Mode de garde, QUOTIDIEN

Mode de garde pour Léo

Et voilà… A peine le temps de tomber enceinte, et il faut déjà penser au moment où l’on se séparera de bébé.

Tant que j’étais enceinte, je n’avais pas conscience de ce que cela signifiait. C’est une fois que j’ai accouché que j’ai réalisé que le temps à 2 dans notre nid douillet qu’est la maison, nous était compté et que bientôt viendrait le temps de la séparation. Se séparer de son petit bébé, n’est pas vraiment facile ou plaisant. Rien que d’y penser, me faisait pleurer.

Bonne ou mauvaise chose, je ne sais pas. En tout cas, c’est pendant la grossesse qu’il faut envisager ce moment. Surtout quand on reprend le travail après le congé maternité, qui ne dure que 16 semaines dont 6 avant d’accoucher.

J’ai eu la chance d’accoucher un peu en avance. 3 semaines. Je dis que c’était une chance car tout allait bien pour bébé quand il est né et que ça m’a permis de profiter de lui un peu plus longtemps avant de le faire garder.

Dès qu’on a été sûrs que tout allait bien, et qu’il y avait moins de risque de fausse couche, Alex et moi avons fait une demande en crèche. En réalité, il est conseillé de faire sa demande dès que l’on sait être enceinte. Mais on ne voulait pas trop s’investir, émotionnellement parlant, avant d’être sûrs.

Pourquoi la crèche?

Nous préférions choisir une structure avec plusieurs adultes responsables pour plusieurs raisons:

  • On pense que la vie en collectivité est enrichissante pour un bébé même si on a une préférence pour une petite crèche, et pas la crèche à 50 enfants.  On pense aussi que ça le préparera à l’entrée à l’école, plus tard. A la crèche, il y a des petits moments de collectivité: jeux, ateliers, comptines et chants. Ces petits moments ressemblent beaucoup à ce que l’on fait à l’école, en maternelle notamment;

  • On est rassurés par le fait qu’il y ait plusieurs adultes responsables par rapport au pire. Je sais que la plupart des nounous font leur métier car elle l’aime et le font bien. Mais j’avoue que j’ai eu la crainte de tomber sur la mauvaise nounou, celle qui n’aime pas son travail, qui manquerait d’affection, qui, pire, pourrait maltraiter mon bébé. Bref, ça nous rassurait de le mettre en collectivité pour ça aussi;

  • On est plus sûrs en cas d’absence d’un adulte, de pouvoir quand même faire garder notre bébé. Et de ne pas se retrouver sans solution pour faire garder bébé. Alors, si, la solution c’est de prendre un jour. Léo est déjà tombé malade une fois et c’est Alex qui est allé le chercher. Je vous avoue que je n’ai pas passé un bon après-midi au travail et que j’aurais mille fois préféré être auprès de lui. Mais je n’ai pas un nombre de jours pour enfant malade illimité alors je sais qu’il faudra parfois avoir un plan B. Pas trop souvent, je l’espère.

Donc au départ, on était partis sur L’idée de la crèche. Me voilà donc, cahin caha, arrivée devant la structure collective de la ville, qui gère les inscriptions en crèche de tout le coin, pour une réunion d’information. La réunion dure 2 bonnes heures. La pièce est remplie de mamans et quelques papas. Quelques bébés qui finissent par pleurer au fond de la pièce. On nous projette un diaporama nous expliquant le fonctionnement des crèches et des autres solutions possibles. Oui, car très vite, on nous annonce la couleur. Il n’y aura pas de places pour tout le monde. Je sens que « tout le monde » ce sera moi. A la fin de ce speech, je fais la queue pour récupérer les polycopiés et les dépliants sur toutes les solutions de garde environnantes. Je ne prends pas rendez-vous tout de suite pour le rendez-vous individuel car il faut encore faire la queue et on nous dit qu’on peut prendre rendez-vous par téléphone.

Je rentre et je prépare le dossier pour notre bébé à venir, pour l’inscription. J’envoie le dossier ensuite par la poste. On est au mois de février. La réponse est prévue pour mai.

En attendant, j’essaie quand même de me renseigner sur les autres structures et notamment les crèches privées et les MAM. Je me renseigne mais une seule autre possibilité s’ouvre à moi. Et encore, rien de très sûr. Je ne suis pas rassurée.  Je décide d’attendre la réponse de la crèche.

Mi-mai. Le verdict tombe. Pas de place pour Léo. Je m’inscris donc sur nounou.com pour trouver des nounous dans le coin et passer les premiers entretiens. Je trouve une nounou qui a l’air super. Elle garde la fille d’un cousin. Ca me rassure de connaitre quelqu’un qui fait déjà garder son enfant là-bas. Et mes peurs s’évanouissent. Je l’appelle et lui pose quelques petites questions puis on prend rendez-vous chez elle.

Alex vient avec moi. On entre par un petit portail, elle nous accueille à la porte. On visite la cuisine, le salon, la jardin, les chambres. Bon point. Elle a plusieurs chambres. Un lit parapluie par chambre. Chaque enfant peut dormir dans une pièce différente. Elle n’a pas d’animaux. Elle a un grand jardin avec un bac à sable et une cabane pour enfants. Tout est vraiment très bien.

Je repars de chez elle, rassurée. Le seul petit bémol reste les horaires du vendredi qui ne correspondent pas à nos besoins. La semaine se termine. Je décide de retenter ma chance en MAM et je continue quand même de prospecter sur le site de nounou.

J’appelle, à nouveau et au cas où, la MAM juste à côté de chez nous. Et là, elles même disent qu’elles auraient finalement potentiellement une place. Elles attendent les retours de certains parents. On croise les doigts car la structure correspond à nos attentes, est très bien située et les horaires conviennent à ce que l’on cherche. On programme une visite.

La MAM

Maison d’assistantes maternelles. En gros, c’est des nounous qui se réunissent dans un lieu pour acceuillir des bébés au lieu de les accueillir chez elles. Elles mutualisent le matériel et le lieux.

Je par donc en visite de la MAM au mois de mai avec mon gros bidou de femme enceinte. C’est Vanessa qui m’accueille. Je visite la salle d’accueil et de jeux, le jardin avec son petit potager. Des bébés dorment alors je verrai le coin dodo une autre fois. On s’assoit pour faire un entretien où elle m’explique le fonctionnement global et je lui pose quelques questions. Elles sont 3 assistantes maternelles, elles ont entre 10 et 12 enfants en tout, jamais en même temps.

Je repars de cet entretien pleine d’espoir. C’est vraiment ce qu’on souhaite pour notre bébé. J’ai un mail de réponse une semaine plus tard qui me confirme qu’elles ont une place pour lui.

Les jeux sont faits. Bébé ira à la MAM.