Accouchement, GROSSESSE

Pourquoi c’est bien d’accoucher en mars.

Après le mois de janvier, me revoilà à affirmer que c’est bien d’accoucher en mars. Mais pourquoi fait-elle cela, vous demandez-vous? Bon, je vais être honnête, il y a deux petites raisons à cela. Oui, je le fais par intérêt. J’ai deux amies, l’une qui a accouché en janvier et l’autre qui devrait accoucher si sous peu! Mais je vous promets, je vais trouver des bons et réels avantages d’accoucher en mars, comme pour le mois de janvier.

Alors, on est partie.

Raison numéro 1

Le mois de mars est le mois des naissances ou même des renaissances. Dans la nature, c’est le début de la majorité des floraisons, l’apparition du printemps, le temps de roucouler pour certains et de séduire de jeunes femelles en quête de reproduction. Bref, c’est le mois des naissances et de l’amour. Alors symboliquement, vraiment, c’est le meilleur moment pour donner naissance. Bienvenu(e)s à tous les « marsiens » et « marsiennes » du coup! On boit un coup?

Raison numéro 2

Comme je l’ai dit, c’est le printemps. Il ne fait pas encore 30 degrés à l’ombre. Il ne fait plus 0 degrés sans soleil. Quel temps fait-il alors? Le meilleur temps possible pour un bébé, d’autant plus, un nourrisson. Le temps idéal, temperature tempérée, pas trop de vent, pas trop de soleil mais un peu quand même, juste quelques rayons qui réchauffent les joues, sortez vos tenues de mi-saison, et profitez de la croisière qui s’annonce. Promis, vous allez vous amusez. Vous allez pouvoir sortir en balade, profitez de l’air extérieur. Et vous en aurez besoin, bébé aussi.

Raison numéro 3

Bon, elle a pas fini avec les saisons et la météo? Eh bien… Non, pas tout à fait. Qui dit printemps, dit aussi journées plus longues. Ça y est. Vous avez débuté votre croisière avec bébé, en bermuda ou jupe, body, t-shirt, petit gilet, on ne sait jamais. Vous êtes enfin prêts pour profiter de ces journées à rallonge. Qui dit plus long, dit plus de chances de trouver un moment pour la sieste, les ballades en poussette, le jardin. Si papa prend son congé, quoi de plus agréable que des congés « rallongés » et ensoleillés. Et si vos nuits seront certainement plus courtes, les rayons de soleil vous aideront à garder une mine potable, et à garder la pêche!

Raison numéro 4

Être né en mars, ça laisse le temps à votre enfant l’apprentissage de la propreté. Imaginez s’il était né en août! Vous avez de la marge, jusqu’à septembre, même si chaque enfant évolue à son rythme. Vous aurez moins de pression et lui aussi.

Raison numéro 5

Vous aurez une chance de fêter les anniversaires de votre bout de chou, avec sa bande de copains et copines… dehors. En partie en tout cas. Non, vous ne pourrez pas les laisser transis dehors 3 heures de temps pendant que vous siropterez un thé chaud derrière la baie vitrée. Mais voyez le bon côté des choses, vous pourrez quand même prévoir un temps en extérieur pour votre enfant et sa horde de copains et copines. Et ça, ça c’est E-SS-EN-TIEL! Vous comprendrez le temps venu. J’ajouterai même qu’il ou elle pourra fêter son anniversaire à l’école et ça pourra peut-être même lui suffire.

Raison numéro 6

C’est le mois des fêtes. Journée internationale des femmes, fête des grands-mères, St Patrick! Oui, je les vois, les fêtards, l’oeil brillé en lisant St Patrick. Oui, vous aurez doublement raison de faire la fête. Oui, les mamies seront doublement heureuses. Oui, vous devriez être doublement à l’honneur, au mois de mars. On l’espère en tout cas.

Pfiiiiou! Je ne sais pas si je vous ai convaincu mais j’ai fait de mon mieux .

GROSSESSE, Post-partum

Petits maux d’après grossesse

Entre femmes, on parle souvent de la grossesse et de la vie future avec bébé, de ses petits maux de bébé. On parle très peu si ce n’est jamais des petits maux de la maman, après la grossesse et l’accouchement.

Je ne parle pas de gros soucis médicaux liés à l’accouchement :épisiotomie, forceps, césarienne… Je parle des maux banals qui touchent beaucoup de femmes après la grossesse. Je vous donne le détail.

Les tranchées

Non, nous ne sommes pas en 1914, trempées, recouvertes de gadous, à craindre pour nos vies. Notre combat, on l’a déjà gagné. On s’imagine que les douleurs, une fois la dernière poussée faite, seront de l’histoire ancienne. Pourtant, ça n’est pas toujours le cas. L’utérus s’est élargi à chaque contraction de travail pour que bébé fasse son petit bonhomme de chemin vers la sortie. Après l’accouchement, l’utérus va à nouveau se contracter pour reprendre sa taille initiale, se rétracter donc. Ce sont les tranchées. Elles peuvent être douloureuses. Très douloureuses. Ou ne pas être ressenties du tout.

Le périné

Les premiers maux dont on nous parle, dont en tout cas les professionnels nous parlent, ce sont bien ceux qui touchent le périné. A savoir, fuites urinaires, capacité à retenir, à faire de gros pipis, à pousser … autrement dit incontinence, provisoire, normalement. Les premières selles peuvent laisser une sensation étrange. Il est conseillé de boire régulièrement et de manger des aliments faciles à digérer pour faciliter le transit. Heureusement, la plupart du temps, la rééducation du périné et le temps rétablit, à 100% peut-être pas, en grande partie en tout cas, tout le système.

Le mal de dos

Après l’accouchement, vous pouvez ressentir des douleurs dans le dos et avoir des courbatures. Elles sont dues à l’accumulation des efforts et des tensions durant la grossesse et durant l’accouchement. Vous pouvez utiliser une bouillotte d’eau chaude pour soulager vos maux.

Le ventre

Après une césarienne, vous pouvez ressentir des douleurs au niveau de la cicatrice et des muscles abdominaux, parfois même au niveau du dos. La cicatrice peut démanger, tirailler, picoter. Et je ne parle que des sensations physiques. Au niveau psychologique, la césarienne, si ce n’était pas votre choix, peut laisser des traces aussi.

La vue

Adieu oeil de lynx ou oeil de faucon, bonjour oeil de taupe. Ok j’arrête avec les noms d’indiens. Si il y a bien un petit mal qui me reste, presque 7 mois plus tard, c’est ça. Je vois moins bien. Je ne sais pas encore l’ampleur de cette baisse. Mon rendez-vous chez l’ophtalmo n’est pas encore fait. Mais je le sais, je vois moins bien.

La vulve

Celle-là, vous vous y attendiez. Faire passer un bébé, ne se fait pas tout seul et laisse des traces. Vous pouvez avoir des points, après une épisiotomie ou une déchirure qui peuvent tirailler, gratter, piquer notamment quand vous urinez. La cicatrisation prend un peu de temps mais vous devriez assez vite vous remettre d’aplomb.

D’autres maux possibles? Oui, il y en a encore quelques uns… Oedème, déchirure anale, hémorroides, maux de tête, sensation de pesanteur, tremblements, douleurs aux seins…

GROSSESSE, Post-partum

Se reconnecter avec son corps

Il est l’heure, petite maman, de te reconnecter avec ton corps. Oui, ton corps. Celui que tu regardes dans le miroir mais que tu ne reconnais plus. Celui qui a porté et donné la vie.

Il est l’heure des retrouvailles. Il est l’heure d’accepter les changements. Il est l’heure de s’aimer à nouveau à travers ce corps, qui te paraît peut-être étranger, mais qui est pourtant bien à toi. C’est ton corps. C’est toi.

Tu le trouves peut-être différent et moins gracieux. Et pourtant, il a fait un travail extraordinaire. Il t’a apporté joie et bonheur, je l’espère.

Il est temps de lui vouer ta reconnaissance. Il est temps d’être indulgente. Il est temps de lâcher prise. Il n’est pas comme tu aimerais? Et alors! Il a fallu 9 mois pour changer . Laisse-toi le temps. Il en faudra peut-être 9 autres pour revenir à quelque chose que tu apprécieras. Peut-être plus. Peut-être moins. Peut-être qu’il ne sera plus jamais comme avant.

Quand tu l’auras accepter, tu pourras à nouveau l’apprécier comme tu es. Ne le déteste pas. C’est un cadeau qu’il t’a fait. Ça t’a pris du temps. Ça t’en prendra peut-être encore pour passer le cap. Pour accepter. Il a changé. Il change encore. Il changera encore.

Si tu as besoin d’un coup de pouce pour te reconnecter avec ton corps, le retrouver ce vieil ami, c’est normal. Tu peux, quand tu seras prête, reprendre le sport en douceur. Retrouver les sensations de ton corps. Tu peux pratiquer le massage pour bien sentir chaque partie de toi. Pour apprécier à nouveau chaque millimètre de ta peau. Tu peux aller le faire transpirer dans un hamam ou un sauna pour te reconnecter avec toi-même. Tu peux tout doucement, tranquillement mais sûrement reconstruire ce lien en pratiquant du yoga régulièrement. Ou reprendre une autre activité qui te plait, en douceur.

Laisse-toi le temps. Ces retrouvailles prennent du temps.

GROSSESSE, Post-partum

Quels soins apporter à une femme qui vient d’accoucher?

Vous connaissez une femme qui vient d’accoucher et vous souhaitez prendre soin d’elle? Ou bien vous êtes cette femme qui va accoucher ou qui vient d’accoucher et qui se demande comment prendre soin d’elle efficacement? Je vous donne quelques bons trucs qui lui serviront vraiment, qui lui feront du bien, qui l’aideront dans cette période de transition.

C’est vrai. Quand bébé naît, tout le monde a les yeux rivés sur lui ou elle. Beaucoup oublient de s’occuper de la maman. Pourtant dans certaines cultures, la maman est la priorité de tous. Elle vient de vivre une épreuve éprouvante pour le corps, l’esprit et pour l’âme. Elle perd des quantités de sang. Elle est affaiblie et va, pour autant, vouer corps et âme à son bébé. Elle a besoin d’un entourage bienveillant qui va penser pour elle à plein de petites choses qui peuvent paraître insignifiantes mais qui, en réalité, sont primordiales!

Je ne parlerai pas des premiers soins médicaux. Les médecins se chargeront de ces soins là qui sont obligatoires. Je parle des soins naturels et du réconfort que chacun peut apporter à sa manière.

Des attentions particulières

Je ne vais pas faire un long discours là-dessus mais il est vrai, que donner de l’attention à la femme qui vient de donner la vie, est nécessaire. Vous pouvez lui préparer de bons petits plats, privilégiez des repas chauds et faciles à digérer. Vous pouvez aller acheter de petites choses dont elle a besoin ou qui lui font envie. Si vous êtes le papa, vous pouvez limiter et réguler les visites pour qu’elle se repose. Vous occuper du bébé autant qu’elle. Si elle allaite, vous pouvez vous occuper du bain, du change, de le bercer, le câliner, jouer avec. Parlez avec elle. Demandez-lui comment elle se sent, ce que vous pouvez faire pour l’aider. Si vous êtes des visiteurs, parlez avec les parents. Demandez-leur aussi comment ils se sentent. Parlez de l’accouchement, comment ça s’est passé, si ils ont envie d’en parler. Évitez les conseils s’ils ne sont pas demandés. Rassurez les parents. Dites-leur qu’ils font bien.

De la chaleur!

Après l’accouchement, la jeune maman perd beaucoup, mais vraiment, beaucoup de sang. Et elle ne dort plus beaucoup. Elle doit se faire à un nouveau rythme de sommeil. Elle se remet d’une épreuve physique importante. Et on ne parle pas d’un petit marathon… Bref, il est tout à fait normal, qu’elle soit épuisée. Même si elle n’en a pas l’air.

Les chinois appellent cette faiblesse énergétique, un froid. La médecine chinoise recommande de fournir de la chaleur à la maman. Donc à vous, les soupes, les tisanes, la bouillotte dans le lit, les couvertures, le feu de cheminée, quelques épices, des massages!

Une alimentation riche et facile à digérer

Qui de perte de sang, dit perte de fer. On comble tout ça avec des éléments riches en fer. Viandes, poissons, oeufs, légumes secs, graines de tournesol, amandes, sésame, persil, mélasse, spiruline…

On continue sur sa lancée de quête de chaleur et on privilégie des plats chauds.

J’ai parlé du fer mais bien évidemment, on a besoin aussi de vitamines et de minéraux.

En gros, quels types de plats manger?

  • Bouillons de légumes avec ou sans viande ou poisson (à privilégiez pendant les premiers jours puis alternée avec le reste)
  • Smoothie riches en vitamines et fer (betterave, carottes, fruits et légumes verts)
  • De la soupe.
  • Curry
  • Ragoût
  • Gratins

Quels aliments éviter?

Tout ce qui est difficile à digérer ou froid dans un premier temps. Produits laitiers, gâteaux industriels, sodas, alcool, sucre raffiné, café et thé noir.

Des rendez-vous médicaux

Alors, évidemment, vous aurez des rendez-vous obligatoires. Mais vous pouvez en ajouter à la liste. Ce sont des rendez-vous qui pourraient avoir un réel bénéfique sur votre corps et votre esprit. A vous de choisir ce qui peut mieux vous convenir.

  • Ostéopathe: pour récupérer de l’énergie, il faudra que votre corps soit remis en forme.
  • Acupuncture: technique de médecine traditionnelle chinoise qui sert à harmoniser l’énergie vitale. Elle peut être utile pour booster votre allaitement.

D’autres soins naturels sont conseillés par Julia Simon, naturopathe, spécialisée dans la périnatalité. Voici la liste des méthodes dont elle parle, plus précisément dans son livre Bien vivre de le quatrième trimestre au naturel: réflexologie plantaire, hydrotherapie, shiatsu, chakra, l’auriculothérapie, la magnétothérapie, la chromothérapie, la sonothérapie, la luminothérapie, et la lithotérapie.

Ces pratiques sont à mettre en oeuvre au moins pendant toute la durée du post-partum. Cette durée en variable. En général, on dit qu’elle dure 40 jours. Les premiers jours, privilégiez bien les soupes et les bouillons.

Source: Bien vivre le quatrième trimestre au naturel, Julia Simon

GROSSESSE

Le post-partum

La fin de grossesse se termine par l’accouchement et la rencontre avec bébé. Et ensuite? Qu’est ce qui se passe? Après 8 séances de préparation à l’accouchement, qu’est-ce qui nous prépare à la suite? Rien. On nous parle beaucoup de l’accouchement. Et ensuite, c’est de la découverte, c’est l’aventure sans sac à dos, sans matériel, sans équipement. On se débrouille. Doit-on savoir s’occuper d’un nourrisson de manière innée? C’est à se le demander…

C’est quoi le post-partum?

C’est la période juste après l’accouchement. Post signifiant après en latin. Et partum mise bas.

Combien de temps dure le post-partum ?

Les avis divergent selon les pays. En France, la durée officielle est 42 jours. Mais la durée du post-partum est variable, et peut dépendre de chaque femme. Pour certaines femmes, il dure 9 mois. Le temps que vous avez porté votre bébé. C’est le temps qu’il peut falloir pour accepter ensuite la séparation.

Les 5 C du post-partum

Julia Simon, naturopathe spécialisée en périnatalité nous donne les clés pour vivre son post-partum se la meilleure façon possible.

  • La chaleur: après avoir accouché, la femme nécessite des soins lui apportant de la chaleur. Boisson et repas chauds. Massages. Couvertures. Le corps doit être maintenu au chaud! Vous perdez du sang, et donc de l’énergie. Vous avez besoin d’un petit coup de pouce pour maintenir votre chaleur corporelle.

  • Le calme: le corps est en état d’hypervigilance. Vous vous réveillez au moindre bruit? Vous avez besoin de calme pour parvenir à dormir.

  • La communauté : vous avez besoin de votre entourage et de toute sa bienveillance, de son soutien. Ils doivent être là pour vous.

  • La communication: communiquer vis besoins. C’est le premier pas pour les voir s’accomplir.

  • Les câlins: les câlins avec le papa mais aussi avec le bébé vous procurent hormones du plaisir et bien-être alors allez-y!

Les effets possibles du post-partum

  • Baby-blues: vulnérabilité, inquiétude, souvent lié à la séparation, à l’arrêt brutal de ce lien avec bébé.

  • Dépression: tristesse, épuisement, désintérêt pour tout. Difficultés à construire un lien avec bébé.

  • Psychose: très rare. Grave pourtant. Pathologie psychiatrique. Forte dépression et confusion, délires. Elle apparaît pendant les 15 premiers jours après l’accouchement. Elle doit être soignée.

Source: Bien vivre le quatrième trimestre au naturel, Julia Simon.

Accouchement, GROSSESSE

Désacraliser l’accouchement

L’accouchement. Ce moment qu’on attend avec impatience même quand on en a peur. Ce moment que l’on imagine par avance, magique, extraordinaire. Ce moment que l’on prépare pendant des semaines, des mois. Ce moment qui peut aussi être un souvenir douloureux.

Malheureusement. On a toutes des attentes par rapport à notre accouchement. On veut évidemment que tout le monde soit en bonne santé. Mais on a d’autres souhaits supplémentaires.

Le moment de l’accouchement est tout un symbole. C’est une naissance multiple: la naissance de votre ou vos bébé(s), mais aussi d’un amour inconditionnel, et parfois la naissance de deux parents. C’est aussi tout un paradoxe alors que vous devriez vous sentir puissante, car vous donnez la vie, c’est aussi le moment où vos vies peuvent basculer et ne dépendre que des autres. Alors que vous devriez vous sentir forte, vous pouvez vous sentir fragile, inquiète, apeurée. Alors vous devriez contrôler, car c’est vous qui poussez, vous pouvez perdre ce contrôle.

Certaines rêvent d’accoucher par voie basse. La plupart, je dirais. D’autres préfèreraient avoir une césarienne, quelques unes j’imagine. Personne ne rêve des complications qui peuvent toutefois arriver: forceps, injections, hormones de synthèse, épisiotomie, déchirure, césarienne d’urgence, hémorragie, infection.

Quand ces complications arrivent, il peut se passer deux choses en vous. Soit vous les acceptez, cela ne vous dérange pas. Cela ne trouble pas la vision que vous vous étiez faite de votre accouchement. Soit cela détruit l’accouchement de vos rêves et vous en gardez un souvenir amer.

Dans le second cas, un travail de deuil commence alors. Car oui, c’est un deuil. Il faut faire le deuil de l’accouchement tant espèré. Ce n’est pas facile.

Il faut aussi parfois faire le deuil de la première rencontre et des premiers moments. Vous avez peut-être été endormie, et vous avez été séparée de votre bébé pendant un moment. Après une césarienne, vous ne pouvez pas vous déplacer et porter bébé comme vous le souhaitez. C’est le papa qui prend le relais. Mais ce n’est pas satisfaisant pour la maman.

L’accouchement est un moment de vie unique et étrange. Il peut être vécu comme une chose exceptionnelle mais il peut aussi être un traumatisme. Parfois, on a besoin d’un recours professionnel pour dépasser ce traumatisme. Parfois, on a besoin de temps. Parfois, tout va merveilleusement bien. Personne ne peut dire à l’avance ce qui se passera et comment vous le vivrez.

Si c’est déjà passé. Vous n’avez plus d’emprise. C’est fait. Pensez à votre enfant, pensez à la chance que vous avez de l’avoir à vos côtés. Vous ne pourrez peut-être pas oublier votre accouchement. Vous aurez peut-être des angoisses si vous devez à nouveau, accoucher.

Pensez qu’un accouchement ne dure pas longtemps à l’échelle d’une vie. Pensez à tous ces moments de famille qui vous attendent désormais. Ceux-là vont durer bien plus longtemps, toute une vie. Ça ne vous ramènera pas votre accouchement volé. Et oui, c’est difficile d’accepter car quoique j’en dise, un accouchement est un événement extraordinaire dans une vie. On veut toutes s’en souvenir comme le plus beau jour de notre vie! Mais on ne peut pas tout controler. C’est dur mais il faut essayer de relativiser, penser que ce n’est qu’un court moment dans votre vie de maman, et que ce sont tous les autres moments qui dessineront votre histoire. Et peut-être que ça vous aidera à accepter, à oublier un peu, à y donner un peu moins d’importance.

Post-partum, VIE DE PARENTS

Ciao Bella

La thérapie des mamans. Devenir maman est un bouleversement immense. Être maman, même après 10 ans, est un effort intense, quotidien. Oui, c’est un effort. Même si vous l’aimez. Être maman est fatigant.

Quand je dis, thérapie, je n’entends pas forcément séances chez le psychologue. Il y a bien des manières de faire une thérapie. Ça commence juste en prenant du temps pour soi.

Si je devais parler de thérapie, je dirais que ma thérapie, c’est l’écriture. C’est ma façon de penser à moi. C’est ma façon de passer du temps pour moi. C’est mon moment de recul sur la maternité. C’est ma façon de partager ma vie nouvelle et extraordinaire. C’est aussi ma façon d’exprimer tout ce que je ressens, de le partager. C’est ma façon de réfléchir à tout ce qui m’arrive. C’est ma manière de faire ressortir le trop plein d’émotions quand il y en a.

Votre thérapie, peut prendre toutes les formes. L’idée étant de trouver un moment rien qu’à soi pour exprimer ce que vous avez au fond de vous. Ça peut être des discussions avec les copines, l’expression d’un art, d’une passion, un passe-temps. La cuisine, la couture, la lecture…

Cette idée d’écriture thérapeutique n’est pas nouvelle sur terre. Quand je me suis remise à écrire, oui car j’ai toujours aimé écrire, je ne l’ai pas fait en me disant je fais une thérapie. Je ne me le dis toujours pas d’ailleurs. Je sais qu’écrire me fait du bien. Mais dire qu’il s’agit d’une thérapie, est un peu gros. Si vous avez réellement besoin d’une thérapie, il faut voir un professionnel. Mais, j’utilise cette exagération pour vous inviter, vous les mamans ou les papas, les oubliés de la famille, à bien prendre du temps pour vous et à prendre soin de vous.

Pourquoi avoir appelé mon article Ciao Bella? C’est une référence au livre de Serena Giuliano qui raconte la vie d’une maman, en thérapie, et blogueuse, qui revit son passé mouvementé, son enfance troublée et le dépasse. C’est ça aussi, être maman, c’est revivre son enfance à travers son bébé avec ses bonheurs et ses malheurs. Et c’est surtout réussir à dépasser ce qui nous blesse et ce qui nous peine dans nos souvenirs. Ça mériterait tout un sujet…

Enceinte, GROSSESSE

Qu’est-ce que le périné?

Bon, sang mais qui a déjà entendu parler de son périné avant de tomber enceinte? Qui? Bon, si vous êtes gyneco ou sage-femme, ça ne compte pas. Suis-je la seule qui a découvert l’existence de ce muscle, oui c’est un muscle, une fois enceinte?

Une fois enceinte on nous parle du périné… enfin, on nous en parle lors des cours de préparation à l’accouchement parce que jusque là, de toute façon personne ne s’était posé de question dessus, alors ça ne sert à rien de se presser!

Et pourtant… Je vous explique ce qu’est le périné, à quoi il sert. Et pourquoi il faut le préserver de son mieux.

C’est quoi?

Comme je disais, c’est un muscle, enfin, un ensemble de muscles situé sous les viscères. Bon, vous allez me dire. Ok. Personne n’a jamais fait de cours sur les biceps alors pourquoi parler du périné?

A quoi, ça sert?

Le périné est donc un ensemble de muscles qui permet de pousser ou retenir les petites comme les grosses commissions. Ce sont les fonctions de miction, de défecation et de continence.

Il joue un rôle dans la fonction sexuelle et la fonction reproductive.

Et enfin, il sert aussi à retenir les organes. Il les empêche de descendre, de sortir.

En gros, c’est le périné qui gère ce qui sort et ce qui rentre. Il le gèrera toute votre vie si tout va bien. Après l’accouchement, vous aurez peut-être des difficultés à retenir. Vous aurez peut-être des fuites. Puis, au fil des mois, et de la rééducation tout se remettra en place. Mais, si tout vous semble fonctionner à nouveau, ça ne veut pas dire que vous êtes à l’abri des autres suites. Une descente d’organe peut arriver à 50 ans et être le résultat de l’ensemble des épreuves qu’aura connu vos muscles, même si tout semblait aller bien. Bref, prenez soin de votre périné toute votre vie.

Le périné est donc essentiel pour une femme. Un périné en petite forme, fatigué, relâché, éprouvé par une grossesse ou un accouchement ne pourra exécuter ses tâches efficacement. S’ensuivent différents symptômes possibles pour la femme: incontinence, descente d’organes tôt ou tard, rapports sexuels douloureux.

Vous l’aurez compris, vous devez préserver votre périné surtout quand vous avez vécu une ou plusieurs grossesses.

Durant la grossesse et lors d’un accouchement, le périné est sursollicité. C’est pour cela que des séances de rééducation du périné sont remboursées par la sécurité sociale en France pour les femmes après un accouchement. En réalité, la grossesse et l’accouchement ne sont pas les seules situations qui l’éprouvent. Des jeux de stop pipi, une mauvaise position pour pousser à la selle notamment…

Le périné est important, vous l’aurez compris. Mais il me sert aussi de prétexte pour vous dire de prendre soin de votre corps car la grossesse et l’accouchement l’éprouve.

Enceinte, VIE DE PARENTS

C’est pour quand le bébé?

Bah oui, alors c’est pour quand? Vous essayez? On attend nous. On est prêts. Vous prévoyez d’en faire quand? Je n’attends plus que d’être grand-père ou grand-mère… Tu as plus de trente ans quand même… Quand je serai mamie/papy/tata/tonton je ferai ci… Et alors, y’a pas un petit deuxième en route?

Il y a des questions qui arrivent, un dimanche midi, sans que vous vous y attendiez. Des questions dites avec le regard pétillant et le sourire. Des réponses parfois qui partagent ces expressions. D’autres fois, les réponses sont plu ternes qu’on ne le pense. Des questions qui semblent innocentes mais qui ne le sont pas.

Au repas de famille. Un couple et leurs parents dinent tranquillement. Tout à coup, la question fatale est posée sur la table, sans préavis avec le sourire.

La réponse tombe immédiatement comme une phrase répétée, une poésie, sans charme, dite machinalement, une réponse automatique qu’on lance en appuyant sur le bouton, un enregistrement audio qui parle à notre place.

La phrase est polie. Le sourire est manquant.

L’émotion réelle s’efface pour ne laisser place qu’au masque.

Le son est là mais là personne est absente.

Si vous avez déjà dit une de ces phrases, lisez-ceci et la prochaine-fois, soyez prudents, tournez votre langue 7 fois dans votre bouche avant de parler si vous le souhaitez, allez faire un tour ailleurs, ravalez vos paroles, réfléchissez.

Oui, quand on pose ce genre de questions, on est dans un sentiment de curiosité saine. Ou on lance parfois ces questions juste pour faire la conversation.

Mais il y a des questions qui sont délicates et celles-ci en font partie. Je vous donne les raisons pour lesquelles il ne vaut mieux pas trop poser ce genre d’interrogations. Je suis certaine que vous vous en doutez d’ailleurs mais une piqûre de rappel ne fait jamais de mal à personne.

Numéro un

Peut-être…. Et je dis bien peut-être qu’ils ne veulent pas d’enfants. Bah oui! C’est une possibilité bien que ça sonne comme une déchirure pour certains membres de la tribu familiale, généralement les grands-parents, il arrive qu’un couple ne veuille toit simplement pas devenir parents. Et c’est peut-être juste une impression, mais j’ai le sentiment que c’est quelque chose de plus en plus courant.

Numéro 2

Plus vous posez ces questions, moins ils auront envie d’en faire. Alors, ça, c’est mon vécu. Laissez-nous vivre notre vie comme on le souhaite! Aujourd’hui, on fait des enfants de plus en plus tard. Si on veut les faire tôt, tant mieux aussi! Sinon, on a le droit de profiter de notre jeunesse ? De toute façon, ce n’est pas en répétant la question, que ça va changer quoi que ce soit. C’est une décision de couple qui ne tient nullement en compte les envies des personnes extérieures au couple.

Numéro 3

Et s’ils étaient déjà en train d’essayer? Si ça ne fait pas longtemps, ils n’ont pas forcément envie de partager l’information donc c’est inutile de demander. Si ça fait longtemps qu’ils essaient… Là, c’est vraiment mal venu. Le mot est faible. Ils ne montreront peut-être rien devant vous, mais ils en souffriront de sans arrêt devoir inventer des réponses. Dire qu’on y arrive pas, ce n’est pas quelque chose de simple à dire au détour d’une conversation, un dimanche midi.

Numéro 4

Ils en ont peut-être déjà eu. Mais quelque chose s’est mal passé. Une fausse-couche ou plusieurs. Pire peut-être. On ne sait jamais ce qu’il se passe dans la vie d’un couple. Dans tous les cas, c’est horrible de devoir répondre à ce genre de questions.

Je finis sur cette note. Triste note. Mais il faut s’imaginer tous les possibles derrière ces questions qui ne sont pas si innocentes que ça. Pensez-y a deux fois avant de poser l’une de ces questions, la prochaine fois.

La sagesse est le maître-mot.

Enceinte, GROSSESSE

Mon fils, ma bataille

A tous ceux et celles qui se sont battus pour avoir un bébé. Qui sont passés par des hauts et des bas. Qui ont un jour cru. Qui ont vu leurs espoirs pietinés au sol. Qui ont dépensé de leur sueur, de leur temps, de leur argent. Qui ont affronté l’ascenseur émotionnel d’attendre, d’y croire et puis non. Qui ont peut-être failli abandonner. Qui ont peut-être même abandonné. Qui ont essayé pendant un temps interminable.

Ceux qui ont bataillé pour avoir un bébé. Ceux qui sont restés dans l’incertitude de pouvoir réaliser leur rêve, de pouvoir concrétiser leur amour, le transformer, le faire évoluer. Ceux qui n’y croyaient plus.

A tous. Non, vous ne devriez pas batailler. C’est parfois injuste.

Si vous aviez su le parcours à l’avance, les douleurs, les doutes, tout pour un enfant, auriez-vous toit changé? Auriez-vous tout arrêté avant d’essayer? Non. Car vous en connaissez le résultat. Car c’est votre parcours. C’est ce même parcours qui vous a amené à cette rencontre avec votre bébé. Ce sont les peines et les doutes qui vous ont amené à cette naissance.

Ne regrettez rien. Vous auriez évidemment préfèré ne pas endurer le doute, l’attente, les visites médicales… Mais il ne faut rien regretter. C’est la suite de tout ces événements qui vous a amené là où vous êtes aujourd’hui. C’est l’attente qui a fait naître l’être tant désiré qu’aujourd’hui vous tenez dans les bras.

C’est facile de vous dire de ne pas regretter. C’est facile de penser que ça valait la peine maintenant qu’il est là. Et pourtant, rien n’a été facile pour en arriver là.

Chérissez votre petit trésor encore plus. Pensez à la chance que vous avez de l’avoir quand vous êtes fatigués, quand il pleure. Pensez à ceux qui se battent encore. Ceux qui ont abandonné. Ceux qui auraient aimé mais qui n’ont pas réussi à avoir un enfant. Ne pensez pas à ceux qui n’ont pas galéré. Ou si, pensez-y. Soyez heureux pour eux. Et soyez heureux pour vous surtout.