Education, QUOTIDIEN

Ce n’est pas parce que je suis une fille que…

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je ne sais pas faire certaines choses.

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je ne suis pas capable.

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je ne suis pas forte.

Ce n’est pas parce que je suis un fille que je n’aime pas.

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je dois.

Courir plus vite que toute la classe, me salir, jouer dans la boue, écrire maladroitement, faire des cabanes, jouer aux poupées, jouer aux voitures, jouer à la guerre, m’intéresser à la mécanique, lire des histoires qui font peur, avoir des copains, faire un bras de fer, porter des choses, ouvrir un bocal, marcher tôt ou tard, jouer aux legos, être forte en maths, me dépasser, te battre en sport, rêver d’un avenir brillant, porter un short et des baskets, porter une robe et grimper aux arbres, regarder Dragon Ball Z, regarder des dessins animés de princesse, me déguiser en super héro, être souillon, ne pas avoir froid aux yeux, faire attention à ce que je mange, manger n’importe quoi, sauter dans les flaques, être douce et puis non, être polie, peut-être, passer du temps à me coiffer, avoir les cheveux courts, ne pas avoir besoin d’être sauvée…

Être une fille, ce n’est pas naître avec plus de limites que les garçons. Être une fille, ça ne devrait pas être un obstacle. Être une fille, ça ne devrait pas être un fardeau. Ça ne devrait pas être dangereux.

Être une fille devrait être une chance.

Une fille ne devrait pas entendre certaines choses qui la prédestinent à devenir une enfant sage, surtout qui n’exprime pas trop ce qu’elle pense, qui ne pense pas trop d’ailleurs. Tout ce qui la prédestine à être une adulte sage, qui ne fait pas d’émoi quand une injustice lui tombe dessus, quand on lui demande de debarrasser la table alors que son frère ne fait rien, ou quand on la paie moins que son collègue pour le même travail. Car elle n’a même pas conscience de ces injustices. Car elle ne veut pas faire de vagues. Car elle fait avec. Car elle n’en a pas la force.

Apprenons à nos filles à exprimer leurs désirs, leurs besoins, leurs peurs, leurs malheurs. Apprenons à nos filles à montrer qui elles sont, à taper du poing sur la table, à occuper le devant de la scène, à ne pas craindre de se faire remarquer, à ne pas craindre d’être le centre de l’attention, à ne pas craindre de monopoliser la parole.

Donnons leur la force d’être elles-mêmes. Montrons leur la voie vers la liberté d’expression. Disons-leur qu’elles n’ont pas à être des petites filles sages, polies qu’on ne remarque pas. Disons-leur qu’elles ont raison de s’exprimer, de prendre leur place. Disons-leur que la cour de récréation n’est pas réservée aux garçons. Qu’elles n’ont pas à jouer uniquement dans les coins de la cour. Qu’elles peuvent jouer au centre de cette cour, qui n’est pas réservé aux garçons. Que le terrain de foot leur est ouvert, si elles le souhaitent. Montrons-leur, qu’elles peuvent jouer aussi bien que les garçons. Qu’elles peuvent être meilleures.

Un vent de confiance puissant doit souffler sur nos filles. Ce vent vient de notre éducation. Il ne viendra pas de notre société. Ou peut-être quand elles seront plus âgées. Ce vent doit combattre tout un tas de clichés sociaux, familiaux. Il doit vaincre les stéreotypes sociétaux. Et ce n’est pas chose simple. Alors, courage, jeunes parents. Prenez le temps de réfléchir quand vous faites une remarque, quand vous dites des encouragements, quand vous emmenez votre enfant dans un magasin. Ce que vous dites à votre fille, le diriez-vous à votre fils? Si votre enfant, souhaite jouer à un jeu typé garçon, à qui cela pose t-il problème? A vous? A votre entourage? A votre enfant?

Soyez l’adulte qui ne met pas des barrières en fonction du sexe de votre enfant. Soyez ouverts d’esprit. Montrez à votre enfant qu’il y a des portes. Qu’elle peut choisir un chemin ou un autre. Montrez l’exemple en tant que parents. Montrez que papa comme maman sont libres et égaux.

Je ne suis pas naïve. Je sais que les hommes et les femmes ne sont pas tout à fait égaux sur tout car nous sommes différents. Néanmoins, la différence doit être une force pour chacun et non au détriment de certains ou certaines.

QUOTIDIEN, Sommeil

Le sommeil de 6 mois à 6 ans

Je vous l’avais dit, après 6 mois, et tous ces périples, l’aventure… continue!

Pour débuter, si ce n’est pas déjà fait, rendez- vous sur l’article portant sur le sommeil de la naissance à 6 mois, là. Sa lecture vous permettra de mieux comprendre ce qui suit.

Les informations de cet article sont de source scientifique. J’ai appris beaucoup en lisant Dormir sans larmes du Dr Rosa Jové. Je vous en conseille la lecture, si comme pour moi, le sommeil de votre bébé vous questionne.

De 6 à 9 mois:

Entre 6, 7 mois bébé a acquis toutes les phases de sommeil d’un adulte. Il a donc toujours un sommeil polyphasique.

Mais son sommeil est toujours instable. Ça lui fait beaucoup de changements, à assimiler en peu de temps. Il doit encore apprendre à se réendormir seul entre chaque phase car il y a des micro-réveils entre ces phases. Et, c’est normal. Nous-mêmes adultes, faisons toujours ces micro-réveils mais nous savons nous réendormir seuls et ne remarquons même plus que nous en faisons dans la nuit.

Bébé dort en moyenne entre 11 et 14 heures réparties sur la nuit et 2 siestes. Mais il n’y pas d’obligation à respecter ce schéma à la lettre.

Sommeil cicardien toujours. Ça ne se perd pas! Il dort bien plus la nuit que le jour.

Entre 8 mois et 2 ans:

On entre dans une phase de maturation qui va durer jusqu’à ses 6 ans. Les bases sont toutes acquises. Les changements porteront sur le nombre d’heures de sommeil, et la répartition de ces heures.

La durée de sommeil va peu à peu dominuer: entre 10 et 13 heures jusqu’à 18 mois, plus que 8 à 11 heures de 4 à 6 ans.

Des facteurs qui peuvent jouer sur le sommeil car ce sont des changements importants dans la vie de bébé: la diversification, l’angoisse de la séparation, les dents, la marche. L’enfant peut donc redouter le moment où il devra aller dormir, avoir de l’anxiété, craindre la séparation. Il peut avoir un sommeil agité en raison de toutes ces nouvelles découvertes qu’il fait le jour: cauchemars.

Il peut y avoir des réveils nocturnes. Le sommeil à cet âge reste fragile.

Entre 3 et 6 ans:

Les réveils deviennent rares surtout si l’enfant a été rassuré.

Vers 3-4 ans, l’enfant peut ne plus avoir besoin de sieste.

Il peut demander des choses pour calmer ses peurs: une histoire, un câlin, une chanson… C’est le cas des enfants qui dorment seuls. Les enfants qui dorment avec leurs parents ont bien moins d’angoisse.

Vers 5-6 ans, l’enfant acquiert un sommeil proche de l’adulte: il dort la nuit pendant 8 à 10 heures environ, pas de sieste nécessaire d’ordinaire. Il peut y avoir des réveils mais généralement, il n’y en a plus.

On estime que devenir parents, c’est perdre 6 ans de sommeil. Mais, c’est aussi gagner toute une vie d’amour.

Pour bien plus de détails et si le sommeil de votre enfant vous pose toujours question: Dormir sans larmes, De Rosa Jové.

QUOTIDIEN, Sommeil

Le sommeil de 0 à 6 mois

Petit article pour remettre les pendules à l’heure. A l’heure des bébé et non les nôtres, à nous adultes. Et justement, c’est ça qui pose problème très souvent. Un bébé, ça ne dort pas comme un adulte. Ce n’est pas que les bébé ne savent pas dormir. Ils dorment très vite. Parfois, ils dorment même pendant l’accouchement. Ils dorment déjà pendant leur in utero. C’est bien que leur sommeil est différent. Et pour qu’ils aient un sommeil équivalent à celui des adultes, cela va prendre… 6 ans! Voilà pourquoi on dit que les parents perdent 6 ans de sommeil quand ils ont un enfant.

Bon, tout ça, c’est bien beau. Mais ils dorment comment alors les bébés? Non, parce qu’on aimerait tous qu’ils dorment à 20h et ne se réveillent pas trop tôt. Et qu’ils fassent de longues siestes pour qu’on ait le temps de faire tout ce qu’on a à faire dans notre vie d’adulte. Mais, c’est ça le hic, notre société n’est pas faite pour nous aider à élever nos enfants. Notre vie, notre travail ne concordent pas avec leurs besoins.

Pendant des mois, j’ai essayé d’endormir mon fils sans pleurs, sans comprendre pourquoi il pleurait certaines fois, de nombreuses fois, presque tout le temps au départ. Il y a de nombreuses raisons à cela. Mais, aujourd’hui, j’ai enfin compris certaines choses. D’abord, oui, les bébés ne dorment pas comme nous. Et on aura beau les laisser pleurer pendant des heures, ils s’endormiront, quand ce sera leur heure. L’heure où ils ont sommeil et non pas à l’heure à laquelle on a décidé qu’ils devaient dormir parce que ça nous arrange.

Ce qui m’a vraiment aidé à comprendre quand coucher mon bébé et pourquoi il se réveillait, pourquoi il pleurait au moment du coucher, c’est la lecture de Dormir sans larmes de Dr Rosa Jové. Dans son livre, on ne trouve pas de solution miracle, mais on comprend enfin comment fonctionne le sommeil des bébés. Et enfin, je sais mieux comment agir, réagir.

Le sommeil de 0 à 3 mois

Bébé sait déjà dormir. Il dort la majorité du temps. Mais bébé doit manger régulièrement et très souvent. Il fait donc de petites siestes et se réveille pour manger. Ce sont des besoins primaires. Et ça, même la nuit. Pourquoi n’aurait-il plus besoin de manger la nuit? Il y a un risque d’hypoglycémie pour lui, s’il ne mange pas très souvent.

Il dort entre 12 et 16 heures généralement réparties en petites siestes jour et nuit.

A cet âge, le sommeil des bébés est biphasique. Un sommeil en 2 phases: sommeil actif et sommeil lent, d’une durée de 50 à 60 minutes.

Son sommeil est ultradien: ça veut dire qu’il ne fait pas la différence entre le jour et la nuit.

Il s’endort directement en phase paradoxale, sommeil lent. La phase des rêves et des cauchemars. Cette phase permet de réorganiser le cerveau la mémoire, les apprentissages. Et c’est exactement ce dont il a besoin quand il dort, surtout qu’il ne dort que sur de courtes durées.

A retenir: en gros, de 0 à 3 mois, bébé ne fait que des siestes courtes, a besoin de manger très fréquemment, et a un rythme chaotique, imprévisible.

Le sommeil de 3 à 6 mois

Après 3 mois, le sommeil de bébé change. Il commence à prendre un rythme et à dormir plus la nuit que le jour. Bonne nouvelle! Il a un sommeil cicardien.

Il dort un peu moins longtemps. Généralement, entre 10 et 15 heures.

Il acquiert de nouvelles phases de sommeil et a un sommeil plus léger par contre. Ça fait partie de l’évolution de son sommeil.

Il ne s’endort plus en sommeil paradoxal. Il s’endort en phase de sommeil léger avant d’atteindre un sommeil plus profond.

Il a un sommeil polyphasique: vers 6-7 mois, il a acquis presque toutes les phases du sommeil de l’adulte. Mais ça ne veut pas dire qu’il dort comme un adulte! Les micro réveils entre différentes phases de sommeil sont toujours très fréquents seulement, il ne sait pas toujours comment se rendormir seul entre les différentes phases de sommeil.

Il a un sommeil instable. Il doit s’adapter sans cesse à ces nouvelles phases de sommeil et se réveille encore de nombreuses fois. Il est en transition. A sa naissance, il ne connaissait que 2 phases de sommeil: lent ou paradoxal et actif. Il en a acquis désormais 4 de plus. Il a besoin de temps pour apprendre à enchaîner ces phases et à se rendormir. Donc il arrive qu’il se réveille totalement au milieu de la nuit, et mette une heure ou que sais-je encore, avant de se réendormir.

A retenir: de 3 à 6 mois, bébé acquiert 4 nouvelles phases de sommeil ce qui peut perturber son sommeil (réveils, endormissement), il est en phase d’apprentissage pour le réendormissement entre chaque phase.

Pour en apprendre bien plus, je vous conseille vraiment la lecture du livre du docteur Rosa Jové qui explique tout dans le détail et s’appuie sur des exemples pratiques. Vraiment une perle ce livre!

Évidement, pas de mensonge entre nous. Ce n’est pas juste en lisant un livre que votre bébé va se mettre à s’endormir sans jamais pleurer, à l’heure qui vous arrange et ne plus se réveiller durant la nuit. Mais je sais enfin, pourquoi. Je ne me remets plus en question. Je comprends son sommeil et je peux agir avec encore plus de bienveillance.

Pour conclure? Bon courage! C’est pas fini ensuite. Je vous prépare la suite sur le sommeil après 6 mois.

Sources: Dormir sans larmes, De Rosa Jové.

Education, QUOTIDIEN

Rendre son enfant heureux

C’est ce que veulent tous les parents. Ils veulent le bonheur de leur enfant. Et parfois, même trop souvent ils se mettent trop de pression pour y arriver et font l’inverse de ce qu’il faudrait. Dans cet article, je vais vous donner quelques astuces pour cultiver le bonheur. Rien d’extraordinaire. Je ne suis pas le petit genie sorti d’une lampe magique. Je vous donne des points basiques, simples comme une piqûre de rappel. Parfois, on a besoin de prendre ce temps pour soi, pour réfléchir et se rappeler à l’essentiel.

Premier état des lieux, etes-vous heureux? Des parents heureux vont plus facilement rendre leur enfant heureux. On sait que les parents ne sont pas le seul facteur entrant en compte, mais ils sont le ciment. Et on sait aussi que les enfants sont des éponges. Ils absorbent les émotions, les bonnes comme les mauvaises.

La solution, c’est donc de cultiver le bonheur pour soi-même et pour tout le reste de la famille. Et pour cela, il y a des choses simples, évidentes.

Souriez à la vie.

Facile à dire. Parfois, on se laisse envahir par des émotions négatives qu’on accumule au fil de la journée. Quand on retrouve nos enfants, on est fatigués et pas toujours très disposés à exprimer des émotions positives. Et souvent, nos enfants font de même. Ils accumulent des tensions et les font ressortir le soir. Bref, la soirée est sous tension! On attend l’instant où ça va péter! Pas simple de sortir de ce cercle vicieux. Vous savez quoi? Je n’ai pas de solution miracle? Comme je l’ai dit, je ne suis pas un génie et je n’exauce pas les voeux. Tout ce que je peux vous dire c’est, autant de fois que possible, prenez du recul sur ce qui se passe dans votre maison. Soufflez un coup et profitez de la vie et de ses bonheurs simples. De temps en temps, laissez-vous aller! Profitez de ces moments en famille du mieux que vous pouvez. Jouez, riez, souriez au quotidien. Vivez heureux. Montrez votre joie autant que possible. Je sais bien que ce n’est pas possible tout le temps. La majorité du temps, par contre, me semble l’idéal pour vous et votre famille. Tout le monde ressentira votre joie. L’émotion est communicative.

Alors, allez-y! Exprimez votre joie! Dansez, chantez, riez!

Déculpabilisez votre enfant

Quand vous êtes triste, malheureux, en colère, pour une raison extérieure à votre enfant, faites-lui clairement savoir qu’il n’y est pour rien. Dites-moi avec des mots ce que vous ressentez et expliquez-lui que ce n’est pas de sa faute. Les enfants ont besoin que les adultes soient clairs avec eux. Ils peuvent penser, si vous vous énervez pour rien, si vous pleurez, qu’ils sont responsables de votre colère ou de votre peine. Ils feront tout alors pour vous faire sourire ou rire. Mais au fond d’eux, ils se sentiront coupables. Ils prendront alors en charge vos émotions négatives, surtout si elles durent, mettront les leur de côté. Ils vous aiment et ont besoin de vous. Ils sont alors capables d’effacer leur personnalité pour apaiser vos peines. Le cas est flagrant dans des familles d’enfants maltraités. Des enfants qui aiment leurs parents et préfèrent souvent une vie de maltraitance à une vie sans parents. Ils vont donc effacer leurs besoins de bienveillance et de bien-traitance.

Réconciliez-vous avec votre âme d’enfant

En tant que parents, nous reproduisons souvent ce que nous avons connu. Heureusement, la plupart du temps, dans tout ce que nous avons connu, la majorité est très bien. Toutefois, est-ce que La parentalité n’est pas le moment de faire mieux? De ne garder que le meilleur?

Fermez les yeux. Et visualisez un moment heureux de votre enfance. Prenez le temps de voir le lieu, les détails, les visages, les expressions. Essayez de retrouver l’émotion de ce moment. Inspirez-vous de ce moment pour revivre des moments similaires, mais quoique légèrement différents, avec vos enfants.

Prenez de la légèreté. Pour retrouver son âme d’enfant, il faut parfois mettre de côté les diktats de la société. Un papa et une maman, ça doit faire comme si, comme ça… Honnêtement, les attendus sont parfois lourds. Soyez le parent qui innove, le parent qui se lâche parfois, qui fait des bêtises avec ses enfants, et qui n’en fait qu’à sa tête. Évidemment, vous aurez toujours votre ligne de conduite. Pensez à ce que vous rêviez de faire quand vous étiez enfant. Vous rêviez de sauter sur le lit? Votre enfant le fait? Je ne dis qu’il ne faut rien dire. Mais pourquoi pas se lâcher pour une fois? Votre enfant peut tout à fait comprendre que c’est exceptionnel et il en gardera un souvenir merveilleux! Si vous saviez le nombre de batailles de peluches qui me reste en souvenir. Et pourtant, on avait pas le droit.

Exprimez-vous

Finalement, ce dernier point est le résumé de tous les autres points. Exprimez vos émotions. Dites à votre enfant combien vous l’aimez et montrez-lui. Faites lui des câlins, des bisous s’il les accepte. Et s’il n’en veut pas, dites-lui que vous aimeriez en recevoir de sa part et lui en donner mais respectez son choix. Il entendra votre émotion et saura qu’il est aimé. C’est essentiel.

VIE DE PARENTS, QUOTIDIEN, Humeurs de parents, Education

Ne me regarde pas

Ne me regarde pas comme si c’était facile. Comme si c’était facile d’être parent. Comme si c’était facile de comprendre un bébé qui pleure. Comme si c’était facile de gérer les émotions d’un enfant. Comme si c’était facile d’avoir tous les regards sur soi quand mon enfant pleure. Comme si c’était facile d’entendre des conseils. Et de les appliquer si je décide de les suivre. Ou de faire le choix conscient de ne pas les appliquer et de l’assumer.

Ne me regarde pas comme si j’étais une maman imparfaite. Je sais que je le suis. Je sais que je fais de mon mieux. Je sais que mon mieux ne te semble pas suffisant. Je sais que de mon mieux n’est pas ce qui te semble le mieux peut-être. Mais est-ce à toi d’en décider? Est-ce à toi d’en juger? Fais-tu partie d’une espèce exceptionnelle qui a les réponses à tout?

Ne me regarde pas comme si j’avais tord. Comme si j’avais tord dans mes choix, dans mes actes. Comme si j’avais tord de le porter, de le bercer. Comme si j’avais tord d’écouter ses pleurs. Comme si j’avais tord de faire différemment de toi.

Ne me regarde pas comme si tu savais mieux que tous les autres. Comme si toi, tu saurais mieux faire. Comme si, toi, ça ne t’étais jamais arrivé d’avoir de la difficulté avec un bébé ou un enfant.

Ne me regarde pas comme si je l’avais choisi ou mérité. Comme si parce que j’ai fait un enfant, je ne dois pas me plaindre. Comme si je ne devais rien dire, face à la difficulté.

A toi la maman, le papa, la future maman, le futur papa, ou même à toi qui n’es pas parent. Ne me regarde pas comme si je faisais mal. Laisse-moi gérer, apprendre, faire des erreurs, choisir. Être parent ne s’apprend pas dans les livres. Être parent s’apprend à la dure, au quotidien, à chaque instant. Être parent est un défi, le plus grand des défis de ma vie, certainement. Chaque jour, je gravis cette montagne. Chaque jour, j’ajoute ma pierre à l’édifice qui construit sûrement, mais lentement, cette relation avec mon fils. Chaque jour, il grandit et il forge son caractère avec moi.

Je sais que chaque parent est unique comme chaque être l’est. Chaque enfant est unique. Laisse-nous la chance d’être uniques, nous aussi. Laisse-nous être nous-mêmes.

Peu importe ton regard. Au fond, je ferai ce qui me semble juste et bon pour mon enfant. Seulement, tu le sais sûrement, être parent est difficile, alors ne me rajoute pas ton regard inquisiteur.

diversification alimentaire
Diversification alimentaire, QUOTIDIEN

GAG, fausse route, étouffement: les bons reflexes

Cet article est informatif et basé sur le travail de nutritionnistes. Toutefois, il est fortement conseillé de se former aux premiers secours.

Je vous ai déjà parlé du réflexe GAG? Oui. Mais je ne vous ai pas parlé du reste et surtout des bonnes réactions à avoir selon la situation. Je vous explique les différences entre réflexe GAG, fausse route, étouffement et les réactions préconisées.

Comme tous les parents, j’ai peur de l’étouffement. J’ai peur que mon fils avale de travers et qu’il s’étouffe. J’ai peur de ne pas savoir quoi faire. J’ai peur de qu’il pourrait se passer.

J’ai lu. J’ai cherché des réponses. Je me suis renseignée. J’ai demandé à mon médecin. Évidement, savoir ce qu’il faut faire et le faire sont deux choses différentes. Évidemment, le savoir n’ôte pas toutes mes craintes. Évidemment, il y aura toujours une petite crainte.

Mais il faut savoir car ça me rassure et surtout, en cas de problème, ce sera primordial d’avoir ces connaissances.

Lire, c’est bien. Mais suivre une formation de premier secours, c’est mieux. Ce qui est encore mieux, c’est de pratiquer les gestes avec un poupée, une peluche de temps en temps pour s’assurer qu’on se souvient toujours après la formation.

Le réflexe GAG, rappel:

  • C’est un réflexe vomitif;
  • Symptômes: toux, hauts le coeur, vomissements parfois;
  • Il s’active dès que bébé met un aliment vers l’entrée de la bouche; Les aliments de grosse taille sont repoussés vers l’avant afin d’être à nouveau mâchés.

La fausse route:

  • Obstruction partielle des voies respiratoires. L’aliment est rapidement renvoyé dans les voies digestives;
  • Elle se produit quand un aliment arrive vers l’entrée des voies respiratoires;
  • Bébé a des réflexes naturels pour repousser l’aliment: il tousse ou éternue;
  • Les réflexes naturels sont plus efficaces qu’une manoeuvre faite pas un tiers.

L’étouffement:

  • Obstruction complète des voies respiratoires provoquant l’asphyxie;
  • Symptômes: toux faible et inefficace, sons aigus, puis incapacité à produire des sons, à pleurer, peau bleutée, difficultés à respirer, côtes tirées vers l’extérieur, perte de conscience si le blocage n’est pas dégagé.

Quels réflexes avoir dans ces trois situations?

En cas de réflexe GAG:

  • Surtout ne pas paniquer. Ça pourrait aggraver la situation alors que bébé peut et doit gérer seul;
  • Laisser le bébé gérer seul. Votre intervention pourrait l’empêcher d’utiliser son réflexe correctement et entraîner une obstruction partielle ou complète des voies respiratoires;
  • Être attentif, surveiller le bébé.

En cas de fausse route:

  • Laisser le nourrisson dans sa chaise haute. La position assise va l’aider à recracher le morceau, surtout s’il peut se pencher en avant;
  • Tant que le bébé émet des sons, le laisser gérer;
  • Montrer au bébé comment tousser, l’encourager;
  • Rester calme;
  • Être prêt à intervenir si nécessaire.

En cas d’étouffement:

  • Pratiquer les manoeuvres adaptées à l’âge du nourrisson pour déloger l’aliment;
  • La manoeuvre de Heimlich ne se pratique qu’à partir de 1 an.

Les manoeuvres pour bébé de moins de 1 an:

On trouve plusieurs vidéos expliquant les bons gestes. Elles ne remplacent pas une formation aux premiers secours.

En voici une: Les gestes en cas d’étouffement

La manoeuvre de Heimlich pour bébé de plus de 1 an:

Manoeuvre pour enfant

Formation premier secours: La croix Rouge

Sources de l’article: Petites mains, grandes assiettes, la diversification alimentaire menée par l’enfant, Annie Talbot, Evelyne Bergevin, Marie-Ève Richard, toutes 3 diététistes et nutritionnistes.

Diversification alimentaire, QUOTIDIEN

La chandeleur, avec bébé.

Il pleut dehors. Non, que dis-je! Il tombe des torrents d’eau. Un beau temps de chien. Un temps à rester chez soi, devant le poêle, devant une série. Un temps à partager des crêpes aussi! Ça tombe bien, c’est au programme. Je vous partage ma recette de crêpes pour bébé en DME ou pour des plus grands.

Comme je l’ai déjà dit, Léo pratique la DME *diversification menée par l’enfant. Alors, les crêpes, c’est possible. Un petit peu en tout cas. Il faut avoir testé les allergènes avant, notamment l’oeuf.

Rappel sur la DME:

On saute l’étape des purées. On donne des morceaux. Bébé apprend alors à mâcher dès le départ. Pas avant 6 mois. Quand il peut se tenir assis. Quand les aliments l’intéressent aussi.


La recette

Ingrédents: une poignée de fruits frais ou surgelés, 100g de farine, 1 oeuf, 1 petite pincée de sel, 250mL de lait infantile, 2c.à soupe d’huile végétale, 1e petite pomme.

Ustensiles: 1 saladier, 1e spatule en bois, 1 robot ou 1 batteur.

  • Dans un saladier, mélangez la farine, l’oeuf, le sel et le lait. Ajoutez l’huile, mélangez. Laissez reposer une heure au réfrigérateur.

  • Lavez, pelez, et épépinez la pomme. Coupez-la en dés, et faites cuire 6 minutes à la vapeur. Mixez avec le fruit choisi.

Il ne reste plus qu’à cuire les crêpes. Et les manger!

Education, QUOTIDIEN

Sage comme une image

Sage comme une image.

Silencieux.

Émotion censurée, tue, tenue, oubliée, enfouie, cachée, maintenue, éteinte.

Avoir un enfant sage comme une image, est-ce réellement une fierté pour les parents? Est-ce quelque chose dont on doit se vanter? Est-ce mieux qu’un enfant qui exprime ses émotions plus intensément?

Tout parent se réjouit d’avoir un enfant sage. La sagesse évite bien des conflits, des difficultés aux parents.

Un enfant sage n’est pas un enfant qui sait contenir ses émotions fortes comme la colère, la peur, la joie également. Car son cerveau n’en a aps encore les capacités. C’est un enfant qui a appris à ne plus ressentir les émotions qui gênent pour mieux plaire a ses parents. Un enfant qui ne ferait pas de bêtises, pas de « caprices ». Un enfant qui obéit sans poser de questions car il a compris que la colère n’est pas une émotion convenable en société.

Dit comme ça, on pourrait se dire qu’en tant que parents, c’est un avantage. Pas de caprice. Pas de honte pour les parents. Pas de crises. Pas de pleurs. Pas d’énervement. Une petite vie pépère qui continue comme elle avait commencé avant les enfants.

Réprimer ses émotions, qu’est-ce que ça nous apporte?

Nous, en tant qu’adulte, qu’est-ce que ça nous apporte ? Quelque chose nous met en colère, on le garde pour nous. On n’explose pas. On ne crie pas. On ne s’énerve pas. On enfouit la colère en nous mais on a pas le droit de l’exprimer.

Qu’est-ce qu’on veut apprendre à nos enfants? A ne pas ressentir, à bannir certaines émotions comme la colère? Pourquoi avoir le droit d’exprimer la joie et diaboliser la colère? Oui, c’est gênant, la colère. C’est gênant à la maison. C’est gênant au supermarché. La colère, ça ne s’exprime pas sans se faire remarquer. Ça ne s’exprime pas en quelques secondes, et c’est fini.

Alors, votre enfant se met en colère, pique une crise à la maison ou dans un espace public ou fait une bêtise ? Je ne dis pas qu’il faut laisser passer. Mais il faut écouter sa colère et chercher son origine. La colère, les émotions doivent être exprimées. Et non refoulées. Alors, pas de honte. Fichez vous du regard extérieur. Vous, vous savez ce que vous faites et pourquoi vous le faites.

Avoir un enfant sage comme une image n’est pas votre objectif. Votre objectif est d’apprendre à votre enfant à ressentir, et à exprimer ses émotions et ensuite, de l’aider à surmonter. Car c’est normal. Car il n’y a pas de honte à ressentir.

Car, oui, c’est vrai les enfants sont submergées par leurs émotions, et qu’ils ont besoin d’aide pour les comprendre. Comprendre c’est un pas vers la maîtrise de soi. Réprimer, interdire l’émotion en la grondant, en ne l’écoutant pas, en l’envoyant dans sa chambre pour ne pas la voir, c’est dire à l’enfant que son émotion n’a pas d’importance, ou qu’elle dérange. Il apprendra alors à ne plus ressentir pour vous convenir.

Le cerveau de l’adulte, étant mature, est capable de gérer seul l’émotion. Mais l’enfant, a un cerveau en cours de construction qui n’est pas encore capable de secondariser l’émotion, de la comprendre et de la mettre en mot.

A toi, la maman qui a honte de voir ton enfant se mettre en colère, n’aie plus honte. Sois heureuse que ton enfant te fasse encore assez confiance pour oser t’exprimer ses émotions. Je ne dis qu’il faut tout laisser faire. A toi de ne pas minimiser ses sentiments. A toi de l’aider à traverser cette tempête. A toi de décoder son message. Apprends-lui que c’est normal de ressentir. Apprends lui que, derrière l’immensité des vagues, tu es là pour le guider.

Inspiration: Au coeur des émotions de l’enfant, Isabelle Filiozat.

Education, QUOTIDIEN

L’éducation d’hier à aujourd’hui

Fouet, martinet, enfermement, placard, alcool, sirop pour la toux, châtiments corporels, sangles, laisse, privations alimentaires… toutes ces choses ne vous font pas ou plus penser à un enfant. Et pourtant, ces pratiques, qui aujourd’hui peuvent choquer, ont bel et bien existées. Non seulement, ces pratiques existaient mais en plus, elles rentraient dans les moeurs, dans la normalité.

C’était normal de sangler son enfant à son lit pour qu’il ne nous réveille pas trop tôt. C’était normal de battre son enfant parce qu’il avait fait une bêtise. C’était normal de le priver de repas en punition. C’était normal de l’attacher avec une laisse pour ne pas qu’il s’échappe. C’était normal de mettre un peu d’alcool dans son biberon pour qu’il dorme…

L’enfant était un petit démon qu’il fallait punir pour qu’il apprenne. Il fallait qu’il se plie à nos exigences d’adultes. L’enfant était un être inférieur et incompétent. L’enfant et ses émotions étaient secondaires, sans importance, encombrants même peut-être.

Ce qui importait, était qu’il ne dérange pas notre quotidien. Que l’adulte puisse faire sa journée et sa nuit, comme avant qu’il ne soit là.

On pensait aussi que c’était la seule manière acceptable de lui faire comprendre ce qu’on exigeait de lui. Nos exigences et nos attentes ne correspondaient en rien à leur âge ou à leurs émotions. Mais on ne se posait pas la question. Tout le monde faisait ainsi. C’était normal.

Notre vision de l’enfant, notre vision de l’éducation ont évolué. Dans notre société actuelle, ce qui est important pour réussir (Je n’aime pas ce terme mais je n’arrive pas à trouver le mot), c’est l’estime de soi et l’autonomie.

Je pense que c’est en leur donnant confiance en eux, que nos enfants pourront réaliser les possibles, concrétiser leurs projets, avoir le courage de se lancer, oser se construire comme ils le souhaitent.

L’éducation d’aujourd’hui se veut bienveillante. Bienveillante mais pas permissive. Aujourd’hui, on traite l’enfant comme ce qu’il est, une personne.

On se doit de comprendre ses actes et ses mots. On se doit, en tant que parents, de respecter notre enfant, ses émotions, ses peurs, ses manières d’exprimer ce qu’il n’arrive pas à mettre en mot, à contrôler, à réprimer. Car si l’enfant est une personne, il n’est pas un adulte. Il a des émotions mais n’a pas la capacité, comme les adultes de contrôler ses émotions. Il est dans l’immédiateté.

Depuis toujours, on demande, on exige que l’enfant s’adapte à nos envies d’adultes. Aujourd’hui, c’est à nous de faire notre part, de raisonner différemment. De se mettre à la place de notre bébé ou de notre enfant, de comprendre sa demande, et de l’aider en apportant une réponse.

Avant de dire non à une demande, avant de cataloguer notre enfant, avant de se fâcher, essayons d’abord de comprendre ce qui motive ses actes. Punir n’empêchera pas la récidive. Mais trouver la source du problème est un pas vers la résolution.

C’est à notre tour, nous les adultes, de nous élever à hauteur d’enfants. Et si c’est une tâche complexe, un défi de chaque instant, un effort parfois exténuant, c’est aussi le gage d’une relation construite sur l’amour, la confiance et la responsabilité des parents et des enfants.

Inspiré du livre d’Isabelle Filiozat, Au coeur de nos émotions.

QUOTIDIEN, Soins

Équipement pour bébé

Des couches et puis voilà? Laissez-moi rire jaune un petit coup.

Si vous avez des enfants, vous savez que la taille ne prédit rien de la place qu’il vous faudra pour accueillir TOUT ce qu’il faut pour s’occuper de bébé, une fois qu’il est là… ou dès que vous partez faire une course, même rapide, vous promener, en weekend. En weekend? Oui, vous avez osé déménager votre maison pour partir une nuit ailleurs. Je vous fais la liste de ce qu’on utilise depuis 6 mois pour Léo.

Vous aussi, on vous a dit qu’il n’y avait pas besoin de grand chose au départ? Un lit pour dormir, les produits pour le change, le matériel pour le nourrir et des vêtements? C’est vrai que l’on peut faire au minimum avec tout ça. Mais en grandissant, il va quand même falloir étoffer vos fournitures pour bébé.

Je vous notre liste. On a plus que l’essentiel. On nous a même prête tout un tas de choses.

Le dodo

  • Un lit cododo;
  • Un lit évolutif;
  • Des housses de matelas;
  • Au moins 3 gigoteuses 0 à 6 mois, à changer ensuite.

Le change

  • Table à langer avec matelas et housses;
  • Liniment;
  • Crèmes pour le visage;
  • Crèmes pour le corps;
  • Crème pour érythème fessier;
  • Couches jetables;
  • Cotons lavables et/ou jetables si tous les lavables sont au sale;
  • Une poubelle classique.

Le bain

  • Baignoire sur pied;
  • Transat de bain;
  • Capes de bain;
  • Cotons tiges;
  • Savon pour bébé.

Autres soins

  • Sérum phy;
  • Biseptine et cotons;
  • Doliprane;
  • Gel pour gencives;
  • Camilia.

Éveil

  • Tapis n;
  • Éventuellement transat pour le déplacer plus facilement dans la pièce et le changer de position;
  • Toute une panoplie de jeux: bon, au départ, ce sont surtout quelques hochets, tissus, langes, livres et pourquoi pas doudous;
  • Arche.

Repas

  • Biberons;
  • Tétines avec différents débits;
  • Boîtes de lait;
  • Goupillons pour nettoyer le biberon;
  • Bavoirs;
  • Chaise haute;
  • Tabliers.

Pour se déplacer:

  • Porte-bébé et ou écharpe de portage;
  • Poussette avec landau, transat, cosy;
  • Cosy puis siège auto pour bébé;
  • Couverture;
  • Lit parapluie.

J’en oublie sans doute. Vous avez compris l’idée. Il en faut, du matos.