Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Je ne me sens pas toujours assez forte.

On a tous des jours où on a l’impression de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur.

Je ne me sens pas assez forte quand je n’arrive pas à calmer tes pleurs. Je ne me sens pas assez forte quand tu hurles dans ton lit, et que rien n’y fait.

Je ne me sens pas assez forte pour toi. Je ne me sens pas à la hauteur face à l’intensité de tes larmes que je n’arrive pas toujours à calmer.

Quand je lis, toutes ses mamans qui disent ne jamais laisser pleurer leur bébé. Et que je lutte depuis 7 mois, sans nuit complète, pour te rassurer, pour te rendormir et que certains jours encore, tu pleures au moment du coucher, la nuit ou à la sieste. Quand je ne sais plus comment faire pour t’aider à dormir sans pleur.

Ca me coûte de t’entendre pleurer. Ça me coûte de ne pas me trouver assez forte. Je fais de mon mieux. Et ça me coûte que ce ne soit pas toujours assez.

Je me sens parfois démunie face à tes pleurs. Démunie de ne pas parvenir à trouver la solution. Démunie aussi face à ma fatigue. Cette fatigue intense et durable.

J’aimerais être plus forte. J’aimerais ne jamais te faire attendre. J’aimerais arriver à te comprendre à chaque fois et calmer l’émotion forte qui te submerge. J’aimerais avoir plus d’énergie.

Quoiqu’il arrive, je ne signerai pas forfait. Je continuerai à faire de mon mieux. Je me surpasse déjà et je continuerai pour toi.

Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Toutes les mamans sont fortes.

Toutes les mamans sont fortes. Je devrais dire, toutes les femmes, qu’elles soient maman ou pas. Mais je vais parler aux mamans pour cet article.

Toutes les mamans sont fortes. Celles qui ont porté et donné la vie. Celles qui ont élève un enfant adopté, ou celui d’un autre. Celles qui ont aimé. Celles qui pleurent de fatigue le soir. Celles qui sourient quand on leur fait une remarque. Celles qui s’énervent quand on leur fait une remarque. Celles qui n’ont pas arrêté toute la journée. Celles qui ont glandé toute la journée. Celles qui ont pris du temps pour elle.

Elles ont en elles une force certaine qui les guide dans leurs choix. Elles ont une force certaine qui les font tenir face aux nombreuses difficultés de la parentalité. Oui, nombreuses…

Je dis il mais je pourrais dire elle.

Il ne fait pas ses nuits. Il se réveille en pleine forme à 1h du mat. Il se réveille plusieurs fois par nuit. Il ne dort pas de la journée. Et il pleure. Il pleure vraiment fort. Il fait des crises de pleurs à la maison, au supermarché, sur le parking, à la caisse, au magasin, dans le jardin, en promenade, au restaurant, au cinéma… Il court autour de la table comme un fou depuis 15 minutes en hurlant, tout nu. Il a étalé de la confiture sur les vitres et sur le canapé. Il ne veut PAS le verre jaune et pleure depuis de looooongues minutes alors que vous lui avez donné le verre orange qu’il voulait. Et alors, quand ils sont deux! Trois! Quatre!

Bref, la parentalité, c’est un boulot à plein temps. Sans parler forcément, de ces moments difficiles et plein d’émotions, il y a aussi tout simplement le quotidien à gérer.

Elles sont fortes aussi quand leurs enfants grandissent et s’éloignent d’elles. Il faut beaucoup de force pour aimer et élever un enfant, mais il en faut encore plus pour le laisser voler de ses propres ailes.

Alors, oui une maman, c’est fort. Un papa aussi. Mais on entend souvent: « Tu es fort comme papa ». Et très rarement: »Tu es fort comme maman ». Et, pourtant, une maman aussi c’est fort! Alors, on a des muscles moins developpés mais la force ne se résume pas aux muscles. Je dirais même que la force morale est bien plus puissante que la force physique.

Si tu es maman, n’en doute pas. Tu as cette force. Cette force qui te permet de gérer le quotidien, même quand ça déborde. Tu gères à ta manière. Bravo!

GROSSESSE, Post-partum

Se reconnecter avec son corps

Il est l’heure, petite maman, de te reconnecter avec ton corps. Oui, ton corps. Celui que tu regardes dans le miroir mais que tu ne reconnais plus. Celui qui a porté et donné la vie.

Il est l’heure des retrouvailles. Il est l’heure d’accepter les changements. Il est l’heure de s’aimer à nouveau à travers ce corps, qui te paraît peut-être étranger, mais qui est pourtant bien à toi. C’est ton corps. C’est toi.

Tu le trouves peut-être différent et moins gracieux. Et pourtant, il a fait un travail extraordinaire. Il t’a apporté joie et bonheur, je l’espère.

Il est temps de lui vouer ta reconnaissance. Il est temps d’être indulgente. Il est temps de lâcher prise. Il n’est pas comme tu aimerais? Et alors! Il a fallu 9 mois pour changer . Laisse-toi le temps. Il en faudra peut-être 9 autres pour revenir à quelque chose que tu apprécieras. Peut-être plus. Peut-être moins. Peut-être qu’il ne sera plus jamais comme avant.

Quand tu l’auras accepter, tu pourras à nouveau l’apprécier comme tu es. Ne le déteste pas. C’est un cadeau qu’il t’a fait. Ça t’a pris du temps. Ça t’en prendra peut-être encore pour passer le cap. Pour accepter. Il a changé. Il change encore. Il changera encore.

Si tu as besoin d’un coup de pouce pour te reconnecter avec ton corps, le retrouver ce vieil ami, c’est normal. Tu peux, quand tu seras prête, reprendre le sport en douceur. Retrouver les sensations de ton corps. Tu peux pratiquer le massage pour bien sentir chaque partie de toi. Pour apprécier à nouveau chaque millimètre de ta peau. Tu peux aller le faire transpirer dans un hamam ou un sauna pour te reconnecter avec toi-même. Tu peux tout doucement, tranquillement mais sûrement reconstruire ce lien en pratiquant du yoga régulièrement. Ou reprendre une autre activité qui te plait, en douceur.

Laisse-toi le temps. Ces retrouvailles prennent du temps.

GROSSESSE, Post-partum

Quels soins apporter à une femme qui vient d’accoucher?

Vous connaissez une femme qui vient d’accoucher et vous souhaitez prendre soin d’elle? Ou bien vous êtes cette femme qui va accoucher ou qui vient d’accoucher et qui se demande comment prendre soin d’elle efficacement? Je vous donne quelques bons trucs qui lui serviront vraiment, qui lui feront du bien, qui l’aideront dans cette période de transition.

C’est vrai. Quand bébé naît, tout le monde a les yeux rivés sur lui ou elle. Beaucoup oublient de s’occuper de la maman. Pourtant dans certaines cultures, la maman est la priorité de tous. Elle vient de vivre une épreuve éprouvante pour le corps, l’esprit et pour l’âme. Elle perd des quantités de sang. Elle est affaiblie et va, pour autant, vouer corps et âme à son bébé. Elle a besoin d’un entourage bienveillant qui va penser pour elle à plein de petites choses qui peuvent paraître insignifiantes mais qui, en réalité, sont primordiales!

Je ne parlerai pas des premiers soins médicaux. Les médecins se chargeront de ces soins là qui sont obligatoires. Je parle des soins naturels et du réconfort que chacun peut apporter à sa manière.

Des attentions particulières

Je ne vais pas faire un long discours là-dessus mais il est vrai, que donner de l’attention à la femme qui vient de donner la vie, est nécessaire. Vous pouvez lui préparer de bons petits plats, privilégiez des repas chauds et faciles à digérer. Vous pouvez aller acheter de petites choses dont elle a besoin ou qui lui font envie. Si vous êtes le papa, vous pouvez limiter et réguler les visites pour qu’elle se repose. Vous occuper du bébé autant qu’elle. Si elle allaite, vous pouvez vous occuper du bain, du change, de le bercer, le câliner, jouer avec. Parlez avec elle. Demandez-lui comment elle se sent, ce que vous pouvez faire pour l’aider. Si vous êtes des visiteurs, parlez avec les parents. Demandez-leur aussi comment ils se sentent. Parlez de l’accouchement, comment ça s’est passé, si ils ont envie d’en parler. Évitez les conseils s’ils ne sont pas demandés. Rassurez les parents. Dites-leur qu’ils font bien.

De la chaleur!

Après l’accouchement, la jeune maman perd beaucoup, mais vraiment, beaucoup de sang. Et elle ne dort plus beaucoup. Elle doit se faire à un nouveau rythme de sommeil. Elle se remet d’une épreuve physique importante. Et on ne parle pas d’un petit marathon… Bref, il est tout à fait normal, qu’elle soit épuisée. Même si elle n’en a pas l’air.

Les chinois appellent cette faiblesse énergétique, un froid. La médecine chinoise recommande de fournir de la chaleur à la maman. Donc à vous, les soupes, les tisanes, la bouillotte dans le lit, les couvertures, le feu de cheminée, quelques épices, des massages!

Une alimentation riche et facile à digérer

Qui de perte de sang, dit perte de fer. On comble tout ça avec des éléments riches en fer. Viandes, poissons, oeufs, légumes secs, graines de tournesol, amandes, sésame, persil, mélasse, spiruline…

On continue sur sa lancée de quête de chaleur et on privilégie des plats chauds.

J’ai parlé du fer mais bien évidemment, on a besoin aussi de vitamines et de minéraux.

En gros, quels types de plats manger?

  • Bouillons de légumes avec ou sans viande ou poisson (à privilégiez pendant les premiers jours puis alternée avec le reste)
  • Smoothie riches en vitamines et fer (betterave, carottes, fruits et légumes verts)
  • De la soupe.
  • Curry
  • Ragoût
  • Gratins

Quels aliments éviter?

Tout ce qui est difficile à digérer ou froid dans un premier temps. Produits laitiers, gâteaux industriels, sodas, alcool, sucre raffiné, café et thé noir.

Des rendez-vous médicaux

Alors, évidemment, vous aurez des rendez-vous obligatoires. Mais vous pouvez en ajouter à la liste. Ce sont des rendez-vous qui pourraient avoir un réel bénéfique sur votre corps et votre esprit. A vous de choisir ce qui peut mieux vous convenir.

  • Ostéopathe: pour récupérer de l’énergie, il faudra que votre corps soit remis en forme.
  • Acupuncture: technique de médecine traditionnelle chinoise qui sert à harmoniser l’énergie vitale. Elle peut être utile pour booster votre allaitement.

D’autres soins naturels sont conseillés par Julia Simon, naturopathe, spécialisée dans la périnatalité. Voici la liste des méthodes dont elle parle, plus précisément dans son livre Bien vivre de le quatrième trimestre au naturel: réflexologie plantaire, hydrotherapie, shiatsu, chakra, l’auriculothérapie, la magnétothérapie, la chromothérapie, la sonothérapie, la luminothérapie, et la lithotérapie.

Ces pratiques sont à mettre en oeuvre au moins pendant toute la durée du post-partum. Cette durée en variable. En général, on dit qu’elle dure 40 jours. Les premiers jours, privilégiez bien les soupes et les bouillons.

Source: Bien vivre le quatrième trimestre au naturel, Julia Simon

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Les jours sans

Il y a des jours où tout va bien. Mais comme Si le yin et le yang devaient s’équilibrer, il y a des jours où tout va de travers. Il y a des jours où il suffit d’un tout petit truc, et l’édifice que vous aviez péniblement montés en ce jour, s’écroule. Il faut tout recommencer. La colère vous monte aux joues. Les larmes. La fatigue. L’épuisement.

Les jours sans chez moi, ce sont des jours de pluie parfois. Des jours où la balade en poussette est compromise. Ce sont des jours où je cumule les tâches ménagères et tout à vous, quelque chose dysfonctionne. Mon château de cartes s’écroule. Il faut faire à nouveau alors que j’avais à peine l’énergie de faire, la première fois.

Ce sont des jours où, au contraire, je n’arrive rien à faire. Bébé est malade, ronchon. Quelque chose ne va pas. Il a mal aux dents peut-être. Il ne dort pas beaucoup et demande beaucoup d’attention. Si j’aime passer du temps avec lui, j’ai besoin de temps aussi pour le ménage, le repas, mon travail et souffler un peu. Parfois, rien de cela n’est vraiment possible.

Ce sont des jours où je m’éparpille. Je commence par une tâche, je passe par divers chemins, et je finis par une autre tâche. Tout est commencé. Rien n’est fini. Ça arrive quand j’ai trop de choses à faire. Je ne sais plus où donner de la tête.

Ce sont des jours où je perds la tête. J’oublie des trucs à droite, à gauche et je perds mon temps et mon énergie à chercher quelque chose que j’avais en main la minute d’avant.

Ce sont surtout des jours où je me sens tellement fatiguée! Des jours où je rêve de trouver le temps de faire une sieste. Des jours où je voudrais dormir tout mon sou. Des jours où je me dis que je ferai la sieste plus tard, que j’aurai le temps. Et finalement, la journée défile et je ne trouve pas le temps. Des jours où je n’arrive pas à apaiser les pleurs de mon bébé. Des jours où je me sens nulle.

A toi, la maman qui a aussi des jours sans, tu n’es pas seule. A toi, le papa aussi. Tu te sens incompétente parfois. Tu te sens nulle à côté des autres mamans qui ont l’air de tout réussir, de faire bien mieux que toi, d’en faire toujours plus que toi. Sache que ça nous arrive à toutes. Je suis sûre que ces mamans qui ont l’air parfaites, ont leurs moments de doute, ont leurs lots de ratés et leurs jours sans aussi. Tu n’es pas nulle. Je sais ce que c’est de se sentir nulle. Je sais que c’est difficile parfois, de se dire que non, on ne l’est pas.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

La femme de 30 ans

La femme de 30 ans est une femme parmi tant d’autres. À 30 ans pourtant, elle a déjà accompli beaucoup de choses.

Elle a traversé l’enfance avec ses intempéries, ses aléas, ses injustices, ses joies, ses peines, tout un florilège d’émotions envahissantes. Elle a eu des premiers amis ou amies. Elle a grandi avec. Puis, elle les a perdu de vue. Mais elle a continué à grandir et à apprendre à vivre malgré les difficultés de la vie d’un enfant. Oui elle a eu la chance de connaître des moments d’insouciance! Je l’espère pour elle. Mais elle a sans doute pressenti et goûté aux premiers nuages noirs qui guettent sa future vie.

Elle a traversé l’adolescence où tout est remise en question, doute, regards, changements. Elle s’est vue petit à petit, au fil des ans, quitter le nid de l’enfance, et a commencé tant bien que mal à faire sa place. Faire sa place sans trop savoir encore laquelle. En imitant souvent, trop souvent les autres ados l’entourant pour se fondre dans le moule de la société. Pour ne pas se faire trop remarquer. Elle a vu son corps et son esprit changer. Elle s’est vue devenir une femme, sans trop savoir laquelle elle serait. Pourra-t-elle choisir? Rien n’est vraiment sûr.

La femme de 30 ans a vu défiler la vingtaine. La vingtaine et son lot de découvertes, de libertés, d’erreurs et d’indépendance encore toute relative. Elle s’est vue façonner la femme qu’elle est aujourd’hui. Elle s’est vue expérimenter, partager, rencontrer. Elle a peut-être fait des études ou est entrée dans le monde du travail. Peut-être est-elle déjà devenue maman. Ou peut-être qu’au contraire, elle a clamé haut et fort ses idées dont celle de ne pas fonder de famille. Elle a dû certainement commencer à s’affirmer durant cette décennie.

La femme a désormais 30 ans. Si 30 semble jeune, c’est déjà l’âge où on regarde son parcours, on réfléchit. C’est l’âge où, la plupart du temps, notre avenir est déjà bien dessiné. Même si les contours restent flous, on aperçoit déjà une carrière, parfois un avenir familial.

Si tout va bien, la femme de trente ans est plus heureuse en amour que celle de Balzac. Elle a choisi, car à notre époque, contrairement à celle de l’auteur, nous pouvons choisir l’amour et fonder notre vie avec.

Si tout va bien, elle a la santé. Peut-être a-t’elle des enfants. Peut-être s’inquiète-t’elle de sa situation amoureuse, familiale ou professionnelle. Aujourd’hui, heureusement, tout ne se joue pas avant 30 ans. Mais une femme peut ressentir une pression.

Alors si vous êtes cette femme, regardez ce que vous avez accompli et non pas ce qu’il vous reste à accomplir.

Accouchement, GROSSESSE

Désacraliser l’accouchement

L’accouchement. Ce moment qu’on attend avec impatience même quand on en a peur. Ce moment que l’on imagine par avance, magique, extraordinaire. Ce moment que l’on prépare pendant des semaines, des mois. Ce moment qui peut aussi être un souvenir douloureux.

Malheureusement. On a toutes des attentes par rapport à notre accouchement. On veut évidemment que tout le monde soit en bonne santé. Mais on a d’autres souhaits supplémentaires.

Le moment de l’accouchement est tout un symbole. C’est une naissance multiple: la naissance de votre ou vos bébé(s), mais aussi d’un amour inconditionnel, et parfois la naissance de deux parents. C’est aussi tout un paradoxe alors que vous devriez vous sentir puissante, car vous donnez la vie, c’est aussi le moment où vos vies peuvent basculer et ne dépendre que des autres. Alors que vous devriez vous sentir forte, vous pouvez vous sentir fragile, inquiète, apeurée. Alors vous devriez contrôler, car c’est vous qui poussez, vous pouvez perdre ce contrôle.

Certaines rêvent d’accoucher par voie basse. La plupart, je dirais. D’autres préfèreraient avoir une césarienne, quelques unes j’imagine. Personne ne rêve des complications qui peuvent toutefois arriver: forceps, injections, hormones de synthèse, épisiotomie, déchirure, césarienne d’urgence, hémorragie, infection.

Quand ces complications arrivent, il peut se passer deux choses en vous. Soit vous les acceptez, cela ne vous dérange pas. Cela ne trouble pas la vision que vous vous étiez faite de votre accouchement. Soit cela détruit l’accouchement de vos rêves et vous en gardez un souvenir amer.

Dans le second cas, un travail de deuil commence alors. Car oui, c’est un deuil. Il faut faire le deuil de l’accouchement tant espèré. Ce n’est pas facile.

Il faut aussi parfois faire le deuil de la première rencontre et des premiers moments. Vous avez peut-être été endormie, et vous avez été séparée de votre bébé pendant un moment. Après une césarienne, vous ne pouvez pas vous déplacer et porter bébé comme vous le souhaitez. C’est le papa qui prend le relais. Mais ce n’est pas satisfaisant pour la maman.

L’accouchement est un moment de vie unique et étrange. Il peut être vécu comme une chose exceptionnelle mais il peut aussi être un traumatisme. Parfois, on a besoin d’un recours professionnel pour dépasser ce traumatisme. Parfois, on a besoin de temps. Parfois, tout va merveilleusement bien. Personne ne peut dire à l’avance ce qui se passera et comment vous le vivrez.

Si c’est déjà passé. Vous n’avez plus d’emprise. C’est fait. Pensez à votre enfant, pensez à la chance que vous avez de l’avoir à vos côtés. Vous ne pourrez peut-être pas oublier votre accouchement. Vous aurez peut-être des angoisses si vous devez à nouveau, accoucher.

Pensez qu’un accouchement ne dure pas longtemps à l’échelle d’une vie. Pensez à tous ces moments de famille qui vous attendent désormais. Ceux-là vont durer bien plus longtemps, toute une vie. Ça ne vous ramènera pas votre accouchement volé. Et oui, c’est difficile d’accepter car quoique j’en dise, un accouchement est un événement extraordinaire dans une vie. On veut toutes s’en souvenir comme le plus beau jour de notre vie! Mais on ne peut pas tout controler. C’est dur mais il faut essayer de relativiser, penser que ce n’est qu’un court moment dans votre vie de maman, et que ce sont tous les autres moments qui dessineront votre histoire. Et peut-être que ça vous aidera à accepter, à oublier un peu, à y donner un peu moins d’importance.

Post-partum, VIE DE PARENTS

Ciao Bella

La thérapie des mamans. Devenir maman est un bouleversement immense. Être maman, même après 10 ans, est un effort intense, quotidien. Oui, c’est un effort. Même si vous l’aimez. Être maman est fatigant.

Quand je dis, thérapie, je n’entends pas forcément séances chez le psychologue. Il y a bien des manières de faire une thérapie. Ça commence juste en prenant du temps pour soi.

Si je devais parler de thérapie, je dirais que ma thérapie, c’est l’écriture. C’est ma façon de penser à moi. C’est ma façon de passer du temps pour moi. C’est mon moment de recul sur la maternité. C’est ma façon de partager ma vie nouvelle et extraordinaire. C’est aussi ma façon d’exprimer tout ce que je ressens, de le partager. C’est ma façon de réfléchir à tout ce qui m’arrive. C’est ma manière de faire ressortir le trop plein d’émotions quand il y en a.

Votre thérapie, peut prendre toutes les formes. L’idée étant de trouver un moment rien qu’à soi pour exprimer ce que vous avez au fond de vous. Ça peut être des discussions avec les copines, l’expression d’un art, d’une passion, un passe-temps. La cuisine, la couture, la lecture…

Cette idée d’écriture thérapeutique n’est pas nouvelle sur terre. Quand je me suis remise à écrire, oui car j’ai toujours aimé écrire, je ne l’ai pas fait en me disant je fais une thérapie. Je ne me le dis toujours pas d’ailleurs. Je sais qu’écrire me fait du bien. Mais dire qu’il s’agit d’une thérapie, est un peu gros. Si vous avez réellement besoin d’une thérapie, il faut voir un professionnel. Mais, j’utilise cette exagération pour vous inviter, vous les mamans ou les papas, les oubliés de la famille, à bien prendre du temps pour vous et à prendre soin de vous.

Pourquoi avoir appelé mon article Ciao Bella? C’est une référence au livre de Serena Giuliano qui raconte la vie d’une maman, en thérapie, et blogueuse, qui revit son passé mouvementé, son enfance troublée et le dépasse. C’est ça aussi, être maman, c’est revivre son enfance à travers son bébé avec ses bonheurs et ses malheurs. Et c’est surtout réussir à dépasser ce qui nous blesse et ce qui nous peine dans nos souvenirs. Ça mériterait tout un sujet…

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Avant d’être maman, je pensais

Il a neigé sur mes idées. Il a neigé sur mes idées préconçues. Il a neigé sur mes idées préconçues de non-maman.

Il a neigé sur tous ces préceptes que j’avais avant d’accoucher. Il a neigé sur tout ce que je m’imaginais avant quand je pensais à ma vie future. Avant d’être maman, je pensais faire de telle ou telle façon, et la réalité a changé mes idées.

Quand je pensais à ma vie future, j’imaginais que je ferais les choses de telle manière. Même si je me doutais que rien n’était immuable et que j’aurais le temps de changer d’avis.

Alors qu’est-ce qui change entre le avant l’accouchement et l’après? Qu’est ce qui nous fait oublier nos beaux préceptes pour en adopter d’autres?

La douleur

Je ne prendrai la péridurale.

Disait la guerrière.

Certaines femmes affirment parfois haut et trop fort, qu’elles ne veulent pas de péridurale et qu’elles veulent un accouchement naturel. Et quand les contractions arrivent… Elles font de leur mieux et parfois se ravisent! Bon, j’ai eu la péridurale mais j’étais plutôt préparée a cette idée. C’était une option dans ma tête. Je l’avais envisagé. Donc c’était facile à accepter. Ce n’était pas un échec pour moi. En tout cas, bravo à celles qui tiennent leur résolution!

La tétine

Il/Elle n’aura pas de tétine.

J’ai lutté. J’ai tenu un bon mois. Je lui donnais le sein sans arrêt. Ma volonté dépassait la fatigue. Pourquoi j’ai lutté contre la tétine? Certains parents ne veulent pas de tétine car ils craignent une déformation de la mâchoire ou parce qu’ils pensent que le pouce, c’est plus simple. Pas de risque de perdre son pouce. Je voulais juste éviter une confusion sein/tétine. J’ai retardé la tétine. On a essayé quand même plusieurs fois… Des moments de doute ou de fatigue où j’ai cédé. Mais il ne la voulait de toute façon pas la prendre. Peut-être qu’il sentait ma réticence. La tétine ne remplace certes pas les câlins mais ça aide tellement ! Ça l’aide à s’apaiser. Ça aide à l’endormissement.

Je le laisserai pleurer.

Je ne le laisserai pas pleurer.

On s’imagine qu’on fera de telle ou telle manière avant que bébé soit né Moi, je laisserai pleurer mon bébé pour ne pas qu’il fasse de caprices. Moi, je ne le laisserai pas pleurer car je pense que s’il pleure c’est qu’il a besoin de quelque chose. En vérité, on a toujours une démarche, une idée de ce qu’on va faire. Et on la suit du mieux qu’on peut. En vérité, on fait de son mieux. On fait ce qui nous semble le mieux aussi.

Zéro écran avant deux ans. Et ensuite, de façon très modéré et avec l’adulte…

Aucun parent ne veut que son enfant regarde les écrans, au moins tout petit. Enfin, peut-être qu’il y a une infime partie de parents que ça ne dérange pas. On sait aujourd’hui que les écrans sont nocifs, surtout en bas âge. Mais, chacun fait encore une fois de son mieux. Certains parents résistent. D’autres craquent. En réalité, tous veulent quand même le bien de leur enfant. Bravo à ceux qui résistent. J’espère arriver à en faire autant.

Je pense qu’il y a plein d’autres idées d’avant, qui peuvent évoluer une fois que l’on est dans la réalité des choses. Je ne vous ai mis que celles qui me parlent vraiment, pour lesquelles je me sens concernée d’une manière ou d’une autre.

Si le pas de tétine n’a pas de grande conséquence pour moi. Peut-être que ça aurait créée une confusion de tetine au bout d’un moment. Mais je n’aurais pu m’en passer à ce moment-là. J’étais fatiguée. Je tiens vraiment à réussir à gérer les écrans. Je ne veux vraiment pas que mon fils voit un écran avant deux ans. On tient bon. Mais il est encore tout petit, c’est facile pour l’instant. Je ne sais pas de quoi demain sera fait.

Alors, si vous n’arrivez pas à vous tenir à vos préceptes, avec le temps, c’est normal. Déculpabilisez. Votre enfant est en bonne santé. Il est heureux. Ça, ce n’est pas rien. C’est le signe que vous êtes de bons parents. Même si vous ne vous sentez pas parfaits. Personne ne l’est.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Je suis devenue maman

Bon, bébé est là. Papa et maman aussi. Où est la notice d’emballage?

Je suis devenue maman. Je ne suis pas née avec des compétences de maman. Et ça, même si j’ai joué à la maman avec mes poupées, quoique ce n’était pas mon jeu préféré. Même si j’ai joué à la maman avec mes amies, mes cousines et mes cousins.

On ne naît pas maman, on le devient.

Enfin, il paraît. Je suis assez d’accord avec cette expression même si je trouve que l’accouchement, est la naissance de bébé mais aussi des parents. Au moins pour le premier enfant. On devient parents, maman et papa quand on prend son rôle de parents, quand on rencontre notre premier enfant pour la première fois. La première rencontre, que ce soit lors d’un accouchement, ou lors d’une visite quand on adopte, est une naissance de la parentalité.

Comme je vous le disais, je suis devenue maman. Je suis devenue maman quand j’ai accouché. Quand je l’ai vu. Quand je l’ai serré contre moi, la première fois. Quand je l’ai nourri. Quand je lui ai souri. Quand il a posé son regard sur moi. Quand il a pleuré. Quand il a serré mon petit doigt. Quand j’ai senti son odeur. Quand j’ai caressé ses cheveux.

J’ai appris à être maman au fur et à mesure. Et c’est un apprentissage de tous les jours, longs, sans doute jamais vraiment terminé.

J’apprends à être maman à chaque fois que je le tiens dans mes bras, que je le change, que je le rassure, que je le console, que je cherche à comprendre ce qu’il a, que je trouve ce qu’il a, ou que je ne trouve pas.

J’apprendrai à être maman, ou si tard encore quand il sera triste, heureux, en colère, curieux, apeuré, énervé, froissé, sérieux, excité, jaloux, déçu… Quand il apprendra à lire, à écrire, à compter. Quand il parlera anglais mieux que moi. Quand il sera plus fort que moi à la course, aux jeux, ou en mathématiques… Quand il sera amoureux. Et peut-être quand il sera papa, s’il l’est un jour.

Alors à toutes les mamans jeunes ou moins jeunes, bravo pour votre parcours, qu’il soit court pour l’instant ou déjà long. Bravo aux papas aussi. Devenir parents n’est pas simple. Pas si inné que ça d’ailleurs. J’ai bien peur qu’être parents est un apprentissage de toute une vie. A chaque étape, son lot de questionnements et de doutes. A vous de jouer!