Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

A tous les papas…

Un papa, c’est formidable? Un papa, c’est un super héros aux yeux de tous! C’est celui qui chasse tous les monstres de toutes les pièces de la maison. C’est celui qui vole au secours de maman quand elle se fait attaquer par une araignée… C’est lui encore, qui utilise sa super force pour ouvrir les bocaux! C’est celui qui met de l’animation dans le salon, qui fait rire tout le monde, qui m’apporte de la douceur par ses bisous et qui pique en même temps.

Bref, vous vous demandez si je n’en fais pas un peu trop? Oui, certainement. Mais parfois, il le faut. Pas trop souvent quand même. Car sur cette terre, il existe des supers papas. Même si ce ne sont pas toujours des supers héros. Ou alors de ceux qui ont leurs faiblesses. Qui râlent parfois. Peut-être qu’ils n’en font pas autant que maman. Ou peut-être qu’ils en font plus. Ils n’ont pas accouché. Ils ne savent pas la douleur. La fatigue. Le stress. La peur. Enfin, ils ne la connaissent pas comme les mamans. Ils n’ont pas porté le bébé. Ils n’ont pas connu la proximité, la joie, le bonheur de porter la vie puis de la donner. Mais à leur manière, ils font le bonheur de bébé. A leur manière, ils mettent leur pierre à l’édifice.

Quand tout s’écroule, quand il faut consolider en rassurant, en donnant la main, en encourageant, ils sont un soutien pour la maman. Je parle des papas mais évidemment, ça peut aussi une deuxième maman si il n’y a pas de papa. C’est la même chose. L’union fait la force.

Un papa, c’est aussi un modèle pour bébé. Comme chacun de ses parents, papa montre comment manger, comment, marcher, comment jouer… C’est un pilier pour bébé. Une sorte de coffre fort avec un trésor immense à l’intérieur: un amour infini. Un abri pour bébé pour le protéger.

Un papa, ça ne ment pas sauf quand la vérité fait trop mal. Un papa, ça protège. Ça protège de ce qui blesse.

– Pourquoi les juifs et les chiens n’ont pas le droit d’entrer papa?

– Ben, ils ne veulent ni juifs ni des chiens dans le magasin. Chacun fait ce qu’il veut! Il y a une boutique, là, une quincaillerie… Eux, ce sont les espagnols et les chevaux qu’ils ne font pas entrer. Et machin…, le pharmacien, précisément hier, j’étais en compagnie d’un chinois qui possède un kangourou: « Non, les chinois et les kangourous ne peuvent pas entrer! » Ils lui sont antipathiques.

– Mais nous, nous laissons entrer tout le monde!

– Eh bien alors, à partir de demain, nous aussi on va en mettre une. Qu’est-ce que tu n’aimes pas toi?

– Les araignées.

– Moi, c’est les wisigoths. On va mettre une pancarte ;  » Interdit aux araignées et aux wisigoths! » Et alors! Ils m’ont toujours cassé les pieds ces espèces de wisigoths. Ça suffit!

La vie est belle, Frank Capra.

Un papa, dans les yeux d’un enfant, c’est un peu un héros. Un peu. J’insiste, un peu. Parce que maman aussi, c’est une super héroïne.

Un papa, ça a réussi, quand son enfant lui dit, qu’il le garderait comme père dans une autre vie.

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Je voudrais arrêter le temps

Je voudrais arrêter le temps pour en profiter encore un peu plus, même un instant, une seconde supplémentaire. Je voudrais mettre le moment sur pause et observer les visages de ceux qui m’entourent. Je voudrais figer le temps, et prendre une photo que je graverais dans ma mémoire.

Je voudrais stopper le temps, sortir de mon corps et contempler la scène, ses détails. Prendre le temps de regarder le sourire de ton papa, d’observer ton sourire quand tu ris avec tes deux dents, regarder tes yeux et les plis de ceux de ton papa. Observer vos gestes, tes petites mains et tes petits doigts qui saisissent tout ce qui passe. Les mains de papa qui te tiennent fort. Ton petit nez qui se déforme quand tu ris, la couleur de tes joues. J’aimerais prendre le temps de savourer les couleurs, les expressions, les émotions, le goût de l’instant. J’aimerais mémoriser l’instant avec plus de précisions pour pouvoir le revivre plus tard, dans quelques heures, dans 2 jours, dans un mois, dans plusieurs années, quand tu seras grand.

M’observer moi. Est-ce que je profite bien de ce moment? Est-ce que j’en profite assez surtout? J’ai toujours peur de ne pas en profiter assez.

Déjà 7 mois que tu es né. 7 mois de bonheur. 7 mois d’amour. 7 mois de ta petite bouille, de tes petites expressions, de tes humeurs, de tes rires et de tes sourires. 7 mois à sentir ton odeur. Ton odeur inimitable.

Le temps défile à une vitesse folle. Tu as déjà tellement changé. Ton visage, tes formes, tes expressions. Tout a déjà tellement changé. A chaque instant je te découvre un peu plus.

Je voudrais mettre pause aussi quand c’est le bazar à la maison, quand je suis fatiguée, quand il y a une lessive à étendre, le lave-vaisselle à vider, quand il faut faire à manger. Je voudrais mettre pause, m’affaler sur le canapé, faire une sieste, lire un livre, regarder une série, me détendre. Puis, reprendre du bon pied, plus reposée, plus en forme. Je mettrais pause pendant que tu dors pour avoir le temps de faire tout ce que j’ai faire, profiter un peu aussi de ce moment pour moi, me reposer. Ah, oui, me reposer! Ça fait tellement longtemps que je cours après le temps, tellement longtemps que je ne trouve plus le temps de me reposer. Je pourrais ensuite être plus disponible pour toi, quand tu te reveillerais, après ta sieste.

Ce serait bien, de pouvoir stopper le temps, juste une fois.

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Une histoire éternelle

L’histoire éternelle. Celle qu’on oublie jamais. Le cycle infiniiiii d’un amour béniii, qui rend Immorteeeeeelle, la RONDE infiniiiiiie de ce cycle éteeeernel! C’est l’histoaaaAre, l’histoire de la viiiiiie. Ça vous rappelle quelque chose?

En dehors, de mes références Disney, je fais référence à la continuité, la vie, le cycle, la naissance, la renaissance même, l’accouchement.

Je crois que la naissance est une façon de contribuer à ce cycle éternel. Et même si ça paraît un peu ridicule et naîf aussi, j’en parle plus loin, c’est un sentiment profond que l’on peut ressentir quand on a donné la vie. Quand nos regards se croisent. Quand on le voit évoluer, grandir. Quand on partage un sourire. Quand il sert mon doigt avec ses petits doigts. Quand on le regarde dormir.

Même si, ce n’est pas vraiment le premier sentiment qui me vient en tête quand je pense à tous ces moments, il y a tout de même, un peu de ça. Dans la recette de la naissance, de la vie, il faut bien une pincette d’éternité.

Mais, en réalité, la naissance, la parentalité n’est pas éternelle. C’est même tout le contraire. Il suffit de regarder à quelle vitesse inimaginable grandit un bébé. Ce qui est éternel, c’est la vie. Mais pas la vôtre, ni celle de votre enfant.

Oui, c’est évidemment naîf de parler d’éternité. Encore plus à notre époque. Même si je crois, que l’on trouve du pessimisme dans chaque époque. Ok. Aujourd’hui, la planète est malade. L’avenir de notre société est incertain. On ne sait pas comment sera demain. On sait qu’on est déjà bien trop nombreux sur notre planète. Alors parler d’éternité, quand on parle de la naissance d’un enfant, c’est contradictoire.

Être parents, c’est aussi un moment magique. Bref, peut-être… Généralement, la magie s’estompe au bout de quelques nuits passés debout, ou quelques vomis sur l’épaule. Plus sérieusement, à vous, chers parents, profitez de cette magie. Oubliez le monde extérieur et toutes ces zones sombres. Profitez de cette chance d’avoir engendré la vie et de remplir ce rôle merveilleux (même si il y a des moments qui sont moins merveilleux que d’autres)de parents, profitez de ces instants d’éternité. Qui n’en sont pas vraiment au final. La vie passe à une vitesse folle.

Ce qui est éternel aussi, c’est l’amour. La naissance, la parentalité sont faits d’amour. C’est en cela que réside cette éternité. Même quand il pleurera toute la journée, même quand il pleurera sans même savoir pourquoi, même quand il vous collera aux baskets, même quand il vous empêchera de dormir, même quand il dira « NON! » sans trembler, même quand il vous mentira, même quand il râlera, même quand il laissera son linge sale par terre, vous continuerez à l’aimer.

Profitez de vos enfants, profitez de votre jeunesse. Oui, même quand on est parents, on est encore jeune. Profitez de la vie car elle ne durera pas éternellement. Vous avez une chance extraordinaire d’être en famille. Saisissez-la. Ne passez pas à côté de tout ce que ça peut vous offrir.

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Je ne me sens pas toujours assez forte.

On a tous des jours où on a l’impression de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur.

Je ne me sens pas assez forte quand je n’arrive pas à calmer tes pleurs. Je ne me sens pas assez forte quand tu hurles dans ton lit, et que rien n’y fait.

Je ne me sens pas assez forte pour toi. Je ne me sens pas à la hauteur face à l’intensité de tes larmes que je n’arrive pas toujours à calmer.

Quand je lis, toutes ses mamans qui disent ne jamais laisser pleurer leur bébé. Et que je lutte depuis 7 mois, sans nuit complète, pour te rassurer, pour te rendormir et que certains jours encore, tu pleures au moment du coucher, la nuit ou à la sieste. Quand je ne sais plus comment faire pour t’aider à dormir sans pleur.

Ca me coûte de t’entendre pleurer. Ça me coûte de ne pas me trouver assez forte. Je fais de mon mieux. Et ça me coûte que ce ne soit pas toujours assez.

Je me sens parfois démunie face à tes pleurs. Démunie de ne pas parvenir à trouver la solution. Démunie aussi face à ma fatigue. Cette fatigue intense et durable.

J’aimerais être plus forte. J’aimerais ne jamais te faire attendre. J’aimerais arriver à te comprendre à chaque fois et calmer l’émotion forte qui te submerge. J’aimerais avoir plus d’énergie.

Quoiqu’il arrive, je ne signerai pas forfait. Je continuerai à faire de mon mieux. Je me surpasse déjà et je continuerai pour toi.

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Toutes les mamans sont fortes.

Toutes les mamans sont fortes. Je devrais dire, toutes les femmes, qu’elles soient maman ou pas. Mais je vais parler aux mamans pour cet article.

Toutes les mamans sont fortes. Celles qui ont porté et donné la vie. Celles qui ont élève un enfant adopté, ou celui d’un autre. Celles qui ont aimé. Celles qui pleurent de fatigue le soir. Celles qui sourient quand on leur fait une remarque. Celles qui s’énervent quand on leur fait une remarque. Celles qui n’ont pas arrêté toute la journée. Celles qui ont glandé toute la journée. Celles qui ont pris du temps pour elle.

Elles ont en elles une force certaine qui les guide dans leurs choix. Elles ont une force certaine qui les font tenir face aux nombreuses difficultés de la parentalité. Oui, nombreuses…

Je dis il mais je pourrais dire elle.

Il ne fait pas ses nuits. Il se réveille en pleine forme à 1h du mat. Il se réveille plusieurs fois par nuit. Il ne dort pas de la journée. Et il pleure. Il pleure vraiment fort. Il fait des crises de pleurs à la maison, au supermarché, sur le parking, à la caisse, au magasin, dans le jardin, en promenade, au restaurant, au cinéma… Il court autour de la table comme un fou depuis 15 minutes en hurlant, tout nu. Il a étalé de la confiture sur les vitres et sur le canapé. Il ne veut PAS le verre jaune et pleure depuis de looooongues minutes alors que vous lui avez donné le verre orange qu’il voulait. Et alors, quand ils sont deux! Trois! Quatre!

Bref, la parentalité, c’est un boulot à plein temps. Sans parler forcément, de ces moments difficiles et plein d’émotions, il y a aussi tout simplement le quotidien à gérer.

Elles sont fortes aussi quand leurs enfants grandissent et s’éloignent d’elles. Il faut beaucoup de force pour aimer et élever un enfant, mais il en faut encore plus pour le laisser voler de ses propres ailes.

Alors, oui une maman, c’est fort. Un papa aussi. Mais on entend souvent: « Tu es fort comme papa ». Et très rarement: »Tu es fort comme maman ». Et, pourtant, une maman aussi c’est fort! Alors, on a des muscles moins developpés mais la force ne se résume pas aux muscles. Je dirais même que la force morale est bien plus puissante que la force physique.

Si tu es maman, n’en doute pas. Tu as cette force. Cette force qui te permet de gérer le quotidien, même quand ça déborde. Tu gères à ta manière. Bravo!

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Ne me regarde pas

Ne me regarde pas comme si c’était facile. Comme si c’était facile d’être parent. Comme si c’était facile de comprendre un bébé qui pleure. Comme si c’était facile de gérer les émotions d’un enfant. Comme si c’était facile d’avoir tous les regards sur soi quand mon enfant pleure. Comme si c’était facile d’entendre des conseils. Et de les appliquer si je décide de les suivre. Ou de faire le choix conscient de ne pas les appliquer et de l’assumer.

Ne me regarde pas comme si j’étais une maman imparfaite. Je sais que je le suis. Je sais que je fais de mon mieux. Je sais que mon mieux ne te semble pas suffisant. Je sais que de mon mieux n’est pas ce qui te semble le mieux peut-être. Mais est-ce à toi d’en décider? Est-ce à toi d’en juger? Fais-tu partie d’une espèce exceptionnelle qui a les réponses à tout?

Ne me regarde pas comme si j’avais tord. Comme si j’avais tord dans mes choix, dans mes actes. Comme si j’avais tord de le porter, de le bercer. Comme si j’avais tord d’écouter ses pleurs. Comme si j’avais tord de faire différemment de toi.

Ne me regarde pas comme si tu savais mieux que tous les autres. Comme si toi, tu saurais mieux faire. Comme si, toi, ça ne t’étais jamais arrivé d’avoir de la difficulté avec un bébé ou un enfant.

Ne me regarde pas comme si je l’avais choisi ou mérité. Comme si parce que j’ai fait un enfant, je ne dois pas me plaindre. Comme si je ne devais rien dire, face à la difficulté.

A toi la maman, le papa, la future maman, le futur papa, ou même à toi qui n’es pas parent. Ne me regarde pas comme si je faisais mal. Laisse-moi gérer, apprendre, faire des erreurs, choisir. Être parent ne s’apprend pas dans les livres. Être parent s’apprend à la dure, au quotidien, à chaque instant. Être parent est un défi, le plus grand des défis de ma vie, certainement. Chaque jour, je gravis cette montagne. Chaque jour, j’ajoute ma pierre à l’édifice qui construit sûrement, mais lentement, cette relation avec mon fils. Chaque jour, il grandit et il forge son caractère avec moi.

Je sais que chaque parent est unique comme chaque être l’est. Chaque enfant est unique. Laisse-nous la chance d’être uniques, nous aussi. Laisse-nous être nous-mêmes.

Peu importe ton regard. Au fond, je ferai ce qui me semble juste et bon pour mon enfant. Seulement, tu le sais sûrement, être parent est difficile, alors ne me rajoute pas ton regard inquisiteur.

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Les jours sans

Il y a des jours où tout va bien. Mais comme Si le yin et le yang devaient s’équilibrer, il y a des jours où tout va de travers. Il y a des jours où il suffit d’un tout petit truc, et l’édifice que vous aviez péniblement montés en ce jour, s’écroule. Il faut tout recommencer. La colère vous monte aux joues. Les larmes. La fatigue. L’épuisement.

Les jours sans chez moi, ce sont des jours de pluie parfois. Des jours où la balade en poussette est compromise. Ce sont des jours où je cumule les tâches ménagères et tout à vous, quelque chose dysfonctionne. Mon château de cartes s’écroule. Il faut faire à nouveau alors que j’avais à peine l’énergie de faire, la première fois.

Ce sont des jours où, au contraire, je n’arrive rien à faire. Bébé est malade, ronchon. Quelque chose ne va pas. Il a mal aux dents peut-être. Il ne dort pas beaucoup et demande beaucoup d’attention. Si j’aime passer du temps avec lui, j’ai besoin de temps aussi pour le ménage, le repas, mon travail et souffler un peu. Parfois, rien de cela n’est vraiment possible.

Ce sont des jours où je m’éparpille. Je commence par une tâche, je passe par divers chemins, et je finis par une autre tâche. Tout est commencé. Rien n’est fini. Ça arrive quand j’ai trop de choses à faire. Je ne sais plus où donner de la tête.

Ce sont des jours où je perds la tête. J’oublie des trucs à droite, à gauche et je perds mon temps et mon énergie à chercher quelque chose que j’avais en main la minute d’avant.

Ce sont surtout des jours où je me sens tellement fatiguée! Des jours où je rêve de trouver le temps de faire une sieste. Des jours où je voudrais dormir tout mon sou. Des jours où je me dis que je ferai la sieste plus tard, que j’aurai le temps. Et finalement, la journée défile et je ne trouve pas le temps. Des jours où je n’arrive pas à apaiser les pleurs de mon bébé. Des jours où je me sens nulle.

A toi, la maman qui a aussi des jours sans, tu n’es pas seule. A toi, le papa aussi. Tu te sens incompétente parfois. Tu te sens nulle à côté des autres mamans qui ont l’air de tout réussir, de faire bien mieux que toi, d’en faire toujours plus que toi. Sache que ça nous arrive à toutes. Je suis sûre que ces mamans qui ont l’air parfaites, ont leurs moments de doute, ont leurs lots de ratés et leurs jours sans aussi. Tu n’es pas nulle. Je sais ce que c’est de se sentir nulle. Je sais que c’est difficile parfois, de se dire que non, on ne l’est pas.

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La femme de 30 ans

La femme de 30 ans est une femme parmi tant d’autres. À 30 ans pourtant, elle a déjà accompli beaucoup de choses.

Elle a traversé l’enfance avec ses intempéries, ses aléas, ses injustices, ses joies, ses peines, tout un florilège d’émotions envahissantes. Elle a eu des premiers amis ou amies. Elle a grandi avec. Puis, elle les a perdu de vue. Mais elle a continué à grandir et à apprendre à vivre malgré les difficultés de la vie d’un enfant. Oui elle a eu la chance de connaître des moments d’insouciance! Je l’espère pour elle. Mais elle a sans doute pressenti et goûté aux premiers nuages noirs qui guettent sa future vie.

Elle a traversé l’adolescence où tout est remise en question, doute, regards, changements. Elle s’est vue petit à petit, au fil des ans, quitter le nid de l’enfance, et a commencé tant bien que mal à faire sa place. Faire sa place sans trop savoir encore laquelle. En imitant souvent, trop souvent les autres ados l’entourant pour se fondre dans le moule de la société. Pour ne pas se faire trop remarquer. Elle a vu son corps et son esprit changer. Elle s’est vue devenir une femme, sans trop savoir laquelle elle serait. Pourra-t-elle choisir? Rien n’est vraiment sûr.

La femme de 30 ans a vu défiler la vingtaine. La vingtaine et son lot de découvertes, de libertés, d’erreurs et d’indépendance encore toute relative. Elle s’est vue façonner la femme qu’elle est aujourd’hui. Elle s’est vue expérimenter, partager, rencontrer. Elle a peut-être fait des études ou est entrée dans le monde du travail. Peut-être est-elle déjà devenue maman. Ou peut-être qu’au contraire, elle a clamé haut et fort ses idées dont celle de ne pas fonder de famille. Elle a dû certainement commencer à s’affirmer durant cette décennie.

La femme a désormais 30 ans. Si 30 semble jeune, c’est déjà l’âge où on regarde son parcours, on réfléchit. C’est l’âge où, la plupart du temps, notre avenir est déjà bien dessiné. Même si les contours restent flous, on aperçoit déjà une carrière, parfois un avenir familial.

Si tout va bien, la femme de trente ans est plus heureuse en amour que celle de Balzac. Elle a choisi, car à notre époque, contrairement à celle de l’auteur, nous pouvons choisir l’amour et fonder notre vie avec.

Si tout va bien, elle a la santé. Peut-être a-t’elle des enfants. Peut-être s’inquiète-t’elle de sa situation amoureuse, familiale ou professionnelle. Aujourd’hui, heureusement, tout ne se joue pas avant 30 ans. Mais une femme peut ressentir une pression.

Alors si vous êtes cette femme, regardez ce que vous avez accompli et non pas ce qu’il vous reste à accomplir.

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Le prochain qui me dit que c’est une fille

Le prochain qui me dit que c’est une fille est un article qui se veut humoristique. Mon fils a bientôt 7 mois. Il arrive que des inconnus le prennent pour une fille. Et en réalité, ça ne m’énerve pas. Je m’en fiche. Je leur dis que c’est un garçon. Et puis voilà.

Parfois, on me dit qu’il a les traits fins et que c’est pour cette raison, qu’ils pensaient à une fille.

Allez, ouvrez les starting blocks. Un peu d’humour.


Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui jette mon regard de la mort qui tue. Celui qui veut dire, fais bien gaffe à ce que tu vas dire, ou sinon…. OU SINON!! Ou sinon… Je ne sais pas. Mais recommence pas et rectifie le coup tout de suite.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui réponds sèchement: « Non, c’est un garçon! » Et il comprend tout de suite qu’il a fait une grosse grossière erreur. Il balbutie quelque chose pour essayer de se rattraper. Mais ça fait toujours un flop en réalité.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui assène un coup de bouteille de lait derrière la nuque. Il s’évanouit et on en parle plus. Oui, car c’est souvent au supermarché que ça arrive.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui sors une pancarte: JE SUIS UN GARÇON. Je la mets dans plusieurs langues, on ne sait jamais.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je ris et lui reponds: « Merci pour la blague, on me l’avait jamais faite! »

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je m’enfuis sans répondre. Point bonus si bébé est en poussette. Je peux aller plus vite.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui fais peur par une phrase du genre: »On avait peur que ce soit un peu tôt pour le changement de sexe, mais vous infirmer nos doutes. On va prendre rendez-vous avec le chirurgien. »

Le prochain qui me dit que c’est un fille, je lui demande: « Parce que les vêtements bleus, ce n’était pas suffisant comme signes? »

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui fais encore plus peur: « Zut! On a pas pris le bon, chéri! Faut qu’on retourne à la crèche! »

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui demande franchement comment il a deviné. Puis je lui dis… que c’est un garçon.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je félicite son audace: « C’est un garçon mais bien essayé! »

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Avant d’être maman, je pensais

Il a neigé sur mes idées. Il a neigé sur mes idées préconçues. Il a neigé sur mes idées préconçues de non-maman.

Il a neigé sur tous ces préceptes que j’avais avant d’accoucher. Il a neigé sur tout ce que je m’imaginais avant quand je pensais à ma vie future. Avant d’être maman, je pensais faire de telle ou telle façon, et la réalité a changé mes idées.

Quand je pensais à ma vie future, j’imaginais que je ferais les choses de telle manière. Même si je me doutais que rien n’était immuable et que j’aurais le temps de changer d’avis.

Alors qu’est-ce qui change entre le avant l’accouchement et l’après? Qu’est ce qui nous fait oublier nos beaux préceptes pour en adopter d’autres?

La douleur

Je ne prendrai la péridurale.

Disait la guerrière.

Certaines femmes affirment parfois haut et trop fort, qu’elles ne veulent pas de péridurale et qu’elles veulent un accouchement naturel. Et quand les contractions arrivent… Elles font de leur mieux et parfois se ravisent! Bon, j’ai eu la péridurale mais j’étais plutôt préparée a cette idée. C’était une option dans ma tête. Je l’avais envisagé. Donc c’était facile à accepter. Ce n’était pas un échec pour moi. En tout cas, bravo à celles qui tiennent leur résolution!

La tétine

Il/Elle n’aura pas de tétine.

J’ai lutté. J’ai tenu un bon mois. Je lui donnais le sein sans arrêt. Ma volonté dépassait la fatigue. Pourquoi j’ai lutté contre la tétine? Certains parents ne veulent pas de tétine car ils craignent une déformation de la mâchoire ou parce qu’ils pensent que le pouce, c’est plus simple. Pas de risque de perdre son pouce. Je voulais juste éviter une confusion sein/tétine. J’ai retardé la tétine. On a essayé quand même plusieurs fois… Des moments de doute ou de fatigue où j’ai cédé. Mais il ne la voulait de toute façon pas la prendre. Peut-être qu’il sentait ma réticence. La tétine ne remplace certes pas les câlins mais ça aide tellement ! Ça l’aide à s’apaiser. Ça aide à l’endormissement.

Je le laisserai pleurer.

Je ne le laisserai pas pleurer.

On s’imagine qu’on fera de telle ou telle manière avant que bébé soit né Moi, je laisserai pleurer mon bébé pour ne pas qu’il fasse de caprices. Moi, je ne le laisserai pas pleurer car je pense que s’il pleure c’est qu’il a besoin de quelque chose. En vérité, on a toujours une démarche, une idée de ce qu’on va faire. Et on la suit du mieux qu’on peut. En vérité, on fait de son mieux. On fait ce qui nous semble le mieux aussi.

Zéro écran avant deux ans. Et ensuite, de façon très modéré et avec l’adulte…

Aucun parent ne veut que son enfant regarde les écrans, au moins tout petit. Enfin, peut-être qu’il y a une infime partie de parents que ça ne dérange pas. On sait aujourd’hui que les écrans sont nocifs, surtout en bas âge. Mais, chacun fait encore une fois de son mieux. Certains parents résistent. D’autres craquent. En réalité, tous veulent quand même le bien de leur enfant. Bravo à ceux qui résistent. J’espère arriver à en faire autant.

Je pense qu’il y a plein d’autres idées d’avant, qui peuvent évoluer une fois que l’on est dans la réalité des choses. Je ne vous ai mis que celles qui me parlent vraiment, pour lesquelles je me sens concernée d’une manière ou d’une autre.

Si le pas de tétine n’a pas de grande conséquence pour moi. Peut-être que ça aurait créée une confusion de tetine au bout d’un moment. Mais je n’aurais pu m’en passer à ce moment-là. J’étais fatiguée. Je tiens vraiment à réussir à gérer les écrans. Je ne veux vraiment pas que mon fils voit un écran avant deux ans. On tient bon. Mais il est encore tout petit, c’est facile pour l’instant. Je ne sais pas de quoi demain sera fait.

Alors, si vous n’arrivez pas à vous tenir à vos préceptes, avec le temps, c’est normal. Déculpabilisez. Votre enfant est en bonne santé. Il est heureux. Ça, ce n’est pas rien. C’est le signe que vous êtes de bons parents. Même si vous ne vous sentez pas parfaits. Personne ne l’est.