Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Une histoire éternelle

L’histoire éternelle. Celle qu’on oublie jamais. Le cycle infiniiiii d’un amour béniii, qui rend Immorteeeeeelle, la RONDE infiniiiiiie de ce cycle éteeeernel! C’est l’histoaaaAre, l’histoire de la viiiiiie. Ça vous rappelle quelque chose?

En dehors, de mes références Disney, je fais référence à la continuité, la vie, le cycle, la naissance, la renaissance même, l’accouchement.

Je crois que la naissance est une façon de contribuer à ce cycle éternel. Et même si ça paraît un peu ridicule et naîf aussi, j’en parle plus loin, c’est un sentiment profond que l’on peut ressentir quand on a donné la vie. Quand nos regards se croisent. Quand on le voit évoluer, grandir. Quand on partage un sourire. Quand il sert mon doigt avec ses petits doigts. Quand on le regarde dormir.

Même si, ce n’est pas vraiment le premier sentiment qui me vient en tête quand je pense à tous ces moments, il y a tout de même, un peu de ça. Dans la recette de la naissance, de la vie, il faut bien une pincette d’éternité.

Mais, en réalité, la naissance, la parentalité n’est pas éternelle. C’est même tout le contraire. Il suffit de regarder à quelle vitesse inimaginable grandit un bébé. Ce qui est éternel, c’est la vie. Mais pas la vôtre, ni celle de votre enfant.

Oui, c’est évidemment naîf de parler d’éternité. Encore plus à notre époque. Même si je crois, que l’on trouve du pessimisme dans chaque époque. Ok. Aujourd’hui, la planète est malade. L’avenir de notre société est incertain. On ne sait pas comment sera demain. On sait qu’on est déjà bien trop nombreux sur notre planète. Alors parler d’éternité, quand on parle de la naissance d’un enfant, c’est contradictoire.

Être parents, c’est aussi un moment magique. Bref, peut-être… Généralement, la magie s’estompe au bout de quelques nuits passés debout, ou quelques vomis sur l’épaule. Plus sérieusement, à vous, chers parents, profitez de cette magie. Oubliez le monde extérieur et toutes ces zones sombres. Profitez de cette chance d’avoir engendré la vie et de remplir ce rôle merveilleux (même si il y a des moments qui sont moins merveilleux que d’autres)de parents, profitez de ces instants d’éternité. Qui n’en sont pas vraiment au final. La vie passe à une vitesse folle.

Ce qui est éternel aussi, c’est l’amour. La naissance, la parentalité sont faits d’amour. C’est en cela que réside cette éternité. Même quand il pleurera toute la journée, même quand il pleurera sans même savoir pourquoi, même quand il vous collera aux baskets, même quand il vous empêchera de dormir, même quand il dira « NON! » sans trembler, même quand il vous mentira, même quand il râlera, même quand il laissera son linge sale par terre, vous continuerez à l’aimer.

Profitez de vos enfants, profitez de votre jeunesse. Oui, même quand on est parents, on est encore jeune. Profitez de la vie car elle ne durera pas éternellement. Vous avez une chance extraordinaire d’être en famille. Saisissez-la. Ne passez pas à côté de tout ce que ça peut vous offrir.

Accouchement, GROSSESSE

Souviens-toi de cette nuit.

Souviens-toi de cette nuit. C’est la promesse de l’infini.

C’est la promesse faite, entre nous trois, de ne plus jamais affronter les peines seuls. C’est la promesse d’un avenir incertain mais joints par ce ciment humain et immuable qu’est l’amour. C’est le serment fait à trois de s’aimer pour toujours et de prendre soin les uns des autres. C’est la promesse faite au temps, de ne plus jamais revenir en arrière et de coûte que coûte avancer à trois. C’est la volonté de s’affranchir des peines du passé. C’est un pacte signé avec le temps. Ne jamais regretter et voir pourtant le temps filer entre nos doigts. C’est un défi quotidien qui nous suivra toute notre vie. C’est une soumission au temps et à l’amour qui, à jamais, nous guidera. C’est accepter de se mettre à genoux face à lui et de le laisser en maître. C’est un risque choisi de ne plus jamais être comme avant, de mettre en péril sa vie au nom de celle d’un inconnu. C’est une ode à l’amour, une dédicace fragile mais sûre.

On m’a dit qu’à trois, on est encore plus forts et aujourd’hui, je sais que l’on ne m’a pas menti.

Le plus important, ce n’est pas cette nuit. Elle ne fait que confirmer et célébrer l’amour infini que nous nous portons déjà. L’amour infini que nous te portons déjà.

Texte inspiré d’une citation de Dante Alighieri.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Je suis maman et j’ai peur.

J’ai peur.

Je n’ai jamais eu cette peur avant toi. Enfin, pas à ce point.

J’ai peur de mourir et que tu vives sans maman. J’ai peur qu’après t’être attaché à moi, je te sois enlevée pour une raison ou une autre et que tu ne comprennes pas le pourquoi de ma disparition.

J’ai peur que tu en souffres. Que tu aies de la peine. Que tu penses que je ne t’aime plus.

J’ai peur de disparaître et de ne plus pouvoir te protéger comme je le voudrais. De ne plus pouvoir t’aimer et te le faire ressentir tous les jours. J’ai peur de te priver de cet amour inconditionnel et unique. J’ai peur que tu me perde, moi, ton repère, ta seule et unique maman. Et même s’il te resterait ton papa, je la sais, je le sens, que nous ne sommes pas trop de deux pour t’aimer.

J’ai peur que tu sois perdu face à cette perte que tu ne pourras comprendre alors que tu es juste un bébé.

J’ai peur quand je conduis. J’ai peur quand je suis loin de toi. J’ai peur, la nuit. J’y pense le jour parfois.

J’ai peur de te perdre. J’ai peur de ne pas pouvoir vivre sans toi. J’ai peur que tu sois tout à la fois. Même si ton papa et moi continuerons à nous aimer, j’ai besoin de toi. J’ai peur de faillir à mon devoir de maman. Mais surtout de faillir alors que je t’aime tellement.

J’ai peur quand tu dors. J’ai peur quand on est éloigné l’un de l’autre.

J’ai tellement peur que je veux profiter de chaque minute, chaque instant à tes côtés. Je veux te faire sentir que je suis la pour toi, que je t’aime, que je t’adore! Oui je t’adore!

Je veux te faire sentir que je suis toujours fière de toi.

Je veux te faire sentir que je serai toujours à tes côtés quand tu le voudras et quand tu auras besoin de moi.

Je veux te faire sentir fort et en confiance. Car oui, tu pourras toujours me faire confiance.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai peur. J’ai peur que tu perdes tous ça si je disparaissais. Que tu perdes l’amour de ta maman, ce qui est déjà affreux… Mais que tu perdes l’épaule réconfortante, les câlins, l’écoute, les rires, la confiance… Ces moment extraordinaires et en même temps si ordinaires qu’on ne partage qu’avec une maman. Ces moments où on est avec la personne ou l’une des deux personnes en qui on peut le plus faire confiance et avec qui on est le plus en confiance. Ces moments où tu peux être toi. Tel que tu es. Sans froufrou. Sans effort. Sans peur. Sans timidité. Sans questionnement.

Je t’aime tout simplement.

Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Tant qu’on est ensemble

Rien ne peut nous atteindre. Rien n’a plus d’importance tant qu’on est ensemble.

On est bien dans notre cocon que l’on renforce et que l’on continue de bâtir à chaque sourire, à chaque rire aux éclats.

Tant qu’on est ensemble, je suis heureuse. Tant qu’on est en bonne santé et que l’on peut s’aimer. Tant qu’on peut profiter de notre temps ensemble. Ce temps qui m’est devenu si précieux et qui file à vive allure déjà.

Tant qu’on est ensemble, je me sens en sécurité. Je me sens en sécurité quand je te tiens dans mes bras ou quand je sais que tu es apaisé et heureux. Tant que tu es en bonne santé. Je me sens en sécurité dans notre nid douillet que l’on a bâti pour t’accueillir et pour vivre tous les trois.

Tant qu’on est ensemble, on peut être confinés. On peut nous dire qu’on a pas le droit de sortir. Qu’on a pas le droit de se voir. Qu’on a pas le droit d’être dehors de telle heure à telle heure. Le plus important, c’est qu’on est ensemble même si nos familles nous manquent. Le plus important c’est que tout le monde est en bonne santé, nous 3 et les personnes autour, même si on ne peut pas se voir. On est ensemble, pas physiquement, mais on es ensemble tant qu’on a la santé.

Tant qu’on est ensemble, on est forts. On se sent forts. L’amour qui nous porte nous rend forts. Plus forts que la tristesse ou l’inquiétude, il nous comble de joie.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Je ne veux pas te lâcher mon bébé

Depuis que tu es né, tu es toute ma vie. Avec ton papa, vous êtes ce que j’ai de plus chères au monde.

Depuis que tu es né, je n’ai qu’une envie c’est de te serrer fort contre moi, de t’enlacer, de te faire des bisous sur la joue et de sentir ton odeur douce.

Depuis que tu es né, j’ai beaucoup de difficultés à te poser quelque part, loin de moi ou dans les bras de quelqu’un d’autre. Il n’y a que dans les bras de papa, que je me sens rassurée.

Depuis que tu es né, j’ai peur. J’ai peur de tout un tas de choses. J’ai peur que tu m’oublies, j’ai peur que tu ne m’aimes pas autant que je t’aime, j’ai peur que tu ne saches pas à quel point je t’aime. Je t’aime d’un amour éternel et infini.

Tu es un prolongement de moi. Une partie de moi. Tu es plus important que moi. Je t’ai porté pendant 9 mois et je t’ai donné tout ce que je pouvais.

Je continuerai à te donner le meilleur de moi-même. J’espère que tu sais à chaque fois que je te serre contre mon cœur, que je te console, que je te porte que je serai toujours là pour toi. Je serai là quand tout ira bien, je serai là que tu seras triste, énervé, malheureux, jaloux, inquiet, apeuré, vexé, muet, bruyant, excité, curieux… à chaque fois, je serai là pour t’accompagner, te soutenir, t’encourager, pour t’aimer.

Alors laissez-moi le porter, lui faire des câlins, lui dire des mots doux, lui sourire, lui parler, le consoler autant que je veux. J’en ai besoin. J’en ai envie.

Et ce petit bébé que j’ai mis au monde est encore tout petit. Il découvre tout, ses premières sensations de faim, de froid, ses premières peurs, ces visages inconnus, ces voix inconnues, ces personnes qui le prennent dans les bras, ces odeurs inconnues. Laissez-moi le réconforter quand il a besoin. Laissez-moi l’aimer comme j’en ai envie. Je veux qu’il sache que mon amour est inconditionnel. Je ne veux pas qu’il apprenne tout de suite alors qu’il vient de naitre que le monde est rude. Je ne veux pas qu’il apprenne que mon amour se limite à la journée et qu’il doit faire ses nuits quitte à pleurer pendant des heures. Je ne veux pas qu’il apprenne à se plier à nos désirs d’adulte. Il a le temps. Il construira son petit rythme à son rythme justement.