GROSSESSE, Post-partum

Petits maux d’après grossesse

Entre femmes, on parle souvent de la grossesse et de la vie future avec bébé, de ses petits maux de bébé. On parle très peu si ce n’est jamais des petits maux de la maman, après la grossesse et l’accouchement.

Je ne parle pas de gros soucis médicaux liés à l’accouchement :épisiotomie, forceps, césarienne… Je parle des maux banals qui touchent beaucoup de femmes après la grossesse. Je vous donne le détail.

Les tranchées

Non, nous ne sommes pas en 1914, trempées, recouvertes de gadous, à craindre pour nos vies. Notre combat, on l’a déjà gagné. On s’imagine que les douleurs, une fois la dernière poussée faite, seront de l’histoire ancienne. Pourtant, ça n’est pas toujours le cas. L’utérus s’est élargi à chaque contraction de travail pour que bébé fasse son petit bonhomme de chemin vers la sortie. Après l’accouchement, l’utérus va à nouveau se contracter pour reprendre sa taille initiale, se rétracter donc. Ce sont les tranchées. Elles peuvent être douloureuses. Très douloureuses. Ou ne pas être ressenties du tout.

Le périné

Les premiers maux dont on nous parle, dont en tout cas les professionnels nous parlent, ce sont bien ceux qui touchent le périné. A savoir, fuites urinaires, capacité à retenir, à faire de gros pipis, à pousser … autrement dit incontinence, provisoire, normalement. Les premières selles peuvent laisser une sensation étrange. Il est conseillé de boire régulièrement et de manger des aliments faciles à digérer pour faciliter le transit. Heureusement, la plupart du temps, la rééducation du périné et le temps rétablit, à 100% peut-être pas, en grande partie en tout cas, tout le système.

Le mal de dos

Après l’accouchement, vous pouvez ressentir des douleurs dans le dos et avoir des courbatures. Elles sont dues à l’accumulation des efforts et des tensions durant la grossesse et durant l’accouchement. Vous pouvez utiliser une bouillotte d’eau chaude pour soulager vos maux.

Le ventre

Après une césarienne, vous pouvez ressentir des douleurs au niveau de la cicatrice et des muscles abdominaux, parfois même au niveau du dos. La cicatrice peut démanger, tirailler, picoter. Et je ne parle que des sensations physiques. Au niveau psychologique, la césarienne, si ce n’était pas votre choix, peut laisser des traces aussi.

La vue

Adieu oeil de lynx ou oeil de faucon, bonjour oeil de taupe. Ok j’arrête avec les noms d’indiens. Si il y a bien un petit mal qui me reste, presque 7 mois plus tard, c’est ça. Je vois moins bien. Je ne sais pas encore l’ampleur de cette baisse. Mon rendez-vous chez l’ophtalmo n’est pas encore fait. Mais je le sais, je vois moins bien.

La vulve

Celle-là, vous vous y attendiez. Faire passer un bébé, ne se fait pas tout seul et laisse des traces. Vous pouvez avoir des points, après une épisiotomie ou une déchirure qui peuvent tirailler, gratter, piquer notamment quand vous urinez. La cicatrisation prend un peu de temps mais vous devriez assez vite vous remettre d’aplomb.

D’autres maux possibles? Oui, il y en a encore quelques uns… Oedème, déchirure anale, hémorroides, maux de tête, sensation de pesanteur, tremblements, douleurs aux seins…

GROSSESSE, Post-partum

Se reconnecter avec son corps

Il est l’heure, petite maman, de te reconnecter avec ton corps. Oui, ton corps. Celui que tu regardes dans le miroir mais que tu ne reconnais plus. Celui qui a porté et donné la vie.

Il est l’heure des retrouvailles. Il est l’heure d’accepter les changements. Il est l’heure de s’aimer à nouveau à travers ce corps, qui te paraît peut-être étranger, mais qui est pourtant bien à toi. C’est ton corps. C’est toi.

Tu le trouves peut-être différent et moins gracieux. Et pourtant, il a fait un travail extraordinaire. Il t’a apporté joie et bonheur, je l’espère.

Il est temps de lui vouer ta reconnaissance. Il est temps d’être indulgente. Il est temps de lâcher prise. Il n’est pas comme tu aimerais? Et alors! Il a fallu 9 mois pour changer . Laisse-toi le temps. Il en faudra peut-être 9 autres pour revenir à quelque chose que tu apprécieras. Peut-être plus. Peut-être moins. Peut-être qu’il ne sera plus jamais comme avant.

Quand tu l’auras accepter, tu pourras à nouveau l’apprécier comme tu es. Ne le déteste pas. C’est un cadeau qu’il t’a fait. Ça t’a pris du temps. Ça t’en prendra peut-être encore pour passer le cap. Pour accepter. Il a changé. Il change encore. Il changera encore.

Si tu as besoin d’un coup de pouce pour te reconnecter avec ton corps, le retrouver ce vieil ami, c’est normal. Tu peux, quand tu seras prête, reprendre le sport en douceur. Retrouver les sensations de ton corps. Tu peux pratiquer le massage pour bien sentir chaque partie de toi. Pour apprécier à nouveau chaque millimètre de ta peau. Tu peux aller le faire transpirer dans un hamam ou un sauna pour te reconnecter avec toi-même. Tu peux tout doucement, tranquillement mais sûrement reconstruire ce lien en pratiquant du yoga régulièrement. Ou reprendre une autre activité qui te plait, en douceur.

Laisse-toi le temps. Ces retrouvailles prennent du temps.

GROSSESSE, Post-partum

Quels soins apporter à une femme qui vient d’accoucher?

Vous connaissez une femme qui vient d’accoucher et vous souhaitez prendre soin d’elle? Ou bien vous êtes cette femme qui va accoucher ou qui vient d’accoucher et qui se demande comment prendre soin d’elle efficacement? Je vous donne quelques bons trucs qui lui serviront vraiment, qui lui feront du bien, qui l’aideront dans cette période de transition.

C’est vrai. Quand bébé naît, tout le monde a les yeux rivés sur lui ou elle. Beaucoup oublient de s’occuper de la maman. Pourtant dans certaines cultures, la maman est la priorité de tous. Elle vient de vivre une épreuve éprouvante pour le corps, l’esprit et pour l’âme. Elle perd des quantités de sang. Elle est affaiblie et va, pour autant, vouer corps et âme à son bébé. Elle a besoin d’un entourage bienveillant qui va penser pour elle à plein de petites choses qui peuvent paraître insignifiantes mais qui, en réalité, sont primordiales!

Je ne parlerai pas des premiers soins médicaux. Les médecins se chargeront de ces soins là qui sont obligatoires. Je parle des soins naturels et du réconfort que chacun peut apporter à sa manière.

Des attentions particulières

Je ne vais pas faire un long discours là-dessus mais il est vrai, que donner de l’attention à la femme qui vient de donner la vie, est nécessaire. Vous pouvez lui préparer de bons petits plats, privilégiez des repas chauds et faciles à digérer. Vous pouvez aller acheter de petites choses dont elle a besoin ou qui lui font envie. Si vous êtes le papa, vous pouvez limiter et réguler les visites pour qu’elle se repose. Vous occuper du bébé autant qu’elle. Si elle allaite, vous pouvez vous occuper du bain, du change, de le bercer, le câliner, jouer avec. Parlez avec elle. Demandez-lui comment elle se sent, ce que vous pouvez faire pour l’aider. Si vous êtes des visiteurs, parlez avec les parents. Demandez-leur aussi comment ils se sentent. Parlez de l’accouchement, comment ça s’est passé, si ils ont envie d’en parler. Évitez les conseils s’ils ne sont pas demandés. Rassurez les parents. Dites-leur qu’ils font bien.

De la chaleur!

Après l’accouchement, la jeune maman perd beaucoup, mais vraiment, beaucoup de sang. Et elle ne dort plus beaucoup. Elle doit se faire à un nouveau rythme de sommeil. Elle se remet d’une épreuve physique importante. Et on ne parle pas d’un petit marathon… Bref, il est tout à fait normal, qu’elle soit épuisée. Même si elle n’en a pas l’air.

Les chinois appellent cette faiblesse énergétique, un froid. La médecine chinoise recommande de fournir de la chaleur à la maman. Donc à vous, les soupes, les tisanes, la bouillotte dans le lit, les couvertures, le feu de cheminée, quelques épices, des massages!

Une alimentation riche et facile à digérer

Qui de perte de sang, dit perte de fer. On comble tout ça avec des éléments riches en fer. Viandes, poissons, oeufs, légumes secs, graines de tournesol, amandes, sésame, persil, mélasse, spiruline…

On continue sur sa lancée de quête de chaleur et on privilégie des plats chauds.

J’ai parlé du fer mais bien évidemment, on a besoin aussi de vitamines et de minéraux.

En gros, quels types de plats manger?

  • Bouillons de légumes avec ou sans viande ou poisson (à privilégiez pendant les premiers jours puis alternée avec le reste)
  • Smoothie riches en vitamines et fer (betterave, carottes, fruits et légumes verts)
  • De la soupe.
  • Curry
  • Ragoût
  • Gratins

Quels aliments éviter?

Tout ce qui est difficile à digérer ou froid dans un premier temps. Produits laitiers, gâteaux industriels, sodas, alcool, sucre raffiné, café et thé noir.

Des rendez-vous médicaux

Alors, évidemment, vous aurez des rendez-vous obligatoires. Mais vous pouvez en ajouter à la liste. Ce sont des rendez-vous qui pourraient avoir un réel bénéfique sur votre corps et votre esprit. A vous de choisir ce qui peut mieux vous convenir.

  • Ostéopathe: pour récupérer de l’énergie, il faudra que votre corps soit remis en forme.
  • Acupuncture: technique de médecine traditionnelle chinoise qui sert à harmoniser l’énergie vitale. Elle peut être utile pour booster votre allaitement.

D’autres soins naturels sont conseillés par Julia Simon, naturopathe, spécialisée dans la périnatalité. Voici la liste des méthodes dont elle parle, plus précisément dans son livre Bien vivre de le quatrième trimestre au naturel: réflexologie plantaire, hydrotherapie, shiatsu, chakra, l’auriculothérapie, la magnétothérapie, la chromothérapie, la sonothérapie, la luminothérapie, et la lithotérapie.

Ces pratiques sont à mettre en oeuvre au moins pendant toute la durée du post-partum. Cette durée en variable. En général, on dit qu’elle dure 40 jours. Les premiers jours, privilégiez bien les soupes et les bouillons.

Source: Bien vivre le quatrième trimestre au naturel, Julia Simon

Post-partum, VIE DE PARENTS

Ciao Bella

La thérapie des mamans. Devenir maman est un bouleversement immense. Être maman, même après 10 ans, est un effort intense, quotidien. Oui, c’est un effort. Même si vous l’aimez. Être maman est fatigant.

Quand je dis, thérapie, je n’entends pas forcément séances chez le psychologue. Il y a bien des manières de faire une thérapie. Ça commence juste en prenant du temps pour soi.

Si je devais parler de thérapie, je dirais que ma thérapie, c’est l’écriture. C’est ma façon de penser à moi. C’est ma façon de passer du temps pour moi. C’est mon moment de recul sur la maternité. C’est ma façon de partager ma vie nouvelle et extraordinaire. C’est aussi ma façon d’exprimer tout ce que je ressens, de le partager. C’est ma façon de réfléchir à tout ce qui m’arrive. C’est ma manière de faire ressortir le trop plein d’émotions quand il y en a.

Votre thérapie, peut prendre toutes les formes. L’idée étant de trouver un moment rien qu’à soi pour exprimer ce que vous avez au fond de vous. Ça peut être des discussions avec les copines, l’expression d’un art, d’une passion, un passe-temps. La cuisine, la couture, la lecture…

Cette idée d’écriture thérapeutique n’est pas nouvelle sur terre. Quand je me suis remise à écrire, oui car j’ai toujours aimé écrire, je ne l’ai pas fait en me disant je fais une thérapie. Je ne me le dis toujours pas d’ailleurs. Je sais qu’écrire me fait du bien. Mais dire qu’il s’agit d’une thérapie, est un peu gros. Si vous avez réellement besoin d’une thérapie, il faut voir un professionnel. Mais, j’utilise cette exagération pour vous inviter, vous les mamans ou les papas, les oubliés de la famille, à bien prendre du temps pour vous et à prendre soin de vous.

Pourquoi avoir appelé mon article Ciao Bella? C’est une référence au livre de Serena Giuliano qui raconte la vie d’une maman, en thérapie, et blogueuse, qui revit son passé mouvementé, son enfance troublée et le dépasse. C’est ça aussi, être maman, c’est revivre son enfance à travers son bébé avec ses bonheurs et ses malheurs. Et c’est surtout réussir à dépasser ce qui nous blesse et ce qui nous peine dans nos souvenirs. Ça mériterait tout un sujet…

GROSSESSE, Post-partum, VIE DE PARENTS

A toi, qui as perdu ton bébé

Je n’ai pas les mots. Je ne les aurai jamais. Je souhaite pourtant exprimer avec les mots qui me viennent mais qui ne seront jamais assez, à quel point je te soutiens.

A toi la maman, à toi le papa, à toi le bébé parti parmi les anges. Je voudrais vous dire que je ne sais pas la douleur que c’est. Je ne sais pas la douleur au quotidien. La nuit, le jour à chaque instant, à chaque respiration, à chaque regard compatissant, à chaque discours des uns et des autres, qui se veulent compatissant mais qui peuvent être blessants.

J’aimerais te dire que si ton bébé est parti, c’est sans doute que c’était écrit, que peut-être, il souffre moins maintenant. Mais c’est faux. C’est dans tes bras, en bonne santé, qu’il aurait été le mieux! Il aurait été heureux avec toi. Mais tout ça n’arrivera pas.

C’est injuste. Oui, ça, tu peux le crier haut et fort. C’est INJUSTE! C’est insupportable, inimaginable, insurmontable.

Jamais on ne surmonte une telle déchirure. C’est ton âme qui s’est envolée. Et personne, ne pourra jamais te la ramener. Elle est partie a jamais avec ton bébé.

J’aimerais te dire que ça ira mieux un jour mais je ne peux pas te regarder droit dans les yeux et penser ces mots. Je ne pense pas que la douleur s’atténue. Je pense que tu es condamnée. Condamnée à vivre ce malheur tous les jours. Tes pensées, tes cauchemars et ton propre corps porteront à jamais la souffrance. Où que tu ailles, quoique tu fasses, jamais tu ne pourras t’en débarrasser.

Plus rien ne sera comme avant.

C’est une douleur qui envahit. Elle envahit ton âme, ton coeur, ton corps et ton esprit. Elle ne laisse plus rien de toi qu’une ombre. Tu as le droit de la laisser t’envahir, te submerger, prendre le dessus sur toi. Tu as le droit de ne plus pouvoir, de ne plus vouloir. Tu as le droit de ne plus voir.

Tu ne vois plus ceux qui t’aiment, ceux qui t’entourent et je peux le comprendre. Tu peux même trouver leur amour insupportable. Tu as le droit de laisser la douleur, la colère prendre le dessus sur tout.

J’imagine que c’est de la colère. J’imagine que ça y ressemble. Mais que le mot est faible. Je ne sais pas en vérité. Je ne sais pas ce que tu vis. Je ne sais pas ce que c’est.

Quoique tu ressentes, où que tu en sois, je te soutiens avec mes mots. Ce n’est pas grand chose. C’est quelque chose. C’est infime.

Je peux te donner de mon temps. Je peux te prêter une épaule. Je peux préparer de quoi manger. C’est infime. C’est tout ce que je peux faire.

GROSSESSE, Post-partum

Le retour de couches

Fini le bonheur d’une vie sans règles! Vous avez accouché et vous avez eu cette chance immense d’enfanter. Est venu le moment de les retrouver, ces fameuses règles et tous leurs symptômes. Parce qu’elles n’arrivent jamais seules, les malignes.

A peine après avoir accouchée, vous perdez du sang. Quand je dis que vous perdez du sang. Vous en perdez de très grosses quantités! SI vous aviez prévu les couches pour bébé, j’espère que vous n’avez pas oublié les vôtres. Ces pertes de sang, aussi appelées lochies, sont ultra abondantes. Pires que tout ce que vous avez connu jusqu’alors. Sortez couvertes.

Attention, j’entre dans les détails. Ames sensibles, abstenez-vous. Mais si vous voulez vraiment savoir, vous pouvez lire ce paragraphe. Sinon, sautez-le simplement! Comme je disais, vous perdez des quantités de sang très importantes. Un sang rouge mais texturé, agrémenté de quelques caillots. Ca va durer quelques jours seulement il parait. Ca a duré bien 15 jours me concernant. Je vous rassure les quantités ont bien diminués au bout de quelques jours en effet.

Mais le retour de couches, c’est différent. C’est le vrai retour des règles qui peut arriver à la suite des lochies, sans pause, sans répit, sans prévenir gare. Vous revenez à la vie naturelle d’une femme, chouette…

Bonne nouvelle! Si vous allaitez, vous avez plus de chances de retarder le retour de couches. Ca fait au moins un avantage à l’allaitement. Attention, non seulement, l’allaitement n’empêche pas ad vitam eternam le retour de règles mais il n’empêche pas de tomber enceinte non, que vous ayez eu ou non votre retour de couche. Personnellement, j’ai eu mon retour de couches un mois après l’arrêt complet de l’allaitement. Mais il est aussi possible d’allaiter et d’avoir des règles tous les mois.

Paraitrait-il que les règles après avoir accouché sont moins douloureuses que les précédentes. Je n’ai pas beaucoup de recul sur ce point; J’ai bien eu un peu mal « au ventre » comme on dit souvent, quelques jours avant. J’attends de voir la suite pour me prononcer là-dessus.

Et sinon pour le retour des couche, j’ai prévu quoi?

Je passe de l’autre côté de la barrière et j’essaie les culottes menstruelles Eve & Co. Je vous avoue que la sensation est étrange car on a l’impression que l’on saigne sans avoir de protection et que, donc, ça va déborder, tâcher les vêtements. Je les ai porté uniquement à la maison pour l’instant et pas sur une journée de boulot. Mais y’en a marre des tampons et serviettes hygiéniques que l’on jette à la poubelle et qui sont remplis de produits toxiques… Enfin, plus maintenant, il parait. Mais j’ai du mal à faire confiance. Mon objectif serait de passer uniquement aux culottes menstruelles. Pour l’instant, je mixe entre culotte et serviette. J’ai pris les flux moyens du site et j’en ai porté une sur toute une journée. Pas de soucis. Aucun débordement. C’est juste un peu étrange. Il faut avoir confiance car je ne sais pas comment on se rend compte si ça déborde… Et je me demande aussi si je dois en changer au boulot, comment je fais? Qu’est-ce que je fais de la culotte usagée? Je pense prévoir un petit sac au cas où. Bon, vu mon test précédent, je doute avoir besoin d’en changer en réalité.

Les culottes menstruelles, c’est bien mais ça coûte un peu cher à l’achat pour s’équiper en une fois alors j’ai décidé de les commander petit à petit. J’en avais commandé deux. Je vais en recommander deux ce mois-ci.

GROSSESSE, Post-partum

Le séjour à la maternité

Pas de club Med. Mais un bon hôpital, bien classique. Avec toutefois, pour ma part, une chambre individuelle. Je vous raconte mon séjour et je vous fais une petite liste des examens médicaux réalisés pendant ces 3 jours. Mon séjour n’a duré que 3 jours mais si j’avais voulu, j’aurais pu rester 5 jours.

J’ai accouché à minuit de demi et ait pu retourner dans ma chambre vers 4 heures du matin. On est arrivés dans la chambre avec bébé qui dormait dans son petit berceau. On l’a regardé un moment mais on s’est quand même rapidement couchés car on était épuisés.

On a dormi comme des masses… jusqu’à 6 heures où on nous a réveillé pour le petit-déjeuner. Autant vous dire que ça pique, le réveil à cette heure.

Le 1er jour

On est donc réveillés à 6h pour le petit déjeuner quelle que soit l’heure de l’accouchement. Et puis, par les premières visites où l’on vous pose cette question, que j’ai trouvé ironique mais je crois qu’elle ne l’était pas: avez-vous passé une bonne nuit?

Donc apparemment, dormir 2 heures peut être considéré comme une nuit.

La journée est rythmée par de nombreuses visites médicales pour le bébé et pour moi. Les sage femmes ont vérifié que je ne faisais pas d’hemorragie, que les points étaient bien, que j’arrivais à retenir pipi et caca correctement (oui, désolée pour le glam), à me déplacer sans trop de gène. Mais bon, on est gêné pour se déplacer, le ventre est lourd, ça tiraille en bas et c’est normal. On nous dit de prendre du doliprane régulièrement. Je n’ai pas eu mal le premier jour. C’est venu les jours suivants. C’était un inconfort et une douleur plus que supportables.

Elles viennent essentiellement voir si bébé prend le sein parce que je souhaitais allaiter et s’il le prend bien. Elles aident à le positionner correctement. Elles vérifient qu’il va bien. Et comme c’était un premier, elles nous ont montré les gestes pour le changer, nettoyer son cordon ombilical, et les différentes parties de son visage (yeux et nez surtout).

On tente la mise au sein comme je souhaitais allaiter plusieurs fois plus par jour mais sans succès. Léo ne tète pas. Il ne mange pas de la journée.

Le premier jour, pour un premier enfant, il y a beaucoup d’informations. Ces gestes deviennent naturels plus tard.

Les visites commencent à 12h et se terminent à 19h pour les visiteurs autres que le papa. Le papa, lui, peut venir dès 7h du matin jusqu’à 20h, en théorie. En pratique, elles peuvent avoir une marge de tolérance. Alex a même dormi la première nuit avec moi. Bon, dire qu’il a dormi est un bien grand mot. Il a somnolé sur le fauteuil. Il est rentré les autres nuits car il avait besoin de se reposer.

Le première nuit, on a laissé Léo à la pouponnière car il avait des glaires. Il fallait le nettoyer et le surveiller régulièrement. Pour moi, c’était un soulagement que de vrais professionnels le surveillent mais ma séparation était difficile. L’auxiliaire de vie devait me le rapporter s’il réclamait à manger mais il était trop encombré pour avoir faim. Je ne l’ai pas vu de la nuit.

Les deux autres jours

A partir de là, les journées se ressemblent. On prend plus d’assurance avec le bébé mais les sage-femmes se proposent de passer dès que besoin pour m’aider à le changer si j’ai besoin, à le mettre au sein, ou pour toute question ou inquiétude. A chaque fois, elles prennent bien le temps d’expliquer et de rassurer. Elles sont supers. Alex arrive dans la matinée quand il peut. Il continue à bosser partiellement la journée. Je profite à fond de ces moments à deux! J’adore le tenir collé contre moi pour, faire du peau à peau, lui parler, le regarder. Même s’il y a toujours beaucoup de visites pour moi ou pour lui, la matinée est un moment calme que j’apprécie pleinement. Les après-midi, il y a des visites donc on a peu de temps seuls.

Les examens médicaux de bébé

  • Poids: bébé est pesé tous les jours afin de vérifier qu’il prend du poids. Après la naissance, bébé peut perdre jusqu’à 10% de son poids de naissance. Normalement, pour que vous puissiez rentrer à la maison, il doit avoir repris un peu de poids.

  • Ouïe, vue, réactions, réflexes moteurs ou tonus. Dès les premiers instants, son tonus est vérifié. On vérifié la respiration, le tonus musculaire, ses réactions aux stimulus extérieurs, sa fréquence cardiaque et la coloration de sa peau. Un test visuel et auditif est réalisé aussi dans les premiers jours.

  • Tests sanguins pour vérifier que bébé n’a pas une maladie rare.

  • Taille: le bébé est mesuré le dernier jour généralement.

Les soins de bébé

  • Changer la couche: les sages-femmes vous montrent les gestes pour habiller et déshabiller bébé et lui mettre une couche sans le tordre dans tous les sens. Elles montrent aussi les bons gestes pour nettoyer les parties intimes de son corps sans risque. En gros, nettoyer du haut vers le bas et ne jamais remonter.

  • Nettoyer le visage (oreilles, nez si encombrement, yeux): elles montrent tout ces gestes quoiqu’il arrive pour que vous soyez parés à toute éventualité. Au fond, c’est du bon sens mais quand même, ça fait du bien qu’on nous montre. En gros, nettoyer avec une compresse stérile et du sérum phy en partant du plus propre au plus sale et changer de compresse à chaque oeil. Pour le nez, placer bébé tête sur le côté pour éviter qu’il ne coule dans la gorge, presser sur le sérum phy. Pour les oreilles, pas de coton tige à l’intérieur. Elles montrent quand même comment nettoyer l’extérieur de l’oreille avec un coton tige surtout pour enlever toute trace d’humidité.

  • Nettoyer le cordon ombilical: avec une compresse stérile et de la biseptine. On enlève les traces de sang et on assèche le cordon. Il tombera de lui-même au bout d’un certain temps.

  • Premier bain et séchage: en plus d’être un moment d’échange avec bébé, c’est un moment d’apprentissage pour tout le monde. La sage-femme nous montre comment le tenir, comment le laver et surtout comment le sécher, sans faire d’oubli. L’humidité sous les plis de la peau, ou derrière l’oreille peut entraîner des petits soucis de peau à bébé.

Les examens médicaux de maman

  • Premier tour aux toilettes (petite et grosse commission.) On vous demande si vous arrivez à retenir, si vous n’avez pas trop mal, si vous faites des gros pipis.

  • Vérification des points si vous en avez. On peut faire un toucher vaginal. C’est un peu douloureux.

  • Surveillance de l’utérus (rétractation) On appuie sur votre ventre. Ce n’est pas très agréable.

  • Checking au niveau des douleurs. On vous fournit du doliprane au cas où.
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Ce que veulent vraiment les femmes qui viennent d’accoucher

Je ne suis pas toutes les femmes enceintes mais je suis certaine que vous vous reconnaîtrez dans certaines envies.

De la nourriture, plein de nourriture!! Tous ces trucs interdits pendant la grossesse, que vous ne mangiez peut-être jamais avant mais qui, tout à coup, vous ont fait saliver.

Ce qui m’a fait saliver pendant ma grossesse? En réalité, au départ, pas tant de choses. Les envies de fraise existent t-elles vraiment? J’en suis venue à me le demander. Mais une grossesse ne vaut pas une autre. J’avais certes un peu plus qu’avant envie de kiri.

Mais est arrivé le dernier trimestre de grossesse et avec, du diabète gestationnel… zut! Et avec Alex qui mangeait des M&Ms, du chocolat ou des petits gâteaux à toute heure de la journée ou de la soirée, autant vous dire, que tout ce qui était sucré me faisait saliver à mort!

En gros, voilà ce que je rêvais de manger et qui m’a fait plaisir quand j’ai enfin pu en manger.

  • Des sushis. C’est le truc salé que j’avais le plus envie de manger. Et je parle bien des vrais sushis, ceux avec le saumon cru.
  • Du chocolat! C’est ce qui m’a réellement le plus manqué. Et c’est donc ce que j’ai le plus apprécié manger ensuite. Alors oui, j’ai mangé un ou deux morceaux de chocolat noir pendant ma grossesse mais je ne pouvais vraiment pas me lâcher. Alors je me suis lâchée après.
  • Des gâteaux industriels. Oui, ceux qui sont mauvais pour la santé. Mais ça m’a fait plaisir d’en manger.

Côté alimentaire. C’est tout. Mais il y a plein d’autres choses que les femmes qui viennent d’accoucher veulent.

De la tranquillité. Si la grossesse fatigue, l’accouchement et un nouveau-né fatiguent bien plus. Ce dont j’avais vraiment besoin, c’est un peu plus de tranquillité et notamment pour faire la sieste. Mais c’est compliqué, surtout avec un premier. Avec la covid, les visites à la maternité étaient limitées à 2 visiteurs à la fois. Sauf que quand tes visiteurs en question restent 4 heures avec toi dans ta chambre… la sieste est carrément compromise! Ensuite, une fois de retour à la maison, c’est Alex qui s’est mis à inviter à tout bout de champs. Certes, ça fait plaisir de voir du monde mais il faut LI-MI-TER pour pouvoir se reposer.

Dormir, dormir, dormir. Vous allez me dire, mais elle se répète. Oui, c’est un peu vrai mais j’insiste. Ce n’est même pas un envie mais un besoin énorme. 5 mois après mon accouchement, c’est toujours ce qu’il me manque le plus, du sommeil.

Être seule avec son bébé. Oui, il y a une petite part d’égoïsme là-dedans. Peut-être que toutes les femmes ne sont pas comme ça. Peut-être que pour un second, ce sera différent. Ce dont j’avais vraiment envie, c’est être seule ou avec Alex avec mon bébé pour pouvoir profiter de lui à fond. Alors évidemment, je n’avais pas envie d’être tout le temps seule avec lui ou à trois. Ça m’a fait plaisir d’avoir des visites. Mais c’est vrai qu’on est fatigués après l’accouchement, et qu’on a souvent trop de visites. On a aussi besoin de se découvrir à trois et pour cela, on a besoin d’un peu de temps à trois. Pas toujours évident quand il y a tous les jours du monde qui passe.

De l’attention. Il se passe un phenoméne étrange lorsqu’on accouche pour la première fois, celui de l’oubli. Heureusement, pas avec tout le monde. Mais clairement, on est souvent reléguée au second plan, une fois que l’on a accouché. Il y a des personnes qui à peine rentrés dans la pièce, vont tout juste vous dire bonjour, puis ne regarder que votre bébé. Un peu d’attention envers la maman fait toujours du bien!

Un peu d’aide. C’est dans la lignée du point précédent. Un peu d’aide, pour s’occuper de l’intendance (ménage, repas). Pour s’occuper de bébé peut-être pour certaines mamans… pas pour moi en toit cas, je préfère m’en occuper moi-même.

Être rassurée, surtout par les professionnels, et le papa. Quand c’est un premier notamment, ça fait du bien qu’on nous dise que l’on fait bien, que c’est normal de ne pas savoir parfois pourquoi il pleure… Être rassurée aussi sur son corps, savoir que tout va bien, enfin, tant qu’on peut, après un accouchement.

Retrouver son corps d’avant ma grossesse. Je n’ai pas dit qu’on avait des envies réalistes.

Alors si vous passez par là et que vous faites partie de l’entourage proche d’une femme qui vient d’accoucher, demandez lui ce dont elle a besoin et prenez en compte ses désirs, ça fera déjà beaucoup!

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La boîte à papa

Parce que papa aussi mérite d’être valorisé et félicité à la naissance de son enfant.

J’ai tissé un lien indescriptible avec mon bébé pendant ma grossesse. J’ai senti le poids, les symptômes comme les nausées, la fatigue. J’ai senti ses premiers mouvements et ses premiers hoquets. J’ai communiqué avec lui en lui parlant, en caressant mon ventre. Il a entendu le moindre de mes mouvements, la moindre de mes paroles. Il a senti quand je marchais, quand je dansais, quand je me reposais. Il a goûté ce que je mangeais. Il m’a suivi partout où j’allais.

Et de temps en temps, il a entendu la voix de son papa et senti sa main qui caresse mon ventre. Et voilà, c’est tout.

Comme tous les papas, j’imagine, Alex avait plus de mal que moi à tisser ce lien. Il était surtout impatient que j’accouche pour le connaître. Moi, je le connaissais déjà.

Pour qu’Alex se sente tout de suite très impliqué dans son rôle de papa, j’ai décidé de lui préparer une boîte à papa. Je lui ai préparé des petites affaires secrètement et je le lui ai offert le lendemain de mon accouchement.

Plus exactement, je l’ai caché dans la maison et je lui ai fait un petit jeu de chaud ou froid, au téléphone pour qu’il la trouve et l’ouvre à la maison pendant que j’étais à la maternité avec Léo.

La boîte à papa

Je l’appelle boîte mais j’ai opté pour un pochon personnellement. Une jolie boîte convient parfaitement. Voilà ce que j’ai glissé à l’interieur:

  • Une petite lettre rédigée par bébé ;
  • Une plaquette de chocolat super papa ;
  • Des petits bonbons ;
  • Une tétine pour bébé ;
  • Un petit livre pour bébé.

Je n’étais pas là quand il l’a ouverte. Le but étant que l’ouverture de ses petits cadeaux marquent le coup et prolonge l’émotion de l’arrivée de bébé aussi. C’est vrai que retourner à la maison seul, alors que l’on vient d’être papa doit être étrange. Je sais qu’il a été très ému et qu’il a beaucoup aimé ses cadeaux.

Post-partum, VIE DE PARENTS

Mon corps après l’accouchement

Après 9 mois de changements hormonaux et physiques, mon corps à continué a se transformer. Même si on m’avait dit que mon corps serait différent, j’ai quand même été surprise par l’aspect de mon corps juste après avoir accouché.

Cela faisait 9 mois qu’on me disait que je n’avais pas grossi, en dehors de ma zone bidou, ce qui me flattait.

Je pense qu’inconsciemment je pensais retrouver une plus jolie silhouette.

En plus de ça, j’ai eu quelques minutes pour observer mon ventre juste après avoir accouchée, en position allongée, j’ai eu l’impression d’avoir déjà retrouvé un ventre plat. Bien que cela m’étonnait sur le coup, j’y ai cru, je suppose. Seul l’aspect de mon nombril m’avait interpellée rapidement sans trop que je m’y attarde. Quelle ne fut donc pas ma surprise quand j’ai vu mon bidou dans le miroir le lendemain matin de l’accouchement.

Le matin du 5 juillet, je passe aux toilettes sous la supervision d’une sage-femme, j’en profite brièvement pour observer ma silhouette. Je soulève mon tee-shirt. En réalité, je n’ai même pas besoin de le soulever pour me rendre compte que j’ai toujours un gros ventre. Seulement, adieux les jolis arrondis! Comment je décrirais mon ventre à ce moment-là?

disgracieux, flasque, gros, proéminant, moche, laid, affreux, dégoûtant, bizarre, mou, affreux, étrange, vide…

Vide. Oui, c’est le mot le plus exact. Vide. Vide car c’est la réalité. C’est un ventre vidé. Vide car c’est la sensation qu’il me reste à ce moment-là. Une sensation qu’il manque quelque chose. Ca m’a d’ailleurs pris un peu de temps avant de vraiment réaliser qu’il n’y avait plus de bébé à cet endroit là. C’est à chaque fois que je touchais cette zone, que je caressais machinalement, que je réalisais ce vide.

Et c’est là que j’ai fait le tour de ma valise pour trouver un t-shirt le plus laaaaaarge possible et que j’ai finalement envoyé mes parents m’en acheter. Ce surplus de ventre flasque était vraiment disgracieux. En réalité, c’est mon utérus qui après avoir accueilli Léo, avait besoin de temps pour retrouver sa taille d’origine. Ça a donc pris une quinzaine de jours pour diminuer de façon à ce que je puisse porter certains de mes tee-shirts sans que ce soit trop visible.

Je me suis sentie un peu plus gracieuse quand j’ai enfin pu dissimuler ce surplus aux yeux des autres au moins. Je n’étais pas très à l’aise devant Alex.

4 mois après mon accouchement, mon ventre est toujours plus gros qu’avant. Il a un aspect continuellement gonflé. Mais il n’est plus disgracieux et surtout flasque. Je trouve, que mon nombril commence à redevenir joli. Juste après l’accouchement, il avait un aspect plus aplati, plus étalé. En dehors de ça, j’ai plutôt de la chance. Pas de vergetures mais j’avais utilisé huile et crème anti-vergetures dès le début de ma grossesse et tout au long. Une légère ligne brune . Mais qui est à peine visible.

4 mois après mon accouchement, il est grand temps de me lancer dans des exercices pour tonifier tout ça! Je n’ai pas terminé la rééducation de mon périnée. Une fois terminée, j’enchainerai sur de la rééducation abdominale. Comme pour les séances de rééducation périnéale, les séances de rééducation abdominale sont entièrement remboursées par l’assurance maladie, alors pourquoi s’en priver? Bon, encore faut-il qu’elles vous soient prescrites. Le soucis c’est que souvent, on ne sait même pas qu’on y a droit.

Et encore faut-il arriver à trouver le temps!