Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Tant qu’on est ensemble

Rien ne peut nous atteindre. Rien n’a plus d’importance tant qu’on est ensemble.

On est bien dans notre cocon que l’on renforce et que l’on continue de bâtir à chaque sourire, à chaque rire aux éclats.

Tant qu’on est ensemble, je suis heureuse. Tant qu’on est en bonne santé et que l’on peut s’aimer. Tant qu’on peut profiter de notre temps ensemble. Ce temps qui m’est devenu si précieux et qui file à vive allure déjà.

Tant qu’on est ensemble, je me sens en sécurité. Je me sens en sécurité quand je te tiens dans mes bras ou quand je sais que tu es apaisé et heureux. Tant que tu es en bonne santé. Je me sens en sécurité dans notre nid douillet que l’on a bâti pour t’accueillir et pour vivre tous les trois.

Tant qu’on est ensemble, on peut être confinés. On peut nous dire qu’on a pas le droit de sortir. Qu’on a pas le droit de se voir. Qu’on a pas le droit d’être dehors de telle heure à telle heure. Le plus important, c’est qu’on est ensemble même si nos familles nous manquent. Le plus important c’est que tout le monde est en bonne santé, nous 3 et les personnes autour, même si on ne peut pas se voir. On est ensemble, pas physiquement, mais on es ensemble tant qu’on a la santé.

Tant qu’on est ensemble, on est forts. On se sent forts. L’amour qui nous porte nous rend forts. Plus forts que la tristesse ou l’inquiétude, il nous comble de joie.

Education, QUOTIDIEN

Auto-confinement des enfants

S’auto-confiner à une semaine des fêtes, c’est le nouveau conseil de notre misnistre préféré, annoncé mardi. Je me demande s’ils le font exprès de toujours faire des annonces du genre à la dernière minute…

Côté perso, pas le choix que d’aller bosser en étant prof de toute façon. Mais en toute honnêteté, même si j’aurais grandement apprécié du temps avec bébé en plus, ça ne me dérange pas non plus d’aller bosser. Je suis contente de retrouver mes élèves aussi. L’Auto-confinement, c’est pour les autres. Et encore, il faut pouvoir s’organiser comme ça, à l’arrache avec son patron et quand on est patron pour pouvoir prendre 2 jours à la maison, en télétravail ou garde d’enfant.

Léo est donc resté à la MAM comme d’habitude. Les nounous non plus ne peuvent pas s’auto-confiner comme ça. Alex et moi sommes partis travailler comme tous les jours.

Je pense qu’ils ne s’imaginent pas le boulot que c’est de préparer tout ce qu’il faut pour les cartables. Si j’avais su que l’école ne serait pas obligatoire les deux derniers jours avant les vacances, je n’aurais pas préparé le même travail. J’aurais dû en plus alléger le travail prévu pour prévoir un temps de rangement car les fiches de mes éléves ne se rangent pas toutes seules dans leur classeur. Que ça peut prendre 30 à 45 minutes pour les faire ranger à toute une classe car à cet âge ils ne sont pas très rapides et ranger dans un classeur est un apprentissage long… Et ils sont 27. Tout prend beaucoup plus de temps avec ce nombre. Donc, à la dernière minute, j’ai changé tout mon programme pour mettre ce qui est prioritaire avant les vacances. Et ne croyez pas qu’à deux jours des vacances, on a plus de travail prioritaire à faire en élémentaire. Il y a toujours des leçons à boucler. Le soucis c’est qu’une séance de travail avec élèves ne devraient pas s’improviser. Il faut préparer le matériel en amont et avoir une idée de comment procéder pour être efficace, claire, et ne pas perdre ses élèves en chemin. Et généralement, c’est pour ça qu’on écrit tout dans des fiches, fiches séquences, fiches séances ou le cahier journal. Bref, pas le temps pour tout ça! J’ai improvisé des choses.

Au final, jeudi et vendredi sont arrivés. Et je n’avais que 2 absents. Bon, il faut dire que très peu d’élèves de ma classe font Noël.

Et encore, pour l’un, les absences sont légions. L’école est une option pour sa famille… Alors les annonces du ministère, de toute façon, ils en ont rien à cirer. Et l’autre, était confiné car cas contact. Donc, ils sont tous venus.

Je me suis posée la question. Si l’école, n’est pas obligatoire, est ce que je peux avancer dans les programmes? Je me suis dit que non, ce n’était pas juste envers ceux qui ne viendraient pas. Mais ils sont tous venus. Alors je les ai fait travailler. Non, parce qu’on ne s’arrête pas de travailler dès qu’un élève est malade ou absent ou parce que le réveil n’a pas sonné… sinon on n’avancerait jamais dans les programmes. Mais quand ton ministre annonce que l’école de Jules Ferry n’est plus obligatoire pendant 2 jours, c’est autre chose.

Je me demande à quoi ça sert de faire des annonces d’auto-confinement quand on ne laisse à personne le temps de s’organiser. Et quand on dit que l’école n’est pas un lieu de contamination.

Je ne suis donc pas certaine que beaucoup d’enfants sont restés confinés avec leurs parents. Et je me demande ce qu’il va se passer en janvier…

Enceinte, GROSSESSE

Episode 4: le troisième trimestre

Et voilà que tu te le prends en pleine face, le beau, le dernier, le troisième et non des moindres trimestre de ta grossesse.

Je ne l’ai pas vu arriver. Mais ça y est, le dernier trimestre s’est pointé au pas de ma porte. J’ai bien senti que mon bidou était gros et pesait son poids, que je n’arrivais plus à voir mes pieds, ou mon sexe, que je n’avais plus trop conscience de la largeur qu’il me fallait pour passer entre les meubles, que j’étais souvent à deux doigts de taper mon bidou contre un meuble en me retournant un peu vite, que mon dos me tiraillait, que la fatigue revenait un peu…

Le dernier trimestre a été assez agréable dans l’ensemble. Il faut dire que j’ai beaucoup aimé être enceinte. L’avantage du gros bidou, c’est que ça y est, ça se voit que tu es enceinte. En toute logique, on devrait te céder la place dans les transports en commun mais je n’en prends pas. En toute logique, on devrait te laisser passer devant à la caisse mais je ne suis que très peu sortie dans les magasins à cause du confinement. Et d’ailleurs, on ne te laisse que rarement ses avantages. Il faut oser les prendre, faire sa place sinon peu de personnes vont te proposer de passer devant eux à la caisse.

Côté désagréments, il y a eu le retour de la fatigue quoique moins importante qu’au premier trimestre, les réveils pipi encore plus nombreux mais surtout, il y a eu le diabète gestationnel. Suite aux résultats de mes prises de sang, d’abord j’avais un gros hématome sur le bras, ensuite j’ai passé quelques coups de fil. J’ai fixé un rendez-vous téléphonique avec la nutritionniste, autre avantage du confinement, car vraiment un coup de téléphone était suffisant me concernant en tout cas. On a papoté autour des mes habitudes alimentaires et elle m’a conseillé, comme une bonne copine bien renseignée. Puis, j’ai fixé aussi un rendez-vous avec un endocrinologue. Je me rends donc à l’hôpital, masquée bien évidemment, j’attends dans une salle d’attente. Et, ah, tiens, je suis prioritaire, je passe devant un monsieur. Je m’assois dans le cabinet du médecin et je lui explique pourquoi je suis là quoiqu’il me dise qu’il le sait déjà. Mais fallait pas me demander alors! Il m’explique que je vais devoir me piquer 6 fois par jour, avant et après le repas. Il me donne un petit carnet où noter mes résultats, et où je trouve les normes à ne pas dépasser. Il m’explique comment utiliser l’appareil et me dispute presque de ne pas y arriver du premier coup. Oui encore une première impression qui va me rester en mémoire… Jusqu’à qu’il se rende compte qu’il avait mal vissé l’appareil. J’adore. Je ne dis rien. Le rendez-vous se termine. Je fixe un autre rendez-vous pour faire le point, à quelques semaines de ma date d’accouchement. J’espère fortement ne pas avoir à revenir.

Quoi d’autres sinon? Ah, oui. Le confinement. C’était sympa aussi. Premier confinement. Enceinte. En télétravail. Ecole à distance avec très peu de moyens informatiques. Mais tout ça, ce n’était rien. Ce qui comptait ce que ce fichu virus ne fasse pas de mal à mon bébé! Oui, après tout, on ne savait pas grand chose de ce virus et force est de constater que les médias, les politiques, les scientifiques ne semblaient pas en savoir davantage. Bref, situation angoissante. Je n’osais plus sortir et encore moins pour aller faire les courses. Il m’a fallu des semaines avant d’oser mettre les pieds dans un supermarché. Bon, aujourd’hui, heureusement, je n’ai pas plus ces craintes.

Bon, allez, fin du confinement! Je commence à me détendre. J’ai un rendez-vous téléphonique avec l’anesthésiste pour faire le point sur mes souhaits, mes antécédents médicaux, la prise éventuelle de médicaments. Rendez-vous ce weekend chez les beaux-parents pour inaugurer la piscine creusée! Je vous le donne en mille. Je n’ai pas inauguré la piscine. Enfin si, j’en ai inauguré une, dans mon salon. Je vous raconterai bientôt.