais pas si je vous ai convaincu mais j’ai fait de mon mieux .

Education, QUOTIDIEN

Ce n’est pas parce que je suis une fille que…

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je ne sais pas faire certaines choses.

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je ne suis pas capable.

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je ne suis pas forte.

Ce n’est pas parce que je suis un fille que je n’aime pas.

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je dois.

Courir plus vite que toute la classe, me salir, jouer dans la boue, écrire maladroitement, faire des cabanes, jouer aux poupées, jouer aux voitures, jouer à la guerre, m’intéresser à la mécanique, lire des histoires qui font peur, avoir des copains, faire un bras de fer, porter des choses, ouvrir un bocal, marcher tôt ou tard, jouer aux legos, être forte en maths, me dépasser, te battre en sport, rêver d’un avenir brillant, porter un short et des baskets, porter une robe et grimper aux arbres, regarder Dragon Ball Z, regarder des dessins animés de princesse, me déguiser en super héro, être souillon, ne pas avoir froid aux yeux, faire attention à ce que je mange, manger n’importe quoi, sauter dans les flaques, être douce et puis non, être polie, peut-être, passer du temps à me coiffer, avoir les cheveux courts, ne pas avoir besoin d’être sauvée…

Être une fille, ce n’est pas naître avec plus de limites que les garçons. Être une fille, ça ne devrait pas être un obstacle. Être une fille, ça ne devrait pas être un fardeau. Ça ne devrait pas être dangereux.

Être une fille devrait être une chance.

Une fille ne devrait pas entendre certaines choses qui la prédestinent à devenir une enfant sage, surtout qui n’exprime pas trop ce qu’elle pense, qui ne pense pas trop d’ailleurs. Tout ce qui la prédestine à être une adulte sage, qui ne fait pas d’émoi quand une injustice lui tombe dessus, quand on lui demande de debarrasser la table alors que son frère ne fait rien, ou quand on la paie moins que son collègue pour le même travail. Car elle n’a même pas conscience de ces injustices. Car elle ne veut pas faire de vagues. Car elle fait avec. Car elle n’en a pas la force.

Apprenons à nos filles à exprimer leurs désirs, leurs besoins, leurs peurs, leurs malheurs. Apprenons à nos filles à montrer qui elles sont, à taper du poing sur la table, à occuper le devant de la scène, à ne pas craindre de se faire remarquer, à ne pas craindre d’être le centre de l’attention, à ne pas craindre de monopoliser la parole.

Donnons leur la force d’être elles-mêmes. Montrons leur la voie vers la liberté d’expression. Disons-leur qu’elles n’ont pas à être des petites filles sages, polies qu’on ne remarque pas. Disons-leur qu’elles ont raison de s’exprimer, de prendre leur place. Disons-leur que la cour de récréation n’est pas réservée aux garçons. Qu’elles n’ont pas à jouer uniquement dans les coins de la cour. Qu’elles peuvent jouer au centre de cette cour, qui n’est pas réservé aux garçons. Que le terrain de foot leur est ouvert, si elles le souhaitent. Montrons-leur, qu’elles peuvent jouer aussi bien que les garçons. Qu’elles peuvent être meilleures.

Un vent de confiance puissant doit souffler sur nos filles. Ce vent vient de notre éducation. Il ne viendra pas de notre société. Ou peut-être quand elles seront plus âgées. Ce vent doit combattre tout un tas de clichés sociaux, familiaux. Il doit vaincre les stéreotypes sociétaux. Et ce n’est pas chose simple. Alors, courage, jeunes parents. Prenez le temps de réfléchir quand vous faites une remarque, quand vous dites des encouragements, quand vous emmenez votre enfant dans un magasin. Ce que vous dites à votre fille, le diriez-vous à votre fils? Si votre enfant, souhaite jouer à un jeu typé garçon, à qui cela pose t-il problème? A vous? A votre entourage? A votre enfant?

Soyez l’adulte qui ne met pas des barrières en fonction du sexe de votre enfant. Soyez ouverts d’esprit. Montrez à votre enfant qu’il y a des portes. Qu’elle peut choisir un chemin ou un autre. Montrez l’exemple en tant que parents. Montrez que papa comme maman sont libres et égaux.

Je ne suis pas naïve. Je sais que les hommes et les femmes ne sont pas tout à fait égaux sur tout car nous sommes différents. Néanmoins, la différence doit être une force pour chacun et non au détriment de certains ou certaines.

Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Je suis une maman qui travaille

Je suis une maman qui travaille et je suis souvent débordée, crevée, épuisée, sur les rotules, absente, morte de fatigue, paniquée, dépassée, explosée, somnolente, las, exténuée, usée, éreintée, vidée.

Les jours passent. Je n’ai pas beaucoup dormi depuis la naissance de mon fils. Il n’a pas fait ses nuits bien vite. Je me suis réveillée même plus de fois que lui. Plus de fois que nécessaire. J’ai dormi d’un oeil pendant des mois. Je ne dors toujours pas comme avant. Le sommeil profond, je dois toujours le connaître sinon je ne serais pas là à écrire, mais je me réveille d’un bond pourtant, au moindre bruit.

Les jours passent et je cumule. Je cumule la fatigue, le manque de sommeil depuis des lustres. Je cumule le boulot, les tâches ménagères, la cuisine, le boulot encore le soir, après le boulot et la soirée avec mon fils. Je cumule 2 journées de boulot en une. Voire 3 peut-être. Je commence par un lever à 6h30. Je prends un petit déjeuner rapidemment car je dois m’occupper de mon fils: le changer, lui donner ses vitamines, le coiffer, l’habiller, l’emmener avec moi pour le petit déjeuner, pour me laver les dents, le caliner, préparer son sac, préparer mon sac, l’habiller pour partir… Après ma journée de boulot, j’entame une deuxième journée de boulot: cuisine, ménage, m’occuper d’un bébé de 7 mois, et reboulot depuis la maison parfois. Heureusement que nous sommes deux pour faire face à cette deuxième journée. Quand j’ai de la chance, je peux me poser dans mon canapé à 20h. Quand j’ai de la chance.

Bref, je suis une maman qui travaille. Je suis fatiguée. Comme toutes les mamans. Celles qui ne travaillent pas. Celles qui travaillent. Oui car en fait, je suis comme toutes les mamans.

Je suis en fait comme toutes les mamans. Toutes, nous sommes fatiguées. Toutes nous devons empiler plusieurs journées en une. Faire rentrer tous les legos dans une boîte trop petite. Nous sommes toutes en train de déborder. Et quand ça déborde, on nous en rajoute encore.

Je suis comme tous les papas aussi.

Je suis cette femme, que tu croises sur le bord de la route, aux feux dans sa voiture, dans la salle d’attente du médecin, dans un rayon du supermarché. Cette femme qui calcule en même temps qu’elle effectue une tâche banale comme placer des céréales dans son caddie. Elle calcule dans sa tête un algorithme impossible pour faire rentrer dans les quelques heures qui lui restent de sa journée, toutes les tâches du quotidien. Elle calcule alors qu’elle vient de passer 9 heures, 10 heures parfois au boulot. Cette femme qui ne s’arrête qu’une fois dans l’intimité, quand les enfants sont couchés. Cette femme qui s’autorise une heure dans sa journée, pour s’affaler sur le canapé et ne penser à rien avant de s’endormir et recommencer.

Je suis une femme qui vit dans une société qui n’est pas faite pour des parents ou des enfants. Je ne dis pas que ce n’est pas bien de travailler. Je dis que, là, derrière cette société, il y a des défauts. Il y a des choses qui peuvent être améliorées. En attendant, nous continuons du mieux qu’on peut à allier deux choses désunies: le boulot et la parentalité.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

10 petits doigts

10 petits doigts pour tenir mon sein quand je t’allaite.

10 petits doigts pour toucher les doudous.

10 petits doigts pour attraper tes jouets et serrer fort.

10 petits doigts pour faire passer les jouets d’une main à l’autre.

10 petits doigts pour observer tes jouets de tous les angles.

10 petits doigts pour les regarder bouger.

10 petits doigts pour attraper mes cheveux quand je m’approche.

10 petits doigts pour imiter maman et papa quand ils font des comptines avec leurs doigts.

10 petits doigts pour mettre la nourriture à la bouche.

10 petits doigts pour toucher nos visages.

10 petits doigts pour montrer ton envie d’être pris dans les bras.

10 petits doigts pour découvrir le monde.

10 petits doigts précieux.

Tes 10 petits doigts, je les adore. Je les regarde moi aussi évoluer. Je leur fais des bisous. Je profite tant qu’ils sont encore là pour faire des câlins. Je sais qu’un jour, tes 10 petits doigts et toi-même vous grandirez et peut-être que vous ne me ferez plus autant de câlins. Un jour ces 10 petits doigts seront occupés par d’autres choses. Un jour ces 10 petits doigts serrerront 10 autres petits doigts.

Ils sont précieux ces 10 petits doigts. Quand je les regarde, je suis heureuse qu’ils soient là, qu’on en ai mis le bon nombre à chaque main. Ça m’épate de les voir, là, tous les 10, bien formés! Je suis consciente de notre chance.

Ces 10 petits doigts vont te faire découvrir le monde encore longtemps! Et ça me comble de bonheur en pensant qu’un jour, tu construiras des cabanes, tu me cueilleras un bouquet de fleurs, tu piqueras les fraises de tes mamies, tu nous feras de jolis dessins, tu écriras dans un cahier, tu cuisineras, tu feras des boules de neige pour les lancer sur les copains, tu me tiendras la main pour marcher sur le chemin, avec ces 10 petits doigts là.

En attendant, je profite de ces 10 petits doigts. Je les regarde.

QUOTIDIEN, Sommeil

Le sommeil de 6 mois à 6 ans

Je vous l’avais dit, après 6 mois, et tous ces périples, l’aventure… continue!

Pour débuter, si ce n’est pas déjà fait, rendez- vous sur l’article portant sur le sommeil de la naissance à 6 mois, là. Sa lecture vous permettra de mieux comprendre ce qui suit.

Les informations de cet article sont de source scientifique. J’ai appris beaucoup en lisant Dormir sans larmes du Dr Rosa Jové. Je vous en conseille la lecture, si comme pour moi, le sommeil de votre bébé vous questionne.

De 6 à 9 mois:

Entre 6, 7 mois bébé a acquis toutes les phases de sommeil d’un adulte. Il a donc toujours un sommeil polyphasique.

Mais son sommeil est toujours instable. Ça lui fait beaucoup de changements, à assimiler en peu de temps. Il doit encore apprendre à se réendormir seul entre chaque phase car il y a des micro-réveils entre ces phases. Et, c’est normal. Nous-mêmes adultes, faisons toujours ces micro-réveils mais nous savons nous réendormir seuls et ne remarquons même plus que nous en faisons dans la nuit.

Bébé dort en moyenne entre 11 et 14 heures réparties sur la nuit et 2 siestes. Mais il n’y pas d’obligation à respecter ce schéma à la lettre.

Sommeil cicardien toujours. Ça ne se perd pas! Il dort bien plus la nuit que le jour.

Entre 8 mois et 2 ans:

On entre dans une phase de maturation qui va durer jusqu’à ses 6 ans. Les bases sont toutes acquises. Les changements porteront sur le nombre d’heures de sommeil, et la répartition de ces heures.

La durée de sommeil va peu à peu dominuer: entre 10 et 13 heures jusqu’à 18 mois, plus que 8 à 11 heures de 4 à 6 ans.

Des facteurs qui peuvent jouer sur le sommeil car ce sont des changements importants dans la vie de bébé: la diversification, l’angoisse de la séparation, les dents, la marche. L’enfant peut donc redouter le moment où il devra aller dormir, avoir de l’anxiété, craindre la séparation. Il peut avoir un sommeil agité en raison de toutes ces nouvelles découvertes qu’il fait le jour: cauchemars.

Il peut y avoir des réveils nocturnes. Le sommeil à cet âge reste fragile.

Entre 3 et 6 ans:

Les réveils deviennent rares surtout si l’enfant a été rassuré.

Vers 3-4 ans, l’enfant peut ne plus avoir besoin de sieste.

Il peut demander des choses pour calmer ses peurs: une histoire, un câlin, une chanson… C’est le cas des enfants qui dorment seuls. Les enfants qui dorment avec leurs parents ont bien moins d’angoisse.

Vers 5-6 ans, l’enfant acquiert un sommeil proche de l’adulte: il dort la nuit pendant 8 à 10 heures environ, pas de sieste nécessaire d’ordinaire. Il peut y avoir des réveils mais généralement, il n’y en a plus.

On estime que devenir parents, c’est perdre 6 ans de sommeil. Mais, c’est aussi gagner toute une vie d’amour.

Pour bien plus de détails et si le sommeil de votre enfant vous pose toujours question: Dormir sans larmes, De Rosa Jové.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

A tous les papas…

Un papa, c’est formidable? Un papa, c’est un super héros aux yeux de tous! C’est celui qui chasse tous les monstres de toutes les pièces de la maison. C’est celui qui vole au secours de maman quand elle se fait attaquer par une araignée… C’est lui encore, qui utilise sa super force pour ouvrir les bocaux! C’est celui qui met de l’animation dans le salon, qui fait rire tout le monde, qui m’apporte de la douceur par ses bisous et qui pique en même temps.

Bref, vous vous demandez si je n’en fais pas un peu trop? Oui, certainement. Mais parfois, il le faut. Pas trop souvent quand même. Car sur cette terre, il existe des supers papas. Même si ce ne sont pas toujours des supers héros. Ou alors de ceux qui ont leurs faiblesses. Qui râlent parfois. Peut-être qu’ils n’en font pas autant que maman. Ou peut-être qu’ils en font plus. Ils n’ont pas accouché. Ils ne savent pas la douleur. La fatigue. Le stress. La peur. Enfin, ils ne la connaissent pas comme les mamans. Ils n’ont pas porté le bébé. Ils n’ont pas connu la proximité, la joie, le bonheur de porter la vie puis de la donner. Mais à leur manière, ils font le bonheur de bébé. A leur manière, ils mettent leur pierre à l’édifice.

Quand tout s’écroule, quand il faut consolider en rassurant, en donnant la main, en encourageant, ils sont un soutien pour la maman. Je parle des papas mais évidemment, ça peut aussi une deuxième maman si il n’y a pas de papa. C’est la même chose. L’union fait la force.

Un papa, c’est aussi un modèle pour bébé. Comme chacun de ses parents, papa montre comment manger, comment, marcher, comment jouer… C’est un pilier pour bébé. Une sorte de coffre fort avec un trésor immense à l’intérieur: un amour infini. Un abri pour bébé pour le protéger.

Un papa, ça ne ment pas sauf quand la vérité fait trop mal. Un papa, ça protège. Ça protège de ce qui blesse.

– Pourquoi les juifs et les chiens n’ont pas le droit d’entrer papa?

– Ben, ils ne veulent ni juifs ni des chiens dans le magasin. Chacun fait ce qu’il veut! Il y a une boutique, là, une quincaillerie… Eux, ce sont les espagnols et les chevaux qu’ils ne font pas entrer. Et machin…, le pharmacien, précisément hier, j’étais en compagnie d’un chinois qui possède un kangourou: « Non, les chinois et les kangourous ne peuvent pas entrer! » Ils lui sont antipathiques.

– Mais nous, nous laissons entrer tout le monde!

– Eh bien alors, à partir de demain, nous aussi on va en mettre une. Qu’est-ce que tu n’aimes pas toi?

– Les araignées.

– Moi, c’est les wisigoths. On va mettre une pancarte ;  » Interdit aux araignées et aux wisigoths! » Et alors! Ils m’ont toujours cassé les pieds ces espèces de wisigoths. Ça suffit!

La vie est belle, Frank Capra.

Un papa, dans les yeux d’un enfant, c’est un peu un héros. Un peu. J’insiste, un peu. Parce que maman aussi, c’est une super héroïne.

Un papa, ça a réussi, quand son enfant lui dit, qu’il le garderait comme père dans une autre vie.

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Je voudrais arrêter le temps

Je voudrais arrêter le temps pour en profiter encore un peu plus, même un instant, une seconde supplémentaire. Je voudrais mettre le moment sur pause et observer les visages de ceux qui m’entourent. Je voudrais figer le temps, et prendre une photo que je graverais dans ma mémoire.

Je voudrais stopper le temps, sortir de mon corps et contempler la scène, ses détails. Prendre le temps de regarder le sourire de ton papa, d’observer ton sourire quand tu ris avec tes deux dents, regarder tes yeux et les plis de ceux de ton papa. Observer vos gestes, tes petites mains et tes petits doigts qui saisissent tout ce qui passe. Les mains de papa qui te tiennent fort. Ton petit nez qui se déforme quand tu ris, la couleur de tes joues. J’aimerais prendre le temps de savourer les couleurs, les expressions, les émotions, le goût de l’instant. J’aimerais mémoriser l’instant avec plus de précisions pour pouvoir le revivre plus tard, dans quelques heures, dans 2 jours, dans un mois, dans plusieurs années, quand tu seras grand.

M’observer moi. Est-ce que je profite bien de ce moment? Est-ce que j’en profite assez surtout? J’ai toujours peur de ne pas en profiter assez.

Déjà 7 mois que tu es né. 7 mois de bonheur. 7 mois d’amour. 7 mois de ta petite bouille, de tes petites expressions, de tes humeurs, de tes rires et de tes sourires. 7 mois à sentir ton odeur. Ton odeur inimitable.

Le temps défile à une vitesse folle. Tu as déjà tellement changé. Ton visage, tes formes, tes expressions. Tout a déjà tellement changé. A chaque instant je te découvre un peu plus.

Je voudrais mettre pause aussi quand c’est le bazar à la maison, quand je suis fatiguée, quand il y a une lessive à étendre, le lave-vaisselle à vider, quand il faut faire à manger. Je voudrais mettre pause, m’affaler sur le canapé, faire une sieste, lire un livre, regarder une série, me détendre. Puis, reprendre du bon pied, plus reposée, plus en forme. Je mettrais pause pendant que tu dors pour avoir le temps de faire tout ce que j’ai faire, profiter un peu aussi de ce moment pour moi, me reposer. Ah, oui, me reposer! Ça fait tellement longtemps que je cours après le temps, tellement longtemps que je ne trouve plus le temps de me reposer. Je pourrais ensuite être plus disponible pour toi, quand tu te reveillerais, après ta sieste.

Ce serait bien, de pouvoir stopper le temps, juste une fois.

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Une histoire éternelle

L’histoire éternelle. Celle qu’on oublie jamais. Le cycle infiniiiii d’un amour béniii, qui rend Immorteeeeeelle, la RONDE infiniiiiiie de ce cycle éteeeernel! C’est l’histoaaaAre, l’histoire de la viiiiiie. Ça vous rappelle quelque chose?

En dehors, de mes références Disney, je fais référence à la continuité, la vie, le cycle, la naissance, la renaissance même, l’accouchement.

Je crois que la naissance est une façon de contribuer à ce cycle éternel. Et même si ça paraît un peu ridicule et naîf aussi, j’en parle plus loin, c’est un sentiment profond que l’on peut ressentir quand on a donné la vie. Quand nos regards se croisent. Quand on le voit évoluer, grandir. Quand on partage un sourire. Quand il sert mon doigt avec ses petits doigts. Quand on le regarde dormir.

Même si, ce n’est pas vraiment le premier sentiment qui me vient en tête quand je pense à tous ces moments, il y a tout de même, un peu de ça. Dans la recette de la naissance, de la vie, il faut bien une pincette d’éternité.

Mais, en réalité, la naissance, la parentalité n’est pas éternelle. C’est même tout le contraire. Il suffit de regarder à quelle vitesse inimaginable grandit un bébé. Ce qui est éternel, c’est la vie. Mais pas la vôtre, ni celle de votre enfant.

Oui, c’est évidemment naîf de parler d’éternité. Encore plus à notre époque. Même si je crois, que l’on trouve du pessimisme dans chaque époque. Ok. Aujourd’hui, la planète est malade. L’avenir de notre société est incertain. On ne sait pas comment sera demain. On sait qu’on est déjà bien trop nombreux sur notre planète. Alors parler d’éternité, quand on parle de la naissance d’un enfant, c’est contradictoire.

Être parents, c’est aussi un moment magique. Bref, peut-être… Généralement, la magie s’estompe au bout de quelques nuits passés debout, ou quelques vomis sur l’épaule. Plus sérieusement, à vous, chers parents, profitez de cette magie. Oubliez le monde extérieur et toutes ces zones sombres. Profitez de cette chance d’avoir engendré la vie et de remplir ce rôle merveilleux (même si il y a des moments qui sont moins merveilleux que d’autres)de parents, profitez de ces instants d’éternité. Qui n’en sont pas vraiment au final. La vie passe à une vitesse folle.

Ce qui est éternel aussi, c’est l’amour. La naissance, la parentalité sont faits d’amour. C’est en cela que réside cette éternité. Même quand il pleurera toute la journée, même quand il pleurera sans même savoir pourquoi, même quand il vous collera aux baskets, même quand il vous empêchera de dormir, même quand il dira « NON! » sans trembler, même quand il vous mentira, même quand il râlera, même quand il laissera son linge sale par terre, vous continuerez à l’aimer.

Profitez de vos enfants, profitez de votre jeunesse. Oui, même quand on est parents, on est encore jeune. Profitez de la vie car elle ne durera pas éternellement. Vous avez une chance extraordinaire d’être en famille. Saisissez-la. Ne passez pas à côté de tout ce que ça peut vous offrir.