Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Stop. J’arrête.

Faut que j’envoie ce mail pour le boulot. Encore un parmi des tas. Faut que j’imprime le papier de la nounou pour préparer la rentrée de septembre. Faut que je pense à ce weekend. Que je prépare les courses, que j’anticipe le repas. Faut qu’il y ait des restes pour le midi pour le boulot.

Je pense à ma pillule. Est-ce que je l’ai bien prise? J’ai fini la plaquette hier. Je dois faire une pause. Je suis dans mon lit. Je me relève. Je vérifie.

Je pense à mon travail. Demain, il faudra que je parle avec mon élève, que je règle ces petits soucis. Il en a des bien plus gros. Mais ceux-là je peux rien y faire. Faut faire avec.

Je pense à demain. Faut que j’imprime un truc pour le boulot. Puis que je trouve le temps de manger. De faire des câlins à mon bébé. Faut que je parte déjà au boulot. Je le dépose chez la nounou. Je lui dis que tout va bien mais dans ma tête, je pense déjà à la suite. J’ai hâte de retrouver mon fils. Mais faut que je me dépêche. Je dois encore photocopier du travail, écrire la date, ouvrir le portail et surveiller les élèves jusqu’à 8h30. En fait, ma journée, elle a commencé depuis que je me suis levée.

Le midi, je corrige et je vérifie que j’ai rien oublié pour le travail du reste de la journée. Je relis mon programme pour l’avoir sur le bout des doigts. Je vais manger vite fait. Et c’est reparti. Pendant que j’interroge un élève, j’ai l’oeil sur celui qui a perdu son crayon sous la table, celle qui a trop de choses dessus pour avoir la place de penser ou d’écrire, et celui qui a la tête baissée, l’humeur blessée. Déjà 16h30, je n’ai pas eu le temps de parler avec mon élève. J’ai trop de choses à penser. Trop d’élèves à qui parler.

Je continue ma deuxième journée. Je prépare le travail du lendemain et je corrige.

17h45 . Je cours à nouveau. Je vais chercher mon bébé. Mon coeur, de joie, se remplit quand je le retrouve. Mon corps est fatigué. A la maison, je ne rêve que de l’enlacer, de lui parler, de l’embrasser, de jouer. Mais je dois faire à manger. Alors je fais les deux en même temps. J’ai deux mains mais j’ai aussi deux cerveaux qui se réveillent chaque matin. Je pense à tout ce qu’il me reste à faire.

La soirée est engagée comme un valse lente qui s’accélère rapidement. Repas, biberon, câlins, change, jeux, lecture, câlins, dodo. 20 heures. C’est l’heure de nous séparer pour la nuit seulement. Papa et moi, on termine notre repas quand tu es couché. On range, on nettoie. Je vais me doucher et je dois encore travailler. Jusqu’à 21h seulement, si j’ai de la chance. Ensuite, je repense à ce mail que je dois envoyer. A ce papier que je dois remplir. A ces achats que je dois faire. Aux courses, que je ferais mieux de faire en drive sinon je ne vais pas y arriver. A ma pillule, que je dois prendre. A la lessive à faire, aux miettes qui traînent sur le sol, aux vêtements qui traînent dans la chambre, à la vaisselle qu’il reste à faire, au linge à plier… Je pense à tout ça et je ferme les yeux car je n’ai plus le temps de faire tout ça.

J’arrête. J’arrête de penser. Je ferme les yeux et je dors. Je lis. Je regarde un épisode de ma série. Je vais me balader, prendre l’air. J’oublie pour un moment court, parfois, ce que je dois faire. Je ne fais pas deux choses en même temps. Je dis tant pis pendant quelques minutes.

Et demain, il faudra tout recommencer.

La charge mentale, c’est quand on fait quelque chose et qu’on pense à autre chose en même temps. On la traîne tous les jours, à tout instant. Encore plus quand on est parents.

Ce qui m’a inspiré: la charge mentale, le quotidien, la chanson de Ben Mazué Quand je marche.

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Je suis une maman qui travaille

Je suis une maman qui travaille et je suis souvent débordée, crevée, épuisée, sur les rotules, absente, morte de fatigue, paniquée, dépassée, explosée, somnolente, las, exténuée, usée, éreintée, vidée.

Les jours passent. Je n’ai pas beaucoup dormi depuis la naissance de mon fils. Il n’a pas fait ses nuits bien vite. Je me suis réveillée même plus de fois que lui. Plus de fois que nécessaire. J’ai dormi d’un oeil pendant des mois. Je ne dors toujours pas comme avant. Le sommeil profond, je dois toujours le connaître sinon je ne serais pas là à écrire, mais je me réveille d’un bond pourtant, au moindre bruit.

Les jours passent et je cumule. Je cumule la fatigue, le manque de sommeil depuis des lustres. Je cumule le boulot, les tâches ménagères, la cuisine, le boulot encore le soir, après le boulot et la soirée avec mon fils. Je cumule 2 journées de boulot en une. Voire 3 peut-être. Je commence par un lever à 6h30. Je prends un petit déjeuner rapidemment car je dois m’occupper de mon fils: le changer, lui donner ses vitamines, le coiffer, l’habiller, l’emmener avec moi pour le petit déjeuner, pour me laver les dents, le caliner, préparer son sac, préparer mon sac, l’habiller pour partir… Après ma journée de boulot, j’entame une deuxième journée de boulot: cuisine, ménage, m’occuper d’un bébé de 7 mois, et reboulot depuis la maison parfois. Heureusement que nous sommes deux pour faire face à cette deuxième journée. Quand j’ai de la chance, je peux me poser dans mon canapé à 20h. Quand j’ai de la chance.

Bref, je suis une maman qui travaille. Je suis fatiguée. Comme toutes les mamans. Celles qui ne travaillent pas. Celles qui travaillent. Oui car en fait, je suis comme toutes les mamans.

Je suis en fait comme toutes les mamans. Toutes, nous sommes fatiguées. Toutes nous devons empiler plusieurs journées en une. Faire rentrer tous les legos dans une boîte trop petite. Nous sommes toutes en train de déborder. Et quand ça déborde, on nous en rajoute encore.

Je suis comme tous les papas aussi.

Je suis cette femme, que tu croises sur le bord de la route, aux feux dans sa voiture, dans la salle d’attente du médecin, dans un rayon du supermarché. Cette femme qui calcule en même temps qu’elle effectue une tâche banale comme placer des céréales dans son caddie. Elle calcule dans sa tête un algorithme impossible pour faire rentrer dans les quelques heures qui lui restent de sa journée, toutes les tâches du quotidien. Elle calcule alors qu’elle vient de passer 9 heures, 10 heures parfois au boulot. Cette femme qui ne s’arrête qu’une fois dans l’intimité, quand les enfants sont couchés. Cette femme qui s’autorise une heure dans sa journée, pour s’affaler sur le canapé et ne penser à rien avant de s’endormir et recommencer.

Je suis une femme qui vit dans une société qui n’est pas faite pour des parents ou des enfants. Je ne dis pas que ce n’est pas bien de travailler. Je dis que, là, derrière cette société, il y a des défauts. Il y a des choses qui peuvent être améliorées. En attendant, nous continuons du mieux qu’on peut à allier deux choses désunies: le boulot et la parentalité.

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Je voudrais arrêter le temps

Je voudrais arrêter le temps pour en profiter encore un peu plus, même un instant, une seconde supplémentaire. Je voudrais mettre le moment sur pause et observer les visages de ceux qui m’entourent. Je voudrais figer le temps, et prendre une photo que je graverais dans ma mémoire.

Je voudrais stopper le temps, sortir de mon corps et contempler la scène, ses détails. Prendre le temps de regarder le sourire de ton papa, d’observer ton sourire quand tu ris avec tes deux dents, regarder tes yeux et les plis de ceux de ton papa. Observer vos gestes, tes petites mains et tes petits doigts qui saisissent tout ce qui passe. Les mains de papa qui te tiennent fort. Ton petit nez qui se déforme quand tu ris, la couleur de tes joues. J’aimerais prendre le temps de savourer les couleurs, les expressions, les émotions, le goût de l’instant. J’aimerais mémoriser l’instant avec plus de précisions pour pouvoir le revivre plus tard, dans quelques heures, dans 2 jours, dans un mois, dans plusieurs années, quand tu seras grand.

M’observer moi. Est-ce que je profite bien de ce moment? Est-ce que j’en profite assez surtout? J’ai toujours peur de ne pas en profiter assez.

Déjà 7 mois que tu es né. 7 mois de bonheur. 7 mois d’amour. 7 mois de ta petite bouille, de tes petites expressions, de tes humeurs, de tes rires et de tes sourires. 7 mois à sentir ton odeur. Ton odeur inimitable.

Le temps défile à une vitesse folle. Tu as déjà tellement changé. Ton visage, tes formes, tes expressions. Tout a déjà tellement changé. A chaque instant je te découvre un peu plus.

Je voudrais mettre pause aussi quand c’est le bazar à la maison, quand je suis fatiguée, quand il y a une lessive à étendre, le lave-vaisselle à vider, quand il faut faire à manger. Je voudrais mettre pause, m’affaler sur le canapé, faire une sieste, lire un livre, regarder une série, me détendre. Puis, reprendre du bon pied, plus reposée, plus en forme. Je mettrais pause pendant que tu dors pour avoir le temps de faire tout ce que j’ai faire, profiter un peu aussi de ce moment pour moi, me reposer. Ah, oui, me reposer! Ça fait tellement longtemps que je cours après le temps, tellement longtemps que je ne trouve plus le temps de me reposer. Je pourrais ensuite être plus disponible pour toi, quand tu te reveillerais, après ta sieste.

Ce serait bien, de pouvoir stopper le temps, juste une fois.

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Une histoire éternelle

L’histoire éternelle. Celle qu’on oublie jamais. Le cycle infiniiiii d’un amour béniii, qui rend Immorteeeeeelle, la RONDE infiniiiiiie de ce cycle éteeeernel! C’est l’histoaaaAre, l’histoire de la viiiiiie. Ça vous rappelle quelque chose?

En dehors, de mes références Disney, je fais référence à la continuité, la vie, le cycle, la naissance, la renaissance même, l’accouchement.

Je crois que la naissance est une façon de contribuer à ce cycle éternel. Et même si ça paraît un peu ridicule et naîf aussi, j’en parle plus loin, c’est un sentiment profond que l’on peut ressentir quand on a donné la vie. Quand nos regards se croisent. Quand on le voit évoluer, grandir. Quand on partage un sourire. Quand il sert mon doigt avec ses petits doigts. Quand on le regarde dormir.

Même si, ce n’est pas vraiment le premier sentiment qui me vient en tête quand je pense à tous ces moments, il y a tout de même, un peu de ça. Dans la recette de la naissance, de la vie, il faut bien une pincette d’éternité.

Mais, en réalité, la naissance, la parentalité n’est pas éternelle. C’est même tout le contraire. Il suffit de regarder à quelle vitesse inimaginable grandit un bébé. Ce qui est éternel, c’est la vie. Mais pas la vôtre, ni celle de votre enfant.

Oui, c’est évidemment naîf de parler d’éternité. Encore plus à notre époque. Même si je crois, que l’on trouve du pessimisme dans chaque époque. Ok. Aujourd’hui, la planète est malade. L’avenir de notre société est incertain. On ne sait pas comment sera demain. On sait qu’on est déjà bien trop nombreux sur notre planète. Alors parler d’éternité, quand on parle de la naissance d’un enfant, c’est contradictoire.

Être parents, c’est aussi un moment magique. Bref, peut-être… Généralement, la magie s’estompe au bout de quelques nuits passés debout, ou quelques vomis sur l’épaule. Plus sérieusement, à vous, chers parents, profitez de cette magie. Oubliez le monde extérieur et toutes ces zones sombres. Profitez de cette chance d’avoir engendré la vie et de remplir ce rôle merveilleux (même si il y a des moments qui sont moins merveilleux que d’autres)de parents, profitez de ces instants d’éternité. Qui n’en sont pas vraiment au final. La vie passe à une vitesse folle.

Ce qui est éternel aussi, c’est l’amour. La naissance, la parentalité sont faits d’amour. C’est en cela que réside cette éternité. Même quand il pleurera toute la journée, même quand il pleurera sans même savoir pourquoi, même quand il vous collera aux baskets, même quand il vous empêchera de dormir, même quand il dira « NON! » sans trembler, même quand il vous mentira, même quand il râlera, même quand il laissera son linge sale par terre, vous continuerez à l’aimer.

Profitez de vos enfants, profitez de votre jeunesse. Oui, même quand on est parents, on est encore jeune. Profitez de la vie car elle ne durera pas éternellement. Vous avez une chance extraordinaire d’être en famille. Saisissez-la. Ne passez pas à côté de tout ce que ça peut vous offrir.

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Toutes les mamans sont fortes.

Toutes les mamans sont fortes. Je devrais dire, toutes les femmes, qu’elles soient maman ou pas. Mais je vais parler aux mamans pour cet article.

Toutes les mamans sont fortes. Celles qui ont porté et donné la vie. Celles qui ont élève un enfant adopté, ou celui d’un autre. Celles qui ont aimé. Celles qui pleurent de fatigue le soir. Celles qui sourient quand on leur fait une remarque. Celles qui s’énervent quand on leur fait une remarque. Celles qui n’ont pas arrêté toute la journée. Celles qui ont glandé toute la journée. Celles qui ont pris du temps pour elle.

Elles ont en elles une force certaine qui les guide dans leurs choix. Elles ont une force certaine qui les font tenir face aux nombreuses difficultés de la parentalité. Oui, nombreuses…

Je dis il mais je pourrais dire elle.

Il ne fait pas ses nuits. Il se réveille en pleine forme à 1h du mat. Il se réveille plusieurs fois par nuit. Il ne dort pas de la journée. Et il pleure. Il pleure vraiment fort. Il fait des crises de pleurs à la maison, au supermarché, sur le parking, à la caisse, au magasin, dans le jardin, en promenade, au restaurant, au cinéma… Il court autour de la table comme un fou depuis 15 minutes en hurlant, tout nu. Il a étalé de la confiture sur les vitres et sur le canapé. Il ne veut PAS le verre jaune et pleure depuis de looooongues minutes alors que vous lui avez donné le verre orange qu’il voulait. Et alors, quand ils sont deux! Trois! Quatre!

Bref, la parentalité, c’est un boulot à plein temps. Sans parler forcément, de ces moments difficiles et plein d’émotions, il y a aussi tout simplement le quotidien à gérer.

Elles sont fortes aussi quand leurs enfants grandissent et s’éloignent d’elles. Il faut beaucoup de force pour aimer et élever un enfant, mais il en faut encore plus pour le laisser voler de ses propres ailes.

Alors, oui une maman, c’est fort. Un papa aussi. Mais on entend souvent: « Tu es fort comme papa ». Et très rarement: »Tu es fort comme maman ». Et, pourtant, une maman aussi c’est fort! Alors, on a des muscles moins developpés mais la force ne se résume pas aux muscles. Je dirais même que la force morale est bien plus puissante que la force physique.

Si tu es maman, n’en doute pas. Tu as cette force. Cette force qui te permet de gérer le quotidien, même quand ça déborde. Tu gères à ta manière. Bravo!

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Je suis maman et mon sommeil a changé

On le sait tous et toutes que tous les parents manquent de sommeil. Mais ce qu’on ne sait pas toujours, c’est qu’on ne dort plus de la même façon, une fois que l’on devient parents . En tout cas, en tant que maman, je peux dire que oui, je ne dors plus de la même façon.

Quand je dors, je n’en ai pas conscience mais mon sommeil est différent. Je le réalise quand je me réveille alors que bébé a toussé ou qu’il gazouille. J’en ai conscience quand je l’entends alors qu’il n’est pas dans la même pièce que moi et qu’il ne fait qu’un petit bruit. Je suis en état de sommeil vigilant. Un sommeil qui paraît léger et dont j’ignore l’efficacité réelle.

Alors que mon bébé fait enfin ses nuits, je me réveille encore au moindre bruit. Je suis en état de veille permanent.

Depuis qu’il est né d’ailleurs, j’ai du mal à m’endormir. Alors que je suis épuisée, je n’arrive pas toujours à faire des siestes. Alors qu’avant, j’étais une grande dormeuse, une marmotte qui pouvait s’endormir n’importe où, n’importe quand sans aucune difficulté, aujourd’hui j’ai du mal à trouver le sommeil.

Ils sont beaux tous ces conseils sur le sommeil de mamans. Faites des siestes quand bébé dort, qu’ils disent! Quand je m’allonge alors que je suis crevée, je ferme les yeux, je suis au calme et le sommeil… ne vient tout simplement pas toujours.

Au bout de 6 mois, je commence enfin à parvenir à faire des siestes de temps en temps. Je dors plus facilement quand je sais que le papa est là. Car je sais qu’il pourra s’en occuper si je ne me réveille pas. Alors je fais une sieste le weekend, une fois au moins.

Je crois que j’ai peur de ne pas me réveiller. Et que mon bébé pleure pendant des heures, finisse par abandonner. C’est ridicule en effet.

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Quand bébé dort, maman…

Il paraît que quand le chat dort, les souris dansent. C’est un peu vrai pour les mamans. Elles ne dansent pas au sens littéral mais elles en profitent pour faire des choses qu’elles ne peuvent pas ou ne veulent pas faire avec bébé.

Elles se ruent sur tout ce qu’elles ne peuvent pas faire quand bébé est éveillé! Oui, elles se ruent car soyons honnête, notre temps libre est compté. Alors, à vos chronos!

Je commence par où? Allez, je vais commencer par ce que je fais en priorité quand Léo dort.

Se laver

Oui, quand même, on se lave. C’edt juste que parfois on a pas eu le temps de le faire très tôt alors il est 14h de l’aprem quand on va prendre une douche…

La cuisine

Même si je cuisine beaucoup quand Léo est avec moi et je le fais participer à sa manière en lui parlant, en lui montrant les aliments, en lui faisant sentir parfois. Généralement, il regarde bien un moment et joue un peu avec un jouet de temps à autre. Et j’ai le temps de faire la cuisine. Il arrive quand même que je termine le repas quand il dort.

Le ménage

Oui, je n’ai pas dit qu’il n’y avait que des activités sympas. Et malheureusement, il faut bien que quelqu’un le fasse. Même si Alex en fait beaucoup de son côté, il faut bien que je mette la main à la pâte aussi. Alors,on sort les éponges lavables, le vinaigre blanc, l’aspirateur et les lessives par milliers…

La sieste

Ça ne devrait pas arriver en premier? Bien-sûr que si. Et pourtant, je n’y arrive pas. J’ai vraiment du mal à faire des siestes. J’essaie parfois mais il y a une chance sur 2, que ça marche. Une chance que bébé se réveille même si maintenant c’est bien moins fréquent. Une chance que je n’arrive pas à m’endormir malgré la fatigue. Mais il y a des mamans pour qui ce doit être plus simple. Je leur souhaite en tout cas car ce n’est pas le besoin qui manque.

Bosser

Oui, j’ai du boulot à faire à la maison comme préparer le cahier journal tous les jours qui résume ce que je fais faire aux élèves tous les jours, les objectifs, leurs tâches… préparer le matériel qu’il faudra pour qu’ils puissent faire leurs tâches. Et des corrections parfois.

Geeker sur le téléphone

Je n’utilise pas mon telephone devant Léo sauf si je dois répondre à un coup de fil. Donc, j’en profite quand il dort pour traîner sur le net, sur les réseaux, rédiger mes articles… Les premiers mois, la jeune maman 2.0 passen son temps aussi à chercher sur Google si c’est normal que bébé ait fait ci ou ça, pourquoi il pleure comme si la réponse se trouvait sur l’écran.

Lire

Pas toujours simple de trouver le temps de lire et surtout de ne pas s’endormir avant la 3e page… Ça me fait vraiment plaisir de trouver un petit temps chaque jour pour lire un livre pour moi ou un livre concernant la parentalité.

Regarder la télé

Comme pour les écrans de téléphone, je n’utilise pas non plus l’écran de la télé devant mon fils. Donc quand il dort, il est possible que j’en profite pour regarder une émission, un film ou Netflix. Qui c’est qui a fini les chroniques de Bridgerton en 4 jours? Oui, c’est bien moi.

Prendre des nouvelles

Non, ça ne compte pas comme geeker sur son téléphone. Mais ça inclut le téléphone. On envoie des messages via whatsapp ou on appelle un proche pour discuter avec un adulte. Quand on est encore en congé mat, ça ne fait pas de mal d’avoir des conversations d’adultes. Et quand on y est plus aussi d’ailleurs.

Voilà en gros, ce que je fais quand mon bébé dort. Je pense qu’il y a encore tout un tas de possibilités d’activités de maman. Chacune à ses propres passe-temps après tout.

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Tant qu’on est ensemble

Rien ne peut nous atteindre. Rien n’a plus d’importance tant qu’on est ensemble.

On est bien dans notre cocon que l’on renforce et que l’on continue de bâtir à chaque sourire, à chaque rire aux éclats.

Tant qu’on est ensemble, je suis heureuse. Tant qu’on est en bonne santé et que l’on peut s’aimer. Tant qu’on peut profiter de notre temps ensemble. Ce temps qui m’est devenu si précieux et qui file à vive allure déjà.

Tant qu’on est ensemble, je me sens en sécurité. Je me sens en sécurité quand je te tiens dans mes bras ou quand je sais que tu es apaisé et heureux. Tant que tu es en bonne santé. Je me sens en sécurité dans notre nid douillet que l’on a bâti pour t’accueillir et pour vivre tous les trois.

Tant qu’on est ensemble, on peut être confinés. On peut nous dire qu’on a pas le droit de sortir. Qu’on a pas le droit de se voir. Qu’on a pas le droit d’être dehors de telle heure à telle heure. Le plus important, c’est qu’on est ensemble même si nos familles nous manquent. Le plus important c’est que tout le monde est en bonne santé, nous 3 et les personnes autour, même si on ne peut pas se voir. On est ensemble, pas physiquement, mais on es ensemble tant qu’on a la santé.

Tant qu’on est ensemble, on est forts. On se sent forts. L’amour qui nous porte nous rend forts. Plus forts que la tristesse ou l’inquiétude, il nous comble de joie.

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Les parents ne comptent pas pour des prunes!

Quand on devient parents pour la première fois, on passe très vite du premier au second plan. Nous-mêmes, déjà, nous faisons passer notre bébé avant tout. Mais on est ses parents. C’est assez normal.

C’est un phénomène assez étrange qui tombe sur la jeune maman qui vient d’accoucher et qui touche également le papa. C’est souvent inattendu. Enfin, oui on s’y attend. Mais on ne s’imagine pas vraiment ce que c’est, seulement une fois qu’on l’a vécu. Alors oui, c’est bien que le bébé soit le centre de l’attention de tous mais il ne faut pas non plus oublier ses parents.

Quand on vient d’accoucher, on a tendance à s’oublier. On oublie de prendre soin de soi pour ne s’occuper que de son bébé. Mais certaines personnes de notre entourage ont tendance à nous oublier aussi, à ne s’occuper que de notre bébé et à ne pas s’intéresser aux parents. Ça fait bizarre surtout pour la maman qui quand elle était enceinte était le centre de toutes les attentions et qui tout à coup, est reléguée au second plan.

Ça surprend un peu quand on accouche pour la première fois. Ça arrive très vite, comme une bonne claque.

Vous êtes tranquillement en train de pouponner. Ça toque à la porte. Vous vous dites que c’est encore une sage femme, une auxiliaire de vie, une ou un pédiatre… Une énième visite médicale. Côté médical d’ailleurs, vous restez avec votre bébe, le centre de toutes les attentions.

Et puis non, ce sont des visiteurs qui viennent rencontrer bébé pour la première fois. Ils entrent, disent bonjour, et se dirigent vers le bébé. Et là, il arrive pour certains visiteurs que plus rien d’autre n’existe. Ils posent des tas de questions sur le bébé, ne le lâchent plus du regard et on sent que les conversations qui ne concernent pas le bébé ne sont pas très interessantes.

Alors, oui je comprends car pour moi, Léo est mon centre du monde. Et puis, c’est la première rencontre alors je comprends. Mais quand même, il ne faut pas oublier la maman qui a accouché, qui a mis au monde ce petit être merveilleux, s’intéresser à elle, lui demander comment elle se sent, comment elle va. Et surtout s’intéresser à ses réponses. Ne pas oublier que derrière ce bébé il y a des parents. Des parents qui existaient déjà avant et qui continuent d’être là. Des parents qui viennent de traverser un torrent d’émotions et qui sont encore au milieu de la marée.

Ensuite, ça continue. Ce sont les visites à la maison qui s’enchaînent.

Ça passe par des gestes, des regards, des attitudes. Des visiteurs qui demandent tout de suite à le voir ou le prendre dans les bras quand ils ne le prennent pas sans demander. En tout cas, ils essaient. Pensez à demander avant de prendre un bébé dans les bras. Pourquoi? D’abord, ça peut être le mauvais moment. Il faut le changer, aller le faire dormir, il est fatigué… Ensuite, c’est plus poli surtout quand il est dans les bras de quelqu’un d’autre déjà. Enfin, c’est un être humain, imaginez que l’on fasse la même chose avec vous. C’est un peu brut comme arrivée. Et attendez un peu avant de demander. Vous pouvez d’abord prendre le temps de dire bonjour, discuter un peu avec les parents. Montrez que vous êtes aussi là pour les parents.

Ne vous affolez pas au moindre pleur! Ça peut donner l’impression aux parents qu’ils font mal. Les parents savent mieux que quiconque ce dont a besoin leur bébé. Un bébé pleure souvent. C’est son seul moyen de communication quand quelque chose ne va pas. Les parents vont s’en occuper.

Posez le bébé. Ne le gardez pas dans vos bras pendant des heures. Ça les fatigue. Un bébé a besoin d’être posé de temps en temps. Ça lui permet aussi de développer sa motricité et de jouer. Et les parents auront très certainement envie de le prendre aussi dans leurs bras au bout d’un certain temps. Ce n’est pas parce qu’ils le voient tout le temps et que vous n’êtes là que pour une ou plusieurs heures, que les parents n’auront pas envie de lui faire un câlin ou de jouer un peu avec lui. Et d’ailleurs, ils ne le voient certainement pas tout le temps car ils travaillent. Mais, de toute façon, ce n’est pas une raison.

En conclusion, pour que papa et maman se sentent bien et qu’on leur donne l’importance qu’ils méritent, le plus simple est de :

  • Prendre le temps de discuter avec les parents: discuter, demander comment ils se sentent, parler de tout autre chose que le bébé aussi. Leur vie s’étend sur d’autres sphères que la parentalité ( le reste de la famille, les amis, le sport ou toute autre occupation, le travail, les voyages peut-être…).

  • Proposez de l’aide aux parents pour l’intendance: aider à poser ce qu’il faut sur la table pour le café par exemple, apporter un plat cuisiné…

En bref, montrez que vous êtes un soutien pour les parents et que vous êtes là pour eux-aussi. Ce sera grandement apprécié! Et bien-sûr que vous pourrez porter bébé, jouer avec lui, lui parler, lui faire des câlins aussi.

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Pourquoi vouloir un enfant aujourd’hui?

Mais oui, ça c’est vrai… pourquoi? Pourquoi ne plus vouloir dormir la nuit? Pourquoi vouloir être réveillée tous les matins à 6h, même le weekend? Pourquoi vouloir passer 2 heures par soir pendant des mois à le bercer? Pourquoi vouloir sentir le lait tous les jours? Porter des vêtements tâchés? Ne plus pouvoir lambiner des heures sur son canap? Ne plus pouvoir sortir au gré de ses envies? Jeter des couches et des couches dans la poubelle et polluer encore plus la planète? Multiplier la lessive?

Ce n’est plus un secret pour personne, avoir un enfant, c’est aussi polluer la planète. Les couches, les lingettes, les petits pots, les yaourts et compotes, les vêtements, les jouets… Et s’ajoute le problème de la surpopulation. Aujourd’hui, nous sommes déjà plus de 7 milliards et 500 mille habitants sur la planète. On prévoit 2 milliards supplémentaires d’ici 2050. A l’heure actuelle, 1 personne sur 5 n’a pas accès à l’eau potable. La malnutrition touche la majorité des pays du monde.

Quel monde connaîtra mon enfant? Un monde où les océans sont envahis de plastique, où l’on enterre ses déchets, un monde où l’on porte un masque 9 heures par jour en moyenne, un monde où il nous faut une autorisation pour sortir de chez soi.

Et quand il faudra lui expliquer pourquoi, pourquoi on en est arrivés là, que vais-je lui dire? Que c’est en partie de ma faute, de celle de son papa, de ses tontons, de sa tata, de ses grands parents, de ses voisins, ses voisines, de nous tous. Que c’est en partie de sa faute à lui parce qu’il pollue la planète rien qu’en y vivant.

Quand il lira ou regardera les infos, et qu’il verra des personnes qui manifestent, qui brûlent, qui cassent, qui se bagarrent, qui se font la guerre, qui meurent de faim. Que pensera-t’il de ce monde dans lequel j’ai choisi de le mettre?

Bien sûr, il ne pensera jamais que c’est vraiment de la faute de ses parents, de notre faute. Ce n’est pas complètement faux. Mais en partie si. Évidemment nous ne sommes pas responsables de la société telle qu’elle est. Nous n’avons pas le pouvoir de tout changer.

Mais quand même, dans quel monde vivra mon fils? Un monde que l’on maltraite et que l’on piétine, que l’on néglige. Et pourtant, il n’y a pas de planète B prévue. Il devra faire avec nos restes.

Et pourquoi vouloir sacrifier son corps? Car pour la femme, la grossesse et l’accouchement sont lourds pour le corps et non pas sans conséquence. Pourquoi vouloir porter 10 kilos de plus, ne plus être capable de voir une grande partie de son corps, ne plus être capable de faire ses lacets, être fatiguée, avoir des nausée, vomir peut-être, avoir mal au dos, être essoufflée au moindre effort? Le corps ne revient jamais vraiment comme avant. Enfin, si, peut-être au bout d’un long moment… Et que dire du jour J… césarienne, déchirure, episiotomie, anesthésie, hémorragie… Je n’entre pas dans les détails mais il y a des risques pour la santé et des séquelles à un accouchement.

Faire un enfant est généralement un choix. Un choix de vie, plutôt traditionnel même si aujourd’hui, de plus en plus de personnes choisissent de ne pas en faire. Je crois que j’arrive à vous comprendre. Il y a, en plus des raisons écologiques ou économiques, de très bonnes raisons de ne pas vouloir en faire pour sa vie future personnelle. Pourquoi vouloir être responsable de quelqu’un financiérement pendant au moins 18 ans? Sans doute plus si votre enfant fait des études. Un enfant, c’est aussi une privation de libertés, c’est vrai. Plus de télé allumée quand il est là, plus de corvées ménagère et moins de temps pour en faire. Plus de soucis aussi. Car on s’en fait dès qu’il est né. Et on prend pour perpète.

On est en droit de se demander pourquoi vouloir un enfant. Est ce une sorte de diktat insidieux de notre société qui nous pousse à en avoir? Un mimétisme d’intégration envers nos proches? Une envie réelle de pouponner? Un rêve enfantin qui se réalise? Ou bien la fameuse horloge biologique qui se réveille? Quelle que soit la raison, avoir un enfant, est un projet de vie.

Quand j’étais ado, je ne me serais pas imaginée maman. Ça me faisait peur car un enfant c’est un engagement avec le papa. Et je ne me voyais pas m’engager avec quelqu’un. L’envie d’avoir un enfant a été tardive. D’abord, j’avais un peu peur de l’accouchement et de l’engagement. Classiquement, c’est à 30 ans que j’ai commencé à y penser.

Et c’est à 31 que l’on s’est lancés. Je crois qu’effectivement, mon horloge biologique s’est un peu réveillée à ce moment-là, pour me secouer le cocotier et me dire: eh, oh! T’as plus de 30 ans, si tu veux avoir des enfants en bonne santé, et toi être en forme pour les élever, c’est maintenant!

Bref, c’était une sorte d’inquiétude au départ. Les peurs quant à la grossesse et l’après étaient toujours là. Mais je me suis dit qu’un jour ou l’autre, il fallait se lancer et que vers 30 ans me semblait l’âge idéal. Même si, on peut avoir des enfants plus tard, et ils seront en bonne santé. Mais c’est vrai, qu’il y a moins de complication si on est enceinte avant 35 ans. Enfin, c’est ce que m’a dit mon gygy. Je ne suis pas médecin. Mais je fais bien le perroquet.

Bref, on s’est dit: allez, hop! On a essayé et ça a fonctionné rapidement. C’était aussi le bon moment dans nos vies. On avait notre maison à nous. On y a vécu une année ou presque avant de se lancer et c’est ce qu’on s’était dit.

Finalement, en écrivant, je me rends compte que je ne sais pas vraiment vous convaincre dans ma réponse à pourquoi vouloir un enfant aujourd’hui. Peut-être aussi que j’avais peur de rater quelque chose, quelque chose d’important. Un enfant c’est aussi plein d’amour, une promesse. Une promesse que ta vie ne sera plus jamais la même. Plein de moments de vie extraordinaires. Enfin, quand on est parents, on trouve ces moments extraordinaires.

Tout ce que je peux dire c’est que maintenant que je suis maman, je ne reviendrais en arrière pour rien au monde.

Je sais que j’ai mille raisons de vouloir un enfant. Ce sont tous les moments exceptionnels, de la grossesse, passant par l’accouchement, les soirées sans sommeil, mais aussi par les câlins, les sourires, les rires, les gazouillis, les gestes et tous les futurs moments à trois. J’ai hâte de connaitre ses premiers pas, ses premières bétises, ses premiers mots, ses premiers je t’aime, ses premiers chagrins, ses premiers jours d’école, ses premières lectures, ses premiers copains et ses premiers copines, ses premières virées à vélo…

Une seule de ses raisons me suffit d’ailleurs à me convaincre que j’ai fait le bon choix. Le choix qui me convient en tout cas. Une seule de ces raisons suffit à mon bonheur.

C’est ça finalement, LA raison. Il me rend encore plus heureuse qu’avant.