Accouchement, GROSSESSE

Pourquoi c’est bien d’accoucher en mars.

Après le mois de janvier, me revoilà à affirmer que c’est bien d’accoucher en mars. Mais pourquoi fait-elle cela, vous demandez-vous? Bon, je vais être honnête, il y a deux petites raisons à cela. Oui, je le fais par intérêt. J’ai deux amies, l’une qui a accouché en janvier et l’autre qui devrait accoucher si sous peu! Mais je vous promets, je vais trouver des bons et réels avantages d’accoucher en mars, comme pour le mois de janvier.

Alors, on est partie.

Raison numéro 1

Le mois de mars est le mois des naissances ou même des renaissances. Dans la nature, c’est le début de la majorité des floraisons, l’apparition du printemps, le temps de roucouler pour certains et de séduire de jeunes femelles en quête de reproduction. Bref, c’est le mois des naissances et de l’amour. Alors symboliquement, vraiment, c’est le meilleur moment pour donner naissance. Bienvenu(e)s à tous les « marsiens » et « marsiennes » du coup! On boit un coup?

Raison numéro 2

Comme je l’ai dit, c’est le printemps. Il ne fait pas encore 30 degrés à l’ombre. Il ne fait plus 0 degrés sans soleil. Quel temps fait-il alors? Le meilleur temps possible pour un bébé, d’autant plus, un nourrisson. Le temps idéal, temperature tempérée, pas trop de vent, pas trop de soleil mais un peu quand même, juste quelques rayons qui réchauffent les joues, sortez vos tenues de mi-saison, et profitez de la croisière qui s’annonce. Promis, vous allez vous amusez. Vous allez pouvoir sortir en balade, profitez de l’air extérieur. Et vous en aurez besoin, bébé aussi.

Raison numéro 3

Bon, elle a pas fini avec les saisons et la météo? Eh bien… Non, pas tout à fait. Qui dit printemps, dit aussi journées plus longues. Ça y est. Vous avez débuté votre croisière avec bébé, en bermuda ou jupe, body, t-shirt, petit gilet, on ne sait jamais. Vous êtes enfin prêts pour profiter de ces journées à rallonge. Qui dit plus long, dit plus de chances de trouver un moment pour la sieste, les ballades en poussette, le jardin. Si papa prend son congé, quoi de plus agréable que des congés « rallongés » et ensoleillés. Et si vos nuits seront certainement plus courtes, les rayons de soleil vous aideront à garder une mine potable, et à garder la pêche!

Raison numéro 4

Être né en mars, ça laisse le temps à votre enfant l’apprentissage de la propreté. Imaginez s’il était né en août! Vous avez de la marge, jusqu’à septembre, même si chaque enfant évolue à son rythme. Vous aurez moins de pression et lui aussi.

Raison numéro 5

Vous aurez une chance de fêter les anniversaires de votre bout de chou, avec sa bande de copains et copines… dehors. En partie en tout cas. Non, vous ne pourrez pas les laisser transis dehors 3 heures de temps pendant que vous siropterez un thé chaud derrière la baie vitrée. Mais voyez le bon côté des choses, vous pourrez quand même prévoir un temps en extérieur pour votre enfant et sa horde de copains et copines. Et ça, ça c’est E-SS-EN-TIEL! Vous comprendrez le temps venu. J’ajouterai même qu’il ou elle pourra fêter son anniversaire à l’école et ça pourra peut-être même lui suffire.

Raison numéro 6

C’est le mois des fêtes. Journée internationale des femmes, fête des grands-mères, St Patrick! Oui, je les vois, les fêtards, l’oeil brillé en lisant St Patrick. Oui, vous aurez doublement raison de faire la fête. Oui, les mamies seront doublement heureuses. Oui, vous devriez être doublement à l’honneur, au mois de mars. On l’espère en tout cas.

Pfiiiiou! Je ne sais pas si je vous ai convaincu mais j’ai fait de mon mieux .

Accouchement, GROSSESSE

Désacraliser l’accouchement

L’accouchement. Ce moment qu’on attend avec impatience même quand on en a peur. Ce moment que l’on imagine par avance, magique, extraordinaire. Ce moment que l’on prépare pendant des semaines, des mois. Ce moment qui peut aussi être un souvenir douloureux.

Malheureusement. On a toutes des attentes par rapport à notre accouchement. On veut évidemment que tout le monde soit en bonne santé. Mais on a d’autres souhaits supplémentaires.

Le moment de l’accouchement est tout un symbole. C’est une naissance multiple: la naissance de votre ou vos bébé(s), mais aussi d’un amour inconditionnel, et parfois la naissance de deux parents. C’est aussi tout un paradoxe alors que vous devriez vous sentir puissante, car vous donnez la vie, c’est aussi le moment où vos vies peuvent basculer et ne dépendre que des autres. Alors que vous devriez vous sentir forte, vous pouvez vous sentir fragile, inquiète, apeurée. Alors vous devriez contrôler, car c’est vous qui poussez, vous pouvez perdre ce contrôle.

Certaines rêvent d’accoucher par voie basse. La plupart, je dirais. D’autres préfèreraient avoir une césarienne, quelques unes j’imagine. Personne ne rêve des complications qui peuvent toutefois arriver: forceps, injections, hormones de synthèse, épisiotomie, déchirure, césarienne d’urgence, hémorragie, infection.

Quand ces complications arrivent, il peut se passer deux choses en vous. Soit vous les acceptez, cela ne vous dérange pas. Cela ne trouble pas la vision que vous vous étiez faite de votre accouchement. Soit cela détruit l’accouchement de vos rêves et vous en gardez un souvenir amer.

Dans le second cas, un travail de deuil commence alors. Car oui, c’est un deuil. Il faut faire le deuil de l’accouchement tant espèré. Ce n’est pas facile.

Il faut aussi parfois faire le deuil de la première rencontre et des premiers moments. Vous avez peut-être été endormie, et vous avez été séparée de votre bébé pendant un moment. Après une césarienne, vous ne pouvez pas vous déplacer et porter bébé comme vous le souhaitez. C’est le papa qui prend le relais. Mais ce n’est pas satisfaisant pour la maman.

L’accouchement est un moment de vie unique et étrange. Il peut être vécu comme une chose exceptionnelle mais il peut aussi être un traumatisme. Parfois, on a besoin d’un recours professionnel pour dépasser ce traumatisme. Parfois, on a besoin de temps. Parfois, tout va merveilleusement bien. Personne ne peut dire à l’avance ce qui se passera et comment vous le vivrez.

Si c’est déjà passé. Vous n’avez plus d’emprise. C’est fait. Pensez à votre enfant, pensez à la chance que vous avez de l’avoir à vos côtés. Vous ne pourrez peut-être pas oublier votre accouchement. Vous aurez peut-être des angoisses si vous devez à nouveau, accoucher.

Pensez qu’un accouchement ne dure pas longtemps à l’échelle d’une vie. Pensez à tous ces moments de famille qui vous attendent désormais. Ceux-là vont durer bien plus longtemps, toute une vie. Ça ne vous ramènera pas votre accouchement volé. Et oui, c’est difficile d’accepter car quoique j’en dise, un accouchement est un événement extraordinaire dans une vie. On veut toutes s’en souvenir comme le plus beau jour de notre vie! Mais on ne peut pas tout controler. C’est dur mais il faut essayer de relativiser, penser que ce n’est qu’un court moment dans votre vie de maman, et que ce sont tous les autres moments qui dessineront votre histoire. Et peut-être que ça vous aidera à accepter, à oublier un peu, à y donner un peu moins d’importance.

Enceinte, GROSSESSE

Mon fils, ma bataille

A tous ceux et celles qui se sont battus pour avoir un bébé. Qui sont passés par des hauts et des bas. Qui ont un jour cru. Qui ont vu leurs espoirs pietinés au sol. Qui ont dépensé de leur sueur, de leur temps, de leur argent. Qui ont affronté l’ascenseur émotionnel d’attendre, d’y croire et puis non. Qui ont peut-être failli abandonner. Qui ont peut-être même abandonné. Qui ont essayé pendant un temps interminable.

Ceux qui ont bataillé pour avoir un bébé. Ceux qui sont restés dans l’incertitude de pouvoir réaliser leur rêve, de pouvoir concrétiser leur amour, le transformer, le faire évoluer. Ceux qui n’y croyaient plus.

A tous. Non, vous ne devriez pas batailler. C’est parfois injuste.

Si vous aviez su le parcours à l’avance, les douleurs, les doutes, tout pour un enfant, auriez-vous toit changé? Auriez-vous tout arrêté avant d’essayer? Non. Car vous en connaissez le résultat. Car c’est votre parcours. C’est ce même parcours qui vous a amené à cette rencontre avec votre bébé. Ce sont les peines et les doutes qui vous ont amené à cette naissance.

Ne regrettez rien. Vous auriez évidemment préfèré ne pas endurer le doute, l’attente, les visites médicales… Mais il ne faut rien regretter. C’est la suite de tout ces événements qui vous a amené là où vous êtes aujourd’hui. C’est l’attente qui a fait naître l’être tant désiré qu’aujourd’hui vous tenez dans les bras.

C’est facile de vous dire de ne pas regretter. C’est facile de penser que ça valait la peine maintenant qu’il est là. Et pourtant, rien n’a été facile pour en arriver là.

Chérissez votre petit trésor encore plus. Pensez à la chance que vous avez de l’avoir quand vous êtes fatigués, quand il pleure. Pensez à ceux qui se battent encore. Ceux qui ont abandonné. Ceux qui auraient aimé mais qui n’ont pas réussi à avoir un enfant. Ne pensez pas à ceux qui n’ont pas galéré. Ou si, pensez-y. Soyez heureux pour eux. Et soyez heureux pour vous surtout.

Accouchement, GROSSESSE

Souviens-toi de cette nuit.

Souviens-toi de cette nuit. C’est la promesse de l’infini.

C’est la promesse faite, entre nous trois, de ne plus jamais affronter les peines seuls. C’est la promesse d’un avenir incertain mais joints par ce ciment humain et immuable qu’est l’amour. C’est le serment fait à trois de s’aimer pour toujours et de prendre soin les uns des autres. C’est la promesse faite au temps, de ne plus jamais revenir en arrière et de coûte que coûte avancer à trois. C’est la volonté de s’affranchir des peines du passé. C’est un pacte signé avec le temps. Ne jamais regretter et voir pourtant le temps filer entre nos doigts. C’est un défi quotidien qui nous suivra toute notre vie. C’est une soumission au temps et à l’amour qui, à jamais, nous guidera. C’est accepter de se mettre à genoux face à lui et de le laisser en maître. C’est un risque choisi de ne plus jamais être comme avant, de mettre en péril sa vie au nom de celle d’un inconnu. C’est une ode à l’amour, une dédicace fragile mais sûre.

On m’a dit qu’à trois, on est encore plus forts et aujourd’hui, je sais que l’on ne m’a pas menti.

Le plus important, ce n’est pas cette nuit. Elle ne fait que confirmer et célébrer l’amour infini que nous nous portons déjà. L’amour infini que nous te portons déjà.

Texte inspiré d’une citation de Dante Alighieri.

Accouchement, GROSSESSE

La préparation à l’accouchement

Ça y est, vous entrez dans le dernier trimestre de votre grossesse. Et bientôt vous allez débuter les cours de préparation à l’accouchement. Mais vous vous demandez bien en quoi ça consiste un cours de prèp à l’accouchement. Et vous avez bien raison! Peut-on apprendre à accoucher ? L’accouchement n’est-il pas naturel et physiologique?

Eh bien, justement. L’accouchement n’est pas toujours si naturel que ça… Les cours de prèp à l’accouchement sont là aussi pour préparer aux autres éventualités. Mais aussi pour préparer, un peu, son corps à cette grande étape.

Il existe plusieurs types de cours de prèp à l’accouchement: hypnose, cours dans l’eau, haptonomie, sophrologie, yoga…

Je vais vous parler de la préparation classique. Je vais vous parler de la préparation que j’ai faite en fait. Je pense que chaque préparation est unique. Même si les prèp classiques se ressemblent, elles sont toutes différentes aussi. Le contenu, l’ordre des sujets, le temps passé sur tel ou tel questionnement dépend de ce qu’aura décidé la sage-femme avant tout mais pourra aussi varier à cause de vous et de vos questions.

Quand? Et combien de temps?

J’ai débuté mes séances assez tard. Fin mai pour un accouchement prévu fin juillet. Sachant qu’il faut au plus tard, finir la préparation avant le dernier mois de grossesse. C’était short. J’ai fait la dernière séance une semaine avant mon accocuhement. C’est passé, tout juste.

Ma sage-femme était un peu tête en l’air et m’avait un peu oublié… Je ne lui en veux pas. On était aussi en période post premier confinement covid, avec un protocole sanitaire qui évoluait toutes les semaines, des infos qui tombaient à la dernière minute… J’ai déjà eu de la chance de pouvoir faire mes séances à peu près normalement.

J’ai fait 8 séances de préparation à l’accouchement. La plupart en visio. 3 en présentiel. 2 séances seule avec ma sage-femme. Et les autres avec une autre femme enceinte. Le luxe quand même.

Les séances se sont étalées sur 7 semaines à raison d’une séance par semaine. J’en ai fait 2 sur une seule semaine, une fois.

Quoi?

L’ordre des points abordés peut varier d’une sage-femme à l’autre. Mais les points abordés pour la préparation classique se ressemblent. Les voici:

  • Exercices de respiration et de relaxation pour le jour J;
  • Quand partir à la maternité;
  • L’arrivée à la maternité ;
  • Les contractions de travail;
  • La gestion de la douleur;
  • L’allaitement;
  • L’accouchement: la poussée, les complications;
  • Les premières heures après l’accouchement;
  • Les suites de couches;
  • Les soins pour bébé;
  • Les papiers pour la maternité et pour la suite.

Ce que j’en ai pensé?

J’ai beaucoup apprécié la proximité avec ma sage-femme. Je me suis sentie à l’aise pour lui poser toutes les questions qui me passaient par la tête. Mes séances en tête à tête sont bien mais c’est aussi bien d’entendre les questions d’autres mamans et les réponses évidemment. Elles ont parfois des questions auxquelles on ne pense pas.

Quelles questions poser?

Je vous fais une liste non exhaustive de quelques questions car c’est vrai, qu’on ne sait pas toujours à quoi s’attendre dans les premiers cours, et on ne sait pas quelles questions on pourra poser. Ensuite, normalement, on en trouve finalement.

  • Toute question technique portant sur les exercices: est ce que j’expire quand je me lève, ou est-ce que j’inspire? La sage-femme va vous expliquer quelques exercices de respiration et le moment où vous devez inspirer ou expirer est important. N’hésitez pas à reposer les questions là-dessus pour ne pas faire l’inverse de ce qu’il faut.

  • Quand je pense avoir une fuite, un début de perte des eaux, dois-je partir à l’hôpital tout de suite? J’ai des contractions douloureuses, quand dois-je partir à la maternité?

  • Par où vais-je arriver à la maternité? Comment ça se passera quand j’arriverai? Quels papiers va t-on me demander? A quoi sert le monitoring? Suis-je obligée d’être sous monitoring tout le temps? Qui va m’accueillir? Vais-je aller tout de suite en salle d’accouchement ?

  • A quoi ressemble une contraction de travail? Comment savoir que j’ai des contractions de travail? Combien de temps dure une contraction de travail? A partir de quelle régularité, dois-je commencer à me préparer à un depart vers la maternité? Est ce que je peux continuer à boire ou manger même si j’ai des contractions de travail? Jusqu’à quand?

  • Comment puis-je gérer la douleur? Quels exercices? Quelles autres méthodes? Quelles positions pour accoucher existe-t-il? Quel matériel y a t-il à la maternité? Que puis-je apporter? (Ballon, tapis, coussins…) Quels sont les risques de la péridurale? Quand a-t-on le droit à la péridurale? Si je ne veux pas de péridurale, comment puis-je gérer la douleur? Pourrais-je prendre un bain? Faites-vous de l’acupuncture pour soulager la douleur? En quoi ça consiste? Quand peut-on en demander? Comment le papa peut-il m’aider? Quels massages?

  • Quand puis-je essayer de mettre bébé au sein? Dans quelle position? Comment doit être placé sa bouche? Qu’est-ce que le colostrum? Comment puis-je stimuler la montée de lait si bébé ne stimule pas trop? Que puis-je faire si j’ai mal quand il tête? A quelle fréquence doit-il téter? Combien de temps dure une tétée?

  • Quels types de poussées existent-t-il? Quels sont les avantages, les inconvénients à pratiquer l’une ou l’autre? Combien de temps ça dure? Y-a-t-il des positions qui aident le bébé a sortir ou qui sont moins nocives pour le périnée lors de la poussée? Pourrais-je les pratiquer? En quoi consiste la poussée à l’expire?

  • Quelles complications peut-il y avoir pendant un accouchement? Quelles sont les suites liées à l’épisiotomie? Les suites liées aux forceps? Les suites liées à la césarienne? Que se passe-t-il en cas de césarienne d’urgence?

  • Que se passe-t-il une fois le bébé sorti? Pourrais-je faire du peau à peau? Comment sont réalisés les premiers soins de bébé?

  • Quels sont les premiers soins donnés à bébé quand il naît? Quels autres soins faudra-t-il lui donner les premiers jours? Que faut-il que j’apporte dans ma valise pour les soins? Que faut-il préparer pour les soins pour le retour à la maison? Comment se déroule le séjour à la maternité?

  • Quels papiers faut-il prévoir avant le jour J pour la naissance? Qui va déclarer la naissance à la mairie? Que faut-il prévoir comme papier après la naissance?

Humeurs de parents, QUOTIDIEN, VIE DE PARENTS

La couleur de tes yeux

Quand tu es né, ils étaient bleus.

Quand tu es arrivé à la maison, ils étaient bleus.

Quand tu as regardé tes jouets, ils étaient bleus.

Quand tu as pleuré, ils étaient bleus.

Quand tu as souri, ils étaient bleus.

Quand tu as ri, ils étaient bleus.

Quand tu as joué, ils étaient bleus.

Quand tu t’es tenu assis dans ta chaise, ils étaient bleus.

Quand tu as eu 6 mois, ils étaient bleus.

Aujourd’hui, ils sont encore bleus.

Pour être honnête, en réalité je ne suis pas certaine de savoir déterminer la couleur des yeux de mon bébé. Selon, la lumière du jour, ils peuvent paraître legèrement marrons ou bleus/gris foncés, ou moyens clairs.

Saviez-vous que la plupart des bébés naissent avec des yeux bleus? Et que la couleur des yeux peut changer des mois voire, pour certains, quelques années après la naissance d’un bébé?

A la naissance, la couche supérieure de l’iris ne produit pas encore de mélanine. Le bleu que l’on aperçoit dans les yeux de notre bébé est la couche profonde de l’iris qui apparaît en transparence. Or, c’est la mélanine justement qui donne la couleur definitive des yeux.

Si la mélanine est très présente, les yeux seront plutôt dans les tons bruns. Si, elle est peu présenté, ils seront bleus. La mélanine détermine aussi si les yeux seront clairs ou foncés.

La couleur ses yeux est héréditaire. Dans notre cas, Alex a les yeux marrons et j’ai les yeux bleus. Nous ne pouvons donc savoir à l’avance quelle sera la couleur définitive de notre fils.

Alors, je ne sais pas comment seront ses yeux dans quelques mois où quand il aura 18 ans.

Tout ce que je sais, c’est que la couleur de ses yeux est celle de notre plus grande fierté. C’est la couleur de notre amour, de notre union.

Evènements, Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Souvenirs de 2020

Quand on vous dit 2020, à quoi pensez vous? Covid, covid, covid, covid, covid… covid, non? Ah oui, aussi: maladie, morts, confinement, reconfinement, masques, microbes, propagation, virus…

On est sûr(e)s de vouloir fêter la nouvelle année? Quand on voit ce que 2020 a donné, a-t-on vraiment envie de connaître la suite?

2020 a été une année particulière pour le monde entier. Pour beaucoup, ça a été une année horrible, pénible, étrange, solitaire, cruelle, épuisante, effrayante, révélatrice, intrigante, inquiétante, difficile, pauvre, accablante, tragique, dramatique, triste, énervante, frustrante…

Une année à effacer de nos mémoires et de nos vies. Une année pour appuyer sur le bouton reset et repartir à zéro.

Ce qui est sûr, c’est que tous les événements de cette année, ont forcément fait évoluer nos vies en mal mais peut-être en bien pour certaines choses. Il faut peut-être creuser un peu mais je suis certaine que l’on peut ressortir un peu de positif de cette année.

Je garderai en mémoire les moments passés chez nous dans notre maison. Les weekends tranquilles où on a vraiment profité de cette intimité et de notre foyer.

Trouver du positif dans l’année 2020 est quand même très facile pour moi. C’est l’année de la naissance de mon fils, de mon premier enfant. Et c’est ce dont je me souviendrai en premier.

Alors, non. Je ne veux pas annuler cette année. Pas tout, en tout cas.

Je veux me souvenir de 2020 comme l’année de naissance de mon fils.

Je veux me souvenir de 2020 comme l’année de mon accouchement, de notre rencontre, de ses premiers rires, ses premiers pleurs, de nos premiers câlins, de toutes ses premières fois.

Je veux aussi garder en mémoire les moments particuliers de ma grossesse: l’annonce à la famille, aux amis évidemment mais aussi tous les moments quotidiens.

Je me souviendrai de la bienveillance de mes amis, de ma famille mais aussi de mes collègues et des gens croisés dans un magasin ou ailleurs. Je me souviendrai de leur regard.

GROSSESSE, Post-partum

La boîte à papa

Parce que papa aussi mérite d’être valorisé et félicité à la naissance de son enfant.

J’ai tissé un lien indescriptible avec mon bébé pendant ma grossesse. J’ai senti le poids, les symptômes comme les nausées, la fatigue. J’ai senti ses premiers mouvements et ses premiers hoquets. J’ai communiqué avec lui en lui parlant, en caressant mon ventre. Il a entendu le moindre de mes mouvements, la moindre de mes paroles. Il a senti quand je marchais, quand je dansais, quand je me reposais. Il a goûté ce que je mangeais. Il m’a suivi partout où j’allais.

Et de temps en temps, il a entendu la voix de son papa et senti sa main qui caresse mon ventre. Et voilà, c’est tout.

Comme tous les papas, j’imagine, Alex avait plus de mal que moi à tisser ce lien. Il était surtout impatient que j’accouche pour le connaître. Moi, je le connaissais déjà.

Pour qu’Alex se sente tout de suite très impliqué dans son rôle de papa, j’ai décidé de lui préparer une boîte à papa. Je lui ai préparé des petites affaires secrètement et je le lui ai offert le lendemain de mon accouchement.

Plus exactement, je l’ai caché dans la maison et je lui ai fait un petit jeu de chaud ou froid, au téléphone pour qu’il la trouve et l’ouvre à la maison pendant que j’étais à la maternité avec Léo.

La boîte à papa

Je l’appelle boîte mais j’ai opté pour un pochon personnellement. Une jolie boîte convient parfaitement. Voilà ce que j’ai glissé à l’interieur:

  • Une petite lettre rédigée par bébé ;
  • Une plaquette de chocolat super papa ;
  • Des petits bonbons ;
  • Une tétine pour bébé ;
  • Un petit livre pour bébé.

Je n’étais pas là quand il l’a ouverte. Le but étant que l’ouverture de ses petits cadeaux marquent le coup et prolonge l’émotion de l’arrivée de bébé aussi. C’est vrai que retourner à la maison seul, alors que l’on vient d’être papa doit être étrange. Je sais qu’il a été très ému et qu’il a beaucoup aimé ses cadeaux.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Ce qu’il ne faut pas dire à un jeune papa

A la naissance de bébé, il n’y a pas que maman qui a le droit à quelques petites phrases piquantes.

T’es sûr de ce que tu fais?

Eh oui, un papa ça n’en sait pas plus qu’une maman mais c’est quand même le papa. Pas facile quand on est maman de ne pas émettre une opinion derrière cette question, et de se taire quand il s’agit de notre petit bébé.

C’est ton tour.

Bon… vous avez le droit de la dire. Mais c’est vrai, qu’à 3 heures du matin, personne n’a envie d’entendre ça.

Il veut sa maman.

Bah oui, ça peut être frustrant d’être relégué au second plan dans la vie de celui qui nous est le plus cher.

T’as pris ton congé paternité? T’as le temps, toi.

Non et encore non. Les papas ont le droit à un congé paternité qui n’est déjà pas trés long, ne les culpabilisons pas s’ils le prennent.

Il est allaité? C’est tranquille pour toi.

Si vous dites cette phrase, il y a deux possibilités: vous n’avez jamais été papa et ne savez pas que c’est quand même du job, ou alors vous êtes un papa vieux jeu et vous avez laissé la maman tout gérer. Mais aujourd’hui, les papas s’impliquent et en font beaucoup aussi.

Tu as fait une couvade, non?

Gênant si ce n’est pas le cas.

T’es dispo ce weekend, on fait un apéro?

Pour celle-là, c’est quitte ou double. Il peut venir, c’est gagné. Il n’attendait que ça pour s’échapper quelques heures et se rappeler sa vie d’avant. Il ne peut pas ou il est épuisé. Il est dégoûté de ne pas pouvoir venir.

On fait un apéro jeudi soir, tu viens?

En semaine? Vous êtes joueurs de demander ça.

Tu trouves pas que j’ai grossi?

Posée peu après un accouchement, il y a peu de chances que la réponse soit non. Le papa a donc deux options: répondre oui, à ses risques et périls ou répondre non et mentir.

Il a les yeux de ton pote Bast, non?

Dite par un copain qui veut clairement mette le souk dans le couple. Hihi.