Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Je suis une maman qui travaille

Je suis une maman qui travaille et je suis souvent débordée, crevée, épuisée, sur les rotules, absente, morte de fatigue, paniquée, dépassée, explosée, somnolente, las, exténuée, usée, éreintée, vidée.

Les jours passent. Je n’ai pas beaucoup dormi depuis la naissance de mon fils. Il n’a pas fait ses nuits bien vite. Je me suis réveillée même plus de fois que lui. Plus de fois que nécessaire. J’ai dormi d’un oeil pendant des mois. Je ne dors toujours pas comme avant. Le sommeil profond, je dois toujours le connaître sinon je ne serais pas là à écrire, mais je me réveille d’un bond pourtant, au moindre bruit.

Les jours passent et je cumule. Je cumule la fatigue, le manque de sommeil depuis des lustres. Je cumule le boulot, les tâches ménagères, la cuisine, le boulot encore le soir, après le boulot et la soirée avec mon fils. Je cumule 2 journées de boulot en une. Voire 3 peut-être. Je commence par un lever à 6h30. Je prends un petit déjeuner rapidemment car je dois m’occupper de mon fils: le changer, lui donner ses vitamines, le coiffer, l’habiller, l’emmener avec moi pour le petit déjeuner, pour me laver les dents, le caliner, préparer son sac, préparer mon sac, l’habiller pour partir… Après ma journée de boulot, j’entame une deuxième journée de boulot: cuisine, ménage, m’occuper d’un bébé de 7 mois, et reboulot depuis la maison parfois. Heureusement que nous sommes deux pour faire face à cette deuxième journée. Quand j’ai de la chance, je peux me poser dans mon canapé à 20h. Quand j’ai de la chance.

Bref, je suis une maman qui travaille. Je suis fatiguée. Comme toutes les mamans. Celles qui ne travaillent pas. Celles qui travaillent. Oui car en fait, je suis comme toutes les mamans.

Je suis en fait comme toutes les mamans. Toutes, nous sommes fatiguées. Toutes nous devons empiler plusieurs journées en une. Faire rentrer tous les legos dans une boîte trop petite. Nous sommes toutes en train de déborder. Et quand ça déborde, on nous en rajoute encore.

Je suis comme tous les papas aussi.

Je suis cette femme, que tu croises sur le bord de la route, aux feux dans sa voiture, dans la salle d’attente du médecin, dans un rayon du supermarché. Cette femme qui calcule en même temps qu’elle effectue une tâche banale comme placer des céréales dans son caddie. Elle calcule dans sa tête un algorithme impossible pour faire rentrer dans les quelques heures qui lui restent de sa journée, toutes les tâches du quotidien. Elle calcule alors qu’elle vient de passer 9 heures, 10 heures parfois au boulot. Cette femme qui ne s’arrête qu’une fois dans l’intimité, quand les enfants sont couchés. Cette femme qui s’autorise une heure dans sa journée, pour s’affaler sur le canapé et ne penser à rien avant de s’endormir et recommencer.

Je suis une femme qui vit dans une société qui n’est pas faite pour des parents ou des enfants. Je ne dis pas que ce n’est pas bien de travailler. Je dis que, là, derrière cette société, il y a des défauts. Il y a des choses qui peuvent être améliorées. En attendant, nous continuons du mieux qu’on peut à allier deux choses désunies: le boulot et la parentalité.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

10 petits doigts

10 petits doigts pour tenir mon sein quand je t’allaite.

10 petits doigts pour toucher les doudous.

10 petits doigts pour attraper tes jouets et serrer fort.

10 petits doigts pour faire passer les jouets d’une main à l’autre.

10 petits doigts pour observer tes jouets de tous les angles.

10 petits doigts pour les regarder bouger.

10 petits doigts pour attraper mes cheveux quand je m’approche.

10 petits doigts pour imiter maman et papa quand ils font des comptines avec leurs doigts.

10 petits doigts pour mettre la nourriture à la bouche.

10 petits doigts pour toucher nos visages.

10 petits doigts pour montrer ton envie d’être pris dans les bras.

10 petits doigts pour découvrir le monde.

10 petits doigts précieux.

Tes 10 petits doigts, je les adore. Je les regarde moi aussi évoluer. Je leur fais des bisous. Je profite tant qu’ils sont encore là pour faire des câlins. Je sais qu’un jour, tes 10 petits doigts et toi-même vous grandirez et peut-être que vous ne me ferez plus autant de câlins. Un jour ces 10 petits doigts seront occupés par d’autres choses. Un jour ces 10 petits doigts serrerront 10 autres petits doigts.

Ils sont précieux ces 10 petits doigts. Quand je les regarde, je suis heureuse qu’ils soient là, qu’on en ai mis le bon nombre à chaque main. Ça m’épate de les voir, là, tous les 10, bien formés! Je suis consciente de notre chance.

Ces 10 petits doigts vont te faire découvrir le monde encore longtemps! Et ça me comble de bonheur en pensant qu’un jour, tu construiras des cabanes, tu me cueilleras un bouquet de fleurs, tu piqueras les fraises de tes mamies, tu nous feras de jolis dessins, tu écriras dans un cahier, tu cuisineras, tu feras des boules de neige pour les lancer sur les copains, tu me tiendras la main pour marcher sur le chemin, avec ces 10 petits doigts là.

En attendant, je profite de ces 10 petits doigts. Je les regarde.

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Une histoire éternelle

L’histoire éternelle. Celle qu’on oublie jamais. Le cycle infiniiiii d’un amour béniii, qui rend Immorteeeeeelle, la RONDE infiniiiiiie de ce cycle éteeeernel! C’est l’histoaaaAre, l’histoire de la viiiiiie. Ça vous rappelle quelque chose?

En dehors, de mes références Disney, je fais référence à la continuité, la vie, le cycle, la naissance, la renaissance même, l’accouchement.

Je crois que la naissance est une façon de contribuer à ce cycle éternel. Et même si ça paraît un peu ridicule et naîf aussi, j’en parle plus loin, c’est un sentiment profond que l’on peut ressentir quand on a donné la vie. Quand nos regards se croisent. Quand on le voit évoluer, grandir. Quand on partage un sourire. Quand il sert mon doigt avec ses petits doigts. Quand on le regarde dormir.

Même si, ce n’est pas vraiment le premier sentiment qui me vient en tête quand je pense à tous ces moments, il y a tout de même, un peu de ça. Dans la recette de la naissance, de la vie, il faut bien une pincette d’éternité.

Mais, en réalité, la naissance, la parentalité n’est pas éternelle. C’est même tout le contraire. Il suffit de regarder à quelle vitesse inimaginable grandit un bébé. Ce qui est éternel, c’est la vie. Mais pas la vôtre, ni celle de votre enfant.

Oui, c’est évidemment naîf de parler d’éternité. Encore plus à notre époque. Même si je crois, que l’on trouve du pessimisme dans chaque époque. Ok. Aujourd’hui, la planète est malade. L’avenir de notre société est incertain. On ne sait pas comment sera demain. On sait qu’on est déjà bien trop nombreux sur notre planète. Alors parler d’éternité, quand on parle de la naissance d’un enfant, c’est contradictoire.

Être parents, c’est aussi un moment magique. Bref, peut-être… Généralement, la magie s’estompe au bout de quelques nuits passés debout, ou quelques vomis sur l’épaule. Plus sérieusement, à vous, chers parents, profitez de cette magie. Oubliez le monde extérieur et toutes ces zones sombres. Profitez de cette chance d’avoir engendré la vie et de remplir ce rôle merveilleux (même si il y a des moments qui sont moins merveilleux que d’autres)de parents, profitez de ces instants d’éternité. Qui n’en sont pas vraiment au final. La vie passe à une vitesse folle.

Ce qui est éternel aussi, c’est l’amour. La naissance, la parentalité sont faits d’amour. C’est en cela que réside cette éternité. Même quand il pleurera toute la journée, même quand il pleurera sans même savoir pourquoi, même quand il vous collera aux baskets, même quand il vous empêchera de dormir, même quand il dira « NON! » sans trembler, même quand il vous mentira, même quand il râlera, même quand il laissera son linge sale par terre, vous continuerez à l’aimer.

Profitez de vos enfants, profitez de votre jeunesse. Oui, même quand on est parents, on est encore jeune. Profitez de la vie car elle ne durera pas éternellement. Vous avez une chance extraordinaire d’être en famille. Saisissez-la. Ne passez pas à côté de tout ce que ça peut vous offrir.

Accouchement, GROSSESSE

Souviens-toi de cette nuit.

Souviens-toi de cette nuit. C’est la promesse de l’infini.

C’est la promesse faite, entre nous trois, de ne plus jamais affronter les peines seuls. C’est la promesse d’un avenir incertain mais joints par ce ciment humain et immuable qu’est l’amour. C’est le serment fait à trois de s’aimer pour toujours et de prendre soin les uns des autres. C’est la promesse faite au temps, de ne plus jamais revenir en arrière et de coûte que coûte avancer à trois. C’est la volonté de s’affranchir des peines du passé. C’est un pacte signé avec le temps. Ne jamais regretter et voir pourtant le temps filer entre nos doigts. C’est un défi quotidien qui nous suivra toute notre vie. C’est une soumission au temps et à l’amour qui, à jamais, nous guidera. C’est accepter de se mettre à genoux face à lui et de le laisser en maître. C’est un risque choisi de ne plus jamais être comme avant, de mettre en péril sa vie au nom de celle d’un inconnu. C’est une ode à l’amour, une dédicace fragile mais sûre.

On m’a dit qu’à trois, on est encore plus forts et aujourd’hui, je sais que l’on ne m’a pas menti.

Le plus important, ce n’est pas cette nuit. Elle ne fait que confirmer et célébrer l’amour infini que nous nous portons déjà. L’amour infini que nous te portons déjà.

Texte inspiré d’une citation de Dante Alighieri.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Et si j’étais papa?

Et si j’etais le papa?

Et si j’étais papa, est ce que je serais frustré? Frustré de ne l’avoir porté pendant 9 mois, de ne pas l’avoir senti bougé, de ne pas avoir été le centre de l’attention. Frustré de rentrer chez moi le soir après l’accouchement, seul.

Est ce que j’aurais le sentiment d’être moins moins important à ses yeux? Au début, en tout cas, peut-être? Est ce que ça me peinerait? Est-ce que je serais jaloux ? Est-ce que je me sentirais délaissé par la maman?

Est-ce que je l’aimerais de la même façon? Est ce que je l’éleverais de la même façon? Est ce que je me poserais autant de questions?

Est ce que je voudrais lui transmettre les mêmes choses qu’en étant sa maman? Est ce que je l’habillerais différemment? Est ce que je serais soucieux de son comportement avec les filles? Est ce que je serais soucieux de mon comportement avec les femmes, plus que d’ordinaire disons?

Ce dont je suis sûre c’est que si j’étais papa, je voudrais être un papa comme le tien. Un papa qui se lève la nuit pour te donner le biberon ou remettre ta tétine, et le jour quand il est 6h et que tu as fini ta nuit. Un papa qui fait la cuisine avec toi. Un papa qui éteint la télé quand tu es dans la pièce. Un papa qui joue avec toi, qui te raconte des histoires, qui te fait faire de la voiture alors que tu n’as pas vraiment l’âge. Un papa qui s’occupe de toi quand tu pleures. Un papa qui te promène en poussette. Un papa qui t’emmène voir le médecin quand il y a besoin. Un papa qui fait se son mieux pour ne pas rentrer trop tard du travail.

T’en as de la chance, toi, d’avoir un papa comme lui.

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Tant qu’on est ensemble

Rien ne peut nous atteindre. Rien n’a plus d’importance tant qu’on est ensemble.

On est bien dans notre cocon que l’on renforce et que l’on continue de bâtir à chaque sourire, à chaque rire aux éclats.

Tant qu’on est ensemble, je suis heureuse. Tant qu’on est en bonne santé et que l’on peut s’aimer. Tant qu’on peut profiter de notre temps ensemble. Ce temps qui m’est devenu si précieux et qui file à vive allure déjà.

Tant qu’on est ensemble, je me sens en sécurité. Je me sens en sécurité quand je te tiens dans mes bras ou quand je sais que tu es apaisé et heureux. Tant que tu es en bonne santé. Je me sens en sécurité dans notre nid douillet que l’on a bâti pour t’accueillir et pour vivre tous les trois.

Tant qu’on est ensemble, on peut être confinés. On peut nous dire qu’on a pas le droit de sortir. Qu’on a pas le droit de se voir. Qu’on a pas le droit d’être dehors de telle heure à telle heure. Le plus important, c’est qu’on est ensemble même si nos familles nous manquent. Le plus important c’est que tout le monde est en bonne santé, nous 3 et les personnes autour, même si on ne peut pas se voir. On est ensemble, pas physiquement, mais on es ensemble tant qu’on a la santé.

Tant qu’on est ensemble, on est forts. On se sent forts. L’amour qui nous porte nous rend forts. Plus forts que la tristesse ou l’inquiétude, il nous comble de joie.

Evènements, QUOTIDIEN

Premier Noël à trois

Ça y est! On l’a fait. Notre premier Noël à trois est passé. Ça a été fatigant. La famille était très heureuse de nous voir. Enfin, de voir Léo surtout. Le défi cette année, était de modérer les envies de chacun d’acheter trente six mille cadeaux à notre fils. Je vous raconte si ce défi a été relevé.

Les cadeaux du réveillon

On a fêté le réveillon chez mes parents en petit comité. On a aidé à préparer la table, à mettre en place, à préparer les toasts. Enfin, surtout Alex car je suis partie faire la sieste en même temps que Léo. On a déballé les cadeaux après la sieste de Léo, car le 25 au matin on a pas le temps. Et non, ce n’est pas un sacrilège… Léo n’a que 5 mois et demi et ne se rend compte de rien. Je ne sais pas comment on fera les prochaines années s’il faut les déballer le 25. C’est déjà assez la course comme ça…

La consigne pour les cadeaux était un seul cadeau par couple pour Léo pour les deux familles. J’ai anticipé la folie des cadeaux de ces dernières années à Noël. Je ne sais pas vous, mais nous, ici, on voit à peine le sapin derrière tous les cadeaux. Et cette folie de cadeaux, je trouve ne correspond plus à l’esprit de Noël. Personnellement, je ne sais même plus quoi demander à Noël. Rien ne me fait plus envie. Et je trouve aussi que ça dévalorise l’objet et sa valeur. Ça n’est pas ce que j’ai envie de transmettre à mon enfant.

Léo a eut un seul très beau cadeau. C’est un objet 2 en un tout en bois, très beau donc. Il s’agit d’une petite voiture sur roulette qui peut aussi faire cheval à bascule. C’est évidemment un cadeau anticipé. Léo est trop petit pour l’utiliser tout de suite. Défi relevé!

Les cadeaux du 25

Quant au 25, le défi des cadeaux a presque été relevé mais pas tout à fait… Disons que la belle-famille a bien offert un nombre limité de jouets par rapport à leurs habitudes mais a quand même dépassé le nombre d’un cadeau par couple. Au final, Léo a eut: un tipi, un dé en tissu, 4 petits livres, une toise, des cubes gigognes, un tableau pour décorer sa chambre.

Si on fait le calcul, il a eu pour son premier Noël, 7 jouets et 3 objets de décoration pour sa chambre. Et un autre jouet plus conséquent du côté de mes parents.

Si vous voulez mon avis de maman raisonnée… car pour moi, une maman et un papa doivent avoir la tête sur les épaules pour leur enfant, je pense. C’est déjà beaucoup. Surtout qu’Alex et moi ne lui avons rien acheté pour son premier Noël. Mais sachant d’où on partait, il y a un beau progrès!

Ma stratégie pour l’an prochain : faire une liste de cadeaux en avance avec plutôt des gros cadeaux pour contenter tout le monde. Enfin, surtout les acheteurs car le prix du cadeau, Léo n’en aura rien à faire. Sans doute, ouvrir un compte en banque si vraiment, ça ne suffit pas. Et proposer une liste de livres. Je n’ai pas eu le temps de le faire cette année. Mais je suis une grande fan de littérature de jeunesse donc j’ai des exigences et des idées. Et j’ai aussi déjà beaucoup de livres donc je préfére éviter les doublons en préparant une liste. Et je pense que ce sera tout.

Evènements, VIE DE PARENTS

Joyeux Noël 2020!

Joyeux pour ceux et celles qui vont pouvoir faire cette fête car ce n’est pas le cas de tous, évidemment.

Ça y est! Les articles de blog sur comment fêter Noël en limitant la propagation de la covid fusent sur le net. Ça va des recommandations gouvernementales (pas plus de 6 personnes), aux conseils personnels (espacer les convives, limiter les sorties une semaine avant, en discuter en amont, aérer la pièce…). Bon, mais dans tout ça, il va quand même falloir réussir à profiter de ce Noël et en garder un souvenir heureux.

Joyeux pour ceux et celles qui aiment Noël. Oui, j’ai déjà rencontré des personnes qui n’amaient pas cette fête. Pour certains, l’explication est simple. Ils n’ont pas de famille ou une famille exécrable. Ça arrive malheureusement… Mais d’autres ont une super famille et n’aiment quand même pas Noël. Quoi de mieux que Noël pour te rappeler que tu n’as de sous, pas de famille, pas de petit copain ou petite copine, pas de travail peut-être ? Même si le bonheur ne se résume pas forcément à ces choses, il y a toujours quelqu’un a Noël pour te le rappeler et te le faire sentir.

Joyeux. Je l’espère pour vous. C’est vrai que ce Noël sera particuliers. Pour nous, c’est notre premier Noël avec Léo. Alors je devrais être super exitée mais je suis surtout super crevée.

Oui, joyeux. On va enfin pouvoir rentrer tard ce soir là. On a notre permis de sortir. Enfin, vu notre manque de sommeil, on ne va pas non plus veiller jusqu’à 3 heures du mat. Mais on sait qu’on peut et c’est ce qui compte. C’est psychologique.

Pour nous c’est le 24 chez mes parents, le 25 chez ceux d’Alex. Avec trois heures de route qui nous séparent.

En fait, tous les ans à Noël, je sais que je ne vais pas me reposer. J’attends la deuxième semaine, l’après Noël pour enfin, pouvoir me reposer. Mais bon, c’est le jeu!

Petit comité le 24

Le 24, repas de famille en petit comité. Honnêtement, quitte à faire Noël, c’est vrai que je préfère le faire en grand comité. Bon, on se contente de ce qu’on a et c’est quand même déjà beaucoup! Au moins, on va bien manger. Foie gras, saumon, champignons, bûches, un bon vin… Et on fera des jeux de société en famille. Et ça, j’adore! On se retrouvera un peu comme si tout était normal.

Le 25, rebelote!

Cette fois-ci, du côté d’Alex, on remet la même chose. Repas, jeux de société peut-être. Il y a deux petits cousins dans ce côté de famille. Alors, on aura sans doute pas tellement le temps, de faire des jeux.

Et chez nous, Noël dure des jours… Je pourrais dire une semaine en fait, parce qu’entre mes parents qui habitent loin et le frère d’Alex qui habite loin aussi. Eh bien, on en profite pour faire le plein de souvenirs. C’est bien. Mais j’ai hâte de pouvoir me reposer aussi.

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Cher Père Noël

Cette année, j’ai été sage, très sage. Je suis restée enfermée chez moi pendant des semaines. Je ne suis sortie qu’en cas de besoin avec un joli masque en tissu pour ne pas jeter plus de plastique. Enceinte, j’ai pris soin de moi et de bébé. Je me suis reposée. J’ai surveillé ma prise de sucre. Enceinte, j’ai continué à travailler autant que mon corps me le permettait. Puis, j’ai accouché d’un beau bébé, et je m’en suis bien occupée.

J’ai été une maman sage.

J’ai donné du lait à mon bébé, je l’ai porté, je l’ai bercé. Je ne l’ai pas laissé pleuré seul. J’ai tenu compte de ses besoins. J’ai pris en compte ses émotions. Je lui ai parlé pour le rassurer, pour communiquer, pour l’encourager, pour lui témoigner mon amour, pour lui raconter des tas de choses. Je l’ai bercé, je l’ai porté quand il pleurait même si ça me faisait mal au dos et aux oreilles. J’ai fait de mon mieux pour être là pour lui quand il en avait besoin. J’ai fait de mon mieux pour respecter ses besoins. Je l’ai laissé joué sur son tapis quand j’ai senti qu’il en avait assez d’être dans mes bras même si j’avais toujours envie de le câliner.

J’ai été une maitresse sage.

Je n’ai rien dit quand il a fallu laisser mon bébé de 3 mois à des inconnues même si ça me fendait le cœur. Je n’ai rien dit quand il a fallu retourner travailler et porter un masque toute la journée. Je n’ai rien dit quand j’ai eu mal à la gorge à force de parler avec ce masque. Je n’ai rien dit quand on nous annoncé que les masques que l’on portait étaient empoisonnés. Je n’ai rien dit quand il a fallut perdre plus d’une heure par jour à faire laver les mains à mes CE2. Je n’ai rien dit quand il a fallut surveiller que chacun porte son masque correctement. Je n’ai rien dit quand j’ai répété à mes élèves cinquante fois par jour : « Met ton masque sur le nez. » Je n’ai rien dit quand ils ont annulé la piscine. Je n’ai rien dit quand ils l’ont reprogrammé. Je n’ai rien dit quand il a fallu emmener les élèves jusqu’au bord du bassin avec leur masque. Je n’ai rien dit quand il a fallu surveiller que chacun le porte tout le temps, dans le vestiaire. Je n’ai rien dit quand il a fallu redistribuer des masques d’urgence parce que leurs masques étaient mouillés. Je n’ai rien dit quand Adel m’a demandé quand est-ce qu’on enlèverait le masque? Je n’ai rien dit quand Fiona m’a dit qu’elle adorait la piscine parce qu’on pouvait enlever le masque. Je n’ai rien dit non plus quand on nous a annoncé que l’école de Jules Ferry ne serait plus obligatoire jeudi et vendredi pour éviter les risques de contamination. Je n’ai rien dit quand on nous l’a annoncé à la dernière minute, et qu’il a fallu préparer les cartables pour les vacances au cas où. Je n’avais rien dit quand on nous a dit qu’il n’y avait pas de risque à l’école, un peu plus tôt. Je n’ai rien dit quand il a fallu faire garderie pendant deux jours.

Alors, s’il te plait. Lis-moi.

Pour Noël, je ne veux pas de cadeaux. J’en ai reçu déjà, un nombre incalculable dans ma vie. Tellement que je ne me souviens même plus de tous les cadeaux que j’ai déjà eu. En réalité, je ne me souviens vraiment que de quelques cadeaux qui ont compté pour moi: le dvd de la série en noir et blanc de Belle et Sébastien, un poste avec des micro et des cassettes pour s’enregistrer, les deux premiers tomes d’Harry Potter. Ces cadeaux-là, je m’en souviens. Ils ont contribué à mon bonheur d’une certaine manière. Je me souviens des heures de jeux, de visionnage et de lecture. Dans ma vie d’adulte aussi, j’ai reçu beaucoup de cadeaux. Trop. Des choses que j’avais demandé parfois et dont je ne me souviens plus. Des choses futiles souvent. Des vêtements, des bijoux…

J’ai déjà tout ça. J’ai déjà tout ce qu’il me faut. J’ai un conjoint d’amour, un bébé d’amour, une famille aimante, de supers ami(e)s, une belle maison, un travail que j’aime malgré les aléas de notre gouvernement, des collègues supers drôles.

Pour Noël, j’aimerais juste que la vie redevienne comme avant. Que mes élèves ne me demandent plus quand ils enlèveront le masque. Qu’ils me disent qu’ils n’aiment pas la piscine au pire! Que mon fils connaisse le visage de sa nounou. Que je puisse circuler partout sans attestation, sans masque. Que l’on puisse se faire la bise pour se dire bonjour. Alors, efface tout ce qui s’est passé depuis l’an dernier. Ou, non. Sinon, gardons tout ça en mémoire. Peut-être que ça nous servira de leçon pour notre future. Mais, ça y est, on a compris Père Noël. Rends-nous le monde qu’on connu. Et on essayera de le rendre meilleur. De faire plus attention à notre planète et à nos prochains.

Et j’espère que mon fils connaitra alors un monde meilleur.

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C’est les vacances!

Oui, je ne devrais peut-être pas le dire trop fort.

C’est les vacances.

Oui c’est les vacances pour papa, maman et bébé! On va enfin pouvoir passer du temps tous les trois, en famille! Bon, on a eu pas mal de weekends confinés à trois ces temps-ci. Et en réalité, il s’agit des vacances de Noël alors on va devoir rendre visite aux grands-parents. Si la covid nous laisse circuler. Mais, c’est plutôt bien parti pour. Enfin, ce n’est pas la covid qui nous laisse circuler mais notre politique un peu étrange.

Au programme pour notre petite famille:

Visite chez les papys et mamies pour fêter Noël. On est presque bons pour les cadeaux. Vive internet et vive les idées des beaux-freres et belles soeurs sur whatsapp. Et cette année, on a fait léger. Enfin, de mon côté, c’est sûr. Et aussi pour que les papys, mamies voient Léo. Enfin, surtout du côté de mes parents car ils habitent loin et ne l’ont pas vu depuis bientôt 2 mois.

Siestes. Oui car quand on travaille la semaine, on a pas le temps de faire des siestes. On cumule le manque de sommeil de jours en jours. Je ne sais pas comment on arrive à cumuler tout ce manque. Mais encore une fois, je ne suis pas sûre d’être beaucoup à la maison la première semaine en tout cas, alors je pense qu’il ne faudra pas espérer faire des siestes tout de suite.

Films de Noël. J’espère avoir le temps d’en regarder quelques uns. Oui, c’est un peu nul. On connaît la fin du film presque en lisant le titre… ou on l’a déjà vu des dizaines de fois. Mais bon, ça nous fait du bien quand même de s’installer devant un film sans prise de tête, joyeux, festif avec une bonne tasse de thé à la cannelle et un petit chocolat.

Et un peu se boulot quand même. Eh oui, les jours en classe ne se préparent pas tout seul. Il faut prévoir les fiches séquences, les cahiers journaux, et le matériel pour l’élève.

Mais surtout, oui, surtout! On va en profiter pour passer du temps à trois! Se balader, jouer avec Léo, faire des bains musicaux, danser, chanter… On espère secrètement qu’il neigera pour faire découvrir la neige à Léo.

On croise les doigts.