Allaitement, QUOTIDIEN

Pourquoi j’ai choisi d’allaiter.

Je n’ai pas choisi d’allaiter parce que c’était ce qui me semblait le mieux pour mon fils.

Je n’ai pas choisi d’allaiter parce que le lait maternel est riche en anticorps et bla bla bla…

Je n’ai pas non plus choisi d’allaiter parce que j’aime exhiber mes seins en publique. Petit aparté.

Et dans ma lancée…

Je n’ai pas choisi d’allaiter parce que j’avais envie d’être la seule à devoir se lever la nuit pour allaiter, à chaque fois.

Ou encore…

Je n’ai pas choisi d’allaiter parce que j’aime bien le bruit du tire lait.

J’ai choisi d’allaiter parce que j’ai aimé le faire. J’ai aimé tisser ce lien entre nous. Je dis tisser. Mais il était déjà présent. Nous avons partagé mon corps pendant 9 mois. Pour moi, l’allaitement était la suite logique. C’était un besoin, c’était mon ressenti.

Quand j’ai débuté l’expérience, j’ai retrouvé un peu de ce lien unique et extraordinaire. C’est ça, la vraie raison. La seule qui compte vraiment.

J’en viens alors à mon message. Celui que je voulais vraiment partager.

On allaite parce qu’on a envie de le faire. De la même manière, on n’allaite pas si on en a pas envie. Personne ne devrait nous faire douter de notre choix. Personne ne devrait le mettre en doute. Donner son avis. Nous faire sentir coupable.

Le bon choix est celui avec lequel on est en accord. C’est aussi normal et légitime de faire un choix et de le voir évoluer. On choisit d’allaiter et on peut changer d’avis au bout d’un moment. On peut écouter son coeur, sa raison et son corps et prendre la décision qui nous convient. Personne ne devrait nous dire quoi faire.

Quel que soit ton choix, c’est le tien. C’est le bon. C’est celui qui te convient et c’est donc celui qui convient à ton bébé.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

10 petits doigts

10 petits doigts pour tenir mon sein quand je t’allaite.

10 petits doigts pour toucher les doudous.

10 petits doigts pour attraper tes jouets et serrer fort.

10 petits doigts pour faire passer les jouets d’une main à l’autre.

10 petits doigts pour observer tes jouets de tous les angles.

10 petits doigts pour les regarder bouger.

10 petits doigts pour attraper mes cheveux quand je m’approche.

10 petits doigts pour imiter maman et papa quand ils font des comptines avec leurs doigts.

10 petits doigts pour mettre la nourriture à la bouche.

10 petits doigts pour toucher nos visages.

10 petits doigts pour montrer ton envie d’être pris dans les bras.

10 petits doigts pour découvrir le monde.

10 petits doigts précieux.

Tes 10 petits doigts, je les adore. Je les regarde moi aussi évoluer. Je leur fais des bisous. Je profite tant qu’ils sont encore là pour faire des câlins. Je sais qu’un jour, tes 10 petits doigts et toi-même vous grandirez et peut-être que vous ne me ferez plus autant de câlins. Un jour ces 10 petits doigts seront occupés par d’autres choses. Un jour ces 10 petits doigts serrerront 10 autres petits doigts.

Ils sont précieux ces 10 petits doigts. Quand je les regarde, je suis heureuse qu’ils soient là, qu’on en ai mis le bon nombre à chaque main. Ça m’épate de les voir, là, tous les 10, bien formés! Je suis consciente de notre chance.

Ces 10 petits doigts vont te faire découvrir le monde encore longtemps! Et ça me comble de bonheur en pensant qu’un jour, tu construiras des cabanes, tu me cueilleras un bouquet de fleurs, tu piqueras les fraises de tes mamies, tu nous feras de jolis dessins, tu écriras dans un cahier, tu cuisineras, tu feras des boules de neige pour les lancer sur les copains, tu me tiendras la main pour marcher sur le chemin, avec ces 10 petits doigts là.

En attendant, je profite de ces 10 petits doigts. Je les regarde.

QUOTIDIEN, Sommeil

Le sommeil de 6 mois à 6 ans

Je vous l’avais dit, après 6 mois, et tous ces périples, l’aventure… continue!

Pour débuter, si ce n’est pas déjà fait, rendez- vous sur l’article portant sur le sommeil de la naissance à 6 mois, là. Sa lecture vous permettra de mieux comprendre ce qui suit.

Les informations de cet article sont de source scientifique. J’ai appris beaucoup en lisant Dormir sans larmes du Dr Rosa Jové. Je vous en conseille la lecture, si comme pour moi, le sommeil de votre bébé vous questionne.

De 6 à 9 mois:

Entre 6, 7 mois bébé a acquis toutes les phases de sommeil d’un adulte. Il a donc toujours un sommeil polyphasique.

Mais son sommeil est toujours instable. Ça lui fait beaucoup de changements, à assimiler en peu de temps. Il doit encore apprendre à se réendormir seul entre chaque phase car il y a des micro-réveils entre ces phases. Et, c’est normal. Nous-mêmes adultes, faisons toujours ces micro-réveils mais nous savons nous réendormir seuls et ne remarquons même plus que nous en faisons dans la nuit.

Bébé dort en moyenne entre 11 et 14 heures réparties sur la nuit et 2 siestes. Mais il n’y pas d’obligation à respecter ce schéma à la lettre.

Sommeil cicardien toujours. Ça ne se perd pas! Il dort bien plus la nuit que le jour.

Entre 8 mois et 2 ans:

On entre dans une phase de maturation qui va durer jusqu’à ses 6 ans. Les bases sont toutes acquises. Les changements porteront sur le nombre d’heures de sommeil, et la répartition de ces heures.

La durée de sommeil va peu à peu dominuer: entre 10 et 13 heures jusqu’à 18 mois, plus que 8 à 11 heures de 4 à 6 ans.

Des facteurs qui peuvent jouer sur le sommeil car ce sont des changements importants dans la vie de bébé: la diversification, l’angoisse de la séparation, les dents, la marche. L’enfant peut donc redouter le moment où il devra aller dormir, avoir de l’anxiété, craindre la séparation. Il peut avoir un sommeil agité en raison de toutes ces nouvelles découvertes qu’il fait le jour: cauchemars.

Il peut y avoir des réveils nocturnes. Le sommeil à cet âge reste fragile.

Entre 3 et 6 ans:

Les réveils deviennent rares surtout si l’enfant a été rassuré.

Vers 3-4 ans, l’enfant peut ne plus avoir besoin de sieste.

Il peut demander des choses pour calmer ses peurs: une histoire, un câlin, une chanson… C’est le cas des enfants qui dorment seuls. Les enfants qui dorment avec leurs parents ont bien moins d’angoisse.

Vers 5-6 ans, l’enfant acquiert un sommeil proche de l’adulte: il dort la nuit pendant 8 à 10 heures environ, pas de sieste nécessaire d’ordinaire. Il peut y avoir des réveils mais généralement, il n’y en a plus.

On estime que devenir parents, c’est perdre 6 ans de sommeil. Mais, c’est aussi gagner toute une vie d’amour.

Pour bien plus de détails et si le sommeil de votre enfant vous pose toujours question: Dormir sans larmes, De Rosa Jové.

QUOTIDIEN, Sommeil

Le sommeil de 0 à 6 mois

Petit article pour remettre les pendules à l’heure. A l’heure des bébé et non les nôtres, à nous adultes. Et justement, c’est ça qui pose problème très souvent. Un bébé, ça ne dort pas comme un adulte. Ce n’est pas que les bébé ne savent pas dormir. Ils dorment très vite. Parfois, ils dorment même pendant l’accouchement. Ils dorment déjà pendant leur in utero. C’est bien que leur sommeil est différent. Et pour qu’ils aient un sommeil équivalent à celui des adultes, cela va prendre… 6 ans! Voilà pourquoi on dit que les parents perdent 6 ans de sommeil quand ils ont un enfant.

Bon, tout ça, c’est bien beau. Mais ils dorment comment alors les bébés? Non, parce qu’on aimerait tous qu’ils dorment à 20h et ne se réveillent pas trop tôt. Et qu’ils fassent de longues siestes pour qu’on ait le temps de faire tout ce qu’on a à faire dans notre vie d’adulte. Mais, c’est ça le hic, notre société n’est pas faite pour nous aider à élever nos enfants. Notre vie, notre travail ne concordent pas avec leurs besoins.

Pendant des mois, j’ai essayé d’endormir mon fils sans pleurs, sans comprendre pourquoi il pleurait certaines fois, de nombreuses fois, presque tout le temps au départ. Il y a de nombreuses raisons à cela. Mais, aujourd’hui, j’ai enfin compris certaines choses. D’abord, oui, les bébés ne dorment pas comme nous. Et on aura beau les laisser pleurer pendant des heures, ils s’endormiront, quand ce sera leur heure. L’heure où ils ont sommeil et non pas à l’heure à laquelle on a décidé qu’ils devaient dormir parce que ça nous arrange.

Ce qui m’a vraiment aidé à comprendre quand coucher mon bébé et pourquoi il se réveillait, pourquoi il pleurait au moment du coucher, c’est la lecture de Dormir sans larmes de Dr Rosa Jové. Dans son livre, on ne trouve pas de solution miracle, mais on comprend enfin comment fonctionne le sommeil des bébés. Et enfin, je sais mieux comment agir, réagir.

Le sommeil de 0 à 3 mois

Bébé sait déjà dormir. Il dort la majorité du temps. Mais bébé doit manger régulièrement et très souvent. Il fait donc de petites siestes et se réveille pour manger. Ce sont des besoins primaires. Et ça, même la nuit. Pourquoi n’aurait-il plus besoin de manger la nuit? Il y a un risque d’hypoglycémie pour lui, s’il ne mange pas très souvent.

Il dort entre 12 et 16 heures généralement réparties en petites siestes jour et nuit.

A cet âge, le sommeil des bébés est biphasique. Un sommeil en 2 phases: sommeil actif et sommeil lent, d’une durée de 50 à 60 minutes.

Son sommeil est ultradien: ça veut dire qu’il ne fait pas la différence entre le jour et la nuit.

Il s’endort directement en phase paradoxale, sommeil lent. La phase des rêves et des cauchemars. Cette phase permet de réorganiser le cerveau la mémoire, les apprentissages. Et c’est exactement ce dont il a besoin quand il dort, surtout qu’il ne dort que sur de courtes durées.

A retenir: en gros, de 0 à 3 mois, bébé ne fait que des siestes courtes, a besoin de manger très fréquemment, et a un rythme chaotique, imprévisible.

Le sommeil de 3 à 6 mois

Après 3 mois, le sommeil de bébé change. Il commence à prendre un rythme et à dormir plus la nuit que le jour. Bonne nouvelle! Il a un sommeil cicardien.

Il dort un peu moins longtemps. Généralement, entre 10 et 15 heures.

Il acquiert de nouvelles phases de sommeil et a un sommeil plus léger par contre. Ça fait partie de l’évolution de son sommeil.

Il ne s’endort plus en sommeil paradoxal. Il s’endort en phase de sommeil léger avant d’atteindre un sommeil plus profond.

Il a un sommeil polyphasique: vers 6-7 mois, il a acquis presque toutes les phases du sommeil de l’adulte. Mais ça ne veut pas dire qu’il dort comme un adulte! Les micro réveils entre différentes phases de sommeil sont toujours très fréquents seulement, il ne sait pas toujours comment se rendormir seul entre les différentes phases de sommeil.

Il a un sommeil instable. Il doit s’adapter sans cesse à ces nouvelles phases de sommeil et se réveille encore de nombreuses fois. Il est en transition. A sa naissance, il ne connaissait que 2 phases de sommeil: lent ou paradoxal et actif. Il en a acquis désormais 4 de plus. Il a besoin de temps pour apprendre à enchaîner ces phases et à se rendormir. Donc il arrive qu’il se réveille totalement au milieu de la nuit, et mette une heure ou que sais-je encore, avant de se réendormir.

A retenir: de 3 à 6 mois, bébé acquiert 4 nouvelles phases de sommeil ce qui peut perturber son sommeil (réveils, endormissement), il est en phase d’apprentissage pour le réendormissement entre chaque phase.

Pour en apprendre bien plus, je vous conseille vraiment la lecture du livre du docteur Rosa Jové qui explique tout dans le détail et s’appuie sur des exemples pratiques. Vraiment une perle ce livre!

Évidement, pas de mensonge entre nous. Ce n’est pas juste en lisant un livre que votre bébé va se mettre à s’endormir sans jamais pleurer, à l’heure qui vous arrange et ne plus se réveiller durant la nuit. Mais je sais enfin, pourquoi. Je ne me remets plus en question. Je comprends son sommeil et je peux agir avec encore plus de bienveillance.

Pour conclure? Bon courage! C’est pas fini ensuite. Je vous prépare la suite sur le sommeil après 6 mois.

Sources: Dormir sans larmes, De Rosa Jové.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Je ne me sens pas toujours assez forte.

On a tous des jours où on a l’impression de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur.

Je ne me sens pas assez forte quand je n’arrive pas à calmer tes pleurs. Je ne me sens pas assez forte quand tu hurles dans ton lit, et que rien n’y fait.

Je ne me sens pas assez forte pour toi. Je ne me sens pas à la hauteur face à l’intensité de tes larmes que je n’arrive pas toujours à calmer.

Quand je lis, toutes ses mamans qui disent ne jamais laisser pleurer leur bébé. Et que je lutte depuis 7 mois, sans nuit complète, pour te rassurer, pour te rendormir et que certains jours encore, tu pleures au moment du coucher, la nuit ou à la sieste. Quand je ne sais plus comment faire pour t’aider à dormir sans pleur.

Ca me coûte de t’entendre pleurer. Ça me coûte de ne pas me trouver assez forte. Je fais de mon mieux. Et ça me coûte que ce ne soit pas toujours assez.

Je me sens parfois démunie face à tes pleurs. Démunie de ne pas parvenir à trouver la solution. Démunie aussi face à ma fatigue. Cette fatigue intense et durable.

J’aimerais être plus forte. J’aimerais ne jamais te faire attendre. J’aimerais arriver à te comprendre à chaque fois et calmer l’émotion forte qui te submerge. J’aimerais avoir plus d’énergie.

Quoiqu’il arrive, je ne signerai pas forfait. Je continuerai à faire de mon mieux. Je me surpasse déjà et je continuerai pour toi.

diversification alimentaire
Diversification alimentaire, QUOTIDIEN

GAG, fausse route, étouffement: les bons reflexes

Cet article est informatif et basé sur le travail de nutritionnistes. Toutefois, il est fortement conseillé de se former aux premiers secours.

Je vous ai déjà parlé du réflexe GAG? Oui. Mais je ne vous ai pas parlé du reste et surtout des bonnes réactions à avoir selon la situation. Je vous explique les différences entre réflexe GAG, fausse route, étouffement et les réactions préconisées.

Comme tous les parents, j’ai peur de l’étouffement. J’ai peur que mon fils avale de travers et qu’il s’étouffe. J’ai peur de ne pas savoir quoi faire. J’ai peur de qu’il pourrait se passer.

J’ai lu. J’ai cherché des réponses. Je me suis renseignée. J’ai demandé à mon médecin. Évidement, savoir ce qu’il faut faire et le faire sont deux choses différentes. Évidemment, le savoir n’ôte pas toutes mes craintes. Évidemment, il y aura toujours une petite crainte.

Mais il faut savoir car ça me rassure et surtout, en cas de problème, ce sera primordial d’avoir ces connaissances.

Lire, c’est bien. Mais suivre une formation de premier secours, c’est mieux. Ce qui est encore mieux, c’est de pratiquer les gestes avec un poupée, une peluche de temps en temps pour s’assurer qu’on se souvient toujours après la formation.

Le réflexe GAG, rappel:

  • C’est un réflexe vomitif;
  • Symptômes: toux, hauts le coeur, vomissements parfois;
  • Il s’active dès que bébé met un aliment vers l’entrée de la bouche; Les aliments de grosse taille sont repoussés vers l’avant afin d’être à nouveau mâchés.

La fausse route:

  • Obstruction partielle des voies respiratoires. L’aliment est rapidement renvoyé dans les voies digestives;
  • Elle se produit quand un aliment arrive vers l’entrée des voies respiratoires;
  • Bébé a des réflexes naturels pour repousser l’aliment: il tousse ou éternue;
  • Les réflexes naturels sont plus efficaces qu’une manoeuvre faite pas un tiers.

L’étouffement:

  • Obstruction complète des voies respiratoires provoquant l’asphyxie;
  • Symptômes: toux faible et inefficace, sons aigus, puis incapacité à produire des sons, à pleurer, peau bleutée, difficultés à respirer, côtes tirées vers l’extérieur, perte de conscience si le blocage n’est pas dégagé.

Quels réflexes avoir dans ces trois situations?

En cas de réflexe GAG:

  • Surtout ne pas paniquer. Ça pourrait aggraver la situation alors que bébé peut et doit gérer seul;
  • Laisser le bébé gérer seul. Votre intervention pourrait l’empêcher d’utiliser son réflexe correctement et entraîner une obstruction partielle ou complète des voies respiratoires;
  • Être attentif, surveiller le bébé.

En cas de fausse route:

  • Laisser le nourrisson dans sa chaise haute. La position assise va l’aider à recracher le morceau, surtout s’il peut se pencher en avant;
  • Tant que le bébé émet des sons, le laisser gérer;
  • Montrer au bébé comment tousser, l’encourager;
  • Rester calme;
  • Être prêt à intervenir si nécessaire.

En cas d’étouffement:

  • Pratiquer les manoeuvres adaptées à l’âge du nourrisson pour déloger l’aliment;
  • La manoeuvre de Heimlich ne se pratique qu’à partir de 1 an.

Les manoeuvres pour bébé de moins de 1 an:

On trouve plusieurs vidéos expliquant les bons gestes. Elles ne remplacent pas une formation aux premiers secours.

En voici une: Les gestes en cas d’étouffement

La manoeuvre de Heimlich pour bébé de plus de 1 an:

Manoeuvre pour enfant

Formation premier secours: La croix Rouge

Sources de l’article: Petites mains, grandes assiettes, la diversification alimentaire menée par l’enfant, Annie Talbot, Evelyne Bergevin, Marie-Ève Richard, toutes 3 diététistes et nutritionnistes.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Le prochain qui me dit que c’est une fille

Le prochain qui me dit que c’est une fille est un article qui se veut humoristique. Mon fils a bientôt 7 mois. Il arrive que des inconnus le prennent pour une fille. Et en réalité, ça ne m’énerve pas. Je m’en fiche. Je leur dis que c’est un garçon. Et puis voilà.

Parfois, on me dit qu’il a les traits fins et que c’est pour cette raison, qu’ils pensaient à une fille.

Allez, ouvrez les starting blocks. Un peu d’humour.


Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui jette mon regard de la mort qui tue. Celui qui veut dire, fais bien gaffe à ce que tu vas dire, ou sinon…. OU SINON!! Ou sinon… Je ne sais pas. Mais recommence pas et rectifie le coup tout de suite.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui réponds sèchement: « Non, c’est un garçon! » Et il comprend tout de suite qu’il a fait une grosse grossière erreur. Il balbutie quelque chose pour essayer de se rattraper. Mais ça fait toujours un flop en réalité.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui assène un coup de bouteille de lait derrière la nuque. Il s’évanouit et on en parle plus. Oui, car c’est souvent au supermarché que ça arrive.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui sors une pancarte: JE SUIS UN GARÇON. Je la mets dans plusieurs langues, on ne sait jamais.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je ris et lui reponds: « Merci pour la blague, on me l’avait jamais faite! »

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je m’enfuis sans répondre. Point bonus si bébé est en poussette. Je peux aller plus vite.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui fais peur par une phrase du genre: »On avait peur que ce soit un peu tôt pour le changement de sexe, mais vous infirmer nos doutes. On va prendre rendez-vous avec le chirurgien. »

Le prochain qui me dit que c’est un fille, je lui demande: « Parce que les vêtements bleus, ce n’était pas suffisant comme signes? »

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui fais encore plus peur: « Zut! On a pas pris le bon, chéri! Faut qu’on retourne à la crèche! »

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui demande franchement comment il a deviné. Puis je lui dis… que c’est un garçon.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je félicite son audace: « C’est un garçon mais bien essayé! »

Diversification alimentaire, QUOTIDIEN

La chandeleur, avec bébé.

Il pleut dehors. Non, que dis-je! Il tombe des torrents d’eau. Un beau temps de chien. Un temps à rester chez soi, devant le poêle, devant une série. Un temps à partager des crêpes aussi! Ça tombe bien, c’est au programme. Je vous partage ma recette de crêpes pour bébé en DME ou pour des plus grands.

Comme je l’ai déjà dit, Léo pratique la DME *diversification menée par l’enfant. Alors, les crêpes, c’est possible. Un petit peu en tout cas. Il faut avoir testé les allergènes avant, notamment l’oeuf.

Rappel sur la DME:

On saute l’étape des purées. On donne des morceaux. Bébé apprend alors à mâcher dès le départ. Pas avant 6 mois. Quand il peut se tenir assis. Quand les aliments l’intéressent aussi.


La recette

Ingrédents: une poignée de fruits frais ou surgelés, 100g de farine, 1 oeuf, 1 petite pincée de sel, 250mL de lait infantile, 2c.à soupe d’huile végétale, 1e petite pomme.

Ustensiles: 1 saladier, 1e spatule en bois, 1 robot ou 1 batteur.

  • Dans un saladier, mélangez la farine, l’oeuf, le sel et le lait. Ajoutez l’huile, mélangez. Laissez reposer une heure au réfrigérateur.

  • Lavez, pelez, et épépinez la pomme. Coupez-la en dés, et faites cuire 6 minutes à la vapeur. Mixez avec le fruit choisi.

Il ne reste plus qu’à cuire les crêpes. Et les manger!

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Avant d’être maman, je pensais

Il a neigé sur mes idées. Il a neigé sur mes idées préconçues. Il a neigé sur mes idées préconçues de non-maman.

Il a neigé sur tous ces préceptes que j’avais avant d’accoucher. Il a neigé sur tout ce que je m’imaginais avant quand je pensais à ma vie future. Avant d’être maman, je pensais faire de telle ou telle façon, et la réalité a changé mes idées.

Quand je pensais à ma vie future, j’imaginais que je ferais les choses de telle manière. Même si je me doutais que rien n’était immuable et que j’aurais le temps de changer d’avis.

Alors qu’est-ce qui change entre le avant l’accouchement et l’après? Qu’est ce qui nous fait oublier nos beaux préceptes pour en adopter d’autres?

La douleur

Je ne prendrai la péridurale.

Disait la guerrière.

Certaines femmes affirment parfois haut et trop fort, qu’elles ne veulent pas de péridurale et qu’elles veulent un accouchement naturel. Et quand les contractions arrivent… Elles font de leur mieux et parfois se ravisent! Bon, j’ai eu la péridurale mais j’étais plutôt préparée a cette idée. C’était une option dans ma tête. Je l’avais envisagé. Donc c’était facile à accepter. Ce n’était pas un échec pour moi. En tout cas, bravo à celles qui tiennent leur résolution!

La tétine

Il/Elle n’aura pas de tétine.

J’ai lutté. J’ai tenu un bon mois. Je lui donnais le sein sans arrêt. Ma volonté dépassait la fatigue. Pourquoi j’ai lutté contre la tétine? Certains parents ne veulent pas de tétine car ils craignent une déformation de la mâchoire ou parce qu’ils pensent que le pouce, c’est plus simple. Pas de risque de perdre son pouce. Je voulais juste éviter une confusion sein/tétine. J’ai retardé la tétine. On a essayé quand même plusieurs fois… Des moments de doute ou de fatigue où j’ai cédé. Mais il ne la voulait de toute façon pas la prendre. Peut-être qu’il sentait ma réticence. La tétine ne remplace certes pas les câlins mais ça aide tellement ! Ça l’aide à s’apaiser. Ça aide à l’endormissement.

Je le laisserai pleurer.

Je ne le laisserai pas pleurer.

On s’imagine qu’on fera de telle ou telle manière avant que bébé soit né Moi, je laisserai pleurer mon bébé pour ne pas qu’il fasse de caprices. Moi, je ne le laisserai pas pleurer car je pense que s’il pleure c’est qu’il a besoin de quelque chose. En vérité, on a toujours une démarche, une idée de ce qu’on va faire. Et on la suit du mieux qu’on peut. En vérité, on fait de son mieux. On fait ce qui nous semble le mieux aussi.

Zéro écran avant deux ans. Et ensuite, de façon très modéré et avec l’adulte…

Aucun parent ne veut que son enfant regarde les écrans, au moins tout petit. Enfin, peut-être qu’il y a une infime partie de parents que ça ne dérange pas. On sait aujourd’hui que les écrans sont nocifs, surtout en bas âge. Mais, chacun fait encore une fois de son mieux. Certains parents résistent. D’autres craquent. En réalité, tous veulent quand même le bien de leur enfant. Bravo à ceux qui résistent. J’espère arriver à en faire autant.

Je pense qu’il y a plein d’autres idées d’avant, qui peuvent évoluer une fois que l’on est dans la réalité des choses. Je ne vous ai mis que celles qui me parlent vraiment, pour lesquelles je me sens concernée d’une manière ou d’une autre.

Si le pas de tétine n’a pas de grande conséquence pour moi. Peut-être que ça aurait créée une confusion de tetine au bout d’un moment. Mais je n’aurais pu m’en passer à ce moment-là. J’étais fatiguée. Je tiens vraiment à réussir à gérer les écrans. Je ne veux vraiment pas que mon fils voit un écran avant deux ans. On tient bon. Mais il est encore tout petit, c’est facile pour l’instant. Je ne sais pas de quoi demain sera fait.

Alors, si vous n’arrivez pas à vous tenir à vos préceptes, avec le temps, c’est normal. Déculpabilisez. Votre enfant est en bonne santé. Il est heureux. Ça, ce n’est pas rien. C’est le signe que vous êtes de bons parents. Même si vous ne vous sentez pas parfaits. Personne ne l’est.

Enceinte, GROSSESSE

Mon fils, ma bataille

A tous ceux et celles qui se sont battus pour avoir un bébé. Qui sont passés par des hauts et des bas. Qui ont un jour cru. Qui ont vu leurs espoirs pietinés au sol. Qui ont dépensé de leur sueur, de leur temps, de leur argent. Qui ont affronté l’ascenseur émotionnel d’attendre, d’y croire et puis non. Qui ont peut-être failli abandonner. Qui ont peut-être même abandonné. Qui ont essayé pendant un temps interminable.

Ceux qui ont bataillé pour avoir un bébé. Ceux qui sont restés dans l’incertitude de pouvoir réaliser leur rêve, de pouvoir concrétiser leur amour, le transformer, le faire évoluer. Ceux qui n’y croyaient plus.

A tous. Non, vous ne devriez pas batailler. C’est parfois injuste.

Si vous aviez su le parcours à l’avance, les douleurs, les doutes, tout pour un enfant, auriez-vous toit changé? Auriez-vous tout arrêté avant d’essayer? Non. Car vous en connaissez le résultat. Car c’est votre parcours. C’est ce même parcours qui vous a amené à cette rencontre avec votre bébé. Ce sont les peines et les doutes qui vous ont amené à cette naissance.

Ne regrettez rien. Vous auriez évidemment préfèré ne pas endurer le doute, l’attente, les visites médicales… Mais il ne faut rien regretter. C’est la suite de tout ces événements qui vous a amené là où vous êtes aujourd’hui. C’est l’attente qui a fait naître l’être tant désiré qu’aujourd’hui vous tenez dans les bras.

C’est facile de vous dire de ne pas regretter. C’est facile de penser que ça valait la peine maintenant qu’il est là. Et pourtant, rien n’a été facile pour en arriver là.

Chérissez votre petit trésor encore plus. Pensez à la chance que vous avez de l’avoir quand vous êtes fatigués, quand il pleure. Pensez à ceux qui se battent encore. Ceux qui ont abandonné. Ceux qui auraient aimé mais qui n’ont pas réussi à avoir un enfant. Ne pensez pas à ceux qui n’ont pas galéré. Ou si, pensez-y. Soyez heureux pour eux. Et soyez heureux pour vous surtout.