Enceinte, GROSSESSE

Qu’est-ce que le périné?

Bon, sang mais qui a déjà entendu parler de son périné avant de tomber enceinte? Qui? Bon, si vous êtes gyneco ou sage-femme, ça ne compte pas. Suis-je la seule qui a découvert l’existence de ce muscle, oui c’est un muscle, une fois enceinte?

Une fois enceinte on nous parle du périné… enfin, on nous en parle lors des cours de préparation à l’accouchement parce que jusque là, de toute façon personne ne s’était posé de question dessus, alors ça ne sert à rien de se presser!

Et pourtant… Je vous explique ce qu’est le périné, à quoi il sert. Et pourquoi il faut le préserver de son mieux.

C’est quoi?

Comme je disais, c’est un muscle, enfin, un ensemble de muscles situé sous les viscères. Bon, vous allez me dire. Ok. Personne n’a jamais fait de cours sur les biceps alors pourquoi parler du périné?

A quoi, ça sert?

Le périné est donc un ensemble de muscles qui permet de pousser ou retenir les petites comme les grosses commissions. Ce sont les fonctions de miction, de défecation et de continence.

Il joue un rôle dans la fonction sexuelle et la fonction reproductive.

Et enfin, il sert aussi à retenir les organes. Il les empêche de descendre, de sortir.

En gros, c’est le périné qui gère ce qui sort et ce qui rentre. Il le gèrera toute votre vie si tout va bien. Après l’accouchement, vous aurez peut-être des difficultés à retenir. Vous aurez peut-être des fuites. Puis, au fil des mois, et de la rééducation tout se remettra en place. Mais, si tout vous semble fonctionner à nouveau, ça ne veut pas dire que vous êtes à l’abri des autres suites. Une descente d’organe peut arriver à 50 ans et être le résultat de l’ensemble des épreuves qu’aura connu vos muscles, même si tout semblait aller bien. Bref, prenez soin de votre périné toute votre vie.

Le périné est donc essentiel pour une femme. Un périné en petite forme, fatigué, relâché, éprouvé par une grossesse ou un accouchement ne pourra exécuter ses tâches efficacement. S’ensuivent différents symptômes possibles pour la femme: incontinence, descente d’organes tôt ou tard, rapports sexuels douloureux.

Vous l’aurez compris, vous devez préserver votre périné surtout quand vous avez vécu une ou plusieurs grossesses.

Durant la grossesse et lors d’un accouchement, le périné est sursollicité. C’est pour cela que des séances de rééducation du périné sont remboursées par la sécurité sociale en France pour les femmes après un accouchement. En réalité, la grossesse et l’accouchement ne sont pas les seules situations qui l’éprouvent. Des jeux de stop pipi, une mauvaise position pour pousser à la selle notamment…

Le périné est important, vous l’aurez compris. Mais il me sert aussi de prétexte pour vous dire de prendre soin de votre corps car la grossesse et l’accouchement l’éprouve.

Accouchement, GROSSESSE

Souviens-toi de cette nuit.

Souviens-toi de cette nuit. C’est la promesse de l’infini.

C’est la promesse faite, entre nous trois, de ne plus jamais affronter les peines seuls. C’est la promesse d’un avenir incertain mais joints par ce ciment humain et immuable qu’est l’amour. C’est le serment fait à trois de s’aimer pour toujours et de prendre soin les uns des autres. C’est la promesse faite au temps, de ne plus jamais revenir en arrière et de coûte que coûte avancer à trois. C’est la volonté de s’affranchir des peines du passé. C’est un pacte signé avec le temps. Ne jamais regretter et voir pourtant le temps filer entre nos doigts. C’est un défi quotidien qui nous suivra toute notre vie. C’est une soumission au temps et à l’amour qui, à jamais, nous guidera. C’est accepter de se mettre à genoux face à lui et de le laisser en maître. C’est un risque choisi de ne plus jamais être comme avant, de mettre en péril sa vie au nom de celle d’un inconnu. C’est une ode à l’amour, une dédicace fragile mais sûre.

On m’a dit qu’à trois, on est encore plus forts et aujourd’hui, je sais que l’on ne m’a pas menti.

Le plus important, ce n’est pas cette nuit. Elle ne fait que confirmer et célébrer l’amour infini que nous nous portons déjà. L’amour infini que nous te portons déjà.

Texte inspiré d’une citation de Dante Alighieri.

Accouchement, GROSSESSE

La préparation à l’accouchement

Ça y est, vous entrez dans le dernier trimestre de votre grossesse. Et bientôt vous allez débuter les cours de préparation à l’accouchement. Mais vous vous demandez bien en quoi ça consiste un cours de prèp à l’accouchement. Et vous avez bien raison! Peut-on apprendre à accoucher ? L’accouchement n’est-il pas naturel et physiologique?

Eh bien, justement. L’accouchement n’est pas toujours si naturel que ça… Les cours de prèp à l’accouchement sont là aussi pour préparer aux autres éventualités. Mais aussi pour préparer, un peu, son corps à cette grande étape.

Il existe plusieurs types de cours de prèp à l’accouchement: hypnose, cours dans l’eau, haptonomie, sophrologie, yoga…

Je vais vous parler de la préparation classique. Je vais vous parler de la préparation que j’ai faite en fait. Je pense que chaque préparation est unique. Même si les prèp classiques se ressemblent, elles sont toutes différentes aussi. Le contenu, l’ordre des sujets, le temps passé sur tel ou tel questionnement dépend de ce qu’aura décidé la sage-femme avant tout mais pourra aussi varier à cause de vous et de vos questions.

Quand? Et combien de temps?

J’ai débuté mes séances assez tard. Fin mai pour un accouchement prévu fin juillet. Sachant qu’il faut au plus tard, finir la préparation avant le dernier mois de grossesse. C’était short. J’ai fait la dernière séance une semaine avant mon accocuhement. C’est passé, tout juste.

Ma sage-femme était un peu tête en l’air et m’avait un peu oublié… Je ne lui en veux pas. On était aussi en période post premier confinement covid, avec un protocole sanitaire qui évoluait toutes les semaines, des infos qui tombaient à la dernière minute… J’ai déjà eu de la chance de pouvoir faire mes séances à peu près normalement.

J’ai fait 8 séances de préparation à l’accouchement. La plupart en visio. 3 en présentiel. 2 séances seule avec ma sage-femme. Et les autres avec une autre femme enceinte. Le luxe quand même.

Les séances se sont étalées sur 7 semaines à raison d’une séance par semaine. J’en ai fait 2 sur une seule semaine, une fois.

Quoi?

L’ordre des points abordés peut varier d’une sage-femme à l’autre. Mais les points abordés pour la préparation classique se ressemblent. Les voici:

  • Exercices de respiration et de relaxation pour le jour J;
  • Quand partir à la maternité;
  • L’arrivée à la maternité ;
  • Les contractions de travail;
  • La gestion de la douleur;
  • L’allaitement;
  • L’accouchement: la poussée, les complications;
  • Les premières heures après l’accouchement;
  • Les suites de couches;
  • Les soins pour bébé;
  • Les papiers pour la maternité et pour la suite.

Ce que j’en ai pensé?

J’ai beaucoup apprécié la proximité avec ma sage-femme. Je me suis sentie à l’aise pour lui poser toutes les questions qui me passaient par la tête. Mes séances en tête à tête sont bien mais c’est aussi bien d’entendre les questions d’autres mamans et les réponses évidemment. Elles ont parfois des questions auxquelles on ne pense pas.

Quelles questions poser?

Je vous fais une liste non exhaustive de quelques questions car c’est vrai, qu’on ne sait pas toujours à quoi s’attendre dans les premiers cours, et on ne sait pas quelles questions on pourra poser. Ensuite, normalement, on en trouve finalement.

  • Toute question technique portant sur les exercices: est ce que j’expire quand je me lève, ou est-ce que j’inspire? La sage-femme va vous expliquer quelques exercices de respiration et le moment où vous devez inspirer ou expirer est important. N’hésitez pas à reposer les questions là-dessus pour ne pas faire l’inverse de ce qu’il faut.

  • Quand je pense avoir une fuite, un début de perte des eaux, dois-je partir à l’hôpital tout de suite? J’ai des contractions douloureuses, quand dois-je partir à la maternité?

  • Par où vais-je arriver à la maternité? Comment ça se passera quand j’arriverai? Quels papiers va t-on me demander? A quoi sert le monitoring? Suis-je obligée d’être sous monitoring tout le temps? Qui va m’accueillir? Vais-je aller tout de suite en salle d’accouchement ?

  • A quoi ressemble une contraction de travail? Comment savoir que j’ai des contractions de travail? Combien de temps dure une contraction de travail? A partir de quelle régularité, dois-je commencer à me préparer à un depart vers la maternité? Est ce que je peux continuer à boire ou manger même si j’ai des contractions de travail? Jusqu’à quand?

  • Comment puis-je gérer la douleur? Quels exercices? Quelles autres méthodes? Quelles positions pour accoucher existe-t-il? Quel matériel y a t-il à la maternité? Que puis-je apporter? (Ballon, tapis, coussins…) Quels sont les risques de la péridurale? Quand a-t-on le droit à la péridurale? Si je ne veux pas de péridurale, comment puis-je gérer la douleur? Pourrais-je prendre un bain? Faites-vous de l’acupuncture pour soulager la douleur? En quoi ça consiste? Quand peut-on en demander? Comment le papa peut-il m’aider? Quels massages?

  • Quand puis-je essayer de mettre bébé au sein? Dans quelle position? Comment doit être placé sa bouche? Qu’est-ce que le colostrum? Comment puis-je stimuler la montée de lait si bébé ne stimule pas trop? Que puis-je faire si j’ai mal quand il tête? A quelle fréquence doit-il téter? Combien de temps dure une tétée?

  • Quels types de poussées existent-t-il? Quels sont les avantages, les inconvénients à pratiquer l’une ou l’autre? Combien de temps ça dure? Y-a-t-il des positions qui aident le bébé a sortir ou qui sont moins nocives pour le périnée lors de la poussée? Pourrais-je les pratiquer? En quoi consiste la poussée à l’expire?

  • Quelles complications peut-il y avoir pendant un accouchement? Quelles sont les suites liées à l’épisiotomie? Les suites liées aux forceps? Les suites liées à la césarienne? Que se passe-t-il en cas de césarienne d’urgence?

  • Que se passe-t-il une fois le bébé sorti? Pourrais-je faire du peau à peau? Comment sont réalisés les premiers soins de bébé?

  • Quels sont les premiers soins donnés à bébé quand il naît? Quels autres soins faudra-t-il lui donner les premiers jours? Que faut-il que j’apporte dans ma valise pour les soins? Que faut-il préparer pour les soins pour le retour à la maison? Comment se déroule le séjour à la maternité?

  • Quels papiers faut-il prévoir avant le jour J pour la naissance? Qui va déclarer la naissance à la mairie? Que faut-il prévoir comme papier après la naissance?

Enceinte, GROSSESSE

Enceinte et épanouissement

Quand on lit ces deux mots ensemble, on sent déjà qu’il y a un loup. Le loup, c’est que la grossesse est une publicité. Non, la grossesse n’est pas toujours synonyme d’épanouissement. Je vous dis ça alors que j’ai adoré être enceinte. Pourtant, il y a bien eu des moments où il était loin, l’épanouissement tant vanté.

Qui n’a jamais entendu dire que les femmes enceintes sont belles, ont l’air heureuses, épanouie, ont une crinière de rêve, des seins pulpeux? Bref, quand on est enceinte, il faudrait être épanouie, toujours de bonne humeur, heureuse, joyeuse, un peu quiche donc… Mais non, bien sûr que non! Est ce qu’un femme enceinte doit forcément être une publicité? Une publicité pour quoi en plus? Pour la grossesse? Pour le bonheur d’enfanter? Alors oui, ça peut être une forme d’épanouissement d’être enceinte. Pour moi, ça l’est en tout cas. Mais, on ne va pas se mentir, la grossesse n’est pas que fleurs et nuages enchantés.

Il y a même des femmes qui n’aiment pas être enceinte.

J’ai beaucoup aimé ma grossesse à partir du 2e trimestre. Mon gros ventre rempli me manquait un peu après avoir accouchée. C’était magique, pour moi, de porter la vie, de le sentir bouger, vivre là-dedans, d’être avec lui tout le temps, de le nourrir, de tout partager, d’être un.

Mais tout n’était pas magique quand même. On nous répéte souvent qu’on a bonne mine quand on est enceinte. Si choper de l’acné à cause des hormones est avoir bonne mine pour certains, c’est rarement le concept de la femme enceinte. Si passer son temps à avoir la nausée, à vomir parfois, est synonyme de bien-être ou d’épanouissement, on a toujours une vision différente. Si avoir des gros seins douloureux avec des vergetures aide à se sentir épanouie, on le saurait depuis le temps. Bon, je dis ça, mais mes seins n’ont pas bien bougés pendant ma grossesse.

A cela, je peux ajouter la fatigue quasiment omniprésente pour ma part, le premier trimestre et amie fidèle le reste de ma grossesse. Le mal de dos. Le poids. Les difficultés de mouvement. L’envie d’uriner beaucoup, mais alors beaucoup trop souvent. C’est déjà pénible la journée alors la nuit… L’inquiétude qui te réveille au milieu de la nuit… L’incapacité à trouver une position confortable pour dormir.

Bref, que celles qui se sont senties épanouies tout au long de leur grossesse, de A à Z, parlent ou se taisent à jamais. Et que l’on arrête avec les clichés. Oui, la grossesse peut être une forme d’épanouissement pour certaines femmes. Je peux en temoigner. J’ai adoré! Mais il y a quand même des symptômes qui sont loin d’être épanouissants. Et c’est même possible de ne pas aimer être enceinte.

Voilà, c’est dit. Ne vous attendez pas à être épanouie. Peut-être que vous le serez la plupart du temps, de temps en temps ou pas du tout.

Ça dure 9 mois. Et ensuite, vous allez faire une rencontre extraordinaire. Q

Enceinte, GROSSESSE

Ce que veulent vraiment les femmes enceintes

Hum… difficile de vraiment faire une liste des envies de femme enceinte tellement elles peuvent varier d’une personne à l’autre. Et arrêtons avec les envies de fraise. C’est un mythe. Bon, allez, j’essaie quand même! Je vous promets, il n’y a que des envies raisonnables ou presque…

Des envies de réponses :

Quand on est enceinte pour la première fois, on se pose des questions sans arrêt sur tout. Ne serait-ce sur le casse-tête du repas. Est ce que j’ai le droit de manger ça ? Alors si Google peut être notre ami. Il ne remplace pas un avis médical ou même les bons conseils d’une copine ou d’une maman, qui est déjà passée par là.

Oui, car encore mieux que Google, c’est sa sage-femme, son ou sa gynéco, enfin le professionnel à qui on peut poser toutes nos questions sans qu’on nous regarde comme une ignorante, sans qu’on nous juge. Le ou la professionnel(lle) qui nous donnera des réponses. C’est aussi la copine qui a déjà accouché et qui pourra nous raconter son expérience. Ça, c’est vraiment top d’avoir quelqu’un qui est déjà passée par là et qui nous en parle.

Des envies alimentaires:

Si on a pas forcément envie de fraises à 3 heures du matin, ça peut arriver qu’on ait plus envie de manger une certaine catégorie d’aliments. Mais par contre, avoir une envie irrépressible au milieu du jour ou de la nuit, je n’ai pas connu ça et je ne connais personne dans mon entourage qui a déjà vécu ce genre d’envies. Lors de mon premier trimestre, j’avais souvent envie de kiri, de yaourts et des produits laitiers de manière générale. Rien d’extraordinaire donc. J’avais bien besoin de manger en fin d’après-midi. Je sentais même, étrangement, que manger apaisait mes envies de vomir.

Et si comme moi, vous avez fait du diabète gestationnel, cette envie-là est difficile à ignorer. Envie de sucre. Envie de ne pas faire attention à ce que l’on mange. De ne pas compter les quantités et de ne pas regarder si c’est trop sucré. Envie de manger une tablette de chocolat en entier.

Des envies de repos:

Encore! Oui et ce n’est pas fini. Sieste, moments de tranquillité, moments d’intimité. Au premier trimestre, je me suis sentie très fatiguée. J’avais un gros coup de barre tous les soirs vers 18h, personnellement. J’aurais pu commencer ma nuit à cette heure sans aucun problème. Les deuxième et troisième trimestres étaient bien moins fatigants. Il est vrai aussi que j’ai beaucoup apprécié les moments à deux, pour parler à mon bébé tranquillement et sans passer pour une folle.

Des envies d’attention:

La grossesse est un moment unique dans une vie. On apprécie beaucoup les petites attentions de chacun. Ça peut être une conversation, un peu d’aide dans le quotidien, quelqu’un qui nous laisse passer devant la file d’attente… C’est aussi l’attention du personnel médical qui est au petit soin et qui, au moindre tracas, vous prescrit ce qu’il faut pour aller mieux, ou vous rassure.

Des envies d’immortaliser :

Immortaliser tous ces moments uniques pour ne pas oublier complétement, les sensations, les formes. Je sais que j’avais envie d’être prise en photo de temps en temps pour me souvenir de ma grossesse et de mon corps. J’ai envisagé de faire une séance photo avec une professionnelle mais avec la covid et le confinement, j’ai préféré reporter à après la naissance. Mais se prendre en photo tous les mois pour voir l’évolution de son ventre me parait être une bonne idée.

Des envies de contrôler le temps:

J’aurais voulu pouvoir arrêter le temps et profiter un peu plus de ma grossesse tellement j’ai trouvé ça magique! Mais certaines femmes prèfèreraient l’accélerer car elles ont des symptômes pénibles et qu’elles ont hâte de rencontrer leur bébé. Et ça, c’est vrai qu’on a hâte aussi. En fait, on est parfois une boule de contradiction quand on est enceinte. Oui. Une boule. Désolée mais je n’allais pas dire un cube.

Des envies de voir les proches:

Bon, je ne sais pas si elle est liée à la grossesse mais plutôt au contexte du mois de mars. J’aurais voulu plus profiter de mes proches que ce soit dans la famille ou dans les amis. Mais j’étais confinée chez moi comme tout le monde. La grossesse est un moment unique ou presque, que l’on a envie de partager avec d’autres personnes.

Je m’arrête là. Je n’ai pas d’autres envies particulières qui me viennent en tête. Mais chaque femme enceinte ou pas d’ailleurs, est différente.

Enceinte, GROSSESSE

Les interdits pendant la grossesse

Avec la grossesse, débutent les premières responsabilités de maman. Adieux veaux, vaches et cochons… Non, là je m’égare. Il y a effectivement quelques concessions à faire quand on est enceinte. Surtout une, en réalité. Je vous raconte mes concessions. Et je vous fais une liste récapitulative de ce qu’il faut retenir.

On le sait tous. Ce qui est réellement interdit pendant la grossesse, c’est l’alcool. Il y a suffisamment de campagnes publicitaires là-dessus. Quand on est enceinte, c’est zéro alcool. C’est d’ailleurs ce qui a mis sur la piste de ma grossesse, mes copines qui ont trouvé étrange que tout à coup, je ne boive plus de petits cocktails. Bon, me concernant, à part le petit cocktail des copines du samedi soir, l’alcool ne m’a vraiment pas manqué.

L’alcool est le plus gros interdit alimentaire. Je ne parle pas des interdits liés aux médicaments. Il suffit de demander à son médecin pour savoir si un médicament est autorisé. Je vais rester sur l’alimentaire. Si l’alcool est l’interdit le plus important, il y a d’autres aliments interdits.

Les autres aliments qui sont dangereux pendant la grossesse sont ceux qui peuvent être porteurs d’une bacterie: la listériose.

Listeriose: infection due à une bactérie.

Pour éviter tout risque d’être contaminée, il faut éviter tout ce qui n’est pas cuit. Et quand je dis cuit. Je dis bien cuit. Par exemple, pour les viandes. Steak bien bien cuit, archi cuit, cuit et recuit. Idem pours les poissons et les crustacés. Et les oeufs! Les fromages au lait non pasteurisé sont autorisés si la pâte est cuite. Sinon, non.

D’autres aliments sont à surveiller si vous n’avez jamais attrapé la toxoplasmose ou aussi car ils peuvent contenir des résidus . La majorité des femmes ne l’ont pas eu et doivent donc être prudentes. Évidemment, je n’échappe pas à la règle.

Toxoplasmose: infection parasitaire qui peut s’attraper en contact avec un chat ou en consommant des aliments contaminés.

Les aliments qui peuvent être contaminés et auxquels, il faut faire attention sont les aliments provenant de la terre: fruits et légumes. Ils ne sont pas à bannir de l’alimentation. Au contraire! Vous et bébé en avez besoin. Mais il faut les laver soigneusement, méticuleusement. Vous pouvez les manger crus ou cuits.

Des aliments déconseillés

Il est déconseillé de manger du foie en raison de sa trop forte teneur en vitamine A ainsi que les produits qui contiennent du soja qui contiennent des oestrogènes.

L’aspartame est quant à lui encore controversé. Les études ne sont pas toutes d’accord sur les risques. Par prudence, il est déconseillé d’en consommer.

Tous les produits à base de théine ou caféine ne sont pas interdits mais à limiter.

Préférer les petits poissons au gros poissons. S’il est conseillé de manger du poisson une à deux fois par semaine, plus le poisson est gros, plus il est généralement pollué et riche en mercure.

A retenir

  • Zéro alcool;
  • Zéro produits crus: tout cuire un max! Viande, poissons, crustacés…;
  • Lavez les fruits et légumes plus que de raison, surtout si mangés crus;
  • Éviter le foie et les produits à base de soja;
  • Limitez le café et le thé;
  • Privilegiez des petits poissons.

En gros, quels aliments ne dois-je pas manger ou boire?

  • Alcool;
  • Fromages à pâte molle ou au lait cru (non pasteurisé): camembert, fromage acheté en sachet, fromage acheté à la coupe déconseillé…;
  • Viande ou poisson crus, charcuterie, oeufs pass suffisamment cuits. Éviter les oeufs au plat et l’omelette. L’oeuf doit être bien cuit;
  • Des fruits et légumes mal lavés;
  • Le foie;
  • Les produits à base de soja.
GROSSESSE, Post-partum

Le séjour à la maternité

Pas de club Med. Mais un bon hôpital, bien classique. Avec toutefois, pour ma part, une chambre individuelle. Je vous raconte mon séjour et je vous fais une petite liste des examens médicaux réalisés pendant ces 3 jours. Mon séjour n’a duré que 3 jours mais si j’avais voulu, j’aurais pu rester 5 jours.

J’ai accouché à minuit de demi et ait pu retourner dans ma chambre vers 4 heures du matin. On est arrivés dans la chambre avec bébé qui dormait dans son petit berceau. On l’a regardé un moment mais on s’est quand même rapidement couchés car on était épuisés.

On a dormi comme des masses… jusqu’à 6 heures où on nous a réveillé pour le petit-déjeuner. Autant vous dire que ça pique, le réveil à cette heure.

Le 1er jour

On est donc réveillés à 6h pour le petit déjeuner quelle que soit l’heure de l’accouchement. Et puis, par les premières visites où l’on vous pose cette question, que j’ai trouvé ironique mais je crois qu’elle ne l’était pas: avez-vous passé une bonne nuit?

Donc apparemment, dormir 2 heures peut être considéré comme une nuit.

La journée est rythmée par de nombreuses visites médicales pour le bébé et pour moi. Les sage femmes ont vérifié que je ne faisais pas d’hemorragie, que les points étaient bien, que j’arrivais à retenir pipi et caca correctement (oui, désolée pour le glam), à me déplacer sans trop de gène. Mais bon, on est gêné pour se déplacer, le ventre est lourd, ça tiraille en bas et c’est normal. On nous dit de prendre du doliprane régulièrement. Je n’ai pas eu mal le premier jour. C’est venu les jours suivants. C’était un inconfort et une douleur plus que supportables.

Elles viennent essentiellement voir si bébé prend le sein parce que je souhaitais allaiter et s’il le prend bien. Elles aident à le positionner correctement. Elles vérifient qu’il va bien. Et comme c’était un premier, elles nous ont montré les gestes pour le changer, nettoyer son cordon ombilical, et les différentes parties de son visage (yeux et nez surtout).

On tente la mise au sein comme je souhaitais allaiter plusieurs fois plus par jour mais sans succès. Léo ne tète pas. Il ne mange pas de la journée.

Le premier jour, pour un premier enfant, il y a beaucoup d’informations. Ces gestes deviennent naturels plus tard.

Les visites commencent à 12h et se terminent à 19h pour les visiteurs autres que le papa. Le papa, lui, peut venir dès 7h du matin jusqu’à 20h, en théorie. En pratique, elles peuvent avoir une marge de tolérance. Alex a même dormi la première nuit avec moi. Bon, dire qu’il a dormi est un bien grand mot. Il a somnolé sur le fauteuil. Il est rentré les autres nuits car il avait besoin de se reposer.

Le première nuit, on a laissé Léo à la pouponnière car il avait des glaires. Il fallait le nettoyer et le surveiller régulièrement. Pour moi, c’était un soulagement que de vrais professionnels le surveillent mais ma séparation était difficile. L’auxiliaire de vie devait me le rapporter s’il réclamait à manger mais il était trop encombré pour avoir faim. Je ne l’ai pas vu de la nuit.

Les deux autres jours

A partir de là, les journées se ressemblent. On prend plus d’assurance avec le bébé mais les sage-femmes se proposent de passer dès que besoin pour m’aider à le changer si j’ai besoin, à le mettre au sein, ou pour toute question ou inquiétude. A chaque fois, elles prennent bien le temps d’expliquer et de rassurer. Elles sont supers. Alex arrive dans la matinée quand il peut. Il continue à bosser partiellement la journée. Je profite à fond de ces moments à deux! J’adore le tenir collé contre moi pour, faire du peau à peau, lui parler, le regarder. Même s’il y a toujours beaucoup de visites pour moi ou pour lui, la matinée est un moment calme que j’apprécie pleinement. Les après-midi, il y a des visites donc on a peu de temps seuls.

Les examens médicaux de bébé

  • Poids: bébé est pesé tous les jours afin de vérifier qu’il prend du poids. Après la naissance, bébé peut perdre jusqu’à 10% de son poids de naissance. Normalement, pour que vous puissiez rentrer à la maison, il doit avoir repris un peu de poids.

  • Ouïe, vue, réactions, réflexes moteurs ou tonus. Dès les premiers instants, son tonus est vérifié. On vérifié la respiration, le tonus musculaire, ses réactions aux stimulus extérieurs, sa fréquence cardiaque et la coloration de sa peau. Un test visuel et auditif est réalisé aussi dans les premiers jours.

  • Tests sanguins pour vérifier que bébé n’a pas une maladie rare.

  • Taille: le bébé est mesuré le dernier jour généralement.

Les soins de bébé

  • Changer la couche: les sages-femmes vous montrent les gestes pour habiller et déshabiller bébé et lui mettre une couche sans le tordre dans tous les sens. Elles montrent aussi les bons gestes pour nettoyer les parties intimes de son corps sans risque. En gros, nettoyer du haut vers le bas et ne jamais remonter.

  • Nettoyer le visage (oreilles, nez si encombrement, yeux): elles montrent tout ces gestes quoiqu’il arrive pour que vous soyez parés à toute éventualité. Au fond, c’est du bon sens mais quand même, ça fait du bien qu’on nous montre. En gros, nettoyer avec une compresse stérile et du sérum phy en partant du plus propre au plus sale et changer de compresse à chaque oeil. Pour le nez, placer bébé tête sur le côté pour éviter qu’il ne coule dans la gorge, presser sur le sérum phy. Pour les oreilles, pas de coton tige à l’intérieur. Elles montrent quand même comment nettoyer l’extérieur de l’oreille avec un coton tige surtout pour enlever toute trace d’humidité.

  • Nettoyer le cordon ombilical: avec une compresse stérile et de la biseptine. On enlève les traces de sang et on assèche le cordon. Il tombera de lui-même au bout d’un certain temps.

  • Premier bain et séchage: en plus d’être un moment d’échange avec bébé, c’est un moment d’apprentissage pour tout le monde. La sage-femme nous montre comment le tenir, comment le laver et surtout comment le sécher, sans faire d’oubli. L’humidité sous les plis de la peau, ou derrière l’oreille peut entraîner des petits soucis de peau à bébé.

Les examens médicaux de maman

  • Premier tour aux toilettes (petite et grosse commission.) On vous demande si vous arrivez à retenir, si vous n’avez pas trop mal, si vous faites des gros pipis.

  • Vérification des points si vous en avez. On peut faire un toucher vaginal. C’est un peu douloureux.

  • Surveillance de l’utérus (rétractation) On appuie sur votre ventre. Ce n’est pas très agréable.

  • Checking au niveau des douleurs. On vous fournit du doliprane au cas où.
Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Pourquoi vouloir un enfant aujourd’hui?

Mais oui, ça c’est vrai… pourquoi? Pourquoi ne plus vouloir dormir la nuit? Pourquoi vouloir être réveillée tous les matins à 6h, même le weekend? Pourquoi vouloir passer 2 heures par soir pendant des mois à le bercer? Pourquoi vouloir sentir le lait tous les jours? Porter des vêtements tâchés? Ne plus pouvoir lambiner des heures sur son canap? Ne plus pouvoir sortir au gré de ses envies? Jeter des couches et des couches dans la poubelle et polluer encore plus la planète? Multiplier la lessive?

Ce n’est plus un secret pour personne, avoir un enfant, c’est aussi polluer la planète. Les couches, les lingettes, les petits pots, les yaourts et compotes, les vêtements, les jouets… Et s’ajoute le problème de la surpopulation. Aujourd’hui, nous sommes déjà plus de 7 milliards et 500 mille habitants sur la planète. On prévoit 2 milliards supplémentaires d’ici 2050. A l’heure actuelle, 1 personne sur 5 n’a pas accès à l’eau potable. La malnutrition touche la majorité des pays du monde.

Quel monde connaîtra mon enfant? Un monde où les océans sont envahis de plastique, où l’on enterre ses déchets, un monde où l’on porte un masque 9 heures par jour en moyenne, un monde où il nous faut une autorisation pour sortir de chez soi.

Et quand il faudra lui expliquer pourquoi, pourquoi on en est arrivés là, que vais-je lui dire? Que c’est en partie de ma faute, de celle de son papa, de ses tontons, de sa tata, de ses grands parents, de ses voisins, ses voisines, de nous tous. Que c’est en partie de sa faute à lui parce qu’il pollue la planète rien qu’en y vivant.

Quand il lira ou regardera les infos, et qu’il verra des personnes qui manifestent, qui brûlent, qui cassent, qui se bagarrent, qui se font la guerre, qui meurent de faim. Que pensera-t’il de ce monde dans lequel j’ai choisi de le mettre?

Bien sûr, il ne pensera jamais que c’est vraiment de la faute de ses parents, de notre faute. Ce n’est pas complètement faux. Mais en partie si. Évidemment nous ne sommes pas responsables de la société telle qu’elle est. Nous n’avons pas le pouvoir de tout changer.

Mais quand même, dans quel monde vivra mon fils? Un monde que l’on maltraite et que l’on piétine, que l’on néglige. Et pourtant, il n’y a pas de planète B prévue. Il devra faire avec nos restes.

Et pourquoi vouloir sacrifier son corps? Car pour la femme, la grossesse et l’accouchement sont lourds pour le corps et non pas sans conséquence. Pourquoi vouloir porter 10 kilos de plus, ne plus être capable de voir une grande partie de son corps, ne plus être capable de faire ses lacets, être fatiguée, avoir des nausée, vomir peut-être, avoir mal au dos, être essoufflée au moindre effort? Le corps ne revient jamais vraiment comme avant. Enfin, si, peut-être au bout d’un long moment… Et que dire du jour J… césarienne, déchirure, episiotomie, anesthésie, hémorragie… Je n’entre pas dans les détails mais il y a des risques pour la santé et des séquelles à un accouchement.

Faire un enfant est généralement un choix. Un choix de vie, plutôt traditionnel même si aujourd’hui, de plus en plus de personnes choisissent de ne pas en faire. Je crois que j’arrive à vous comprendre. Il y a, en plus des raisons écologiques ou économiques, de très bonnes raisons de ne pas vouloir en faire pour sa vie future personnelle. Pourquoi vouloir être responsable de quelqu’un financiérement pendant au moins 18 ans? Sans doute plus si votre enfant fait des études. Un enfant, c’est aussi une privation de libertés, c’est vrai. Plus de télé allumée quand il est là, plus de corvées ménagère et moins de temps pour en faire. Plus de soucis aussi. Car on s’en fait dès qu’il est né. Et on prend pour perpète.

On est en droit de se demander pourquoi vouloir un enfant. Est ce une sorte de diktat insidieux de notre société qui nous pousse à en avoir? Un mimétisme d’intégration envers nos proches? Une envie réelle de pouponner? Un rêve enfantin qui se réalise? Ou bien la fameuse horloge biologique qui se réveille? Quelle que soit la raison, avoir un enfant, est un projet de vie.

Quand j’étais ado, je ne me serais pas imaginée maman. Ça me faisait peur car un enfant c’est un engagement avec le papa. Et je ne me voyais pas m’engager avec quelqu’un. L’envie d’avoir un enfant a été tardive. D’abord, j’avais un peu peur de l’accouchement et de l’engagement. Classiquement, c’est à 30 ans que j’ai commencé à y penser.

Et c’est à 31 que l’on s’est lancés. Je crois qu’effectivement, mon horloge biologique s’est un peu réveillée à ce moment-là, pour me secouer le cocotier et me dire: eh, oh! T’as plus de 30 ans, si tu veux avoir des enfants en bonne santé, et toi être en forme pour les élever, c’est maintenant!

Bref, c’était une sorte d’inquiétude au départ. Les peurs quant à la grossesse et l’après étaient toujours là. Mais je me suis dit qu’un jour ou l’autre, il fallait se lancer et que vers 30 ans me semblait l’âge idéal. Même si, on peut avoir des enfants plus tard, et ils seront en bonne santé. Mais c’est vrai, qu’il y a moins de complication si on est enceinte avant 35 ans. Enfin, c’est ce que m’a dit mon gygy. Je ne suis pas médecin. Mais je fais bien le perroquet.

Bref, on s’est dit: allez, hop! On a essayé et ça a fonctionné rapidement. C’était aussi le bon moment dans nos vies. On avait notre maison à nous. On y a vécu une année ou presque avant de se lancer et c’est ce qu’on s’était dit.

Finalement, en écrivant, je me rends compte que je ne sais pas vraiment vous convaincre dans ma réponse à pourquoi vouloir un enfant aujourd’hui. Peut-être aussi que j’avais peur de rater quelque chose, quelque chose d’important. Un enfant c’est aussi plein d’amour, une promesse. Une promesse que ta vie ne sera plus jamais la même. Plein de moments de vie extraordinaires. Enfin, quand on est parents, on trouve ces moments extraordinaires.

Tout ce que je peux dire c’est que maintenant que je suis maman, je ne reviendrais en arrière pour rien au monde.

Je sais que j’ai mille raisons de vouloir un enfant. Ce sont tous les moments exceptionnels, de la grossesse, passant par l’accouchement, les soirées sans sommeil, mais aussi par les câlins, les sourires, les rires, les gazouillis, les gestes et tous les futurs moments à trois. J’ai hâte de connaitre ses premiers pas, ses premières bétises, ses premiers mots, ses premiers je t’aime, ses premiers chagrins, ses premiers jours d’école, ses premières lectures, ses premiers copains et ses premiers copines, ses premières virées à vélo…

Une seule de ses raisons me suffit d’ailleurs à me convaincre que j’ai fait le bon choix. Le choix qui me convient en tout cas. Une seule de ces raisons suffit à mon bonheur.

C’est ça finalement, LA raison. Il me rend encore plus heureuse qu’avant.

Enceinte, GROSSESSE

Cacher sa grossesse à Noël, la galère!

Faisons un petit saut dans le passé! Il y a un an, j’étais enceinte et à part le papa, personne ne le savait et surtout personne ne devait le savoir! Pour diverses raisons, que vous devinez peut-être et dont j’ai déjà parlé, nous avions décidé de ne pas dire tout de suite que j’étais enceinte. Alors, à Noël, selon mes calculs, j’étais enceinte de 2 mois. Il fallait encore tenir 1 mois sans que personne ne le sache.

Le problème c’est qu’à Noël, cacher une grossesse, ça n’est pas simple car Noël c’est le foie gras, la saumon cru, les moules, le pâté… Toutes ces choses qui nous font saliver mais qu’on ne peut pas manger quand on est enceinte. Toutes ces choses, que je mange habituellement… Le truc, en plus, c’est qu’on fait rarement Noël avec des inconnus. Tout le monde autour sait que vous aimez le foie gras et les crevettes! Et la mayonnaise maison qui trône au centre de la table et qui vous fait de l’oeil. On vous la propose et on vous demande si vous en voulez. Et là, c’est la tuile. Il faut trouver une réponse efficace et rapidement… Si vous n’y avez pas réfléchi avant.

Le minimum pour dissimuler sa grossesse, c’est de se préparer à tous ces petits pièges que l’on va vous tendre. Pour nous, les problèmes ont commencé bien avant Noël… Début novembre, je dirais… Quand on est parti en weekend en Alsace pour voir les marchés de Noël avec des amis. Quand on arrive au resto, et qu’il n’y qu’une seule entrée que vous pouvez manger: soupe de poisson. Evitez de faire la grimace quand on vous demande ce que vous allez prendre. Mes copines avaient deviné depuis longtemps mais bon… tant pis!

Les jours/semaines/mois/années avant:

Dites que vous détestez les enfants, que vous ne voulez pas en avoir ou que vous ne pouvez pas en avoir. Mentez sans vergogne si ce n’est pas votre état d’esprit. Ca vous aidera énormément à dissimuler votre grossesse. Personne ne s’y attendra. Alex et moi n’avons jamais dit que nous ne voulions pas d’enfant mais nous ne faisions que de répéter que l’on était pas prêts et que l’on voulait prendre notre temps. C’était vrai, au départ. Puis, on a continué à le dire même quand on le pensait plus. Du coup, dans notre famille, personne ne s’y attendait. Et personne n’a deviné. Alors que j’étais sûre d’être grillée.

Ne buvez pas d’alcool à chaque fois que vous sortez. Ca passera crème si vous ne buvez pas d’alcool lors des fêtes car tout le monde se dira que vous ne courez pas après, que vous ne buvez pas toujours de l’alcool de toute façon. C’est d’ailleurs ce qui m’a porté préjudice avec mes copines car, avec elles, je prenais toujours un petit verre alors elles ont tout de suite compris quand j’ai arrêté d’en boire. Alors que du côté de ma famille, ils ont l’habitude que je ne prenne pas d’alcool. Donc, ils n’ont rien vu venir.

Quelques semaines/jours avant:

Prévoyez votre tenue. Bon, si vous voyez votre famille régulièrement, vous aurez pris l’habitude de mettre des vêtements un peu large qui ne laissent pas voir ce petit bidou qui pousse. J’avais déjà un ventre visible à 2 mois de grossesse. Pour les repas de fête, il faut toutefois avoir un vêtement un peu large mais habillé. J’ai testé toute ma garde robe… Et au final, j’ai porté un chemisier que mon frère m’avait offert peu de temps avant. Il m’a bien aidé, sans le savoir!

Renseignez-vous discrètement sur le menu. Vous pouvez peut-être même discrètement glisser quelques idées de menus qui conviennent aux femmes enceintes, l’air de rien. Sinon, organisez le repas chez vous! Même si, personnellement, je ne me serais pas sentie d’organiser le repas de Noël. j’étais TELLEMENT fatiguée…

Mettez-vous d’accord avec votre conjoint sur une excuse valable. Et là, honnêtement, ce n’est pas simple. Il n’y a pas de phrases miracles qui marchent à coup sûr. Ou si vous l’avez, partagez-la, discrètement encore. Si tout le monde la connait, ça ne marchera plus. Mais sachez, que l’on vous demandera certainement pourquoi vous ne prenez pas de foie gras ou de saumon. Et si mentir est facile pour vous, tant mieux. Sinon préparez une excuse toute faite. Avec Alex, on a tenté le célèbre: « J’ai mal au ventre ». Petit soucis, ne faites pas la même erreur que nous, c’est que l’on m’a immédiatement proposé de prendre un médicament. Petit hic, on ne peut pas prendre n’importe quel médicament quand on est enceinte. Alors, j’ai juste dit que j’avais mal mais que ça allait, j’allais juste attendre que ça passe. On a insisté. J’ai insisté dans ma réponse. Et j’ai pensé que c’était fichu. Surtout quand la femme de mon cousin a demandé si j’étais enceinte! Camille , si tu passes par là, ne refais jamais ça!

Le jour J

Sortez votre meilleure carte: le talent! On ne vous a pas donné l’oscar mais vous auriez dû l’avoir, jouez la comédie. Si vous avez prévu l’excuse du mal de ventre, n’arrivez pas en pleine forme jusqu’au moment du repas. Ne faites pas comme moi, prévoyez les réactions de votre entourage. Avec le recul, je me dis que j’aurais dû faire croire que j’avais pris un doliprane. Prétextez une besoin pressant, emportez le doliprane que vous avez prévu dans votre sac à main. Vous direz que vous l’avez avalé dans la salle de bain…

Au final, mes parents n’ont pas du tout soupçonné ma grossesse et ont été très surpris quand on leur a annoncé un mois plus tard. Du côté de mes grands parents, je n’ai pas mangé de foie gras, de saumon ou de pâté mais c’est passé inaperçu. Alors on sait jamais, peut-être que vous échapperez à l’interrogatoire.

Et si vous êtes découragée à l’idée de réussir, vous pouvez toujours profiter de cette occasion pour décider de révéler votre grossesse. Ou bien, il est encore temps de fuir Noël. Prétextez un voyage et faites Noël en amoureux? Dans tous les cas, bon courage!

Enceinte, GROSSESSE

La grossesse vue par les enfants

Maîtresse, pourquoi avant t’étais grosse et maintenant tu l’es plu?

Je me demande vraiment ce que les enfants s’imaginent quand ils se questionnent sur les femmes enceintes. Je ne connais pas la réponse à cette interrogation. Je crois que chacun y va un peu de son imagination. Je vous raconte une petite anecdote récente avec 2 de mes éléves. Attention, mignonerie, quand tu nous tiens…

L’autre jour, j’étais au portail avec mon petit Ulis qui me dit cette phrase. Il me faut alors quelques secondes pour percuter. Ah, oui il parle de ma grossesse. Et voici la conversation que l’on a eu.

– Parce qu’ il y avait un bébé et que maintenant il est sorti.

– oui, mais pourquoi t’étais grosse avant?

– Parce que j’étais enceinte. J’avais un bébé dans le ventre. (Oui, je ne lui précise pas qu’il n’est pas exactement sans le ventre)

– mais les bébés ça vit pas dans le ventre des mamans.

– si, au début. Et quand c’est assez grand, ils naissent.

– oui mais c’est que dans le ventre des mamans.

– oui

Pause

– Maitresse, le père Noël, il existe?

– oui bien sûr.

– oui mais pourquoi on le voit jamais?

– bah tu sais il a beaucoup de travail alors il a pas le temps de voir les enfants.

– Oui mais pourquoi on le voit pas?

– il doit donner des cadeaux à tous les enfants du monde, tu imagines?

– à tous?

Et là, mon autre petit Ulis qui devait manger à la cantine et dont les oreilles traînent par là intervient.

– sauf ceux qui sont pas sages. (Mon 2e élève d’ulis)

– mais il est pas tout seul pour faire son travail?

Mon 2e petit Ulis intervient à nouveau.

– bah non il y a les lutins qui l’aident.

– oui mais il y a que les lutins qui l’aident?

– oui.

– mais pourquoi c’est le père Noël qui donne les cadeaux et pas la mère Noël?

Mon 2e petit Ulis intervient et merci à lui pour cette jolie réponse.

– bah la mère Noël, elle peut pas parce que si elle a des bébés, faut qu’elle s’en occupe.

– Ah ouais…

Et là-dessus, le taxi est arrivé.

Alors oui, la mère Noël qui s’occupe des bébés pendant que le papa travaille, c’est un peu rétro comme conception de la vie mais c’était quand même trop mignon comme conversation.