GROSSESSE, Accouchement

Désacraliser l’accouchement

L’accouchement. Ce moment qu’on attend avec impatience même quand on en a peur. Ce moment que l’on imagine par avance, magique, extraordinaire. Ce moment que l’on prépare pendant des semaines, des mois. Ce moment qui peut aussi être un souvenir douloureux.

Malheureusement. On a toutes des attentes par rapport à notre accouchement. On veut évidemment que tout le monde soit en bonne santé. Mais on a d’autres souhaits supplémentaires.

Le moment de l’accouchement est tout un symbole. C’est une naissance multiple: la naissance de votre ou vos bébé(s), mais aussi d’un amour inconditionnel, et parfois la naissance de deux parents. C’est aussi tout un paradoxe alors que vous devriez vous sentir puissante, car vous donnez la vie, c’est aussi le moment où vos vies peuvent basculer et ne dépendre que des autres. Alors que vous devriez vous sentir forte, vous pouvez vous sentir fragile, inquiète, apeurée. Alors vous devriez contrôler, car c’est vous qui poussez, vous pouvez perdre ce contrôle.

Certaines rêvent d’accoucher par voie basse. La plupart, je dirais. D’autres préfèreraient avoir une césarienne, quelques unes j’imagine. Personne ne rêve des complications qui peuvent toutefois arriver: forceps, injections, hormones de synthèse, épisiotomie, déchirure, césarienne d’urgence, hémorragie, infection.

Quand ces complications arrivent, il peut se passer deux choses en vous. Soit vous les acceptez, cela ne vous dérange pas. Cela ne trouble pas la vision que vous vous étiez faite de votre accouchement. Soit cela détruit l’accouchement de vos rêves et vous en gardez un souvenir amer.

Dans le second cas, un travail de deuil commence alors. Car oui, c’est un deuil. Il faut faire le deuil de l’accouchement tant espèré. Ce n’est pas facile.

Il faut aussi parfois faire le deuil de la première rencontre et des premiers moments. Vous avez peut-être été endormie, et vous avez été séparée de votre bébé pendant un moment. Après une césarienne, vous ne pouvez pas vous déplacer et porter bébé comme vous le souhaitez. C’est le papa qui prend le relais. Mais ce n’est pas satisfaisant pour la maman.

L’accouchement est un moment de vie unique et étrange. Il peut être vécu comme une chose exceptionnelle mais il peut aussi être un traumatisme. Parfois, on a besoin d’un recours professionnel pour dépasser ce traumatisme. Parfois, on a besoin de temps. Parfois, tout va merveilleusement bien. Personne ne peut dire à l’avance ce qui se passera et comment vous le vivrez.

Si c’est déjà passé. Vous n’avez plus d’emprise. C’est fait. Pensez à votre enfant, pensez à la chance que vous avez de l’avoir à vos côtés. Vous ne pourrez peut-être pas oublier votre accouchement. Vous aurez peut-être des angoisses si vous devez à nouveau, accoucher.

Pensez qu’un accouchement ne dure pas longtemps à l’échelle d’une vie. Pensez à tous ces moments de famille qui vous attendent désormais. Ceux-là vont durer bien plus longtemps, toute une vie. Ça ne vous ramènera pas votre accouchement volé. Et oui, c’est difficile d’accepter car quoique j’en dise, un accouchement est un événement extraordinaire dans une vie. On veut toutes s’en souvenir comme le plus beau jour de notre vie! Mais on ne peut pas tout controler. C’est dur mais il faut essayer de relativiser, penser que ce n’est qu’un court moment dans votre vie de maman, et que ce sont tous les autres moments qui dessineront votre histoire. Et peut-être que ça vous aidera à accepter, à oublier un peu, à y donner un peu moins d’importance.

Accouchement, GROSSESSE

Souviens-toi de cette nuit.

Souviens-toi de cette nuit. C’est la promesse de l’infini.

C’est la promesse faite, entre nous trois, de ne plus jamais affronter les peines seuls. C’est la promesse d’un avenir incertain mais joints par ce ciment humain et immuable qu’est l’amour. C’est le serment fait à trois de s’aimer pour toujours et de prendre soin les uns des autres. C’est la promesse faite au temps, de ne plus jamais revenir en arrière et de coûte que coûte avancer à trois. C’est la volonté de s’affranchir des peines du passé. C’est un pacte signé avec le temps. Ne jamais regretter et voir pourtant le temps filer entre nos doigts. C’est un défi quotidien qui nous suivra toute notre vie. C’est une soumission au temps et à l’amour qui, à jamais, nous guidera. C’est accepter de se mettre à genoux face à lui et de le laisser en maître. C’est un risque choisi de ne plus jamais être comme avant, de mettre en péril sa vie au nom de celle d’un inconnu. C’est une ode à l’amour, une dédicace fragile mais sûre.

On m’a dit qu’à trois, on est encore plus forts et aujourd’hui, je sais que l’on ne m’a pas menti.

Le plus important, ce n’est pas cette nuit. Elle ne fait que confirmer et célébrer l’amour infini que nous nous portons déjà. L’amour infini que nous te portons déjà.

Texte inspiré d’une citation de Dante Alighieri.

Accouchement, GROSSESSE

La préparation à l’accouchement

Ça y est, vous entrez dans le dernier trimestre de votre grossesse. Et bientôt vous allez débuter les cours de préparation à l’accouchement. Mais vous vous demandez bien en quoi ça consiste un cours de prèp à l’accouchement. Et vous avez bien raison! Peut-on apprendre à accoucher ? L’accouchement n’est-il pas naturel et physiologique?

Eh bien, justement. L’accouchement n’est pas toujours si naturel que ça… Les cours de prèp à l’accouchement sont là aussi pour préparer aux autres éventualités. Mais aussi pour préparer, un peu, son corps à cette grande étape.

Il existe plusieurs types de cours de prèp à l’accouchement: hypnose, cours dans l’eau, haptonomie, sophrologie, yoga…

Je vais vous parler de la préparation classique. Je vais vous parler de la préparation que j’ai faite en fait. Je pense que chaque préparation est unique. Même si les prèp classiques se ressemblent, elles sont toutes différentes aussi. Le contenu, l’ordre des sujets, le temps passé sur tel ou tel questionnement dépend de ce qu’aura décidé la sage-femme avant tout mais pourra aussi varier à cause de vous et de vos questions.

Quand? Et combien de temps?

J’ai débuté mes séances assez tard. Fin mai pour un accouchement prévu fin juillet. Sachant qu’il faut au plus tard, finir la préparation avant le dernier mois de grossesse. C’était short. J’ai fait la dernière séance une semaine avant mon accocuhement. C’est passé, tout juste.

Ma sage-femme était un peu tête en l’air et m’avait un peu oublié… Je ne lui en veux pas. On était aussi en période post premier confinement covid, avec un protocole sanitaire qui évoluait toutes les semaines, des infos qui tombaient à la dernière minute… J’ai déjà eu de la chance de pouvoir faire mes séances à peu près normalement.

J’ai fait 8 séances de préparation à l’accouchement. La plupart en visio. 3 en présentiel. 2 séances seule avec ma sage-femme. Et les autres avec une autre femme enceinte. Le luxe quand même.

Les séances se sont étalées sur 7 semaines à raison d’une séance par semaine. J’en ai fait 2 sur une seule semaine, une fois.

Quoi?

L’ordre des points abordés peut varier d’une sage-femme à l’autre. Mais les points abordés pour la préparation classique se ressemblent. Les voici:

  • Exercices de respiration et de relaxation pour le jour J;
  • Quand partir à la maternité;
  • L’arrivée à la maternité ;
  • Les contractions de travail;
  • La gestion de la douleur;
  • L’allaitement;
  • L’accouchement: la poussée, les complications;
  • Les premières heures après l’accouchement;
  • Les suites de couches;
  • Les soins pour bébé;
  • Les papiers pour la maternité et pour la suite.

Ce que j’en ai pensé?

J’ai beaucoup apprécié la proximité avec ma sage-femme. Je me suis sentie à l’aise pour lui poser toutes les questions qui me passaient par la tête. Mes séances en tête à tête sont bien mais c’est aussi bien d’entendre les questions d’autres mamans et les réponses évidemment. Elles ont parfois des questions auxquelles on ne pense pas.

Quelles questions poser?

Je vous fais une liste non exhaustive de quelques questions car c’est vrai, qu’on ne sait pas toujours à quoi s’attendre dans les premiers cours, et on ne sait pas quelles questions on pourra poser. Ensuite, normalement, on en trouve finalement.

  • Toute question technique portant sur les exercices: est ce que j’expire quand je me lève, ou est-ce que j’inspire? La sage-femme va vous expliquer quelques exercices de respiration et le moment où vous devez inspirer ou expirer est important. N’hésitez pas à reposer les questions là-dessus pour ne pas faire l’inverse de ce qu’il faut.

  • Quand je pense avoir une fuite, un début de perte des eaux, dois-je partir à l’hôpital tout de suite? J’ai des contractions douloureuses, quand dois-je partir à la maternité?

  • Par où vais-je arriver à la maternité? Comment ça se passera quand j’arriverai? Quels papiers va t-on me demander? A quoi sert le monitoring? Suis-je obligée d’être sous monitoring tout le temps? Qui va m’accueillir? Vais-je aller tout de suite en salle d’accouchement ?

  • A quoi ressemble une contraction de travail? Comment savoir que j’ai des contractions de travail? Combien de temps dure une contraction de travail? A partir de quelle régularité, dois-je commencer à me préparer à un depart vers la maternité? Est ce que je peux continuer à boire ou manger même si j’ai des contractions de travail? Jusqu’à quand?

  • Comment puis-je gérer la douleur? Quels exercices? Quelles autres méthodes? Quelles positions pour accoucher existe-t-il? Quel matériel y a t-il à la maternité? Que puis-je apporter? (Ballon, tapis, coussins…) Quels sont les risques de la péridurale? Quand a-t-on le droit à la péridurale? Si je ne veux pas de péridurale, comment puis-je gérer la douleur? Pourrais-je prendre un bain? Faites-vous de l’acupuncture pour soulager la douleur? En quoi ça consiste? Quand peut-on en demander? Comment le papa peut-il m’aider? Quels massages?

  • Quand puis-je essayer de mettre bébé au sein? Dans quelle position? Comment doit être placé sa bouche? Qu’est-ce que le colostrum? Comment puis-je stimuler la montée de lait si bébé ne stimule pas trop? Que puis-je faire si j’ai mal quand il tête? A quelle fréquence doit-il téter? Combien de temps dure une tétée?

  • Quels types de poussées existent-t-il? Quels sont les avantages, les inconvénients à pratiquer l’une ou l’autre? Combien de temps ça dure? Y-a-t-il des positions qui aident le bébé a sortir ou qui sont moins nocives pour le périnée lors de la poussée? Pourrais-je les pratiquer? En quoi consiste la poussée à l’expire?

  • Quelles complications peut-il y avoir pendant un accouchement? Quelles sont les suites liées à l’épisiotomie? Les suites liées aux forceps? Les suites liées à la césarienne? Que se passe-t-il en cas de césarienne d’urgence?

  • Que se passe-t-il une fois le bébé sorti? Pourrais-je faire du peau à peau? Comment sont réalisés les premiers soins de bébé?

  • Quels sont les premiers soins donnés à bébé quand il naît? Quels autres soins faudra-t-il lui donner les premiers jours? Que faut-il que j’apporte dans ma valise pour les soins? Que faut-il préparer pour les soins pour le retour à la maison? Comment se déroule le séjour à la maternité?

  • Quels papiers faut-il prévoir avant le jour J pour la naissance? Qui va déclarer la naissance à la mairie? Que faut-il prévoir comme papier après la naissance?

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Pourquoi c’est bien d’accoucher en janvier

Première raison et celle-ci devrait suffire à vous convaincre. Je suis née en janvier. Et si ça, ça n’est pas l’exemple que les meilleur(e)s naissent en janvier, je ne sais pas ce que c’est…

Bon, plus sérieusement. Pourquoi janvier est un mois intéressant pour les naissances? Il fait froid. C’est juste après Noël et nouvel an. On est tous fatigués. Il faut retourner travailler, enfin sauf pour vous… Dit comme ça, ça ne fait pas envie. Mais je vais vous trouver des raisons d’accoucher en janvier et des bonnes! Vous êtes prêts? Non? C’est parti quand même.

Numéro 1

Vous allez avoir du temps pour perdre vos kilos de grossesse. Vous pourrez aisément cacher votre extra de bidou sous un gros pull et vous aurez le temps de faire votre rééducation périnéale et abdominale peut-être aussi puis de reprendre le sport en douceur. Vous allez perdre de toute façon déjà un bon poids juste après l’accouchement, et au fur et à mesure des mois. Pas de stress pour la silhouette, vous avez de la marge d’ici l’été.

Numéro 2

Vous devriez être un peu plus tranquille avec les visites à cause de la covid. Vous aurez sans doute moins de visiteurs d’un coup. Vous pourrez étaler les visites pour éviter d’être trop nombreux en même temps dans une même pièce. En tout cas, c’est une bonne raison à donner si vous avez trop de visiteurs qui veulent venir. Et vous pourrez vous reposer. Peut-être même que les visites, hormis celles du papa, seront interdites à la maternité. Ce qui peut en décevoir certaines mais je vous assure que ça vous fera du bien de pouvoir vous reposer.

Numéro 3

Vous ne vous poserez pas de questions sur comment habiller bébé. En été, on ne sait jamais trop comment faire, surtout en sortant de la maternité. On a souvent tendance à trop les vêtir. Là, pas de risque de se tromper.

Numéro 4

Dans la même catégorie, vous allez pouvoir vous faire plaisir côté vêtement. Léo est né en juillet. Il avait tout le temps chaud. Je suis plus frileuse que lui… Je le laissais en couches ou en body. Là, au moins, vous allez pouvoir essayer de jolies tenues.

Numéro 5

Vous aurez le temps de vous familiariser avec bébé avant de vous lancer dans des sorties. Quand on accouche pour la première fois, on a pas toujours le temps, l’énergie ou la confiance de sortir à droite à gauche avec bébé trop souvent, en toi cas. Là, ce n’est pas grave. C’est l’hiver. Vous ne raterez pas les apéros en terrasse de l’été. D’ici l’été, vous serez rôdées en plus. Sortir en plein été avec un bébé, quoi de plus facile!

Numéro 6

Cet été, vous aurez moins de lavage à faire. Si vous débutez la diversification alimentaire à ces 6 mois, vous tomberez à la saison où vous pourrez le faire manger cul nul si vous le souhaitez. Il en met de partout? Pas de problème! Un petit coup sous la douchette et c’est reparti!

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Mes valises pour la maternité

Non, ce n’est pas tout à fait comme si vous partiez pour les Caraïbes quoique… il y aura des vagues sans doute.

Je ne suis pas de celles qui la préparent à la dernière minute et qui arrivent a l’hôpital avec une valise à moitie prête. J’ai commencé à préparer ma valise au moins 2 moins à l’avance. Elle était enfin prête 1 mois avant la date prévue. Je dis « ma » mais en réalité, j’en ai préparé 2. Une pour la salle d’accouchement et une pour le séjour à la maternité.

Honnêtement, pour faire ma valise, je me suis surtout inspirée des conseils d’Anna Roy des maternelles. Ma belle-soeur m’a également envoyé sa liste alors j’ai pioché un peu dedans aussi.

Comme beaucoup, j’en ai en prévu plus que je n’ai utilisé mais au moins, si ça m’avait été utile, j’aurais eu sous la main.

La maternité où j’ai accouché fournissait beaucoup: ballon, couches, liniment, cotons, lingettes, sérum phy, thermomètre pour le corps et pour le bain, couverture, serviettes hygiéniques.

Les indispensables pour bébé:

  • Une dizaine de bodys. Je ne les ai pas tous mis à la maternité. Surtout que Léo est mon premier bébé alors les premiers jours, je ne me suis pas amusée à le changer plus que nécessaire. Mais ces bodys serviront pendant les semaines suivantes.
  • 8 pyjamas
  • 2 petits bonnets
  • 2 paires de chaussettes
  • 2 petits gilets
  • 2 gigoteuses (une pour la salle d’accouchement et une pour le reste du séjour)
  • une sortie de bain

Les indispensables pour maman:

  • 3 tenues confortables (robes ou pantalons qui ne serrent pas à la taille, exit les jeans, tee-shirts larges);
  • 2 soutiens gorges d’allaitement;
  • Une trousse de toilettes ;
  • Deux serviettes de bain minimum;
  • des pyjamas confortables, pas trop serrés notamment au niveau du bassin;
  • les papiers administratifs;
  • Des culottes filets.

Les trucs bonus mais quand même bien utiles:

  • Une veilleuse ;
  • Un coussin d’allaitement;
  • Si allaitement, des coussinets;
  • De quoi s’occuper: mots fléchés, coloriage, magazines… même si soyons honnêtes, vous n’aurez pas beaucoup le temps pour tout ça;
  • Une guirlande lumineuse (pour se sentir un peu plus comme à la maison dans sa salle d’accouchement);
  • Un brumisateur;
  • de l’eau parfumée (si on vous le permet) ;
  • Un élastique à avoir sous la main;
  • un compartiment ou un deuxième petit sac pour les affaires de bébé;
  • un sac pour le linge sale;
  • un doudou (pour bébé). C’est symbolique car il est bien trop petit pour s’en soucier et c’est déconseillé de lui mettre dans le lit;
  • une paire de tongs;
  • Le chargeur de téléphone.

Pour le papa:

  • des trucs à grignoter;
  • de la monnaie pour le distributeur;
  • de l’eau, des jus;
  • un peu de rechanges;
  • une trousse de toilettes;
  • son chargeur de téléphone.

Vous êtes prêtes? Go, go, go!!

Ce que j’ai réellement utilisé? Tout sauf la guirlande, et la plupart des magazines. Et pourtant, j’ai eu un accouchement long… mais long! Je vous ai dit que ça avait été long? Bon, j’arrête.

Ce que j’ai oublié de prendre alors qu’on me l’avait dit en plus? Des moufles pour éviter que bébé ne se griffe.

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Ouf, j’ai accouché sans masque!

On dirait un roman de fiction comme si le masque était devenu la norme et comme si, accoucher sans masque était une chose extraordinaire. Je ne sais pas si c’est le cas. Je ne crois pas. En tout cas, j’ai pu accoucher sans porter de masque et c’était presque inespéré. Mon bébé a pu voir mon visage dès ses premiers instants et ça me semble important.

Comme je vous l’ai déjà raconté, j’ai accouché en juillet dernier, peu de temps après le début du déconfinement en France. Pas au pic de l’épidémie donc. Je ne vais pas vous faire le récit entier de mon accouchement car je l’ai déjà fait dans un autre article mais je vais vous rassurer, en partie, j’espère si vous devez accoucher bientôt.

Cela faisait à peine 2 semaines que les papas étaient de nouveau autorisés en salle d’accouchement et un peu plus longtemps qu’ils étaient autorisés dans l’hôpital tout court.

Si, évidemment, j’avais des craintes d’attraper la covid pour mon bébé et pour moi, j’en avais aussi par rapport à l’accouchement. Je craignais de devoir accoucher sans péridurale, sans le papa et peut-être dans un état de santé ne me permettant pas de tout comprendre.

On était au début du mois de juillet et je n’étais pas malade quand j’ai perdu les eaux. Alex était également en pleine forme.

La seule crainte que je pouvais avoir était le port du masque, surtout pendant la poussée. Nous sommes arrivés un vendredi soir à l’hôpital, masqués. On nous a fait garder le masque dès qu’on était en présence du personnel médical mais on nous a tout de suite dit qu’on pourrait l’enlever une fois seuls.

C’était vraiment agréable de pouvoir enlever le masque à certains moments. J’étais dans une chambre individuelle. Alex a pu rester avec moi toute la nuit et la journée suivante, et la nuit suivante… Oui j’ai eu un accouchement long, très long!

Quand finalement, j’ai pu me rendre dans la salle d’accouchement, j’ai pu enlever le masque. Alex devait le garder. Mais j’ai pu accoucher sans masque. Ouf! Mais je rappelle que j’ai accouché au mois de juillet, donc on n’était pas au pic de l’épidémie.

Finalement, je n’ai porté le masque que lorsque j’avais besoin de sortir de la chambre pour aller chercher de l’eau à la fontaine à eau ou pour aller aux toilettes, lorsque j’étais en salle d’accouchement. En dehors de ça, je n’ai même pas pensé au protocole, à la singularité de cette situation.

Je profite de ce petit récit de vie pour remercier tout le personnel médical dans son ensemble pour le travail difficile qu’ils accomplissent chaque jour et en particuliers, le personnel de maternité qui m’a très bien accompagnée. A aucun moment, je n’ai ressenti de pression ou de peur en raison de la crise sanitaire particulière. Alors, peut-être que si j’avais accouché en mars, ça aurait été différent. Je ne le saurai jamais. Mais j’ai eu cette chance d’avoir un accouchement normal.

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Episode 5: l’accouchement

Je l’ai redouté, attendu, désiré… Le moment d’accoucher est venu. Je vous raconte comment s’est déroulé mon accouchement à l’hôpital sous hormones de synthèse. Eh oui!

C’était un vendredi soir. J’avais pas mal vadrouillé pendant la journée. J’étais passée rendre visite à mes collègues, faire coucou à ma remplaçante, récupérer des affaires de boulot, et bien sûr dire au revoir à mes élèves adorés. C’était Carnaval et kermesse par classe et sans parents, covid oblige, ce jour-là. Je pensais ne rester qu’une heure, je suis restée trois heures. J’ai dû m’assoir les 30 premières minutes puis je suis restée debout dans la cour à discuter avec mes élèves, à admirer les cowboys, reines des neiges et compagnie.

J’ai passé l’après-midi à ranger, faire du ménage et cuisiner un peu pour l’arrivée de mes parents qui venaient passer le weekend chez nous. Le soir est arrivé. Il était aux environs de 21h. Nous avions fini de manger et étions installés sur le canapé. Mon père et Alex sont sortis un moment observer la pleine lune. Oui, c’était la pleine lune, je ne vais pas déroger aux croyances de certains concernant les accouchements les soir de pleine lune. Tout à coup j’ai senti comme un ballon d’eau qui se perçait à l’intérieur de moi, puis l’eau qui coule. J’ai eu le temps de me lever. C’était un 3 juillet, 3 semaines avant la date prévue initialement. Je n’avais senti aucune contraction de la journée.

Alex et moi sommes partis à l’hôpital et voilà comment ça s’est passé. D’abord, on sonne à l’entrée de l’étage de la maternité. On explique pourquoi on est là et quelqu’un vient nous ouvrir. Ensuite, on est dans une petite pièce. Je m’allonge, on m’installe l’aiguille pour la perfusion, on me met le monitoring avec les capteurs sur le ventre, et la sage-femme m’examine. Rien ne presse, je ne suis pas dilatée et je n’ai toujours pas de contraction de travail.

La poche des eaux étant rompue, je dois rester sous surveillance à l’hôpital. On est partis pour 18 heures d’attente dans une des chambres de la maternité. Alex a pu rester avec moi et dormir sur le fauteuil cette nuit-là. Je m’endors sans trop de difficulté le soir. Je n’ai toujours pas de contraction. J’essaie dans la nuit, quand je me réveille de bouger un peu. J’ai un ballon qu’on m’a apporté mais je n’ai jamais fait d’exercices sur ballon pendant ma préparation à l’accouchement, à cause du covid alors je ne suis pas certaine de faire ce qu’il faut.

Le lendemain, 7h, on toque à la porte. On m’apporte le petit-déjeuner. Alex part acheter de quoi manger pour lui. Je passe la journée à alterner 20 minutes de marche ou d’exercices sur ballon, et 20 minutes de pause. Alex passe le temps comme il peut, m’accompagne, m’encourage. 16h de l’après-midi, je n’ai toujours pas le moindre signe de contraction. Le médecin passe et m’annonce qu’il va falloir envisager d’accélérer le travail car la poche des eaux est rompue depuis un moment, et plus on attend plus on a un risque d’infection. Je décide d’accélérer tout de suite le travail. Je passe aux toilettes et on m’emmène dans une salle d’accouchement.

A nouveau, monitoring et inspection des travaux. On ne sait jamais. Puis, on me met un tampon avec des hormones de synthèse. J’ai entendu dire que ça faisait beaucoup plus mal quand les contractions étaient provoquées et non naturelles mais, je n’y pense pas trop. On me dit que je devrai sans doute encore attendre peut-être la nuit ou le lendemain avant que les contractions se déclenchent.

1h plus tard, j’ai des contractions toutes les 5 minutes. ..Elles font mal. J’ai toujours le monitoring. Je ne peux bouger que dans un petit espace. Le monitoring n’affiche pas mes contractions. On demande à le faire vérifier. La sage-femme passera deux fois pour le remettre. Puis, très vite, ça s’accélère. J’ai des contractions toutes les 2 minutes peut-être. Mes contractions durent bien une minute à chaque fois. Elles font très mal. La douleur est difficilement supportable.

Je me tiens debout, appuyée de toutes mes forces contre le meuble. Alex positionne ses poings derrière le bas de mon dos. Ca ne me soulage plus. Je n’arrive pas à essayer d’autres positions tellement j’ai mal. La sage-femme m’examine, je suis enfin à 3 cm de dilatation. Elle me propose la péridurale et je ne me fais pas prier pour!

L’anesthésiste arrive dans les minutes. Je passe devant les autres femmes qui accouchent. Une dame, je ne sais plus si elle était sage-femme ou autre car ça défile devant moi depuis le début, passe installer la table avec le matériel. La sage-femme qui me suit doit terminer son service mais elle reste un peu plus longtemps, pour m’installer pour la péridurale. D’ailleurs, elles font un travail incroyables et sont dévouées et vraiment, il faut les remercier et mieux les valoriser dans leur métier. Quand l’anesthésiste arrive, je suis assise sur le bord du lit, je serre les mains de la sage-femme à chaque contraction. Mais, l’anesthésiste est là et c’est le soulagement pour moi!

L’anesthésie ne met que 15 minutes à agir. Je suis allongée sur le côté gauche du lit. Alex me tient la main. J’ai le bouton en main pour gérer les doses d’anesthésiant que je veux et donc gérer ma douleur. La péridurale est réglée sur le minimum et je gère la douleur comme je veux à partir de maintenant.

Si j’appuie plusieurs fois sur le bouton, au départ, j’arrête dès que la douleur devient supportable. Ensuite, j’arrive à me rendormir. On laisse bébé tranquillement descendre et on vérifie que tout va bien régulièrement. Cette partie là de mon accouchement, j’adorerais la revivre. J’accouche à minuit et demi après 10 minutes de poussée, en sentant mes contractions, la tête et les épaules passées. La sage-femme pose mon bébé sur moi puis au bout de quelques instants, soulève bébé pour nous montrer le sexe. C’est un garçon. Il va bien.

Je suis arrivée à l’hôpital le 3 juillet vers 22h. J’ai accouché le dimanche 5 juillet à 00h30.