Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

10 petits doigts

10 petits doigts pour tenir mon sein quand je t’allaite.

10 petits doigts pour toucher les doudous.

10 petits doigts pour attraper tes jouets et serrer fort.

10 petits doigts pour faire passer les jouets d’une main à l’autre.

10 petits doigts pour observer tes jouets de tous les angles.

10 petits doigts pour les regarder bouger.

10 petits doigts pour attraper mes cheveux quand je m’approche.

10 petits doigts pour imiter maman et papa quand ils font des comptines avec leurs doigts.

10 petits doigts pour mettre la nourriture à la bouche.

10 petits doigts pour toucher nos visages.

10 petits doigts pour montrer ton envie d’être pris dans les bras.

10 petits doigts pour découvrir le monde.

10 petits doigts précieux.

Tes 10 petits doigts, je les adore. Je les regarde moi aussi évoluer. Je leur fais des bisous. Je profite tant qu’ils sont encore là pour faire des câlins. Je sais qu’un jour, tes 10 petits doigts et toi-même vous grandirez et peut-être que vous ne me ferez plus autant de câlins. Un jour ces 10 petits doigts seront occupés par d’autres choses. Un jour ces 10 petits doigts serrerront 10 autres petits doigts.

Ils sont précieux ces 10 petits doigts. Quand je les regarde, je suis heureuse qu’ils soient là, qu’on en ai mis le bon nombre à chaque main. Ça m’épate de les voir, là, tous les 10, bien formés! Je suis consciente de notre chance.

Ces 10 petits doigts vont te faire découvrir le monde encore longtemps! Et ça me comble de bonheur en pensant qu’un jour, tu construiras des cabanes, tu me cueilleras un bouquet de fleurs, tu piqueras les fraises de tes mamies, tu nous feras de jolis dessins, tu écriras dans un cahier, tu cuisineras, tu feras des boules de neige pour les lancer sur les copains, tu me tiendras la main pour marcher sur le chemin, avec ces 10 petits doigts là.

En attendant, je profite de ces 10 petits doigts. Je les regarde.

Education, QUOTIDIEN

Rendre son enfant heureux

C’est ce que veulent tous les parents. Ils veulent le bonheur de leur enfant. Et parfois, même trop souvent ils se mettent trop de pression pour y arriver et font l’inverse de ce qu’il faudrait. Dans cet article, je vais vous donner quelques astuces pour cultiver le bonheur. Rien d’extraordinaire. Je ne suis pas le petit genie sorti d’une lampe magique. Je vous donne des points basiques, simples comme une piqûre de rappel. Parfois, on a besoin de prendre ce temps pour soi, pour réfléchir et se rappeler à l’essentiel.

Premier état des lieux, etes-vous heureux? Des parents heureux vont plus facilement rendre leur enfant heureux. On sait que les parents ne sont pas le seul facteur entrant en compte, mais ils sont le ciment. Et on sait aussi que les enfants sont des éponges. Ils absorbent les émotions, les bonnes comme les mauvaises.

La solution, c’est donc de cultiver le bonheur pour soi-même et pour tout le reste de la famille. Et pour cela, il y a des choses simples, évidentes.

Souriez à la vie.

Facile à dire. Parfois, on se laisse envahir par des émotions négatives qu’on accumule au fil de la journée. Quand on retrouve nos enfants, on est fatigués et pas toujours très disposés à exprimer des émotions positives. Et souvent, nos enfants font de même. Ils accumulent des tensions et les font ressortir le soir. Bref, la soirée est sous tension! On attend l’instant où ça va péter! Pas simple de sortir de ce cercle vicieux. Vous savez quoi? Je n’ai pas de solution miracle? Comme je l’ai dit, je ne suis pas un génie et je n’exauce pas les voeux. Tout ce que je peux vous dire c’est, autant de fois que possible, prenez du recul sur ce qui se passe dans votre maison. Soufflez un coup et profitez de la vie et de ses bonheurs simples. De temps en temps, laissez-vous aller! Profitez de ces moments en famille du mieux que vous pouvez. Jouez, riez, souriez au quotidien. Vivez heureux. Montrez votre joie autant que possible. Je sais bien que ce n’est pas possible tout le temps. La majorité du temps, par contre, me semble l’idéal pour vous et votre famille. Tout le monde ressentira votre joie. L’émotion est communicative.

Alors, allez-y! Exprimez votre joie! Dansez, chantez, riez!

Déculpabilisez votre enfant

Quand vous êtes triste, malheureux, en colère, pour une raison extérieure à votre enfant, faites-lui clairement savoir qu’il n’y est pour rien. Dites-moi avec des mots ce que vous ressentez et expliquez-lui que ce n’est pas de sa faute. Les enfants ont besoin que les adultes soient clairs avec eux. Ils peuvent penser, si vous vous énervez pour rien, si vous pleurez, qu’ils sont responsables de votre colère ou de votre peine. Ils feront tout alors pour vous faire sourire ou rire. Mais au fond d’eux, ils se sentiront coupables. Ils prendront alors en charge vos émotions négatives, surtout si elles durent, mettront les leur de côté. Ils vous aiment et ont besoin de vous. Ils sont alors capables d’effacer leur personnalité pour apaiser vos peines. Le cas est flagrant dans des familles d’enfants maltraités. Des enfants qui aiment leurs parents et préfèrent souvent une vie de maltraitance à une vie sans parents. Ils vont donc effacer leurs besoins de bienveillance et de bien-traitance.

Réconciliez-vous avec votre âme d’enfant

En tant que parents, nous reproduisons souvent ce que nous avons connu. Heureusement, la plupart du temps, dans tout ce que nous avons connu, la majorité est très bien. Toutefois, est-ce que La parentalité n’est pas le moment de faire mieux? De ne garder que le meilleur?

Fermez les yeux. Et visualisez un moment heureux de votre enfance. Prenez le temps de voir le lieu, les détails, les visages, les expressions. Essayez de retrouver l’émotion de ce moment. Inspirez-vous de ce moment pour revivre des moments similaires, mais quoique légèrement différents, avec vos enfants.

Prenez de la légèreté. Pour retrouver son âme d’enfant, il faut parfois mettre de côté les diktats de la société. Un papa et une maman, ça doit faire comme si, comme ça… Honnêtement, les attendus sont parfois lourds. Soyez le parent qui innove, le parent qui se lâche parfois, qui fait des bêtises avec ses enfants, et qui n’en fait qu’à sa tête. Évidemment, vous aurez toujours votre ligne de conduite. Pensez à ce que vous rêviez de faire quand vous étiez enfant. Vous rêviez de sauter sur le lit? Votre enfant le fait? Je ne dis qu’il ne faut rien dire. Mais pourquoi pas se lâcher pour une fois? Votre enfant peut tout à fait comprendre que c’est exceptionnel et il en gardera un souvenir merveilleux! Si vous saviez le nombre de batailles de peluches qui me reste en souvenir. Et pourtant, on avait pas le droit.

Exprimez-vous

Finalement, ce dernier point est le résumé de tous les autres points. Exprimez vos émotions. Dites à votre enfant combien vous l’aimez et montrez-lui. Faites lui des câlins, des bisous s’il les accepte. Et s’il n’en veut pas, dites-lui que vous aimeriez en recevoir de sa part et lui en donner mais respectez son choix. Il entendra votre émotion et saura qu’il est aimé. C’est essentiel.