Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Les jours sans

Il y a des jours où tout va bien. Mais comme Si le yin et le yang devaient s’équilibrer, il y a des jours où tout va de travers. Il y a des jours où il suffit d’un tout petit truc, et l’édifice que vous aviez péniblement montés en ce jour, s’écroule. Il faut tout recommencer. La colère vous monte aux joues. Les larmes. La fatigue. L’épuisement.

Les jours sans chez moi, ce sont des jours de pluie parfois. Des jours où la balade en poussette est compromise. Ce sont des jours où je cumule les tâches ménagères et tout à vous, quelque chose dysfonctionne. Mon château de cartes s’écroule. Il faut faire à nouveau alors que j’avais à peine l’énergie de faire, la première fois.

Ce sont des jours où, au contraire, je n’arrive rien à faire. Bébé est malade, ronchon. Quelque chose ne va pas. Il a mal aux dents peut-être. Il ne dort pas beaucoup et demande beaucoup d’attention. Si j’aime passer du temps avec lui, j’ai besoin de temps aussi pour le ménage, le repas, mon travail et souffler un peu. Parfois, rien de cela n’est vraiment possible.

Ce sont des jours où je m’éparpille. Je commence par une tâche, je passe par divers chemins, et je finis par une autre tâche. Tout est commencé. Rien n’est fini. Ça arrive quand j’ai trop de choses à faire. Je ne sais plus où donner de la tête.

Ce sont des jours où je perds la tête. J’oublie des trucs à droite, à gauche et je perds mon temps et mon énergie à chercher quelque chose que j’avais en main la minute d’avant.

Ce sont surtout des jours où je me sens tellement fatiguée! Des jours où je rêve de trouver le temps de faire une sieste. Des jours où je voudrais dormir tout mon sou. Des jours où je me dis que je ferai la sieste plus tard, que j’aurai le temps. Et finalement, la journée défile et je ne trouve pas le temps. Des jours où je n’arrive pas à apaiser les pleurs de mon bébé. Des jours où je me sens nulle.

A toi, la maman qui a aussi des jours sans, tu n’es pas seule. A toi, le papa aussi. Tu te sens incompétente parfois. Tu te sens nulle à côté des autres mamans qui ont l’air de tout réussir, de faire bien mieux que toi, d’en faire toujours plus que toi. Sache que ça nous arrive à toutes. Je suis sûre que ces mamans qui ont l’air parfaites, ont leurs moments de doute, ont leurs lots de ratés et leurs jours sans aussi. Tu n’es pas nulle. Je sais ce que c’est de se sentir nulle. Je sais que c’est difficile parfois, de se dire que non, on ne l’est pas.

QUOTIDIEN, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Je suis maman et mon sommeil a changé

On le sait tous et toutes que tous les parents manquent de sommeil. Mais ce qu’on ne sait pas toujours, c’est qu’on ne dort plus de la même façon, une fois que l’on devient parents . En tout cas, en tant que maman, je peux dire que oui, je ne dors plus de la même façon.

Quand je dors, je n’en ai pas conscience mais mon sommeil est différent. Je le réalise quand je me réveille alors que bébé a toussé ou qu’il gazouille. J’en ai conscience quand je l’entends alors qu’il n’est pas dans la même pièce que moi et qu’il ne fait qu’un petit bruit. Je suis en état de sommeil vigilant. Un sommeil qui paraît léger et dont j’ignore l’efficacité réelle.

Alors que mon bébé fait enfin ses nuits, je me réveille encore au moindre bruit. Je suis en état de veille permanent.

Depuis qu’il est né d’ailleurs, j’ai du mal à m’endormir. Alors que je suis épuisée, je n’arrive pas toujours à faire des siestes. Alors qu’avant, j’étais une grande dormeuse, une marmotte qui pouvait s’endormir n’importe où, n’importe quand sans aucune difficulté, aujourd’hui j’ai du mal à trouver le sommeil.

Ils sont beaux tous ces conseils sur le sommeil de mamans. Faites des siestes quand bébé dort, qu’ils disent! Quand je m’allonge alors que je suis crevée, je ferme les yeux, je suis au calme et le sommeil… ne vient tout simplement pas toujours.

Au bout de 6 mois, je commence enfin à parvenir à faire des siestes de temps en temps. Je dors plus facilement quand je sais que le papa est là. Car je sais qu’il pourra s’en occuper si je ne me réveille pas. Alors je fais une sieste le weekend, une fois au moins.

Je crois que j’ai peur de ne pas me réveiller. Et que mon bébé pleure pendant des heures, finisse par abandonner. C’est ridicule en effet.

Vie de famille, VIE DE PARENTS

Mes trucs pour me detendre

Depuis que j’ai un bébé, je passe mon temps à penser à lui. Je pourrais m’épuiser à m’occuper de lui. Mais je me rends bien compte qu’à long terme, ça ne fonctionne pas. Je dois penser à moi, penser à nous aussi pour être en forme.

Même si le constat est là, ce n’est pas simple de trouver le temps et l’énergie de faire des choses pour moi. Quand j’ai du temps, j’ai tendance à penser à ce que je dois faire: bosser, faire du ménage… Même épuisée, j’ai encore du mal à lâcher prise et me reposer. Et pourtant, il le faut.

Voici donc les petites choses que je fais pour prendre soin de moi:

1. Regarder une série. Oui, une série c’est plus court qu’un film donc on a moins de chance de s’endormir avant la fin et plus de chances de regarder un épisode en entier avant que petit cœur se réveille.

2. Faire une sieste. Même si, comme je l’ai dit, j’ai eu beaucoup de mal à le faire et j’ai encore des difficultés à en faire. Léo a un plus de 4 mois, et ça fait un peu plus que 4 mois que je n’ai pas fait de nuit complète ou presque. Il lui est arrivé de faire 3 nuits complètes d’affilée. Alors quand je peux, je fais une sieste.

3. Lire un livre. J’avoue m’être replongée dans la lecture des Harry Potter pendant l’allaitement notamment si bien que j’avais hâte que bébé ait faim…

4. Boire un verre entre amis, en couple ou avec des collègues. Même un verre de jus d’orange. L’important c’est de partager un moment avec d’autres personnes. Et si on est confinés? Eh bah en couple ou en visio!

5. Tenir un blog. Ou tout autre projet personnel. Ca permet de se sentir autre chose que juste maman même si être maman, c’est merveilleux.

6. Pratiquer un sport. Très bonne idée pour s’aérer l’esprit et le corps. Enfin, après la rééducation du périnée bien-sûr. 

7. Prendre le temps de se poser avec Alex. Nous, ce qu’on aime bien faire ces temps-ci, c’est boire un verre ou un thé tranquillement lovés sur le canapé.

8. Prendre soin de son corps. Ma super copine Lara m’a offert une huile pour le corps. J’adore l’utiliser pour me laver sous la douche. C’est rapide à utiliser et en même temps, c’est un produit très agréable. Ca fait vraiment du bien! Si vous allaite, privilégiez des produits sains pour votre corps. On ne sait pas vraiment ce qui passe dans le lait maternel alors dans le doute, on choisit bien. Mais il y a bien des façons de prendre soin de soi: se coiffer, se maquiller, se faire masser, bien s’habiller. On a pas toujours beaucoup de temps pour soi quand on a un bébé, mais de temps en temps, ça fait du bien de se sentir plus jolie que d’habitude.

9. Se faire plaisir. Ça peut être manger quelque chose qu’on aime beaucoup ou s’acheter quelque chose qui nous plait, se faire coiffer ou chouchouter par un professionnel. Je prends presque  toujours le temps de cuisiner un bon repas par exemple. 

10. S’amuser. Pendant 2 minutes ou plus, oubliez que vous êtes un adulte responsable. Soyez irresponsables! Manger mal? Et alors? Jouez avec vos enfants à cache cache. Faites un jeu en famille, ou en couple, entre amis. Sortez vous amuser et faites garder bébé si ça vous convient de le faire.

11. Profiter de l’extérieur. Sortir à l’extérieur avec un nouveau-né peut faire un peu peur. C’est tout une organisation matérielle et on peut craindre que bébé pleure ou soit ronchon. Alors, d’abord si bébé pleure devant des inconnus, on s’en fiche! Un bébé, ça pleure. Rassurez-le avec des mots doux comme vous le feriez à la maison. La première fois que je suis sortie pour une balade avec Léo, j’avais la crainte qu’il pleure, et que je sois obligée d’écourter la balade alors que ça m’avait pris un peu de temps de tout préparer. Trés vite, préparer son sac devient routinier et prend moins de temps. Au final, Léo a apprécié la balade et s’est endormi dans la poussette sans pleurs. L’air extérieur nous a fait du bien à tous les deux.

Une huile lavante pour se faire plaisir:

Une huile lavante  pour des douches conforts! On m’a offert cette huile lavante pour le corps et je ne peux plus m’en passer! Alors, non, elle n’a pas le label bio mais sa composition est très bonne. J’ai utilisé l’huile lavante de chez La Rosée. Elle est douce et non grasse. Je craignais d’avoir une sensation de peau grasse en utilisant une huile à la place de mon savon traditionnel mais je n’ai pas eu ce ressenti du tout. Elle ne laisse qu’un film ultra léger sur la peau et une odeur très agréable et douce qui procure un bien-être même après la douche. Je vous mets le lien vers le site de La Rosée pour feuilleter un peu leur contenu, découvrir leurs produits: https://www.larosee-cosmetiques.com/

Une boîte à bonheur

C’est une petite boîte dans laquelle je glisse tout ce qui me procure du plaisir. Ça peut être une photo de mon bébé, des confiseries, du chocolat ou d’autres bonnes choses à manger, un thé particulier, une odeur particulière, un petit livre que j’aime lire, des mots doux écrits par moi-même ou par mon conjoint, un petit cahier d’activité pour se vider la tête… Si vous avez d’autres idées, partagez-les!

Enceinte, GROSSESSE

Episode 3: le deuxième trimestre

Si le premier trimestre m’a paru long, le deuxième lui est passé très vite! Finis les symptômes dérangeants comme la fatigue et les nausées. Ne restaient plus que les réveils nocturnes.

La nuit a toujours été une source d’angoisse dans l’histoire de l’humanité. Sans doute, nous reste-t-il un souvenir génétique des dangers nocturnes. Bref, si habituellement, je n’ai pas peur la nuit, mes angoisses se sont réveillées durant cette période, des angoisses liées à la grossesse. Est-ce que bébé va bien? Est-ce qu’il est toujours en bonne santé? Vivant? Heureux? Est-ce qu’il ressent mon stress? Est-ce que l’accouchement va bien se passer? En plus de ces périodes d’éveil en pleine nuit, s’ajoute les envies de pipi.

Et c’est comme ça, que 3 à 4 fois par nuit, je me suis retrouvée les fesses sur les toilettes, la tête dans le brouillard, à caresser mon petit bidou et à me demander si tout va bien, et si l’accouchement va bien se passer, si je ne l’ai pas trop écrasé en dormant sur le côté, si c’est normal que je je ne l’ai pas senti bougé pendant la nuit…

Ah oui! Il y a ça aussi! Toutes ces belles choses qui commencent au deuxième trimestre. Comme je disais, j’ai eu une grossesse plutôt sympa. Et c’est vers la fin du 4e mois que j’ai commencé à avoir des sensations étranges. Certaines disent qu’on sent comme des petites bulles, d’autres des vibrations. Je dirais que ce que j’ai senti, ou cru sentir car c’était tellement infime que je me demande toujours si je ne l’ai pas imaginé, c’était entre les deux. Je ne saurais l’exprimer avec un mot. C’était toujours après avoir passé un moment sur le canapé allongée à me concentrer autant que je pouvais, la main, à l’affût, posée sur mon ventre, que j’avais la sensation d’avoir senti quelque chose.

Ensuite, ça a été une sorte de hoquet, ou de sensation répétitive. A ce moment là, je commençais à être plus sûre de moi et je peux dire, que ça ressemblait plus à une vibration rythmée. Je suppose que c’était un hoquet car la sensation était vraiment cadencée. Alex ne sentait toujours rien lui. C’était d’ailleurs frustrant pour lui mais pour moi aussi. J’avais envie qu’il se sente plus impliqué.

Et puis, les mouvements sont devenus plus nettes. Je le sentais bouger à l’intérieur de mois. Je sentais surtout ses pieds qui, vraiment prenaient de la place. Au fur et à mesure des mois, ces mouvements de pieds sont devenus inconfortables pour moi mais pas désagréables car c’est toujours rassurant de sentir bouger son bébé.

Est venu le temps de l’échographie du deuxième trimestre, du confinement, et du test pour vérifier le diabète. L’échographie du 2eme trimestre est clairement celle que j’ai préférée. Le gynécologue a bien pris le temps de regarder le cœur, et les organes. Pour la plupart des parents, c’est le moment de découvrir le sexe du bébé et de se projeter encore un peu plus sur sa vie future. Alex et moi avions décidé de ne pas demander le sexe. Enfin, au départ, c’était son idée. Je n’étais pas vraiment convaincue au départ mais cette idée de garder la surprise pour le jour J a fait son petit bout de chemin dans ma tête. Ce n’est que quelques jours avant l’échographie que j’étais sure de ma décision: non, je ne connaitrai pas le sexe à l’avance! J’ai toutefois eu la joie de découvrir, qu’encore une fois bébé allait bien, quoique…

Quoiqu’il paraissait un peu gros! Et hop, c’est parti pour le test au glucose en laboratoire afin de vérifier le diabète! Je me rends donc au labo, un mercredi matin ensoleillé. Je m’y enferme bien deux heures. On me fait une première prise de sang à jeun, youpi! En plus, j’ai la veine de mon bras gauche qui tressaille alors, comme à chaque fois c’est la guerre pour réussir à me piquer, je ne propose que le bras droit. On me fait boire une étrange mixture, goût citron comme je l’ai choisi, très sucrée. J’attends une heure dans la pièce, sans sortir. Bon l’avantage, c’est que je peux rester allongée sur le siège. Je me sens légèrement nauséeuse. J’avais pris un livre pour m’occuper mais j’ai finalement geeké sur mon téléphone… Au bout d’une heure, nouvelle piqûre au même bras. Une heure encore à passer le temps puis une dernière piqûre et me voilà partie vers un petit déjeuner chez belle-maman.

Résultats le soir même sur le site: j’ai du diabète. Deux des tests ont donné un taux de glycémie plus élevé que la norme. Oh, joie! J’attends un peu, pensant que mon gynéco allait m’appeler. Il n’appelle pas. J’appelle l’hôpital qui m’informe que je vais recevoir un courrier m’indiquant la démarche à suivre mais puisque je suis au téléphone, on me donne tout de suite les numéros à appeler. J’appelle un endocrinologue de l’hôpital et une nutritionniste. Mais je vous parlerai de tout ça, plus en détail, dans un autre article.

Le deuxième trimestre, c’est aussi le début du confinement. On est début mars. On vient de faire une semaine d’école. L’annonce vient de tomber, l’école va fermer. Du JAMAIS VU! Moi qui ne psychotait pas trop par rapport à la covid, je commence à me poser des questions. Et alors, commence une nouvelle école, complètement improvisée, l’école à distance. A nous, les mails qui arrivent de manière complètement anarchiques, les travaux qu’il faut lire en se tordant le cou, les coups de téléphone pour trouver la trace d’élèves disparus au compteur, les parents de CE2 qui font le travail des CM1… Un boulot sous une forme complètement nouvelle, et intense, très intense. J’étais épuisée au bout de 3 semaines. Le seul avantage a été de ne plus avoir de déplacements en voiture.

Une fin de trimestre donc, un peu étrange, angoissante, exceptionnelle… Et bientôt, le dernier trimestre.