QUOTIDIEN, Sommeil

Le sommeil de 0 à 6 mois

Petit article pour remettre les pendules à l’heure. A l’heure des bébé et non les nôtres, à nous adultes. Et justement, c’est ça qui pose problème très souvent. Un bébé, ça ne dort pas comme un adulte. Ce n’est pas que les bébé ne savent pas dormir. Ils dorment très vite. Parfois, ils dorment même pendant l’accouchement. Ils dorment déjà pendant leur in utero. C’est bien que leur sommeil est différent. Et pour qu’ils aient un sommeil équivalent à celui des adultes, cela va prendre… 6 ans! Voilà pourquoi on dit que les parents perdent 6 ans de sommeil quand ils ont un enfant.

Bon, tout ça, c’est bien beau. Mais ils dorment comment alors les bébés? Non, parce qu’on aimerait tous qu’ils dorment à 20h et ne se réveillent pas trop tôt. Et qu’ils fassent de longues siestes pour qu’on ait le temps de faire tout ce qu’on a à faire dans notre vie d’adulte. Mais, c’est ça le hic, notre société n’est pas faite pour nous aider à élever nos enfants. Notre vie, notre travail ne concordent pas avec leurs besoins.

Pendant des mois, j’ai essayé d’endormir mon fils sans pleurs, sans comprendre pourquoi il pleurait certaines fois, de nombreuses fois, presque tout le temps au départ. Il y a de nombreuses raisons à cela. Mais, aujourd’hui, j’ai enfin compris certaines choses. D’abord, oui, les bébés ne dorment pas comme nous. Et on aura beau les laisser pleurer pendant des heures, ils s’endormiront, quand ce sera leur heure. L’heure où ils ont sommeil et non pas à l’heure à laquelle on a décidé qu’ils devaient dormir parce que ça nous arrange.

Ce qui m’a vraiment aidé à comprendre quand coucher mon bébé et pourquoi il se réveillait, pourquoi il pleurait au moment du coucher, c’est la lecture de Dormir sans larmes de Dr Rosa Jové. Dans son livre, on ne trouve pas de solution miracle, mais on comprend enfin comment fonctionne le sommeil des bébés. Et enfin, je sais mieux comment agir, réagir.

Le sommeil de 0 à 3 mois

Bébé sait déjà dormir. Il dort la majorité du temps. Mais bébé doit manger régulièrement et très souvent. Il fait donc de petites siestes et se réveille pour manger. Ce sont des besoins primaires. Et ça, même la nuit. Pourquoi n’aurait-il plus besoin de manger la nuit? Il y a un risque d’hypoglycémie pour lui, s’il ne mange pas très souvent.

Il dort entre 12 et 16 heures généralement réparties en petites siestes jour et nuit.

A cet âge, le sommeil des bébés est biphasique. Un sommeil en 2 phases: sommeil actif et sommeil lent, d’une durée de 50 à 60 minutes.

Son sommeil est ultradien: ça veut dire qu’il ne fait pas la différence entre le jour et la nuit.

Il s’endort directement en phase paradoxale, sommeil lent. La phase des rêves et des cauchemars. Cette phase permet de réorganiser le cerveau la mémoire, les apprentissages. Et c’est exactement ce dont il a besoin quand il dort, surtout qu’il ne dort que sur de courtes durées.

A retenir: en gros, de 0 à 3 mois, bébé ne fait que des siestes courtes, a besoin de manger très fréquemment, et a un rythme chaotique, imprévisible.

Le sommeil de 3 à 6 mois

Après 3 mois, le sommeil de bébé change. Il commence à prendre un rythme et à dormir plus la nuit que le jour. Bonne nouvelle! Il a un sommeil cicardien.

Il dort un peu moins longtemps. Généralement, entre 10 et 15 heures.

Il acquiert de nouvelles phases de sommeil et a un sommeil plus léger par contre. Ça fait partie de l’évolution de son sommeil.

Il ne s’endort plus en sommeil paradoxal. Il s’endort en phase de sommeil léger avant d’atteindre un sommeil plus profond.

Il a un sommeil polyphasique: vers 6-7 mois, il a acquis presque toutes les phases du sommeil de l’adulte. Mais ça ne veut pas dire qu’il dort comme un adulte! Les micro réveils entre différentes phases de sommeil sont toujours très fréquents seulement, il ne sait pas toujours comment se rendormir seul entre les différentes phases de sommeil.

Il a un sommeil instable. Il doit s’adapter sans cesse à ces nouvelles phases de sommeil et se réveille encore de nombreuses fois. Il est en transition. A sa naissance, il ne connaissait que 2 phases de sommeil: lent ou paradoxal et actif. Il en a acquis désormais 4 de plus. Il a besoin de temps pour apprendre à enchaîner ces phases et à se rendormir. Donc il arrive qu’il se réveille totalement au milieu de la nuit, et mette une heure ou que sais-je encore, avant de se réendormir.

A retenir: de 3 à 6 mois, bébé acquiert 4 nouvelles phases de sommeil ce qui peut perturber son sommeil (réveils, endormissement), il est en phase d’apprentissage pour le réendormissement entre chaque phase.

Pour en apprendre bien plus, je vous conseille vraiment la lecture du livre du docteur Rosa Jové qui explique tout dans le détail et s’appuie sur des exemples pratiques. Vraiment une perle ce livre!

Évidement, pas de mensonge entre nous. Ce n’est pas juste en lisant un livre que votre bébé va se mettre à s’endormir sans jamais pleurer, à l’heure qui vous arrange et ne plus se réveiller durant la nuit. Mais je sais enfin, pourquoi. Je ne me remets plus en question. Je comprends son sommeil et je peux agir avec encore plus de bienveillance.

Pour conclure? Bon courage! C’est pas fini ensuite. Je vous prépare la suite sur le sommeil après 6 mois.

Sources: Dormir sans larmes, De Rosa Jové.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Je ne me sens pas toujours assez forte.

On a tous des jours où on a l’impression de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur.

Je ne me sens pas assez forte quand je n’arrive pas à calmer tes pleurs. Je ne me sens pas assez forte quand tu hurles dans ton lit, et que rien n’y fait.

Je ne me sens pas assez forte pour toi. Je ne me sens pas à la hauteur face à l’intensité de tes larmes que je n’arrive pas toujours à calmer.

Quand je lis, toutes ses mamans qui disent ne jamais laisser pleurer leur bébé. Et que je lutte depuis 7 mois, sans nuit complète, pour te rassurer, pour te rendormir et que certains jours encore, tu pleures au moment du coucher, la nuit ou à la sieste. Quand je ne sais plus comment faire pour t’aider à dormir sans pleur.

Ca me coûte de t’entendre pleurer. Ça me coûte de ne pas me trouver assez forte. Je fais de mon mieux. Et ça me coûte que ce ne soit pas toujours assez.

Je me sens parfois démunie face à tes pleurs. Démunie de ne pas parvenir à trouver la solution. Démunie aussi face à ma fatigue. Cette fatigue intense et durable.

J’aimerais être plus forte. J’aimerais ne jamais te faire attendre. J’aimerais arriver à te comprendre à chaque fois et calmer l’émotion forte qui te submerge. J’aimerais avoir plus d’énergie.

Quoiqu’il arrive, je ne signerai pas forfait. Je continuerai à faire de mon mieux. Je me surpasse déjà et je continuerai pour toi.

Education, QUOTIDIEN

Rendre son enfant heureux

C’est ce que veulent tous les parents. Ils veulent le bonheur de leur enfant. Et parfois, même trop souvent ils se mettent trop de pression pour y arriver et font l’inverse de ce qu’il faudrait. Dans cet article, je vais vous donner quelques astuces pour cultiver le bonheur. Rien d’extraordinaire. Je ne suis pas le petit genie sorti d’une lampe magique. Je vous donne des points basiques, simples comme une piqûre de rappel. Parfois, on a besoin de prendre ce temps pour soi, pour réfléchir et se rappeler à l’essentiel.

Premier état des lieux, etes-vous heureux? Des parents heureux vont plus facilement rendre leur enfant heureux. On sait que les parents ne sont pas le seul facteur entrant en compte, mais ils sont le ciment. Et on sait aussi que les enfants sont des éponges. Ils absorbent les émotions, les bonnes comme les mauvaises.

La solution, c’est donc de cultiver le bonheur pour soi-même et pour tout le reste de la famille. Et pour cela, il y a des choses simples, évidentes.

Souriez à la vie.

Facile à dire. Parfois, on se laisse envahir par des émotions négatives qu’on accumule au fil de la journée. Quand on retrouve nos enfants, on est fatigués et pas toujours très disposés à exprimer des émotions positives. Et souvent, nos enfants font de même. Ils accumulent des tensions et les font ressortir le soir. Bref, la soirée est sous tension! On attend l’instant où ça va péter! Pas simple de sortir de ce cercle vicieux. Vous savez quoi? Je n’ai pas de solution miracle? Comme je l’ai dit, je ne suis pas un génie et je n’exauce pas les voeux. Tout ce que je peux vous dire c’est, autant de fois que possible, prenez du recul sur ce qui se passe dans votre maison. Soufflez un coup et profitez de la vie et de ses bonheurs simples. De temps en temps, laissez-vous aller! Profitez de ces moments en famille du mieux que vous pouvez. Jouez, riez, souriez au quotidien. Vivez heureux. Montrez votre joie autant que possible. Je sais bien que ce n’est pas possible tout le temps. La majorité du temps, par contre, me semble l’idéal pour vous et votre famille. Tout le monde ressentira votre joie. L’émotion est communicative.

Alors, allez-y! Exprimez votre joie! Dansez, chantez, riez!

Déculpabilisez votre enfant

Quand vous êtes triste, malheureux, en colère, pour une raison extérieure à votre enfant, faites-lui clairement savoir qu’il n’y est pour rien. Dites-moi avec des mots ce que vous ressentez et expliquez-lui que ce n’est pas de sa faute. Les enfants ont besoin que les adultes soient clairs avec eux. Ils peuvent penser, si vous vous énervez pour rien, si vous pleurez, qu’ils sont responsables de votre colère ou de votre peine. Ils feront tout alors pour vous faire sourire ou rire. Mais au fond d’eux, ils se sentiront coupables. Ils prendront alors en charge vos émotions négatives, surtout si elles durent, mettront les leur de côté. Ils vous aiment et ont besoin de vous. Ils sont alors capables d’effacer leur personnalité pour apaiser vos peines. Le cas est flagrant dans des familles d’enfants maltraités. Des enfants qui aiment leurs parents et préfèrent souvent une vie de maltraitance à une vie sans parents. Ils vont donc effacer leurs besoins de bienveillance et de bien-traitance.

Réconciliez-vous avec votre âme d’enfant

En tant que parents, nous reproduisons souvent ce que nous avons connu. Heureusement, la plupart du temps, dans tout ce que nous avons connu, la majorité est très bien. Toutefois, est-ce que La parentalité n’est pas le moment de faire mieux? De ne garder que le meilleur?

Fermez les yeux. Et visualisez un moment heureux de votre enfance. Prenez le temps de voir le lieu, les détails, les visages, les expressions. Essayez de retrouver l’émotion de ce moment. Inspirez-vous de ce moment pour revivre des moments similaires, mais quoique légèrement différents, avec vos enfants.

Prenez de la légèreté. Pour retrouver son âme d’enfant, il faut parfois mettre de côté les diktats de la société. Un papa et une maman, ça doit faire comme si, comme ça… Honnêtement, les attendus sont parfois lourds. Soyez le parent qui innove, le parent qui se lâche parfois, qui fait des bêtises avec ses enfants, et qui n’en fait qu’à sa tête. Évidemment, vous aurez toujours votre ligne de conduite. Pensez à ce que vous rêviez de faire quand vous étiez enfant. Vous rêviez de sauter sur le lit? Votre enfant le fait? Je ne dis qu’il ne faut rien dire. Mais pourquoi pas se lâcher pour une fois? Votre enfant peut tout à fait comprendre que c’est exceptionnel et il en gardera un souvenir merveilleux! Si vous saviez le nombre de batailles de peluches qui me reste en souvenir. Et pourtant, on avait pas le droit.

Exprimez-vous

Finalement, ce dernier point est le résumé de tous les autres points. Exprimez vos émotions. Dites à votre enfant combien vous l’aimez et montrez-lui. Faites lui des câlins, des bisous s’il les accepte. Et s’il n’en veut pas, dites-lui que vous aimeriez en recevoir de sa part et lui en donner mais respectez son choix. Il entendra votre émotion et saura qu’il est aimé. C’est essentiel.

Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Toutes les mamans sont fortes.

Toutes les mamans sont fortes. Je devrais dire, toutes les femmes, qu’elles soient maman ou pas. Mais je vais parler aux mamans pour cet article.

Toutes les mamans sont fortes. Celles qui ont porté et donné la vie. Celles qui ont élève un enfant adopté, ou celui d’un autre. Celles qui ont aimé. Celles qui pleurent de fatigue le soir. Celles qui sourient quand on leur fait une remarque. Celles qui s’énervent quand on leur fait une remarque. Celles qui n’ont pas arrêté toute la journée. Celles qui ont glandé toute la journée. Celles qui ont pris du temps pour elle.

Elles ont en elles une force certaine qui les guide dans leurs choix. Elles ont une force certaine qui les font tenir face aux nombreuses difficultés de la parentalité. Oui, nombreuses…

Je dis il mais je pourrais dire elle.

Il ne fait pas ses nuits. Il se réveille en pleine forme à 1h du mat. Il se réveille plusieurs fois par nuit. Il ne dort pas de la journée. Et il pleure. Il pleure vraiment fort. Il fait des crises de pleurs à la maison, au supermarché, sur le parking, à la caisse, au magasin, dans le jardin, en promenade, au restaurant, au cinéma… Il court autour de la table comme un fou depuis 15 minutes en hurlant, tout nu. Il a étalé de la confiture sur les vitres et sur le canapé. Il ne veut PAS le verre jaune et pleure depuis de looooongues minutes alors que vous lui avez donné le verre orange qu’il voulait. Et alors, quand ils sont deux! Trois! Quatre!

Bref, la parentalité, c’est un boulot à plein temps. Sans parler forcément, de ces moments difficiles et plein d’émotions, il y a aussi tout simplement le quotidien à gérer.

Elles sont fortes aussi quand leurs enfants grandissent et s’éloignent d’elles. Il faut beaucoup de force pour aimer et élever un enfant, mais il en faut encore plus pour le laisser voler de ses propres ailes.

Alors, oui une maman, c’est fort. Un papa aussi. Mais on entend souvent: « Tu es fort comme papa ». Et très rarement: »Tu es fort comme maman ». Et, pourtant, une maman aussi c’est fort! Alors, on a des muscles moins developpés mais la force ne se résume pas aux muscles. Je dirais même que la force morale est bien plus puissante que la force physique.

Si tu es maman, n’en doute pas. Tu as cette force. Cette force qui te permet de gérer le quotidien, même quand ça déborde. Tu gères à ta manière. Bravo!

Education, Humeurs de parents, QUOTIDIEN, VIE DE PARENTS

Ne me regarde pas

Ne me regarde pas comme si c’était facile. Comme si c’était facile d’être parent. Comme si c’était facile de comprendre un bébé qui pleure. Comme si c’était facile de gérer les émotions d’un enfant. Comme si c’était facile d’avoir tous les regards sur soi quand mon enfant pleure. Comme si c’était facile d’entendre des conseils. Et de les appliquer si je décide de les suivre. Ou de faire le choix conscient de ne pas les appliquer et de l’assumer.

Ne me regarde pas comme si j’étais une maman imparfaite. Je sais que je le suis. Je sais que je fais de mon mieux. Je sais que mon mieux ne te semble pas suffisant. Je sais que de mon mieux n’est pas ce qui te semble le mieux peut-être. Mais est-ce à toi d’en décider? Est-ce à toi d’en juger? Fais-tu partie d’une espèce exceptionnelle qui a les réponses à tout?

Ne me regarde pas comme si j’avais tord. Comme si j’avais tord dans mes choix, dans mes actes. Comme si j’avais tord de le porter, de le bercer. Comme si j’avais tord d’écouter ses pleurs. Comme si j’avais tord de faire différemment de toi.

Ne me regarde pas comme si tu savais mieux que tous les autres. Comme si toi, tu saurais mieux faire. Comme si, toi, ça ne t’étais jamais arrivé d’avoir de la difficulté avec un bébé ou un enfant.

Ne me regarde pas comme si je l’avais choisi ou mérité. Comme si parce que j’ai fait un enfant, je ne dois pas me plaindre. Comme si je ne devais rien dire, face à la difficulté.

A toi la maman, le papa, la future maman, le futur papa, ou même à toi qui n’es pas parent. Ne me regarde pas comme si je faisais mal. Laisse-moi gérer, apprendre, faire des erreurs, choisir. Être parent ne s’apprend pas dans les livres. Être parent s’apprend à la dure, au quotidien, à chaque instant. Être parent est un défi, le plus grand des défis de ma vie, certainement. Chaque jour, je gravis cette montagne. Chaque jour, j’ajoute ma pierre à l’édifice qui construit sûrement, mais lentement, cette relation avec mon fils. Chaque jour, il grandit et il forge son caractère avec moi.

Je sais que chaque parent est unique comme chaque être l’est. Chaque enfant est unique. Laisse-nous la chance d’être uniques, nous aussi. Laisse-nous être nous-mêmes.

Peu importe ton regard. Au fond, je ferai ce qui me semble juste et bon pour mon enfant. Seulement, tu le sais sûrement, être parent est difficile, alors ne me rajoute pas ton regard inquisiteur.

GROSSESSE, Post-partum

Petits maux d’après grossesse

Entre femmes, on parle souvent de la grossesse et de la vie future avec bébé, de ses petits maux de bébé. On parle très peu si ce n’est jamais des petits maux de la maman, après la grossesse et l’accouchement.

Je ne parle pas de gros soucis médicaux liés à l’accouchement :épisiotomie, forceps, césarienne… Je parle des maux banals qui touchent beaucoup de femmes après la grossesse. Je vous donne le détail.

Les tranchées

Non, nous ne sommes pas en 1914, trempées, recouvertes de gadous, à craindre pour nos vies. Notre combat, on l’a déjà gagné. On s’imagine que les douleurs, une fois la dernière poussée faite, seront de l’histoire ancienne. Pourtant, ça n’est pas toujours le cas. L’utérus s’est élargi à chaque contraction de travail pour que bébé fasse son petit bonhomme de chemin vers la sortie. Après l’accouchement, l’utérus va à nouveau se contracter pour reprendre sa taille initiale, se rétracter donc. Ce sont les tranchées. Elles peuvent être douloureuses. Très douloureuses. Ou ne pas être ressenties du tout.

Le périné

Les premiers maux dont on nous parle, dont en tout cas les professionnels nous parlent, ce sont bien ceux qui touchent le périné. A savoir, fuites urinaires, capacité à retenir, à faire de gros pipis, à pousser … autrement dit incontinence, provisoire, normalement. Les premières selles peuvent laisser une sensation étrange. Il est conseillé de boire régulièrement et de manger des aliments faciles à digérer pour faciliter le transit. Heureusement, la plupart du temps, la rééducation du périné et le temps rétablit, à 100% peut-être pas, en grande partie en tout cas, tout le système.

Le mal de dos

Après l’accouchement, vous pouvez ressentir des douleurs dans le dos et avoir des courbatures. Elles sont dues à l’accumulation des efforts et des tensions durant la grossesse et durant l’accouchement. Vous pouvez utiliser une bouillotte d’eau chaude pour soulager vos maux.

Le ventre

Après une césarienne, vous pouvez ressentir des douleurs au niveau de la cicatrice et des muscles abdominaux, parfois même au niveau du dos. La cicatrice peut démanger, tirailler, picoter. Et je ne parle que des sensations physiques. Au niveau psychologique, la césarienne, si ce n’était pas votre choix, peut laisser des traces aussi.

La vue

Adieu oeil de lynx ou oeil de faucon, bonjour oeil de taupe. Ok j’arrête avec les noms d’indiens. Si il y a bien un petit mal qui me reste, presque 7 mois plus tard, c’est ça. Je vois moins bien. Je ne sais pas encore l’ampleur de cette baisse. Mon rendez-vous chez l’ophtalmo n’est pas encore fait. Mais je le sais, je vois moins bien.

La vulve

Celle-là, vous vous y attendiez. Faire passer un bébé, ne se fait pas tout seul et laisse des traces. Vous pouvez avoir des points, après une épisiotomie ou une déchirure qui peuvent tirailler, gratter, piquer notamment quand vous urinez. La cicatrisation prend un peu de temps mais vous devriez assez vite vous remettre d’aplomb.

D’autres maux possibles? Oui, il y en a encore quelques uns… Oedème, déchirure anale, hémorroides, maux de tête, sensation de pesanteur, tremblements, douleurs aux seins…

GROSSESSE, Post-partum

Se reconnecter avec son corps

Il est l’heure, petite maman, de te reconnecter avec ton corps. Oui, ton corps. Celui que tu regardes dans le miroir mais que tu ne reconnais plus. Celui qui a porté et donné la vie.

Il est l’heure des retrouvailles. Il est l’heure d’accepter les changements. Il est l’heure de s’aimer à nouveau à travers ce corps, qui te paraît peut-être étranger, mais qui est pourtant bien à toi. C’est ton corps. C’est toi.

Tu le trouves peut-être différent et moins gracieux. Et pourtant, il a fait un travail extraordinaire. Il t’a apporté joie et bonheur, je l’espère.

Il est temps de lui vouer ta reconnaissance. Il est temps d’être indulgente. Il est temps de lâcher prise. Il n’est pas comme tu aimerais? Et alors! Il a fallu 9 mois pour changer . Laisse-toi le temps. Il en faudra peut-être 9 autres pour revenir à quelque chose que tu apprécieras. Peut-être plus. Peut-être moins. Peut-être qu’il ne sera plus jamais comme avant.

Quand tu l’auras accepter, tu pourras à nouveau l’apprécier comme tu es. Ne le déteste pas. C’est un cadeau qu’il t’a fait. Ça t’a pris du temps. Ça t’en prendra peut-être encore pour passer le cap. Pour accepter. Il a changé. Il change encore. Il changera encore.

Si tu as besoin d’un coup de pouce pour te reconnecter avec ton corps, le retrouver ce vieil ami, c’est normal. Tu peux, quand tu seras prête, reprendre le sport en douceur. Retrouver les sensations de ton corps. Tu peux pratiquer le massage pour bien sentir chaque partie de toi. Pour apprécier à nouveau chaque millimètre de ta peau. Tu peux aller le faire transpirer dans un hamam ou un sauna pour te reconnecter avec toi-même. Tu peux tout doucement, tranquillement mais sûrement reconstruire ce lien en pratiquant du yoga régulièrement. Ou reprendre une autre activité qui te plait, en douceur.

Laisse-toi le temps. Ces retrouvailles prennent du temps.

GROSSESSE, Post-partum

Quels soins apporter à une femme qui vient d’accoucher?

Vous connaissez une femme qui vient d’accoucher et vous souhaitez prendre soin d’elle? Ou bien vous êtes cette femme qui va accoucher ou qui vient d’accoucher et qui se demande comment prendre soin d’elle efficacement? Je vous donne quelques bons trucs qui lui serviront vraiment, qui lui feront du bien, qui l’aideront dans cette période de transition.

C’est vrai. Quand bébé naît, tout le monde a les yeux rivés sur lui ou elle. Beaucoup oublient de s’occuper de la maman. Pourtant dans certaines cultures, la maman est la priorité de tous. Elle vient de vivre une épreuve éprouvante pour le corps, l’esprit et pour l’âme. Elle perd des quantités de sang. Elle est affaiblie et va, pour autant, vouer corps et âme à son bébé. Elle a besoin d’un entourage bienveillant qui va penser pour elle à plein de petites choses qui peuvent paraître insignifiantes mais qui, en réalité, sont primordiales!

Je ne parlerai pas des premiers soins médicaux. Les médecins se chargeront de ces soins là qui sont obligatoires. Je parle des soins naturels et du réconfort que chacun peut apporter à sa manière.

Des attentions particulières

Je ne vais pas faire un long discours là-dessus mais il est vrai, que donner de l’attention à la femme qui vient de donner la vie, est nécessaire. Vous pouvez lui préparer de bons petits plats, privilégiez des repas chauds et faciles à digérer. Vous pouvez aller acheter de petites choses dont elle a besoin ou qui lui font envie. Si vous êtes le papa, vous pouvez limiter et réguler les visites pour qu’elle se repose. Vous occuper du bébé autant qu’elle. Si elle allaite, vous pouvez vous occuper du bain, du change, de le bercer, le câliner, jouer avec. Parlez avec elle. Demandez-lui comment elle se sent, ce que vous pouvez faire pour l’aider. Si vous êtes des visiteurs, parlez avec les parents. Demandez-leur aussi comment ils se sentent. Parlez de l’accouchement, comment ça s’est passé, si ils ont envie d’en parler. Évitez les conseils s’ils ne sont pas demandés. Rassurez les parents. Dites-leur qu’ils font bien.

De la chaleur!

Après l’accouchement, la jeune maman perd beaucoup, mais vraiment, beaucoup de sang. Et elle ne dort plus beaucoup. Elle doit se faire à un nouveau rythme de sommeil. Elle se remet d’une épreuve physique importante. Et on ne parle pas d’un petit marathon… Bref, il est tout à fait normal, qu’elle soit épuisée. Même si elle n’en a pas l’air.

Les chinois appellent cette faiblesse énergétique, un froid. La médecine chinoise recommande de fournir de la chaleur à la maman. Donc à vous, les soupes, les tisanes, la bouillotte dans le lit, les couvertures, le feu de cheminée, quelques épices, des massages!

Une alimentation riche et facile à digérer

Qui de perte de sang, dit perte de fer. On comble tout ça avec des éléments riches en fer. Viandes, poissons, oeufs, légumes secs, graines de tournesol, amandes, sésame, persil, mélasse, spiruline…

On continue sur sa lancée de quête de chaleur et on privilégie des plats chauds.

J’ai parlé du fer mais bien évidemment, on a besoin aussi de vitamines et de minéraux.

En gros, quels types de plats manger?

  • Bouillons de légumes avec ou sans viande ou poisson (à privilégiez pendant les premiers jours puis alternée avec le reste)
  • Smoothie riches en vitamines et fer (betterave, carottes, fruits et légumes verts)
  • De la soupe.
  • Curry
  • Ragoût
  • Gratins

Quels aliments éviter?

Tout ce qui est difficile à digérer ou froid dans un premier temps. Produits laitiers, gâteaux industriels, sodas, alcool, sucre raffiné, café et thé noir.

Des rendez-vous médicaux

Alors, évidemment, vous aurez des rendez-vous obligatoires. Mais vous pouvez en ajouter à la liste. Ce sont des rendez-vous qui pourraient avoir un réel bénéfique sur votre corps et votre esprit. A vous de choisir ce qui peut mieux vous convenir.

  • Ostéopathe: pour récupérer de l’énergie, il faudra que votre corps soit remis en forme.
  • Acupuncture: technique de médecine traditionnelle chinoise qui sert à harmoniser l’énergie vitale. Elle peut être utile pour booster votre allaitement.

D’autres soins naturels sont conseillés par Julia Simon, naturopathe, spécialisée dans la périnatalité. Voici la liste des méthodes dont elle parle, plus précisément dans son livre Bien vivre de le quatrième trimestre au naturel: réflexologie plantaire, hydrotherapie, shiatsu, chakra, l’auriculothérapie, la magnétothérapie, la chromothérapie, la sonothérapie, la luminothérapie, et la lithotérapie.

Ces pratiques sont à mettre en oeuvre au moins pendant toute la durée du post-partum. Cette durée en variable. En général, on dit qu’elle dure 40 jours. Les premiers jours, privilégiez bien les soupes et les bouillons.

Source: Bien vivre le quatrième trimestre au naturel, Julia Simon

diversification alimentaire
Diversification alimentaire, QUOTIDIEN

GAG, fausse route, étouffement: les bons reflexes

Cet article est informatif et basé sur le travail de nutritionnistes. Toutefois, il est fortement conseillé de se former aux premiers secours.

Je vous ai déjà parlé du réflexe GAG? Oui. Mais je ne vous ai pas parlé du reste et surtout des bonnes réactions à avoir selon la situation. Je vous explique les différences entre réflexe GAG, fausse route, étouffement et les réactions préconisées.

Comme tous les parents, j’ai peur de l’étouffement. J’ai peur que mon fils avale de travers et qu’il s’étouffe. J’ai peur de ne pas savoir quoi faire. J’ai peur de qu’il pourrait se passer.

J’ai lu. J’ai cherché des réponses. Je me suis renseignée. J’ai demandé à mon médecin. Évidement, savoir ce qu’il faut faire et le faire sont deux choses différentes. Évidemment, le savoir n’ôte pas toutes mes craintes. Évidemment, il y aura toujours une petite crainte.

Mais il faut savoir car ça me rassure et surtout, en cas de problème, ce sera primordial d’avoir ces connaissances.

Lire, c’est bien. Mais suivre une formation de premier secours, c’est mieux. Ce qui est encore mieux, c’est de pratiquer les gestes avec un poupée, une peluche de temps en temps pour s’assurer qu’on se souvient toujours après la formation.

Le réflexe GAG, rappel:

  • C’est un réflexe vomitif;
  • Symptômes: toux, hauts le coeur, vomissements parfois;
  • Il s’active dès que bébé met un aliment vers l’entrée de la bouche; Les aliments de grosse taille sont repoussés vers l’avant afin d’être à nouveau mâchés.

La fausse route:

  • Obstruction partielle des voies respiratoires. L’aliment est rapidement renvoyé dans les voies digestives;
  • Elle se produit quand un aliment arrive vers l’entrée des voies respiratoires;
  • Bébé a des réflexes naturels pour repousser l’aliment: il tousse ou éternue;
  • Les réflexes naturels sont plus efficaces qu’une manoeuvre faite pas un tiers.

L’étouffement:

  • Obstruction complète des voies respiratoires provoquant l’asphyxie;
  • Symptômes: toux faible et inefficace, sons aigus, puis incapacité à produire des sons, à pleurer, peau bleutée, difficultés à respirer, côtes tirées vers l’extérieur, perte de conscience si le blocage n’est pas dégagé.

Quels réflexes avoir dans ces trois situations?

En cas de réflexe GAG:

  • Surtout ne pas paniquer. Ça pourrait aggraver la situation alors que bébé peut et doit gérer seul;
  • Laisser le bébé gérer seul. Votre intervention pourrait l’empêcher d’utiliser son réflexe correctement et entraîner une obstruction partielle ou complète des voies respiratoires;
  • Être attentif, surveiller le bébé.

En cas de fausse route:

  • Laisser le nourrisson dans sa chaise haute. La position assise va l’aider à recracher le morceau, surtout s’il peut se pencher en avant;
  • Tant que le bébé émet des sons, le laisser gérer;
  • Montrer au bébé comment tousser, l’encourager;
  • Rester calme;
  • Être prêt à intervenir si nécessaire.

En cas d’étouffement:

  • Pratiquer les manoeuvres adaptées à l’âge du nourrisson pour déloger l’aliment;
  • La manoeuvre de Heimlich ne se pratique qu’à partir de 1 an.

Les manoeuvres pour bébé de moins de 1 an:

On trouve plusieurs vidéos expliquant les bons gestes. Elles ne remplacent pas une formation aux premiers secours.

En voici une: Les gestes en cas d’étouffement

La manoeuvre de Heimlich pour bébé de plus de 1 an:

Manoeuvre pour enfant

Formation premier secours: La croix Rouge

Sources de l’article: Petites mains, grandes assiettes, la diversification alimentaire menée par l’enfant, Annie Talbot, Evelyne Bergevin, Marie-Ève Richard, toutes 3 diététistes et nutritionnistes.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Les jours sans

Il y a des jours où tout va bien. Mais comme Si le yin et le yang devaient s’équilibrer, il y a des jours où tout va de travers. Il y a des jours où il suffit d’un tout petit truc, et l’édifice que vous aviez péniblement montés en ce jour, s’écroule. Il faut tout recommencer. La colère vous monte aux joues. Les larmes. La fatigue. L’épuisement.

Les jours sans chez moi, ce sont des jours de pluie parfois. Des jours où la balade en poussette est compromise. Ce sont des jours où je cumule les tâches ménagères et tout à vous, quelque chose dysfonctionne. Mon château de cartes s’écroule. Il faut faire à nouveau alors que j’avais à peine l’énergie de faire, la première fois.

Ce sont des jours où, au contraire, je n’arrive rien à faire. Bébé est malade, ronchon. Quelque chose ne va pas. Il a mal aux dents peut-être. Il ne dort pas beaucoup et demande beaucoup d’attention. Si j’aime passer du temps avec lui, j’ai besoin de temps aussi pour le ménage, le repas, mon travail et souffler un peu. Parfois, rien de cela n’est vraiment possible.

Ce sont des jours où je m’éparpille. Je commence par une tâche, je passe par divers chemins, et je finis par une autre tâche. Tout est commencé. Rien n’est fini. Ça arrive quand j’ai trop de choses à faire. Je ne sais plus où donner de la tête.

Ce sont des jours où je perds la tête. J’oublie des trucs à droite, à gauche et je perds mon temps et mon énergie à chercher quelque chose que j’avais en main la minute d’avant.

Ce sont surtout des jours où je me sens tellement fatiguée! Des jours où je rêve de trouver le temps de faire une sieste. Des jours où je voudrais dormir tout mon sou. Des jours où je me dis que je ferai la sieste plus tard, que j’aurai le temps. Et finalement, la journée défile et je ne trouve pas le temps. Des jours où je n’arrive pas à apaiser les pleurs de mon bébé. Des jours où je me sens nulle.

A toi, la maman qui a aussi des jours sans, tu n’es pas seule. A toi, le papa aussi. Tu te sens incompétente parfois. Tu te sens nulle à côté des autres mamans qui ont l’air de tout réussir, de faire bien mieux que toi, d’en faire toujours plus que toi. Sache que ça nous arrive à toutes. Je suis sûre que ces mamans qui ont l’air parfaites, ont leurs moments de doute, ont leurs lots de ratés et leurs jours sans aussi. Tu n’es pas nulle. Je sais ce que c’est de se sentir nulle. Je sais que c’est difficile parfois, de se dire que non, on ne l’est pas.