Post-partum, VIE DE PARENTS

Mon corps après l’accouchement

Après 9 mois de changements hormonaux et physiques, mon corps à continué a se transformer. Même si on m’avait dit que mon corps serait différent, j’ai quand même été surprise par l’aspect de mon corps juste après avoir accouché.

Cela faisait 9 mois qu’on me disait que je n’avais pas grossi, en dehors de ma zone bidou, ce qui me flattait.

Je pense qu’inconsciemment je pensais retrouver une plus jolie silhouette.

En plus de ça, j’ai eu quelques minutes pour observer mon ventre juste après avoir accouchée, en position allongée, j’ai eu l’impression d’avoir déjà retrouvé un ventre plat. Bien que cela m’étonnait sur le coup, j’y ai cru, je suppose. Seul l’aspect de mon nombril m’avait interpellée rapidement sans trop que je m’y attarde. Quelle ne fut donc pas ma surprise quand j’ai vu mon bidou dans le miroir le lendemain matin de l’accouchement.

Le matin du 5 juillet, je passe aux toilettes sous la supervision d’une sage-femme, j’en profite brièvement pour observer ma silhouette. Je soulève mon tee-shirt. En réalité, je n’ai même pas besoin de le soulever pour me rendre compte que j’ai toujours un gros ventre. Seulement, adieux les jolis arrondis! Comment je décrirais mon ventre à ce moment-là?

disgracieux, flasque, gros, proéminant, moche, laid, affreux, dégoûtant, bizarre, mou, affreux, étrange, vide…

Vide. Oui, c’est le mot le plus exact. Vide. Vide car c’est la réalité. C’est un ventre vidé. Vide car c’est la sensation qu’il me reste à ce moment-là. Une sensation qu’il manque quelque chose. Ca m’a d’ailleurs pris un peu de temps avant de vraiment réaliser qu’il n’y avait plus de bébé à cet endroit là. C’est à chaque fois que je touchais cette zone, que je caressais machinalement, que je réalisais ce vide.

Et c’est là que j’ai fait le tour de ma valise pour trouver un t-shirt le plus laaaaaarge possible et que j’ai finalement envoyé mes parents m’en acheter. Ce surplus de ventre flasque était vraiment disgracieux. En réalité, c’est mon utérus qui après avoir accueilli Léo, avait besoin de temps pour retrouver sa taille d’origine. Ça a donc pris une quinzaine de jours pour diminuer de façon à ce que je puisse porter certains de mes tee-shirts sans que ce soit trop visible.

Je me suis sentie un peu plus gracieuse quand j’ai enfin pu dissimuler ce surplus aux yeux des autres au moins. Je n’étais pas très à l’aise devant Alex.

4 mois après mon accouchement, mon ventre est toujours plus gros qu’avant. Il a un aspect continuellement gonflé. Mais il n’est plus disgracieux et surtout flasque. Je trouve, que mon nombril commence à redevenir joli. Juste après l’accouchement, il avait un aspect plus aplati, plus étalé. En dehors de ça, j’ai plutôt de la chance. Pas de vergetures mais j’avais utilisé huile et crème anti-vergetures dès le début de ma grossesse et tout au long. Une légère ligne brune . Mais qui est à peine visible.

4 mois après mon accouchement, il est grand temps de me lancer dans des exercices pour tonifier tout ça! Je n’ai pas terminé la rééducation de mon périnée. Une fois terminée, j’enchainerai sur de la rééducation abdominale. Comme pour les séances de rééducation périnéale, les séances de rééducation abdominale sont entièrement remboursées par l’assurance maladie, alors pourquoi s’en priver? Bon, encore faut-il qu’elles vous soient prescrites. Le soucis c’est que souvent, on ne sait même pas qu’on y a droit.

Et encore faut-il arriver à trouver le temps!

GROSSESSE, Post-partum

Épisode 6: l’après accouchement, premières heures

Dans l’épisode 5, je vous ai raconté mon accouchement qui a duré très longtemps. J’ai arrêté mon récit à la découverte du sexe de bébé. Je reprends la suite de mon récit et j’en profite pour vous raconter ce qu’il se passe juste après avoir accouché.

Juste après avoir accouché, la sage-femme a posé mon bébé sur moi. On est restés comme ça pendant un moment. Elle m’ a demandé de pousser une dernière fois pour sortir le placenta. Elle m’a demandé si elle pouvait me recoudre immédiatement ou si j’avais trop mal. Je commençais vraiment à retrouver toutes mes sensations et je préférais qu’elle ne traîne pas trop. Elle m’a donc recousu.

L’auxiliaire de puéricultrice qui était là aussi pendant la poussée, pendant ce temps, s’est affairée à tout ranger dans la pièce.

Au bout d’un certain temps, une fois recousue, elles ont pris Léo et l’ont posé sur la table à langer à côté de mon lit pour vérifier que tout allait bien. Ça n’a duré que quelques minutes. Elles l’ont à nouveau posé sur moi juste après. Puis elles sont sorties de la pièce.

Nous sommes restés tous les 3 dans cette ambiance, un peu surréelle pendant 2 heures. La sage-femme est repassée régulièrement voir si tout allait bien. Elle a vérifié que je ne faisais pas d’hemorragie et que les points tenaient bien. Je parle bien d’une vérification visuelle. J’ai eu l’impression que l’anesthésie avait cessé de faire le peu d’effet qu’il me restait.

Au bout de 2 heures, nous sommes retournés dans la chambre, à trois. La sage-femme est arrivée pour habiller Léo de tous les vêtements qu’on avait. Il a porté un body, un pyjama, des chaussettes, un bonnet, un gilet, une gigoteuse. Et on l’a recouvert de 2 couvertures, celle de l’hôpital et sa petite couverture verte. Elle m’a aidé à me relever. Je me sentais d’attaque mais c’est vrai qu’un peu d’aide pour se relever fait du bien. Elle m’a aidé à m’installer dans un fauteuil roulant. Alex, lui a poussé le petit lit avec Léo dedans jusqu’à la chambre. Une fois en chambre, on m’a apporté un repas. J’ai mangé. Alex a grignoté ce qu’il nous restait sous la main. Puis, nous avons dormi comme des masses à peu près… 2 heures de temps. Ensuite, on nous a réveillé pour le petit-déjeuner!

Accouchement, GROSSESSE

Episode 5: l’accouchement

Je l’ai redouté, attendu, désiré… Le moment d’accoucher est venu. Je vous raconte comment s’est déroulé mon accouchement à l’hôpital sous hormones de synthèse. Eh oui!

C’était un vendredi soir. J’avais pas mal vadrouillé pendant la journée. J’étais passée rendre visite à mes collègues, faire coucou à ma remplaçante, récupérer des affaires de boulot, et bien sûr dire au revoir à mes élèves adorés. C’était Carnaval et kermesse par classe et sans parents, covid oblige, ce jour-là. Je pensais ne rester qu’une heure, je suis restée trois heures. J’ai dû m’assoir les 30 premières minutes puis je suis restée debout dans la cour à discuter avec mes élèves, à admirer les cowboys, reines des neiges et compagnie.

J’ai passé l’après-midi à ranger, faire du ménage et cuisiner un peu pour l’arrivée de mes parents qui venaient passer le weekend chez nous. Le soir est arrivé. Il était aux environs de 21h. Nous avions fini de manger et étions installés sur le canapé. Mon père et Alex sont sortis un moment observer la pleine lune. Oui, c’était la pleine lune, je ne vais pas déroger aux croyances de certains concernant les accouchements les soir de pleine lune. Tout à coup j’ai senti comme un ballon d’eau qui se perçait à l’intérieur de moi, puis l’eau qui coule. J’ai eu le temps de me lever. C’était un 3 juillet, 3 semaines avant la date prévue initialement. Je n’avais senti aucune contraction de la journée.

Alex et moi sommes partis à l’hôpital et voilà comment ça s’est passé. D’abord, on sonne à l’entrée de l’étage de la maternité. On explique pourquoi on est là et quelqu’un vient nous ouvrir. Ensuite, on est dans une petite pièce. Je m’allonge, on m’installe l’aiguille pour la perfusion, on me met le monitoring avec les capteurs sur le ventre, et la sage-femme m’examine. Rien ne presse, je ne suis pas dilatée et je n’ai toujours pas de contraction de travail.

La poche des eaux étant rompue, je dois rester sous surveillance à l’hôpital. On est partis pour 18 heures d’attente dans une des chambres de la maternité. Alex a pu rester avec moi et dormir sur le fauteuil cette nuit-là. Je m’endors sans trop de difficulté le soir. Je n’ai toujours pas de contraction. J’essaie dans la nuit, quand je me réveille de bouger un peu. J’ai un ballon qu’on m’a apporté mais je n’ai jamais fait d’exercices sur ballon pendant ma préparation à l’accouchement, à cause du covid alors je ne suis pas certaine de faire ce qu’il faut.

Le lendemain, 7h, on toque à la porte. On m’apporte le petit-déjeuner. Alex part acheter de quoi manger pour lui. Je passe la journée à alterner 20 minutes de marche ou d’exercices sur ballon, et 20 minutes de pause. Alex passe le temps comme il peut, m’accompagne, m’encourage. 16h de l’après-midi, je n’ai toujours pas le moindre signe de contraction. Le médecin passe et m’annonce qu’il va falloir envisager d’accélérer le travail car la poche des eaux est rompue depuis un moment, et plus on attend plus on a un risque d’infection. Je décide d’accélérer tout de suite le travail. Je passe aux toilettes et on m’emmène dans une salle d’accouchement.

A nouveau, monitoring et inspection des travaux. On ne sait jamais. Puis, on me met un tampon avec des hormones de synthèse. J’ai entendu dire que ça faisait beaucoup plus mal quand les contractions étaient provoquées et non naturelles mais, je n’y pense pas trop. On me dit que je devrai sans doute encore attendre peut-être la nuit ou le lendemain avant que les contractions se déclenchent.

1h plus tard, j’ai des contractions toutes les 5 minutes. ..Elles font mal. J’ai toujours le monitoring. Je ne peux bouger que dans un petit espace. Le monitoring n’affiche pas mes contractions. On demande à le faire vérifier. La sage-femme passera deux fois pour le remettre. Puis, très vite, ça s’accélère. J’ai des contractions toutes les 2 minutes peut-être. Mes contractions durent bien une minute à chaque fois. Elles font très mal. La douleur est difficilement supportable.

Je me tiens debout, appuyée de toutes mes forces contre le meuble. Alex positionne ses poings derrière le bas de mon dos. Ca ne me soulage plus. Je n’arrive pas à essayer d’autres positions tellement j’ai mal. La sage-femme m’examine, je suis enfin à 3 cm de dilatation. Elle me propose la péridurale et je ne me fais pas prier pour!

L’anesthésiste arrive dans les minutes. Je passe devant les autres femmes qui accouchent. Une dame, je ne sais plus si elle était sage-femme ou autre car ça défile devant moi depuis le début, passe installer la table avec le matériel. La sage-femme qui me suit doit terminer son service mais elle reste un peu plus longtemps, pour m’installer pour la péridurale. D’ailleurs, elles font un travail incroyables et sont dévouées et vraiment, il faut les remercier et mieux les valoriser dans leur métier. Quand l’anesthésiste arrive, je suis assise sur le bord du lit, je serre les mains de la sage-femme à chaque contraction. Mais, l’anesthésiste est là et c’est le soulagement pour moi!

L’anesthésie ne met que 15 minutes à agir. Je suis allongée sur le côté gauche du lit. Alex me tient la main. J’ai le bouton en main pour gérer les doses d’anesthésiant que je veux et donc gérer ma douleur. La péridurale est réglée sur le minimum et je gère la douleur comme je veux à partir de maintenant.

Si j’appuie plusieurs fois sur le bouton, au départ, j’arrête dès que la douleur devient supportable. Ensuite, j’arrive à me rendormir. On laisse bébé tranquillement descendre et on vérifie que tout va bien régulièrement. Cette partie là de mon accouchement, j’adorerais la revivre. J’accouche à minuit et demi après 10 minutes de poussée, en sentant mes contractions, la tête et les épaules passées. La sage-femme pose mon bébé sur moi puis au bout de quelques instants, soulève bébé pour nous montrer le sexe. C’est un garçon. Il va bien.

Je suis arrivée à l’hôpital le 3 juillet vers 22h. J’ai accouché le dimanche 5 juillet à 00h30.