Enceinte, GROSSESSE

La mamanfiere gère le diabète gestationnel!

Oui, alors dit comme ça, on dirait vraiment que ça a été facile! Non, pas du tout. J’adore le sucre! Je vous raconte tout et je vous résume en petits points les astuces ensuite.

Comme je vous le racontais, j’ai découvert que je faisais du diabète à la fin de mon dernier trimestre de grossesse. Bébé semblait au dessus des normes niveau poids et j’avais beaucoup de liquide amniotique. Bref, le gynéco me prescrit une petite vérification. Je fais du diabète gestationnel.

Mais bon, je ne vais pas me plaindre je n’ai fait du diabète que sur 2 mois environ. OK.

Après le coup de fil à l’hôpital et mes 2 rendez-vous (nutritionniste et endocrinologue), je commence donc mon adaptation alimentaire qui de prime abord, ne semble pas si drastique que ça et pas si différent de mes habitudes.

Je commence par changer mon petit-déjeuner. Alors, d’abord je me pique une fois avant le repas et je note ma glycémie à jeûn dans mon petit carnet. Je prends 2 morceaux fins de pain complet et un peu de fromage, genre kiri. Dommage que mes envies de kiri n’aient duré qu’un seul trimestre! Je m’autorise un fruit le matin. Je prends l’habitude de ne pas déjeuner trop tard, 8h au plus tard.

Si la faim se fait sentir vers 10h, je reprends un morceau de pain complet avec du fromage ou du houmous.

A midi, j’ai faim. Vraiment faim. Je sens qu’il faut que je mange et que je ne peux pas trop retarder l’heure du repas, comme j’ai déjà tenté de le faire pour découvrir que je faisais de l’hypoglycémie. A midi, je commence de préférence par des légumes crus en salade. J’ai remarqué que ça m’aidait vraiment beaucoup à réguler ma glycémie. Puis, je ne lésine pas sur les légumes cuits qui occupent au moins le tiers de mon assiette. Je ne me retiens pas de manger des protéines et je mange un tiers environ, de féculents. J’ai fait des courses dans un magasin bio. On y trouve beaucoup de féculents entiers et ça aussi, c’est un vrai plus pour gérer sa glycémie. Je mange un dessert car j’en meurs d’envie! Je choisis un yaourt nature avec un fruit découpé à l’intérieur pour varier les plaisirs ou un yaourt nature avec un morceau de chocolat.

A 16h. J’ai faim. Autant le matin, ça allait mais l’après-midi me semblait interminable. J’ai faim et je mange 2 tartines de pain complet avec du fromage ou un yaourt nature et des amandes. Une poignée. Et honnêtement, j’avais parfois encore un peu faim après ça mais c’était ce qui m’était conseillé et j’essayais de m’y tenir.

19h. il est grand temps de manger pour mon estomac! Je mange à peu près le même repas qu’à midi. Et quel bonheur de manger un yaourt, un fruit ou un chocolat!

Bref, j’ai eu des difficultés à me restreindre sur les sucres rapides. Même si on finit par s’y accoutumer un peu. Sans doute, la dépendance au sucre qui s’atténue. J’ai été ravie de pouvoir à nouveau manger un dessert sans me culpabiliser, après avoir accouchée.

Voilà ce qui m’a aidé pour gérer le diabète gestationnel. Attention toutefois, je ne suis pas médecin. Je vous parle de mon expérience personnelle. A vous d’essayer et de voir ce qui vous convient et surtout, de voir avec votre médecin.

  • manger salé quand j’avais faim et attention aux sucres cachés;
  • privilégier des aliments complets (farine, pâtes, couscous, riz, épeautre…) Les acheter en magasin bio car c’est du bio, et il y a plus de choix;
  • varier les féculents pour ne pas se lasser;
  • manger beaucoup, beaucoup de légumes! Vraiment beaucoup;
  • manger des protéines 2 fois par jour;
  • manger d’abord des légumes crus, puis légumes cuits et protéines. Les féculents en dernier;
  • réduire les sucres rapides;
  • m’autoriser des sucres rapides après un repas complet, avec beaucoup de légumes.
Enceinte, GROSSESSE

Episode 4: le troisième trimestre

Et voilà que tu te le prends en pleine face, le beau, le dernier, le troisième et non des moindres trimestre de ta grossesse.

Je ne l’ai pas vu arriver. Mais ça y est, le dernier trimestre s’est pointé au pas de ma porte. J’ai bien senti que mon bidou était gros et pesait son poids, que je n’arrivais plus à voir mes pieds, ou mon sexe, que je n’avais plus trop conscience de la largeur qu’il me fallait pour passer entre les meubles, que j’étais souvent à deux doigts de taper mon bidou contre un meuble en me retournant un peu vite, que mon dos me tiraillait, que la fatigue revenait un peu…

Le dernier trimestre a été assez agréable dans l’ensemble. Il faut dire que j’ai beaucoup aimé être enceinte. L’avantage du gros bidou, c’est que ça y est, ça se voit que tu es enceinte. En toute logique, on devrait te céder la place dans les transports en commun mais je n’en prends pas. En toute logique, on devrait te laisser passer devant à la caisse mais je ne suis que très peu sortie dans les magasins à cause du confinement. Et d’ailleurs, on ne te laisse que rarement ses avantages. Il faut oser les prendre, faire sa place sinon peu de personnes vont te proposer de passer devant eux à la caisse.

Côté désagréments, il y a eu le retour de la fatigue quoique moins importante qu’au premier trimestre, les réveils pipi encore plus nombreux mais surtout, il y a eu le diabète gestationnel. Suite aux résultats de mes prises de sang, d’abord j’avais un gros hématome sur le bras, ensuite j’ai passé quelques coups de fil. J’ai fixé un rendez-vous téléphonique avec la nutritionniste, autre avantage du confinement, car vraiment un coup de téléphone était suffisant me concernant en tout cas. On a papoté autour des mes habitudes alimentaires et elle m’a conseillé, comme une bonne copine bien renseignée. Puis, j’ai fixé aussi un rendez-vous avec un endocrinologue. Je me rends donc à l’hôpital, masquée bien évidemment, j’attends dans une salle d’attente. Et, ah, tiens, je suis prioritaire, je passe devant un monsieur. Je m’assois dans le cabinet du médecin et je lui explique pourquoi je suis là quoiqu’il me dise qu’il le sait déjà. Mais fallait pas me demander alors! Il m’explique que je vais devoir me piquer 6 fois par jour, avant et après le repas. Il me donne un petit carnet où noter mes résultats, et où je trouve les normes à ne pas dépasser. Il m’explique comment utiliser l’appareil et me dispute presque de ne pas y arriver du premier coup. Oui encore une première impression qui va me rester en mémoire… Jusqu’à qu’il se rende compte qu’il avait mal vissé l’appareil. J’adore. Je ne dis rien. Le rendez-vous se termine. Je fixe un autre rendez-vous pour faire le point, à quelques semaines de ma date d’accouchement. J’espère fortement ne pas avoir à revenir.

Quoi d’autres sinon? Ah, oui. Le confinement. C’était sympa aussi. Premier confinement. Enceinte. En télétravail. Ecole à distance avec très peu de moyens informatiques. Mais tout ça, ce n’était rien. Ce qui comptait ce que ce fichu virus ne fasse pas de mal à mon bébé! Oui, après tout, on ne savait pas grand chose de ce virus et force est de constater que les médias, les politiques, les scientifiques ne semblaient pas en savoir davantage. Bref, situation angoissante. Je n’osais plus sortir et encore moins pour aller faire les courses. Il m’a fallu des semaines avant d’oser mettre les pieds dans un supermarché. Bon, aujourd’hui, heureusement, je n’ai pas plus ces craintes.

Bon, allez, fin du confinement! Je commence à me détendre. J’ai un rendez-vous téléphonique avec l’anesthésiste pour faire le point sur mes souhaits, mes antécédents médicaux, la prise éventuelle de médicaments. Rendez-vous ce weekend chez les beaux-parents pour inaugurer la piscine creusée! Je vous le donne en mille. Je n’ai pas inauguré la piscine. Enfin si, j’en ai inauguré une, dans mon salon. Je vous raconterai bientôt.