GROSSESSE, Post-partum

Petits maux d’après grossesse

Entre femmes, on parle souvent de la grossesse et de la vie future avec bébé, de ses petits maux de bébé. On parle très peu si ce n’est jamais des petits maux de la maman, après la grossesse et l’accouchement.

Je ne parle pas de gros soucis médicaux liés à l’accouchement :épisiotomie, forceps, césarienne… Je parle des maux banals qui touchent beaucoup de femmes après la grossesse. Je vous donne le détail.

Les tranchées

Non, nous ne sommes pas en 1914, trempées, recouvertes de gadous, à craindre pour nos vies. Notre combat, on l’a déjà gagné. On s’imagine que les douleurs, une fois la dernière poussée faite, seront de l’histoire ancienne. Pourtant, ça n’est pas toujours le cas. L’utérus s’est élargi à chaque contraction de travail pour que bébé fasse son petit bonhomme de chemin vers la sortie. Après l’accouchement, l’utérus va à nouveau se contracter pour reprendre sa taille initiale, se rétracter donc. Ce sont les tranchées. Elles peuvent être douloureuses. Très douloureuses. Ou ne pas être ressenties du tout.

Le périné

Les premiers maux dont on nous parle, dont en tout cas les professionnels nous parlent, ce sont bien ceux qui touchent le périné. A savoir, fuites urinaires, capacité à retenir, à faire de gros pipis, à pousser … autrement dit incontinence, provisoire, normalement. Les premières selles peuvent laisser une sensation étrange. Il est conseillé de boire régulièrement et de manger des aliments faciles à digérer pour faciliter le transit. Heureusement, la plupart du temps, la rééducation du périné et le temps rétablit, à 100% peut-être pas, en grande partie en tout cas, tout le système.

Le mal de dos

Après l’accouchement, vous pouvez ressentir des douleurs dans le dos et avoir des courbatures. Elles sont dues à l’accumulation des efforts et des tensions durant la grossesse et durant l’accouchement. Vous pouvez utiliser une bouillotte d’eau chaude pour soulager vos maux.

Le ventre

Après une césarienne, vous pouvez ressentir des douleurs au niveau de la cicatrice et des muscles abdominaux, parfois même au niveau du dos. La cicatrice peut démanger, tirailler, picoter. Et je ne parle que des sensations physiques. Au niveau psychologique, la césarienne, si ce n’était pas votre choix, peut laisser des traces aussi.

La vue

Adieu oeil de lynx ou oeil de faucon, bonjour oeil de taupe. Ok j’arrête avec les noms d’indiens. Si il y a bien un petit mal qui me reste, presque 7 mois plus tard, c’est ça. Je vois moins bien. Je ne sais pas encore l’ampleur de cette baisse. Mon rendez-vous chez l’ophtalmo n’est pas encore fait. Mais je le sais, je vois moins bien.

La vulve

Celle-là, vous vous y attendiez. Faire passer un bébé, ne se fait pas tout seul et laisse des traces. Vous pouvez avoir des points, après une épisiotomie ou une déchirure qui peuvent tirailler, gratter, piquer notamment quand vous urinez. La cicatrisation prend un peu de temps mais vous devriez assez vite vous remettre d’aplomb.

D’autres maux possibles? Oui, il y en a encore quelques uns… Oedème, déchirure anale, hémorroides, maux de tête, sensation de pesanteur, tremblements, douleurs aux seins…

GROSSESSE

Le post-partum

La fin de grossesse se termine par l’accouchement et la rencontre avec bébé. Et ensuite? Qu’est ce qui se passe? Après 8 séances de préparation à l’accouchement, qu’est-ce qui nous prépare à la suite? Rien. On nous parle beaucoup de l’accouchement. Et ensuite, c’est de la découverte, c’est l’aventure sans sac à dos, sans matériel, sans équipement. On se débrouille. Doit-on savoir s’occuper d’un nourrisson de manière innée? C’est à se le demander…

C’est quoi le post-partum?

C’est la période juste après l’accouchement. Post signifiant après en latin. Et partum mise bas.

Combien de temps dure le post-partum ?

Les avis divergent selon les pays. En France, la durée officielle est 42 jours. Mais la durée du post-partum est variable, et peut dépendre de chaque femme. Pour certaines femmes, il dure 9 mois. Le temps que vous avez porté votre bébé. C’est le temps qu’il peut falloir pour accepter ensuite la séparation.

Les 5 C du post-partum

Julia Simon, naturopathe spécialisée en périnatalité nous donne les clés pour vivre son post-partum se la meilleure façon possible.

  • La chaleur: après avoir accouché, la femme nécessite des soins lui apportant de la chaleur. Boisson et repas chauds. Massages. Couvertures. Le corps doit être maintenu au chaud! Vous perdez du sang, et donc de l’énergie. Vous avez besoin d’un petit coup de pouce pour maintenir votre chaleur corporelle.

  • Le calme: le corps est en état d’hypervigilance. Vous vous réveillez au moindre bruit? Vous avez besoin de calme pour parvenir à dormir.

  • La communauté : vous avez besoin de votre entourage et de toute sa bienveillance, de son soutien. Ils doivent être là pour vous.

  • La communication: communiquer vis besoins. C’est le premier pas pour les voir s’accomplir.

  • Les câlins: les câlins avec le papa mais aussi avec le bébé vous procurent hormones du plaisir et bien-être alors allez-y!

Les effets possibles du post-partum

  • Baby-blues: vulnérabilité, inquiétude, souvent lié à la séparation, à l’arrêt brutal de ce lien avec bébé.

  • Dépression: tristesse, épuisement, désintérêt pour tout. Difficultés à construire un lien avec bébé.

  • Psychose: très rare. Grave pourtant. Pathologie psychiatrique. Forte dépression et confusion, délires. Elle apparaît pendant les 15 premiers jours après l’accouchement. Elle doit être soignée.

Source: Bien vivre le quatrième trimestre au naturel, Julia Simon.

Accouchement, GROSSESSE

Désacraliser l’accouchement

L’accouchement. Ce moment qu’on attend avec impatience même quand on en a peur. Ce moment que l’on imagine par avance, magique, extraordinaire. Ce moment que l’on prépare pendant des semaines, des mois. Ce moment qui peut aussi être un souvenir douloureux.

Malheureusement. On a toutes des attentes par rapport à notre accouchement. On veut évidemment que tout le monde soit en bonne santé. Mais on a d’autres souhaits supplémentaires.

Le moment de l’accouchement est tout un symbole. C’est une naissance multiple: la naissance de votre ou vos bébé(s), mais aussi d’un amour inconditionnel, et parfois la naissance de deux parents. C’est aussi tout un paradoxe alors que vous devriez vous sentir puissante, car vous donnez la vie, c’est aussi le moment où vos vies peuvent basculer et ne dépendre que des autres. Alors que vous devriez vous sentir forte, vous pouvez vous sentir fragile, inquiète, apeurée. Alors vous devriez contrôler, car c’est vous qui poussez, vous pouvez perdre ce contrôle.

Certaines rêvent d’accoucher par voie basse. La plupart, je dirais. D’autres préfèreraient avoir une césarienne, quelques unes j’imagine. Personne ne rêve des complications qui peuvent toutefois arriver: forceps, injections, hormones de synthèse, épisiotomie, déchirure, césarienne d’urgence, hémorragie, infection.

Quand ces complications arrivent, il peut se passer deux choses en vous. Soit vous les acceptez, cela ne vous dérange pas. Cela ne trouble pas la vision que vous vous étiez faite de votre accouchement. Soit cela détruit l’accouchement de vos rêves et vous en gardez un souvenir amer.

Dans le second cas, un travail de deuil commence alors. Car oui, c’est un deuil. Il faut faire le deuil de l’accouchement tant espèré. Ce n’est pas facile.

Il faut aussi parfois faire le deuil de la première rencontre et des premiers moments. Vous avez peut-être été endormie, et vous avez été séparée de votre bébé pendant un moment. Après une césarienne, vous ne pouvez pas vous déplacer et porter bébé comme vous le souhaitez. C’est le papa qui prend le relais. Mais ce n’est pas satisfaisant pour la maman.

L’accouchement est un moment de vie unique et étrange. Il peut être vécu comme une chose exceptionnelle mais il peut aussi être un traumatisme. Parfois, on a besoin d’un recours professionnel pour dépasser ce traumatisme. Parfois, on a besoin de temps. Parfois, tout va merveilleusement bien. Personne ne peut dire à l’avance ce qui se passera et comment vous le vivrez.

Si c’est déjà passé. Vous n’avez plus d’emprise. C’est fait. Pensez à votre enfant, pensez à la chance que vous avez de l’avoir à vos côtés. Vous ne pourrez peut-être pas oublier votre accouchement. Vous aurez peut-être des angoisses si vous devez à nouveau, accoucher.

Pensez qu’un accouchement ne dure pas longtemps à l’échelle d’une vie. Pensez à tous ces moments de famille qui vous attendent désormais. Ceux-là vont durer bien plus longtemps, toute une vie. Ça ne vous ramènera pas votre accouchement volé. Et oui, c’est difficile d’accepter car quoique j’en dise, un accouchement est un événement extraordinaire dans une vie. On veut toutes s’en souvenir comme le plus beau jour de notre vie! Mais on ne peut pas tout controler. C’est dur mais il faut essayer de relativiser, penser que ce n’est qu’un court moment dans votre vie de maman, et que ce sont tous les autres moments qui dessineront votre histoire. Et peut-être que ça vous aidera à accepter, à oublier un peu, à y donner un peu moins d’importance.

Accouchement, GROSSESSE

Souviens-toi de cette nuit.

Souviens-toi de cette nuit. C’est la promesse de l’infini.

C’est la promesse faite, entre nous trois, de ne plus jamais affronter les peines seuls. C’est la promesse d’un avenir incertain mais joints par ce ciment humain et immuable qu’est l’amour. C’est le serment fait à trois de s’aimer pour toujours et de prendre soin les uns des autres. C’est la promesse faite au temps, de ne plus jamais revenir en arrière et de coûte que coûte avancer à trois. C’est la volonté de s’affranchir des peines du passé. C’est un pacte signé avec le temps. Ne jamais regretter et voir pourtant le temps filer entre nos doigts. C’est un défi quotidien qui nous suivra toute notre vie. C’est une soumission au temps et à l’amour qui, à jamais, nous guidera. C’est accepter de se mettre à genoux face à lui et de le laisser en maître. C’est un risque choisi de ne plus jamais être comme avant, de mettre en péril sa vie au nom de celle d’un inconnu. C’est une ode à l’amour, une dédicace fragile mais sûre.

On m’a dit qu’à trois, on est encore plus forts et aujourd’hui, je sais que l’on ne m’a pas menti.

Le plus important, ce n’est pas cette nuit. Elle ne fait que confirmer et célébrer l’amour infini que nous nous portons déjà. L’amour infini que nous te portons déjà.

Texte inspiré d’une citation de Dante Alighieri.

Accouchement, GROSSESSE

La préparation à l’accouchement

Ça y est, vous entrez dans le dernier trimestre de votre grossesse. Et bientôt vous allez débuter les cours de préparation à l’accouchement. Mais vous vous demandez bien en quoi ça consiste un cours de prèp à l’accouchement. Et vous avez bien raison! Peut-on apprendre à accoucher ? L’accouchement n’est-il pas naturel et physiologique?

Eh bien, justement. L’accouchement n’est pas toujours si naturel que ça… Les cours de prèp à l’accouchement sont là aussi pour préparer aux autres éventualités. Mais aussi pour préparer, un peu, son corps à cette grande étape.

Il existe plusieurs types de cours de prèp à l’accouchement: hypnose, cours dans l’eau, haptonomie, sophrologie, yoga…

Je vais vous parler de la préparation classique. Je vais vous parler de la préparation que j’ai faite en fait. Je pense que chaque préparation est unique. Même si les prèp classiques se ressemblent, elles sont toutes différentes aussi. Le contenu, l’ordre des sujets, le temps passé sur tel ou tel questionnement dépend de ce qu’aura décidé la sage-femme avant tout mais pourra aussi varier à cause de vous et de vos questions.

Quand? Et combien de temps?

J’ai débuté mes séances assez tard. Fin mai pour un accouchement prévu fin juillet. Sachant qu’il faut au plus tard, finir la préparation avant le dernier mois de grossesse. C’était short. J’ai fait la dernière séance une semaine avant mon accocuhement. C’est passé, tout juste.

Ma sage-femme était un peu tête en l’air et m’avait un peu oublié… Je ne lui en veux pas. On était aussi en période post premier confinement covid, avec un protocole sanitaire qui évoluait toutes les semaines, des infos qui tombaient à la dernière minute… J’ai déjà eu de la chance de pouvoir faire mes séances à peu près normalement.

J’ai fait 8 séances de préparation à l’accouchement. La plupart en visio. 3 en présentiel. 2 séances seule avec ma sage-femme. Et les autres avec une autre femme enceinte. Le luxe quand même.

Les séances se sont étalées sur 7 semaines à raison d’une séance par semaine. J’en ai fait 2 sur une seule semaine, une fois.

Quoi?

L’ordre des points abordés peut varier d’une sage-femme à l’autre. Mais les points abordés pour la préparation classique se ressemblent. Les voici:

  • Exercices de respiration et de relaxation pour le jour J;
  • Quand partir à la maternité;
  • L’arrivée à la maternité ;
  • Les contractions de travail;
  • La gestion de la douleur;
  • L’allaitement;
  • L’accouchement: la poussée, les complications;
  • Les premières heures après l’accouchement;
  • Les suites de couches;
  • Les soins pour bébé;
  • Les papiers pour la maternité et pour la suite.

Ce que j’en ai pensé?

J’ai beaucoup apprécié la proximité avec ma sage-femme. Je me suis sentie à l’aise pour lui poser toutes les questions qui me passaient par la tête. Mes séances en tête à tête sont bien mais c’est aussi bien d’entendre les questions d’autres mamans et les réponses évidemment. Elles ont parfois des questions auxquelles on ne pense pas.

Quelles questions poser?

Je vous fais une liste non exhaustive de quelques questions car c’est vrai, qu’on ne sait pas toujours à quoi s’attendre dans les premiers cours, et on ne sait pas quelles questions on pourra poser. Ensuite, normalement, on en trouve finalement.

  • Toute question technique portant sur les exercices: est ce que j’expire quand je me lève, ou est-ce que j’inspire? La sage-femme va vous expliquer quelques exercices de respiration et le moment où vous devez inspirer ou expirer est important. N’hésitez pas à reposer les questions là-dessus pour ne pas faire l’inverse de ce qu’il faut.

  • Quand je pense avoir une fuite, un début de perte des eaux, dois-je partir à l’hôpital tout de suite? J’ai des contractions douloureuses, quand dois-je partir à la maternité?

  • Par où vais-je arriver à la maternité? Comment ça se passera quand j’arriverai? Quels papiers va t-on me demander? A quoi sert le monitoring? Suis-je obligée d’être sous monitoring tout le temps? Qui va m’accueillir? Vais-je aller tout de suite en salle d’accouchement ?

  • A quoi ressemble une contraction de travail? Comment savoir que j’ai des contractions de travail? Combien de temps dure une contraction de travail? A partir de quelle régularité, dois-je commencer à me préparer à un depart vers la maternité? Est ce que je peux continuer à boire ou manger même si j’ai des contractions de travail? Jusqu’à quand?

  • Comment puis-je gérer la douleur? Quels exercices? Quelles autres méthodes? Quelles positions pour accoucher existe-t-il? Quel matériel y a t-il à la maternité? Que puis-je apporter? (Ballon, tapis, coussins…) Quels sont les risques de la péridurale? Quand a-t-on le droit à la péridurale? Si je ne veux pas de péridurale, comment puis-je gérer la douleur? Pourrais-je prendre un bain? Faites-vous de l’acupuncture pour soulager la douleur? En quoi ça consiste? Quand peut-on en demander? Comment le papa peut-il m’aider? Quels massages?

  • Quand puis-je essayer de mettre bébé au sein? Dans quelle position? Comment doit être placé sa bouche? Qu’est-ce que le colostrum? Comment puis-je stimuler la montée de lait si bébé ne stimule pas trop? Que puis-je faire si j’ai mal quand il tête? A quelle fréquence doit-il téter? Combien de temps dure une tétée?

  • Quels types de poussées existent-t-il? Quels sont les avantages, les inconvénients à pratiquer l’une ou l’autre? Combien de temps ça dure? Y-a-t-il des positions qui aident le bébé a sortir ou qui sont moins nocives pour le périnée lors de la poussée? Pourrais-je les pratiquer? En quoi consiste la poussée à l’expire?

  • Quelles complications peut-il y avoir pendant un accouchement? Quelles sont les suites liées à l’épisiotomie? Les suites liées aux forceps? Les suites liées à la césarienne? Que se passe-t-il en cas de césarienne d’urgence?

  • Que se passe-t-il une fois le bébé sorti? Pourrais-je faire du peau à peau? Comment sont réalisés les premiers soins de bébé?

  • Quels sont les premiers soins donnés à bébé quand il naît? Quels autres soins faudra-t-il lui donner les premiers jours? Que faut-il que j’apporte dans ma valise pour les soins? Que faut-il préparer pour les soins pour le retour à la maison? Comment se déroule le séjour à la maternité?

  • Quels papiers faut-il prévoir avant le jour J pour la naissance? Qui va déclarer la naissance à la mairie? Que faut-il prévoir comme papier après la naissance?

Accouchement, GROSSESSE

Pourquoi c’est bien d’accoucher en janvier

Première raison et celle-ci devrait suffire à vous convaincre. Je suis née en janvier. Et si ça, ça n’est pas l’exemple que les meilleur(e)s naissent en janvier, je ne sais pas ce que c’est…

Bon, plus sérieusement. Pourquoi janvier est un mois intéressant pour les naissances? Il fait froid. C’est juste après Noël et nouvel an. On est tous fatigués. Il faut retourner travailler, enfin sauf pour vous… Dit comme ça, ça ne fait pas envie. Mais je vais vous trouver des raisons d’accoucher en janvier et des bonnes! Vous êtes prêts? Non? C’est parti quand même.

Numéro 1

Vous allez avoir du temps pour perdre vos kilos de grossesse. Vous pourrez aisément cacher votre extra de bidou sous un gros pull et vous aurez le temps de faire votre rééducation périnéale et abdominale peut-être aussi puis de reprendre le sport en douceur. Vous allez perdre de toute façon déjà un bon poids juste après l’accouchement, et au fur et à mesure des mois. Pas de stress pour la silhouette, vous avez de la marge d’ici l’été.

Numéro 2

Vous devriez être un peu plus tranquille avec les visites à cause de la covid. Vous aurez sans doute moins de visiteurs d’un coup. Vous pourrez étaler les visites pour éviter d’être trop nombreux en même temps dans une même pièce. En tout cas, c’est une bonne raison à donner si vous avez trop de visiteurs qui veulent venir. Et vous pourrez vous reposer. Peut-être même que les visites, hormis celles du papa, seront interdites à la maternité. Ce qui peut en décevoir certaines mais je vous assure que ça vous fera du bien de pouvoir vous reposer.

Numéro 3

Vous ne vous poserez pas de questions sur comment habiller bébé. En été, on ne sait jamais trop comment faire, surtout en sortant de la maternité. On a souvent tendance à trop les vêtir. Là, pas de risque de se tromper.

Numéro 4

Dans la même catégorie, vous allez pouvoir vous faire plaisir côté vêtement. Léo est né en juillet. Il avait tout le temps chaud. Je suis plus frileuse que lui… Je le laissais en couches ou en body. Là, au moins, vous allez pouvoir essayer de jolies tenues.

Numéro 5

Vous aurez le temps de vous familiariser avec bébé avant de vous lancer dans des sorties. Quand on accouche pour la première fois, on a pas toujours le temps, l’énergie ou la confiance de sortir à droite à gauche avec bébé trop souvent, en toi cas. Là, ce n’est pas grave. C’est l’hiver. Vous ne raterez pas les apéros en terrasse de l’été. D’ici l’été, vous serez rôdées en plus. Sortir en plein été avec un bébé, quoi de plus facile!

Numéro 6

Cet été, vous aurez moins de lavage à faire. Si vous débutez la diversification alimentaire à ces 6 mois, vous tomberez à la saison où vous pourrez le faire manger cul nul si vous le souhaitez. Il en met de partout? Pas de problème! Un petit coup sous la douchette et c’est reparti!

GROSSESSE, Post-partum

Le séjour à la maternité

Pas de club Med. Mais un bon hôpital, bien classique. Avec toutefois, pour ma part, une chambre individuelle. Je vous raconte mon séjour et je vous fais une petite liste des examens médicaux réalisés pendant ces 3 jours. Mon séjour n’a duré que 3 jours mais si j’avais voulu, j’aurais pu rester 5 jours.

J’ai accouché à minuit de demi et ait pu retourner dans ma chambre vers 4 heures du matin. On est arrivés dans la chambre avec bébé qui dormait dans son petit berceau. On l’a regardé un moment mais on s’est quand même rapidement couchés car on était épuisés.

On a dormi comme des masses… jusqu’à 6 heures où on nous a réveillé pour le petit-déjeuner. Autant vous dire que ça pique, le réveil à cette heure.

Le 1er jour

On est donc réveillés à 6h pour le petit déjeuner quelle que soit l’heure de l’accouchement. Et puis, par les premières visites où l’on vous pose cette question, que j’ai trouvé ironique mais je crois qu’elle ne l’était pas: avez-vous passé une bonne nuit?

Donc apparemment, dormir 2 heures peut être considéré comme une nuit.

La journée est rythmée par de nombreuses visites médicales pour le bébé et pour moi. Les sage femmes ont vérifié que je ne faisais pas d’hemorragie, que les points étaient bien, que j’arrivais à retenir pipi et caca correctement (oui, désolée pour le glam), à me déplacer sans trop de gène. Mais bon, on est gêné pour se déplacer, le ventre est lourd, ça tiraille en bas et c’est normal. On nous dit de prendre du doliprane régulièrement. Je n’ai pas eu mal le premier jour. C’est venu les jours suivants. C’était un inconfort et une douleur plus que supportables.

Elles viennent essentiellement voir si bébé prend le sein parce que je souhaitais allaiter et s’il le prend bien. Elles aident à le positionner correctement. Elles vérifient qu’il va bien. Et comme c’était un premier, elles nous ont montré les gestes pour le changer, nettoyer son cordon ombilical, et les différentes parties de son visage (yeux et nez surtout).

On tente la mise au sein comme je souhaitais allaiter plusieurs fois plus par jour mais sans succès. Léo ne tète pas. Il ne mange pas de la journée.

Le premier jour, pour un premier enfant, il y a beaucoup d’informations. Ces gestes deviennent naturels plus tard.

Les visites commencent à 12h et se terminent à 19h pour les visiteurs autres que le papa. Le papa, lui, peut venir dès 7h du matin jusqu’à 20h, en théorie. En pratique, elles peuvent avoir une marge de tolérance. Alex a même dormi la première nuit avec moi. Bon, dire qu’il a dormi est un bien grand mot. Il a somnolé sur le fauteuil. Il est rentré les autres nuits car il avait besoin de se reposer.

Le première nuit, on a laissé Léo à la pouponnière car il avait des glaires. Il fallait le nettoyer et le surveiller régulièrement. Pour moi, c’était un soulagement que de vrais professionnels le surveillent mais ma séparation était difficile. L’auxiliaire de vie devait me le rapporter s’il réclamait à manger mais il était trop encombré pour avoir faim. Je ne l’ai pas vu de la nuit.

Les deux autres jours

A partir de là, les journées se ressemblent. On prend plus d’assurance avec le bébé mais les sage-femmes se proposent de passer dès que besoin pour m’aider à le changer si j’ai besoin, à le mettre au sein, ou pour toute question ou inquiétude. A chaque fois, elles prennent bien le temps d’expliquer et de rassurer. Elles sont supers. Alex arrive dans la matinée quand il peut. Il continue à bosser partiellement la journée. Je profite à fond de ces moments à deux! J’adore le tenir collé contre moi pour, faire du peau à peau, lui parler, le regarder. Même s’il y a toujours beaucoup de visites pour moi ou pour lui, la matinée est un moment calme que j’apprécie pleinement. Les après-midi, il y a des visites donc on a peu de temps seuls.

Les examens médicaux de bébé

  • Poids: bébé est pesé tous les jours afin de vérifier qu’il prend du poids. Après la naissance, bébé peut perdre jusqu’à 10% de son poids de naissance. Normalement, pour que vous puissiez rentrer à la maison, il doit avoir repris un peu de poids.

  • Ouïe, vue, réactions, réflexes moteurs ou tonus. Dès les premiers instants, son tonus est vérifié. On vérifié la respiration, le tonus musculaire, ses réactions aux stimulus extérieurs, sa fréquence cardiaque et la coloration de sa peau. Un test visuel et auditif est réalisé aussi dans les premiers jours.

  • Tests sanguins pour vérifier que bébé n’a pas une maladie rare.

  • Taille: le bébé est mesuré le dernier jour généralement.

Les soins de bébé

  • Changer la couche: les sages-femmes vous montrent les gestes pour habiller et déshabiller bébé et lui mettre une couche sans le tordre dans tous les sens. Elles montrent aussi les bons gestes pour nettoyer les parties intimes de son corps sans risque. En gros, nettoyer du haut vers le bas et ne jamais remonter.

  • Nettoyer le visage (oreilles, nez si encombrement, yeux): elles montrent tout ces gestes quoiqu’il arrive pour que vous soyez parés à toute éventualité. Au fond, c’est du bon sens mais quand même, ça fait du bien qu’on nous montre. En gros, nettoyer avec une compresse stérile et du sérum phy en partant du plus propre au plus sale et changer de compresse à chaque oeil. Pour le nez, placer bébé tête sur le côté pour éviter qu’il ne coule dans la gorge, presser sur le sérum phy. Pour les oreilles, pas de coton tige à l’intérieur. Elles montrent quand même comment nettoyer l’extérieur de l’oreille avec un coton tige surtout pour enlever toute trace d’humidité.

  • Nettoyer le cordon ombilical: avec une compresse stérile et de la biseptine. On enlève les traces de sang et on assèche le cordon. Il tombera de lui-même au bout d’un certain temps.

  • Premier bain et séchage: en plus d’être un moment d’échange avec bébé, c’est un moment d’apprentissage pour tout le monde. La sage-femme nous montre comment le tenir, comment le laver et surtout comment le sécher, sans faire d’oubli. L’humidité sous les plis de la peau, ou derrière l’oreille peut entraîner des petits soucis de peau à bébé.

Les examens médicaux de maman

  • Premier tour aux toilettes (petite et grosse commission.) On vous demande si vous arrivez à retenir, si vous n’avez pas trop mal, si vous faites des gros pipis.

  • Vérification des points si vous en avez. On peut faire un toucher vaginal. C’est un peu douloureux.

  • Surveillance de l’utérus (rétractation) On appuie sur votre ventre. Ce n’est pas très agréable.

  • Checking au niveau des douleurs. On vous fournit du doliprane au cas où.
GROSSESSE, Post-partum

Ce que veulent vraiment les femmes qui viennent d’accoucher

Je ne suis pas toutes les femmes enceintes mais je suis certaine que vous vous reconnaîtrez dans certaines envies.

De la nourriture, plein de nourriture!! Tous ces trucs interdits pendant la grossesse, que vous ne mangiez peut-être jamais avant mais qui, tout à coup, vous ont fait saliver.

Ce qui m’a fait saliver pendant ma grossesse? En réalité, au départ, pas tant de choses. Les envies de fraise existent t-elles vraiment? J’en suis venue à me le demander. Mais une grossesse ne vaut pas une autre. J’avais certes un peu plus qu’avant envie de kiri.

Mais est arrivé le dernier trimestre de grossesse et avec, du diabète gestationnel… zut! Et avec Alex qui mangeait des M&Ms, du chocolat ou des petits gâteaux à toute heure de la journée ou de la soirée, autant vous dire, que tout ce qui était sucré me faisait saliver à mort!

En gros, voilà ce que je rêvais de manger et qui m’a fait plaisir quand j’ai enfin pu en manger.

  • Des sushis. C’est le truc salé que j’avais le plus envie de manger. Et je parle bien des vrais sushis, ceux avec le saumon cru.
  • Du chocolat! C’est ce qui m’a réellement le plus manqué. Et c’est donc ce que j’ai le plus apprécié manger ensuite. Alors oui, j’ai mangé un ou deux morceaux de chocolat noir pendant ma grossesse mais je ne pouvais vraiment pas me lâcher. Alors je me suis lâchée après.
  • Des gâteaux industriels. Oui, ceux qui sont mauvais pour la santé. Mais ça m’a fait plaisir d’en manger.

Côté alimentaire. C’est tout. Mais il y a plein d’autres choses que les femmes qui viennent d’accoucher veulent.

De la tranquillité. Si la grossesse fatigue, l’accouchement et un nouveau-né fatiguent bien plus. Ce dont j’avais vraiment besoin, c’est un peu plus de tranquillité et notamment pour faire la sieste. Mais c’est compliqué, surtout avec un premier. Avec la covid, les visites à la maternité étaient limitées à 2 visiteurs à la fois. Sauf que quand tes visiteurs en question restent 4 heures avec toi dans ta chambre… la sieste est carrément compromise! Ensuite, une fois de retour à la maison, c’est Alex qui s’est mis à inviter à tout bout de champs. Certes, ça fait plaisir de voir du monde mais il faut LI-MI-TER pour pouvoir se reposer.

Dormir, dormir, dormir. Vous allez me dire, mais elle se répète. Oui, c’est un peu vrai mais j’insiste. Ce n’est même pas un envie mais un besoin énorme. 5 mois après mon accouchement, c’est toujours ce qu’il me manque le plus, du sommeil.

Être seule avec son bébé. Oui, il y a une petite part d’égoïsme là-dedans. Peut-être que toutes les femmes ne sont pas comme ça. Peut-être que pour un second, ce sera différent. Ce dont j’avais vraiment envie, c’est être seule ou avec Alex avec mon bébé pour pouvoir profiter de lui à fond. Alors évidemment, je n’avais pas envie d’être tout le temps seule avec lui ou à trois. Ça m’a fait plaisir d’avoir des visites. Mais c’est vrai qu’on est fatigués après l’accouchement, et qu’on a souvent trop de visites. On a aussi besoin de se découvrir à trois et pour cela, on a besoin d’un peu de temps à trois. Pas toujours évident quand il y a tous les jours du monde qui passe.

De l’attention. Il se passe un phenoméne étrange lorsqu’on accouche pour la première fois, celui de l’oubli. Heureusement, pas avec tout le monde. Mais clairement, on est souvent reléguée au second plan, une fois que l’on a accouché. Il y a des personnes qui à peine rentrés dans la pièce, vont tout juste vous dire bonjour, puis ne regarder que votre bébé. Un peu d’attention envers la maman fait toujours du bien!

Un peu d’aide. C’est dans la lignée du point précédent. Un peu d’aide, pour s’occuper de l’intendance (ménage, repas). Pour s’occuper de bébé peut-être pour certaines mamans… pas pour moi en toit cas, je préfère m’en occuper moi-même.

Être rassurée, surtout par les professionnels, et le papa. Quand c’est un premier notamment, ça fait du bien qu’on nous dise que l’on fait bien, que c’est normal de ne pas savoir parfois pourquoi il pleure… Être rassurée aussi sur son corps, savoir que tout va bien, enfin, tant qu’on peut, après un accouchement.

Retrouver son corps d’avant ma grossesse. Je n’ai pas dit qu’on avait des envies réalistes.

Alors si vous passez par là et que vous faites partie de l’entourage proche d’une femme qui vient d’accoucher, demandez lui ce dont elle a besoin et prenez en compte ses désirs, ça fera déjà beaucoup!

Accouchement, GROSSESSE

Mes valises pour la maternité

Non, ce n’est pas tout à fait comme si vous partiez pour les Caraïbes quoique… il y aura des vagues sans doute.

Je ne suis pas de celles qui la préparent à la dernière minute et qui arrivent a l’hôpital avec une valise à moitie prête. J’ai commencé à préparer ma valise au moins 2 moins à l’avance. Elle était enfin prête 1 mois avant la date prévue. Je dis « ma » mais en réalité, j’en ai préparé 2. Une pour la salle d’accouchement et une pour le séjour à la maternité.

Honnêtement, pour faire ma valise, je me suis surtout inspirée des conseils d’Anna Roy des maternelles. Ma belle-soeur m’a également envoyé sa liste alors j’ai pioché un peu dedans aussi.

Comme beaucoup, j’en ai en prévu plus que je n’ai utilisé mais au moins, si ça m’avait été utile, j’aurais eu sous la main.

La maternité où j’ai accouché fournissait beaucoup: ballon, couches, liniment, cotons, lingettes, sérum phy, thermomètre pour le corps et pour le bain, couverture, serviettes hygiéniques.

Les indispensables pour bébé:

  • Une dizaine de bodys. Je ne les ai pas tous mis à la maternité. Surtout que Léo est mon premier bébé alors les premiers jours, je ne me suis pas amusée à le changer plus que nécessaire. Mais ces bodys serviront pendant les semaines suivantes.
  • 8 pyjamas
  • 2 petits bonnets
  • 2 paires de chaussettes
  • 2 petits gilets
  • 2 gigoteuses (une pour la salle d’accouchement et une pour le reste du séjour)
  • une sortie de bain

Les indispensables pour maman:

  • 3 tenues confortables (robes ou pantalons qui ne serrent pas à la taille, exit les jeans, tee-shirts larges);
  • 2 soutiens gorges d’allaitement;
  • Une trousse de toilettes ;
  • Deux serviettes de bain minimum;
  • des pyjamas confortables, pas trop serrés notamment au niveau du bassin;
  • les papiers administratifs;
  • Des culottes filets.

Les trucs bonus mais quand même bien utiles:

  • Une veilleuse ;
  • Un coussin d’allaitement;
  • Si allaitement, des coussinets;
  • De quoi s’occuper: mots fléchés, coloriage, magazines… même si soyons honnêtes, vous n’aurez pas beaucoup le temps pour tout ça;
  • Une guirlande lumineuse (pour se sentir un peu plus comme à la maison dans sa salle d’accouchement);
  • Un brumisateur;
  • de l’eau parfumée (si on vous le permet) ;
  • Un élastique à avoir sous la main;
  • un compartiment ou un deuxième petit sac pour les affaires de bébé;
  • un sac pour le linge sale;
  • un doudou (pour bébé). C’est symbolique car il est bien trop petit pour s’en soucier et c’est déconseillé de lui mettre dans le lit;
  • une paire de tongs;
  • Le chargeur de téléphone.

Pour le papa:

  • des trucs à grignoter;
  • de la monnaie pour le distributeur;
  • de l’eau, des jus;
  • un peu de rechanges;
  • une trousse de toilettes;
  • son chargeur de téléphone.

Vous êtes prêtes? Go, go, go!!

Ce que j’ai réellement utilisé? Tout sauf la guirlande, et la plupart des magazines. Et pourtant, j’ai eu un accouchement long… mais long! Je vous ai dit que ça avait été long? Bon, j’arrête.

Ce que j’ai oublié de prendre alors qu’on me l’avait dit en plus? Des moufles pour éviter que bébé ne se griffe.

Accouchement, GROSSESSE

Ouf, j’ai accouché sans masque!

On dirait un roman de fiction comme si le masque était devenu la norme et comme si, accoucher sans masque était une chose extraordinaire. Je ne sais pas si c’est le cas. Je ne crois pas. En tout cas, j’ai pu accoucher sans porter de masque et c’était presque inespéré. Mon bébé a pu voir mon visage dès ses premiers instants et ça me semble important.

Comme je vous l’ai déjà raconté, j’ai accouché en juillet dernier, peu de temps après le début du déconfinement en France. Pas au pic de l’épidémie donc. Je ne vais pas vous faire le récit entier de mon accouchement car je l’ai déjà fait dans un autre article mais je vais vous rassurer, en partie, j’espère si vous devez accoucher bientôt.

Cela faisait à peine 2 semaines que les papas étaient de nouveau autorisés en salle d’accouchement et un peu plus longtemps qu’ils étaient autorisés dans l’hôpital tout court.

Si, évidemment, j’avais des craintes d’attraper la covid pour mon bébé et pour moi, j’en avais aussi par rapport à l’accouchement. Je craignais de devoir accoucher sans péridurale, sans le papa et peut-être dans un état de santé ne me permettant pas de tout comprendre.

On était au début du mois de juillet et je n’étais pas malade quand j’ai perdu les eaux. Alex était également en pleine forme.

La seule crainte que je pouvais avoir était le port du masque, surtout pendant la poussée. Nous sommes arrivés un vendredi soir à l’hôpital, masqués. On nous a fait garder le masque dès qu’on était en présence du personnel médical mais on nous a tout de suite dit qu’on pourrait l’enlever une fois seuls.

C’était vraiment agréable de pouvoir enlever le masque à certains moments. J’étais dans une chambre individuelle. Alex a pu rester avec moi toute la nuit et la journée suivante, et la nuit suivante… Oui j’ai eu un accouchement long, très long!

Quand finalement, j’ai pu me rendre dans la salle d’accouchement, j’ai pu enlever le masque. Alex devait le garder. Mais j’ai pu accoucher sans masque. Ouf! Mais je rappelle que j’ai accouché au mois de juillet, donc on n’était pas au pic de l’épidémie.

Finalement, je n’ai porté le masque que lorsque j’avais besoin de sortir de la chambre pour aller chercher de l’eau à la fontaine à eau ou pour aller aux toilettes, lorsque j’étais en salle d’accouchement. En dehors de ça, je n’ai même pas pensé au protocole, à la singularité de cette situation.

Je profite de ce petit récit de vie pour remercier tout le personnel médical dans son ensemble pour le travail difficile qu’ils accomplissent chaque jour et en particuliers, le personnel de maternité qui m’a très bien accompagnée. A aucun moment, je n’ai ressenti de pression ou de peur en raison de la crise sanitaire particulière. Alors, peut-être que si j’avais accouché en mars, ça aurait été différent. Je ne le saurai jamais. Mais j’ai eu cette chance d’avoir un accouchement normal.