QUOTIDIEN, Sommeil

Le sommeil de 6 mois à 6 ans

Je vous l’avais dit, après 6 mois, et tous ces périples, l’aventure… continue!

Pour débuter, si ce n’est pas déjà fait, rendez- vous sur l’article portant sur le sommeil de la naissance à 6 mois, là. Sa lecture vous permettra de mieux comprendre ce qui suit.

Les informations de cet article sont de source scientifique. J’ai appris beaucoup en lisant Dormir sans larmes du Dr Rosa Jové. Je vous en conseille la lecture, si comme pour moi, le sommeil de votre bébé vous questionne.

De 6 à 9 mois:

Entre 6, 7 mois bébé a acquis toutes les phases de sommeil d’un adulte. Il a donc toujours un sommeil polyphasique.

Mais son sommeil est toujours instable. Ça lui fait beaucoup de changements, à assimiler en peu de temps. Il doit encore apprendre à se réendormir seul entre chaque phase car il y a des micro-réveils entre ces phases. Et, c’est normal. Nous-mêmes adultes, faisons toujours ces micro-réveils mais nous savons nous réendormir seuls et ne remarquons même plus que nous en faisons dans la nuit.

Bébé dort en moyenne entre 11 et 14 heures réparties sur la nuit et 2 siestes. Mais il n’y pas d’obligation à respecter ce schéma à la lettre.

Sommeil cicardien toujours. Ça ne se perd pas! Il dort bien plus la nuit que le jour.

Entre 8 mois et 2 ans:

On entre dans une phase de maturation qui va durer jusqu’à ses 6 ans. Les bases sont toutes acquises. Les changements porteront sur le nombre d’heures de sommeil, et la répartition de ces heures.

La durée de sommeil va peu à peu dominuer: entre 10 et 13 heures jusqu’à 18 mois, plus que 8 à 11 heures de 4 à 6 ans.

Des facteurs qui peuvent jouer sur le sommeil car ce sont des changements importants dans la vie de bébé: la diversification, l’angoisse de la séparation, les dents, la marche. L’enfant peut donc redouter le moment où il devra aller dormir, avoir de l’anxiété, craindre la séparation. Il peut avoir un sommeil agité en raison de toutes ces nouvelles découvertes qu’il fait le jour: cauchemars.

Il peut y avoir des réveils nocturnes. Le sommeil à cet âge reste fragile.

Entre 3 et 6 ans:

Les réveils deviennent rares surtout si l’enfant a été rassuré.

Vers 3-4 ans, l’enfant peut ne plus avoir besoin de sieste.

Il peut demander des choses pour calmer ses peurs: une histoire, un câlin, une chanson… C’est le cas des enfants qui dorment seuls. Les enfants qui dorment avec leurs parents ont bien moins d’angoisse.

Vers 5-6 ans, l’enfant acquiert un sommeil proche de l’adulte: il dort la nuit pendant 8 à 10 heures environ, pas de sieste nécessaire d’ordinaire. Il peut y avoir des réveils mais généralement, il n’y en a plus.

On estime que devenir parents, c’est perdre 6 ans de sommeil. Mais, c’est aussi gagner toute une vie d’amour.

Pour bien plus de détails et si le sommeil de votre enfant vous pose toujours question: Dormir sans larmes, De Rosa Jové.

Education, QUOTIDIEN

Rendre son enfant heureux

C’est ce que veulent tous les parents. Ils veulent le bonheur de leur enfant. Et parfois, même trop souvent ils se mettent trop de pression pour y arriver et font l’inverse de ce qu’il faudrait. Dans cet article, je vais vous donner quelques astuces pour cultiver le bonheur. Rien d’extraordinaire. Je ne suis pas le petit genie sorti d’une lampe magique. Je vous donne des points basiques, simples comme une piqûre de rappel. Parfois, on a besoin de prendre ce temps pour soi, pour réfléchir et se rappeler à l’essentiel.

Premier état des lieux, etes-vous heureux? Des parents heureux vont plus facilement rendre leur enfant heureux. On sait que les parents ne sont pas le seul facteur entrant en compte, mais ils sont le ciment. Et on sait aussi que les enfants sont des éponges. Ils absorbent les émotions, les bonnes comme les mauvaises.

La solution, c’est donc de cultiver le bonheur pour soi-même et pour tout le reste de la famille. Et pour cela, il y a des choses simples, évidentes.

Souriez à la vie.

Facile à dire. Parfois, on se laisse envahir par des émotions négatives qu’on accumule au fil de la journée. Quand on retrouve nos enfants, on est fatigués et pas toujours très disposés à exprimer des émotions positives. Et souvent, nos enfants font de même. Ils accumulent des tensions et les font ressortir le soir. Bref, la soirée est sous tension! On attend l’instant où ça va péter! Pas simple de sortir de ce cercle vicieux. Vous savez quoi? Je n’ai pas de solution miracle? Comme je l’ai dit, je ne suis pas un génie et je n’exauce pas les voeux. Tout ce que je peux vous dire c’est, autant de fois que possible, prenez du recul sur ce qui se passe dans votre maison. Soufflez un coup et profitez de la vie et de ses bonheurs simples. De temps en temps, laissez-vous aller! Profitez de ces moments en famille du mieux que vous pouvez. Jouez, riez, souriez au quotidien. Vivez heureux. Montrez votre joie autant que possible. Je sais bien que ce n’est pas possible tout le temps. La majorité du temps, par contre, me semble l’idéal pour vous et votre famille. Tout le monde ressentira votre joie. L’émotion est communicative.

Alors, allez-y! Exprimez votre joie! Dansez, chantez, riez!

Déculpabilisez votre enfant

Quand vous êtes triste, malheureux, en colère, pour une raison extérieure à votre enfant, faites-lui clairement savoir qu’il n’y est pour rien. Dites-moi avec des mots ce que vous ressentez et expliquez-lui que ce n’est pas de sa faute. Les enfants ont besoin que les adultes soient clairs avec eux. Ils peuvent penser, si vous vous énervez pour rien, si vous pleurez, qu’ils sont responsables de votre colère ou de votre peine. Ils feront tout alors pour vous faire sourire ou rire. Mais au fond d’eux, ils se sentiront coupables. Ils prendront alors en charge vos émotions négatives, surtout si elles durent, mettront les leur de côté. Ils vous aiment et ont besoin de vous. Ils sont alors capables d’effacer leur personnalité pour apaiser vos peines. Le cas est flagrant dans des familles d’enfants maltraités. Des enfants qui aiment leurs parents et préfèrent souvent une vie de maltraitance à une vie sans parents. Ils vont donc effacer leurs besoins de bienveillance et de bien-traitance.

Réconciliez-vous avec votre âme d’enfant

En tant que parents, nous reproduisons souvent ce que nous avons connu. Heureusement, la plupart du temps, dans tout ce que nous avons connu, la majorité est très bien. Toutefois, est-ce que La parentalité n’est pas le moment de faire mieux? De ne garder que le meilleur?

Fermez les yeux. Et visualisez un moment heureux de votre enfance. Prenez le temps de voir le lieu, les détails, les visages, les expressions. Essayez de retrouver l’émotion de ce moment. Inspirez-vous de ce moment pour revivre des moments similaires, mais quoique légèrement différents, avec vos enfants.

Prenez de la légèreté. Pour retrouver son âme d’enfant, il faut parfois mettre de côté les diktats de la société. Un papa et une maman, ça doit faire comme si, comme ça… Honnêtement, les attendus sont parfois lourds. Soyez le parent qui innove, le parent qui se lâche parfois, qui fait des bêtises avec ses enfants, et qui n’en fait qu’à sa tête. Évidemment, vous aurez toujours votre ligne de conduite. Pensez à ce que vous rêviez de faire quand vous étiez enfant. Vous rêviez de sauter sur le lit? Votre enfant le fait? Je ne dis qu’il ne faut rien dire. Mais pourquoi pas se lâcher pour une fois? Votre enfant peut tout à fait comprendre que c’est exceptionnel et il en gardera un souvenir merveilleux! Si vous saviez le nombre de batailles de peluches qui me reste en souvenir. Et pourtant, on avait pas le droit.

Exprimez-vous

Finalement, ce dernier point est le résumé de tous les autres points. Exprimez vos émotions. Dites à votre enfant combien vous l’aimez et montrez-lui. Faites lui des câlins, des bisous s’il les accepte. Et s’il n’en veut pas, dites-lui que vous aimeriez en recevoir de sa part et lui en donner mais respectez son choix. Il entendra votre émotion et saura qu’il est aimé. C’est essentiel.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Le prochain qui me dit que c’est une fille

Le prochain qui me dit que c’est une fille est un article qui se veut humoristique. Mon fils a bientôt 7 mois. Il arrive que des inconnus le prennent pour une fille. Et en réalité, ça ne m’énerve pas. Je m’en fiche. Je leur dis que c’est un garçon. Et puis voilà.

Parfois, on me dit qu’il a les traits fins et que c’est pour cette raison, qu’ils pensaient à une fille.

Allez, ouvrez les starting blocks. Un peu d’humour.


Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui jette mon regard de la mort qui tue. Celui qui veut dire, fais bien gaffe à ce que tu vas dire, ou sinon…. OU SINON!! Ou sinon… Je ne sais pas. Mais recommence pas et rectifie le coup tout de suite.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui réponds sèchement: « Non, c’est un garçon! » Et il comprend tout de suite qu’il a fait une grosse grossière erreur. Il balbutie quelque chose pour essayer de se rattraper. Mais ça fait toujours un flop en réalité.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui assène un coup de bouteille de lait derrière la nuque. Il s’évanouit et on en parle plus. Oui, car c’est souvent au supermarché que ça arrive.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui sors une pancarte: JE SUIS UN GARÇON. Je la mets dans plusieurs langues, on ne sait jamais.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je ris et lui reponds: « Merci pour la blague, on me l’avait jamais faite! »

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je m’enfuis sans répondre. Point bonus si bébé est en poussette. Je peux aller plus vite.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui fais peur par une phrase du genre: »On avait peur que ce soit un peu tôt pour le changement de sexe, mais vous infirmer nos doutes. On va prendre rendez-vous avec le chirurgien. »

Le prochain qui me dit que c’est un fille, je lui demande: « Parce que les vêtements bleus, ce n’était pas suffisant comme signes? »

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui fais encore plus peur: « Zut! On a pas pris le bon, chéri! Faut qu’on retourne à la crèche! »

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je lui demande franchement comment il a deviné. Puis je lui dis… que c’est un garçon.

Le prochain qui me dit que c’est une fille, je félicite son audace: « C’est un garçon mais bien essayé! »

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Avant d’être maman, je pensais

Il a neigé sur mes idées. Il a neigé sur mes idées préconçues. Il a neigé sur mes idées préconçues de non-maman.

Il a neigé sur tous ces préceptes que j’avais avant d’accoucher. Il a neigé sur tout ce que je m’imaginais avant quand je pensais à ma vie future. Avant d’être maman, je pensais faire de telle ou telle façon, et la réalité a changé mes idées.

Quand je pensais à ma vie future, j’imaginais que je ferais les choses de telle manière. Même si je me doutais que rien n’était immuable et que j’aurais le temps de changer d’avis.

Alors qu’est-ce qui change entre le avant l’accouchement et l’après? Qu’est ce qui nous fait oublier nos beaux préceptes pour en adopter d’autres?

La douleur

Je ne prendrai la péridurale.

Disait la guerrière.

Certaines femmes affirment parfois haut et trop fort, qu’elles ne veulent pas de péridurale et qu’elles veulent un accouchement naturel. Et quand les contractions arrivent… Elles font de leur mieux et parfois se ravisent! Bon, j’ai eu la péridurale mais j’étais plutôt préparée a cette idée. C’était une option dans ma tête. Je l’avais envisagé. Donc c’était facile à accepter. Ce n’était pas un échec pour moi. En tout cas, bravo à celles qui tiennent leur résolution!

La tétine

Il/Elle n’aura pas de tétine.

J’ai lutté. J’ai tenu un bon mois. Je lui donnais le sein sans arrêt. Ma volonté dépassait la fatigue. Pourquoi j’ai lutté contre la tétine? Certains parents ne veulent pas de tétine car ils craignent une déformation de la mâchoire ou parce qu’ils pensent que le pouce, c’est plus simple. Pas de risque de perdre son pouce. Je voulais juste éviter une confusion sein/tétine. J’ai retardé la tétine. On a essayé quand même plusieurs fois… Des moments de doute ou de fatigue où j’ai cédé. Mais il ne la voulait de toute façon pas la prendre. Peut-être qu’il sentait ma réticence. La tétine ne remplace certes pas les câlins mais ça aide tellement ! Ça l’aide à s’apaiser. Ça aide à l’endormissement.

Je le laisserai pleurer.

Je ne le laisserai pas pleurer.

On s’imagine qu’on fera de telle ou telle manière avant que bébé soit né Moi, je laisserai pleurer mon bébé pour ne pas qu’il fasse de caprices. Moi, je ne le laisserai pas pleurer car je pense que s’il pleure c’est qu’il a besoin de quelque chose. En vérité, on a toujours une démarche, une idée de ce qu’on va faire. Et on la suit du mieux qu’on peut. En vérité, on fait de son mieux. On fait ce qui nous semble le mieux aussi.

Zéro écran avant deux ans. Et ensuite, de façon très modéré et avec l’adulte…

Aucun parent ne veut que son enfant regarde les écrans, au moins tout petit. Enfin, peut-être qu’il y a une infime partie de parents que ça ne dérange pas. On sait aujourd’hui que les écrans sont nocifs, surtout en bas âge. Mais, chacun fait encore une fois de son mieux. Certains parents résistent. D’autres craquent. En réalité, tous veulent quand même le bien de leur enfant. Bravo à ceux qui résistent. J’espère arriver à en faire autant.

Je pense qu’il y a plein d’autres idées d’avant, qui peuvent évoluer une fois que l’on est dans la réalité des choses. Je ne vous ai mis que celles qui me parlent vraiment, pour lesquelles je me sens concernée d’une manière ou d’une autre.

Si le pas de tétine n’a pas de grande conséquence pour moi. Peut-être que ça aurait créée une confusion de tetine au bout d’un moment. Mais je n’aurais pu m’en passer à ce moment-là. J’étais fatiguée. Je tiens vraiment à réussir à gérer les écrans. Je ne veux vraiment pas que mon fils voit un écran avant deux ans. On tient bon. Mais il est encore tout petit, c’est facile pour l’instant. Je ne sais pas de quoi demain sera fait.

Alors, si vous n’arrivez pas à vous tenir à vos préceptes, avec le temps, c’est normal. Déculpabilisez. Votre enfant est en bonne santé. Il est heureux. Ça, ce n’est pas rien. C’est le signe que vous êtes de bons parents. Même si vous ne vous sentez pas parfaits. Personne ne l’est.

Education, QUOTIDIEN

Sage comme une image

Sage comme une image.

Silencieux.

Émotion censurée, tue, tenue, oubliée, enfouie, cachée, maintenue, éteinte.

Avoir un enfant sage comme une image, est-ce réellement une fierté pour les parents? Est-ce quelque chose dont on doit se vanter? Est-ce mieux qu’un enfant qui exprime ses émotions plus intensément?

Tout parent se réjouit d’avoir un enfant sage. La sagesse évite bien des conflits, des difficultés aux parents.

Un enfant sage n’est pas un enfant qui sait contenir ses émotions fortes comme la colère, la peur, la joie également. Car son cerveau n’en a aps encore les capacités. C’est un enfant qui a appris à ne plus ressentir les émotions qui gênent pour mieux plaire a ses parents. Un enfant qui ne ferait pas de bêtises, pas de « caprices ». Un enfant qui obéit sans poser de questions car il a compris que la colère n’est pas une émotion convenable en société.

Dit comme ça, on pourrait se dire qu’en tant que parents, c’est un avantage. Pas de caprice. Pas de honte pour les parents. Pas de crises. Pas de pleurs. Pas d’énervement. Une petite vie pépère qui continue comme elle avait commencé avant les enfants.

Réprimer ses émotions, qu’est-ce que ça nous apporte?

Nous, en tant qu’adulte, qu’est-ce que ça nous apporte ? Quelque chose nous met en colère, on le garde pour nous. On n’explose pas. On ne crie pas. On ne s’énerve pas. On enfouit la colère en nous mais on a pas le droit de l’exprimer.

Qu’est-ce qu’on veut apprendre à nos enfants? A ne pas ressentir, à bannir certaines émotions comme la colère? Pourquoi avoir le droit d’exprimer la joie et diaboliser la colère? Oui, c’est gênant, la colère. C’est gênant à la maison. C’est gênant au supermarché. La colère, ça ne s’exprime pas sans se faire remarquer. Ça ne s’exprime pas en quelques secondes, et c’est fini.

Alors, votre enfant se met en colère, pique une crise à la maison ou dans un espace public ou fait une bêtise ? Je ne dis pas qu’il faut laisser passer. Mais il faut écouter sa colère et chercher son origine. La colère, les émotions doivent être exprimées. Et non refoulées. Alors, pas de honte. Fichez vous du regard extérieur. Vous, vous savez ce que vous faites et pourquoi vous le faites.

Avoir un enfant sage comme une image n’est pas votre objectif. Votre objectif est d’apprendre à votre enfant à ressentir, et à exprimer ses émotions et ensuite, de l’aider à surmonter. Car c’est normal. Car il n’y a pas de honte à ressentir.

Car, oui, c’est vrai les enfants sont submergées par leurs émotions, et qu’ils ont besoin d’aide pour les comprendre. Comprendre c’est un pas vers la maîtrise de soi. Réprimer, interdire l’émotion en la grondant, en ne l’écoutant pas, en l’envoyant dans sa chambre pour ne pas la voir, c’est dire à l’enfant que son émotion n’a pas d’importance, ou qu’elle dérange. Il apprendra alors à ne plus ressentir pour vous convenir.

Le cerveau de l’adulte, étant mature, est capable de gérer seul l’émotion. Mais l’enfant, a un cerveau en cours de construction qui n’est pas encore capable de secondariser l’émotion, de la comprendre et de la mettre en mot.

A toi, la maman qui a honte de voir ton enfant se mettre en colère, n’aie plus honte. Sois heureuse que ton enfant te fasse encore assez confiance pour oser t’exprimer ses émotions. Je ne dis qu’il faut tout laisser faire. A toi de ne pas minimiser ses sentiments. A toi de l’aider à traverser cette tempête. A toi de décoder son message. Apprends-lui que c’est normal de ressentir. Apprends lui que, derrière l’immensité des vagues, tu es là pour le guider.

Inspiration: Au coeur des émotions de l’enfant, Isabelle Filiozat.

Mode de garde, QUOTIDIEN

Les différentes crèches

Quand on a un premier enfant, et qu’on cherche un moyen de garde pour bébé, non seulement on galère à trouver mais aussi à comprendre certaines nuances. Si vous cherchez plutôt une forme de garde collective, cet article pourra vous intéresser. Ou si vous êtes ouverts à toutes les options, pourvu que vous parveniez à trouver une solution! Oui, car selon où l’on habite, on a pas toujours le luxe des options…

Avec Alex, on avait plutôt choisi la crèche colletive classiqie mais notre dossier a été mis en attente. En tout cas, Léo va dans une MAM aujourd’hui et on est tellement contents!

La crèche

Tout le monde sait ce qu’est une crèche mais comment ça fonctionne? Qui paie? Quoi? Combien environ? Je vous explique comment ça fonctionne à partir de ce que j’ai appris en cherchant un moyen de garde pour Léo.

D’abord, il existe différents types de crèches: publiques, privées, familiale, parentale, micro-crèche.

  • La crèche collective: Elle peut accueillir jusqu’à 60 enfants. Elle est gérée par une collectivité locale (commune, service du département). Elle est placée sous le contrôle de la PMI (protection maternelle infantile). L’équipe est constituée d’un directeur ou d’une directrice et d’autres professionnels. L’encadrement est d’un professionnel pour 5 enfants qui ne marchent pas et 1 pour 8 enfants qui marchent.
  • La crèche familiale

Ce sont des assistantes maternelles qui gardent les enfants au domicile familial.

Une ou deux fois par semaine, les assistantes maternelles se rendent sans les locaux de la crèche familiale.

La crèche est également gérée par une collectivité territoriale et surveillée par la PMI.

Les parents ne sont pas l’employeur des assistantes maternelles.

  • La crèche parentale

Elle peut accueillir jusqu’à 25 enfants de manière régulière ou ponctuelle. Elle est créé et gérée par les parents et surveillée par la PMI. L’équipe est pluridisciplinaire.

Qui paie?

La plupart des crèches sont des crèches conventionnées et subventionnées par la CAF. Pour les autres crèches, ce sont les parents qui payent d’abord puis qui reçoivent une aide financière de la CAF: le complément libre de choix.

Quel prix?

Le montant peut varier entre 0,21€/h et 3,42€/h. Le calcul du tarif dépend de plusieurs données: revenus du foyer, nombre d’enfants à garder et situation familiale.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Et si j’étais papa?

Et si j’etais le papa?

Et si j’étais papa, est ce que je serais frustré? Frustré de ne l’avoir porté pendant 9 mois, de ne pas l’avoir senti bougé, de ne pas avoir été le centre de l’attention. Frustré de rentrer chez moi le soir après l’accouchement, seul.

Est ce que j’aurais le sentiment d’être moins moins important à ses yeux? Au début, en tout cas, peut-être? Est ce que ça me peinerait? Est-ce que je serais jaloux ? Est-ce que je me sentirais délaissé par la maman?

Est-ce que je l’aimerais de la même façon? Est ce que je l’éleverais de la même façon? Est ce que je me poserais autant de questions?

Est ce que je voudrais lui transmettre les mêmes choses qu’en étant sa maman? Est ce que je l’habillerais différemment? Est ce que je serais soucieux de son comportement avec les filles? Est ce que je serais soucieux de mon comportement avec les femmes, plus que d’ordinaire disons?

Ce dont je suis sûre c’est que si j’étais papa, je voudrais être un papa comme le tien. Un papa qui se lève la nuit pour te donner le biberon ou remettre ta tétine, et le jour quand il est 6h et que tu as fini ta nuit. Un papa qui fait la cuisine avec toi. Un papa qui éteint la télé quand tu es dans la pièce. Un papa qui joue avec toi, qui te raconte des histoires, qui te fait faire de la voiture alors que tu n’as pas vraiment l’âge. Un papa qui s’occupe de toi quand tu pleures. Un papa qui te promène en poussette. Un papa qui t’emmène voir le médecin quand il y a besoin. Un papa qui fait se son mieux pour ne pas rentrer trop tard du travail.

T’en as de la chance, toi, d’avoir un papa comme lui.

Eveil, QUOTIDIEN

Petites histoires pour bébé

Si vous souhaitez transmettre le goût de lire à votre enfant, il faut lire devant lui. Lui lire des histoires mais aussi qu’il vous voit lire pour vous.

Si il y a bien quelque chose que j’adore faire avec Léo, c’est lui lire des histoires. Et il doit le ressentir car il a l’air d’adorer aussi. Il écoute et regarde bien les pages du livre, il me regarde aussi, et parfois il gazouille tellement que je me demande s’il ne raconte pas l’histoire à sa manière.

Oui, quand on est maman, on s’imagine plein de choses aussi.

En tout cas, c’est vrai que je suis assez exigeante question livres. Ça doit être un travers de maîtresse. Je vous fais une liste de petits livres que j’aime lire à mon fils. Attention, je lui lis des livres qui ne sont pas réservés aux bébés parfois. Je sais qu’il ne comprend pas tout, mais il adore écouter ma voix et regarder les images.

Des histoires pour dire combien on s’aime:

On attaque fort tout de suite, avec des petits livres à faire fondre vos coeurs de maman et papa, et les coeurs de bébé. Le livre que j’adore lire à Léo m’a été offert par une super copine. C’est Devine combien je t’aime? Si je ne sais pas encore quel livre est le livre préfèré de Léo, celui-ci est le mien.

Les mots doux est également un joli livre à lire à son bébé. Il y a pas mal de texte mais pour lui avoir lu plusieurs fois, son attention est toujours là. Je lui lis même souvent plusieurs livres à la suite.

Des histoires colorées:

De récentes études montrent que les bébés voient les couleurs dès le tout début de leur vie. Il est vrai que le regard de Léo a été très vite attiré par les couleurs. Alors de temps en temps, je lui lis des histoires avec des couleurs vives. J’ai aussi quelques livres en noir et blanc. Le contraste entre le noir et le blanc est aussi intéressant pour lui, je suppose. J’utilise des livres qui se déplient et qui tiennent donc seuls debouts sur le sol: bébé peut donc observer les images depuis son tapis.

Des histoires interactives:

Des livres interactifs, il en existe des tas pour bébé. Léo apprécie bien les livres où il faut souffler, tourner un morceau de page, toucher, faire un bisou… Évidemment, c’est moi qui fait car il est trop petit pour faire, pour l’instant. Mais il observe bien mes gestes. Et je pense qu’il apprécie. Il y a aussi les livres avec images à déplier où l’on voit différentes formes quand on déplie la page.

Des livres en tissu

Alors là, je parle vraiment de livres en tissus que Léo peut utiliser comme un jouet sans risque de se faire mal en prenant un coin de livre dans l’oeil. Des livres qu’il peut machouiller.

Des histoires pour chanter ou écouter :

Je crois que ceux-ci sont les préfèrés de Léo. Des livres avec des comptines insérées dans l’histoire. Vous pouvez les chanter et les mimer. Et à son âge, c’est parfait! Bon, il est vrai que parfois je luis lis des histoires pour grands. Léo ne comprend pas l’histoire mais il est pété de rire quand je lui lis: Loup, loup y es-tu? de Mario Ramos. Et surtout, les moments où je chante. Et évidemment, il existe tout un tas de livres avec des airs musicaux à écouter ou qui peuvent nous inciter, en tant que parents, à chanter avec bébé. Ou il y a aussi les livres sonores pour écouter les sons du quotidien, ou les animaux par exemple.

Des histoires drôles:

Alors, bien sûr, JE les trouve drôle. Léo est encore trop petit pour apprécier l’humour. Mais il comprendra plus tard. C’est vrai qu’ils sont d’ordinaire adressés à des plus grands. Mais j’adore les lui lire et mon émotion se transmet à mon bébé car il les apprécie beaucoup. Il regarde les pages, il me regarde, il sourit, il gazouille et parfois il rit. Même s’il ne comprend pas, il semble beaucoup apprécier ces moments.

Dans cette catégorie, il y a foison. Je vais limiter ma sélection car ça reste des livres qui sont pour plus grands aussi. Évidemment, dans la collection des livres drôles, on trouve toutes les histoires du Petit Chaperon rouge revisitées de Mario Ramos. J’ai déjà cité Loup, loup y es-tu? Il y en a d’autres que je me retiens d’acheter pour l’instant mais que j’ai hâte de lui faire découvrir quand il sera plus grand. Il y a tout un tas de livres amusants avec des fins inattendues dans la littérature de jeunesse. Je vous parle des deux plus drôles de la bibliothèque de Léo. Il y a Je suis un lion de Antonin Louchard et La soupe aux frites de Jean Leroy.

Des livres en anglais:

De temps en temps, je lui lis une histoire en anglais pour qu’il entende d’autres sonorités. Je suis professeur des écoles alors j’avais déjà quelques livres en anglais. Je n’en ai pas acheté exprès. Mais puisque je les ai… Je lui lis des histoires d’Antony Browne par exemple.

En résumé, j’adore les livres. Je ne me contente pas de petits livres pour bébé, je lis à mon bébé de vraies histoires. Ce n’est pas grave s’il ne comprend pas tout. Plus tard, je ciblerai aussi des livres autour des premiers apprentissages. On m’a offert un livre sur le moment du bain, par exemple.

Quelques éditions de livres que j’aime et qui sont des valeurs sûres:

  • L’école des loisirs: une valeur plus que sûre!
  • Seuil jeunesse
  • Gallimard jeunesse
  • Pastel

Mode de garde, QUOTIDIEN

Le visage de nounou

Je me demande ce que pense mon fils quand il voit ses nounous ou d’autres personnes avec le masque. Je me demande ce qu’il va ressortir de tout ça.

Petit texte où je me mets dans la peau de mon fils. Évidemment, je ne suis pas contre le port du masque par les nounous. Leur santé est primordiale. Évidemment, j’adorrais que l’on puisse s’en passer. Évidemment, j’invente ce texte. Évidemment, il y a donc une grande part d’invention dans ce texte.

Je m’appelle Léo. J’ai presque 6 mois. Depuis 3 mois déjà, je passe 4 jours par semaine à la MAM avec mes nounous. Elles sont supers! Elles s’occupent bien de moi. Elles me donnent des biberons quand j’en ai envie et elles me portent dans les bras. J’ai un petit lit là-bas pour me reposer quand j’en ai besoin. Il y a plein de jouets. Et des copains qui courent parfois un peu partout. Ça me fait de l’animation. J’aime beaucoup.

Il y a juste un truc. Je sais pas pourquoi. Mais les nounous portent tout le temps un masque et je ne peux pas voir leur sourire. Je trouve ça dommage. Elles ont un joli sourire. Enfin, je suppose. J’aimerais bien le voir comme celui de maman et de papa. Bon, je suis quelqu’un de fort alors j’arrive à sentir leurs émotions dans leur regard. Je crois qu’elles m’apprécient car quand je leur souris, leurs yeux sourient.

Parfois, je leur parle. Je suis un gros bavard, il paraît. Je sais pas trop si les autres comprennent tout ce que je dis car je me répéte souvent avant d’obtenir ce que je veux. Avec mes nounous, on fait des vocalises. Mais c’est assez difficile pour moi, je dois l’avouer. J’essaie d’imiter les sons qu’elles me font mais je vois pas toujours comment bouger mes lèvres. Alors, ça donne des trucs bizarres parfois. Je me ratrappe un peu à la maison avec papa et maman. Mais ces deux-là sont impressionnés quoique je fasse… Je ne suis pas sûr qu’ils soient très partials.

Je vous parle pas des comptines. Les nounous m’en chantent souvent! Mais avec le masque, je ne vois pas les lèvres bouger alors je n’arrive pas à bien comprendre comment elles font tout ces sons…

Je ne comprends pas tout ce qu’elles me disent parfois. Elles aussi, elles font parfois des sons bizarres. Mais, bon, je ne vois pas leur bouche, alors comment veux-tu que je les comprenne! C’est déjà difficile même sans. Heureusement, je comprends un peu dans leur ton, leur émotion. Enfin, je crois. Tout ça, c’est tout nouveau pour moi.

Et les bisous ! On en parle, des bisous? Avec et sans le masque, c’est vraiment pas pareil…

Non, puis, quand je regarde maman et papa, je comprends plein de choses sur moi! J’ai l’impression qu’on se ressemble. J’en apprends plus sur mon schéma corporel. Maman me chante des chansons et me montre les parties du visage. Mais à la MAM, c’est compliqué de parler du visage quand on ne le voit pas.

Heureusement, maman et papa ne mettent pas de masque à la maison. C’est plus simple. Mais quand même, ce serait pas mal de voir le visage de mes nounous. Au moins une fois.

Maman m’a expliqué pourquoi elles portaient un masque. Une histoire de virus. Je sais pas ce que c’est que ce virus. Mais s’il pouvait nous laisser tranquille, ce serait bien.

Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Pourquoi vouloir un enfant aujourd’hui?

Mais oui, ça c’est vrai… pourquoi? Pourquoi ne plus vouloir dormir la nuit? Pourquoi vouloir être réveillée tous les matins à 6h, même le weekend? Pourquoi vouloir passer 2 heures par soir pendant des mois à le bercer? Pourquoi vouloir sentir le lait tous les jours? Porter des vêtements tâchés? Ne plus pouvoir lambiner des heures sur son canap? Ne plus pouvoir sortir au gré de ses envies? Jeter des couches et des couches dans la poubelle et polluer encore plus la planète? Multiplier la lessive?

Ce n’est plus un secret pour personne, avoir un enfant, c’est aussi polluer la planète. Les couches, les lingettes, les petits pots, les yaourts et compotes, les vêtements, les jouets… Et s’ajoute le problème de la surpopulation. Aujourd’hui, nous sommes déjà plus de 7 milliards et 500 mille habitants sur la planète. On prévoit 2 milliards supplémentaires d’ici 2050. A l’heure actuelle, 1 personne sur 5 n’a pas accès à l’eau potable. La malnutrition touche la majorité des pays du monde.

Quel monde connaîtra mon enfant? Un monde où les océans sont envahis de plastique, où l’on enterre ses déchets, un monde où l’on porte un masque 9 heures par jour en moyenne, un monde où il nous faut une autorisation pour sortir de chez soi.

Et quand il faudra lui expliquer pourquoi, pourquoi on en est arrivés là, que vais-je lui dire? Que c’est en partie de ma faute, de celle de son papa, de ses tontons, de sa tata, de ses grands parents, de ses voisins, ses voisines, de nous tous. Que c’est en partie de sa faute à lui parce qu’il pollue la planète rien qu’en y vivant.

Quand il lira ou regardera les infos, et qu’il verra des personnes qui manifestent, qui brûlent, qui cassent, qui se bagarrent, qui se font la guerre, qui meurent de faim. Que pensera-t’il de ce monde dans lequel j’ai choisi de le mettre?

Bien sûr, il ne pensera jamais que c’est vraiment de la faute de ses parents, de notre faute. Ce n’est pas complètement faux. Mais en partie si. Évidemment nous ne sommes pas responsables de la société telle qu’elle est. Nous n’avons pas le pouvoir de tout changer.

Mais quand même, dans quel monde vivra mon fils? Un monde que l’on maltraite et que l’on piétine, que l’on néglige. Et pourtant, il n’y a pas de planète B prévue. Il devra faire avec nos restes.

Et pourquoi vouloir sacrifier son corps? Car pour la femme, la grossesse et l’accouchement sont lourds pour le corps et non pas sans conséquence. Pourquoi vouloir porter 10 kilos de plus, ne plus être capable de voir une grande partie de son corps, ne plus être capable de faire ses lacets, être fatiguée, avoir des nausée, vomir peut-être, avoir mal au dos, être essoufflée au moindre effort? Le corps ne revient jamais vraiment comme avant. Enfin, si, peut-être au bout d’un long moment… Et que dire du jour J… césarienne, déchirure, episiotomie, anesthésie, hémorragie… Je n’entre pas dans les détails mais il y a des risques pour la santé et des séquelles à un accouchement.

Faire un enfant est généralement un choix. Un choix de vie, plutôt traditionnel même si aujourd’hui, de plus en plus de personnes choisissent de ne pas en faire. Je crois que j’arrive à vous comprendre. Il y a, en plus des raisons écologiques ou économiques, de très bonnes raisons de ne pas vouloir en faire pour sa vie future personnelle. Pourquoi vouloir être responsable de quelqu’un financiérement pendant au moins 18 ans? Sans doute plus si votre enfant fait des études. Un enfant, c’est aussi une privation de libertés, c’est vrai. Plus de télé allumée quand il est là, plus de corvées ménagère et moins de temps pour en faire. Plus de soucis aussi. Car on s’en fait dès qu’il est né. Et on prend pour perpète.

On est en droit de se demander pourquoi vouloir un enfant. Est ce une sorte de diktat insidieux de notre société qui nous pousse à en avoir? Un mimétisme d’intégration envers nos proches? Une envie réelle de pouponner? Un rêve enfantin qui se réalise? Ou bien la fameuse horloge biologique qui se réveille? Quelle que soit la raison, avoir un enfant, est un projet de vie.

Quand j’étais ado, je ne me serais pas imaginée maman. Ça me faisait peur car un enfant c’est un engagement avec le papa. Et je ne me voyais pas m’engager avec quelqu’un. L’envie d’avoir un enfant a été tardive. D’abord, j’avais un peu peur de l’accouchement et de l’engagement. Classiquement, c’est à 30 ans que j’ai commencé à y penser.

Et c’est à 31 que l’on s’est lancés. Je crois qu’effectivement, mon horloge biologique s’est un peu réveillée à ce moment-là, pour me secouer le cocotier et me dire: eh, oh! T’as plus de 30 ans, si tu veux avoir des enfants en bonne santé, et toi être en forme pour les élever, c’est maintenant!

Bref, c’était une sorte d’inquiétude au départ. Les peurs quant à la grossesse et l’après étaient toujours là. Mais je me suis dit qu’un jour ou l’autre, il fallait se lancer et que vers 30 ans me semblait l’âge idéal. Même si, on peut avoir des enfants plus tard, et ils seront en bonne santé. Mais c’est vrai, qu’il y a moins de complication si on est enceinte avant 35 ans. Enfin, c’est ce que m’a dit mon gygy. Je ne suis pas médecin. Mais je fais bien le perroquet.

Bref, on s’est dit: allez, hop! On a essayé et ça a fonctionné rapidement. C’était aussi le bon moment dans nos vies. On avait notre maison à nous. On y a vécu une année ou presque avant de se lancer et c’est ce qu’on s’était dit.

Finalement, en écrivant, je me rends compte que je ne sais pas vraiment vous convaincre dans ma réponse à pourquoi vouloir un enfant aujourd’hui. Peut-être aussi que j’avais peur de rater quelque chose, quelque chose d’important. Un enfant c’est aussi plein d’amour, une promesse. Une promesse que ta vie ne sera plus jamais la même. Plein de moments de vie extraordinaires. Enfin, quand on est parents, on trouve ces moments extraordinaires.

Tout ce que je peux dire c’est que maintenant que je suis maman, je ne reviendrais en arrière pour rien au monde.

Je sais que j’ai mille raisons de vouloir un enfant. Ce sont tous les moments exceptionnels, de la grossesse, passant par l’accouchement, les soirées sans sommeil, mais aussi par les câlins, les sourires, les rires, les gazouillis, les gestes et tous les futurs moments à trois. J’ai hâte de connaitre ses premiers pas, ses premières bétises, ses premiers mots, ses premiers je t’aime, ses premiers chagrins, ses premiers jours d’école, ses premières lectures, ses premiers copains et ses premiers copines, ses premières virées à vélo…

Une seule de ses raisons me suffit d’ailleurs à me convaincre que j’ai fait le bon choix. Le choix qui me convient en tout cas. Une seule de ces raisons suffit à mon bonheur.

C’est ça finalement, LA raison. Il me rend encore plus heureuse qu’avant.