GROSSESSE, Post-partum, VIE DE PARENTS

A toi, qui as perdu ton bébé

Je n’ai pas les mots. Je ne les aurai jamais. Je souhaite pourtant exprimer avec les mots qui me viennent mais qui ne seront jamais assez, à quel point je te soutiens.

A toi la maman, à toi le papa, à toi le bébé parti parmi les anges. Je voudrais vous dire que je ne sais pas la douleur que c’est. Je ne sais pas la douleur au quotidien. La nuit, le jour à chaque instant, à chaque respiration, à chaque regard compatissant, à chaque discours des uns et des autres, qui se veulent compatissant mais qui peuvent être blessants.

J’aimerais te dire que si ton bébé est parti, c’est sans doute que c’était écrit, que peut-être, il souffre moins maintenant. Mais c’est faux. C’est dans tes bras, en bonne santé, qu’il aurait été le mieux! Il aurait été heureux avec toi. Mais tout ça n’arrivera pas.

C’est injuste. Oui, ça, tu peux le crier haut et fort. C’est INJUSTE! C’est insupportable, inimaginable, insurmontable.

Jamais on ne surmonte une telle déchirure. C’est ton âme qui s’est envolée. Et personne, ne pourra jamais te la ramener. Elle est partie a jamais avec ton bébé.

J’aimerais te dire que ça ira mieux un jour mais je ne peux pas te regarder droit dans les yeux et penser ces mots. Je ne pense pas que la douleur s’atténue. Je pense que tu es condamnée. Condamnée à vivre ce malheur tous les jours. Tes pensées, tes cauchemars et ton propre corps porteront à jamais la souffrance. Où que tu ailles, quoique tu fasses, jamais tu ne pourras t’en débarrasser.

Plus rien ne sera comme avant.

C’est une douleur qui envahit. Elle envahit ton âme, ton coeur, ton corps et ton esprit. Elle ne laisse plus rien de toi qu’une ombre. Tu as le droit de la laisser t’envahir, te submerger, prendre le dessus sur toi. Tu as le droit de ne plus pouvoir, de ne plus vouloir. Tu as le droit de ne plus voir.

Tu ne vois plus ceux qui t’aiment, ceux qui t’entourent et je peux le comprendre. Tu peux même trouver leur amour insupportable. Tu as le droit de laisser la douleur, la colère prendre le dessus sur tout.

J’imagine que c’est de la colère. J’imagine que ça y ressemble. Mais que le mot est faible. Je ne sais pas en vérité. Je ne sais pas ce que tu vis. Je ne sais pas ce que c’est.

Quoique tu ressentes, où que tu en sois, je te soutiens avec mes mots. Ce n’est pas grand chose. C’est quelque chose. C’est infime.

Je peux te donner de mon temps. Je peux te prêter une épaule. Je peux préparer de quoi manger. C’est infime. C’est tout ce que je peux faire.

Humeurs de parents, QUOTIDIEN, VIE DE PARENTS

La couleur de tes yeux

Quand tu es né, ils étaient bleus.

Quand tu es arrivé à la maison, ils étaient bleus.

Quand tu as regardé tes jouets, ils étaient bleus.

Quand tu as pleuré, ils étaient bleus.

Quand tu as souri, ils étaient bleus.

Quand tu as ri, ils étaient bleus.

Quand tu as joué, ils étaient bleus.

Quand tu t’es tenu assis dans ta chaise, ils étaient bleus.

Quand tu as eu 6 mois, ils étaient bleus.

Aujourd’hui, ils sont encore bleus.

Pour être honnête, en réalité je ne suis pas certaine de savoir déterminer la couleur des yeux de mon bébé. Selon, la lumière du jour, ils peuvent paraître legèrement marrons ou bleus/gris foncés, ou moyens clairs.

Saviez-vous que la plupart des bébés naissent avec des yeux bleus? Et que la couleur des yeux peut changer des mois voire, pour certains, quelques années après la naissance d’un bébé?

A la naissance, la couche supérieure de l’iris ne produit pas encore de mélanine. Le bleu que l’on aperçoit dans les yeux de notre bébé est la couche profonde de l’iris qui apparaît en transparence. Or, c’est la mélanine justement qui donne la couleur definitive des yeux.

Si la mélanine est très présente, les yeux seront plutôt dans les tons bruns. Si, elle est peu présenté, ils seront bleus. La mélanine détermine aussi si les yeux seront clairs ou foncés.

La couleur ses yeux est héréditaire. Dans notre cas, Alex a les yeux marrons et j’ai les yeux bleus. Nous ne pouvons donc savoir à l’avance quelle sera la couleur définitive de notre fils.

Alors, je ne sais pas comment seront ses yeux dans quelques mois où quand il aura 18 ans.

Tout ce que je sais, c’est que la couleur de ses yeux est celle de notre plus grande fierté. C’est la couleur de notre amour, de notre union.

QUOTIDIEN, Sommeil

Pour ou contre le cododo?

Vaste sujet que le cododo… Certaines personnes sauront peut-être répondre à cette question. Sans doute qu’il y a des parents qui ont un avis tranché sur le sujet. Nous, concernant, ça n’a pas été si évident.

Avec Alex, on s’est posés la question durant ma grossesse. Avant ca, je n’aurais vraiment pas imaginé pratiquer le cododo. Mais on ne sait jamais à l’avance quelle maman on sera. Très vite donc, on s’est dit qu’on allait le pratiquer. Nous ne l’avons fait que durant les 2 premiers mois de Léo. Ensuite, Léo a dormi dans sa chambre. Si on a apprécié faire du cododo, on a aussi grandement apprécié quand il a dormi dans sa chambre. Je vous explique ce qu’on a apprécié dans le cododo et pourquoi on a arrêté.

C’est quoi le cododo?

C’est le fait de dormir dans la même pièce que bébé. Mais pas dans le même lit. Si vous dormez dans le même lit que bébé, c’est du co-sleeping. Cette pratique-là, est déconseillée par la plupart des sage-femmes ou pédiatres car considérée comme dangereuse. Il y a un risque de rouler sur le bébé et de l’écraser pendant son sommeil. Il y a un risque qu’il s’étouffe avec l’oreiller ou la couette, ou les draps. Il y a un risque qu’il ait trop chaud.

La pratique du cododo, et non du co-sleeping est conseillée jusqu’au 6 mois de bébé. Après 6 mois, le risque de mort subite est bien moins important pour le nourrisson.

Le cododo dans le monde

Le cododo ou co-sleeping est extrêmement répandue ailleurs dans le monde. Tellement pratiqué, que c’est le fait de faire dormir bébé seul dans une chambre qui est hors de la norme dans de très nombreux pays. Faire dormir bébé dans sa chambre, seul est en réalité une pratique très occidentale, vieille de 100 ans. Alors que faire dormir bébé contre soi, est une pratique ancestrale. Depuis la nuit des temps, les premiers hommes et femmes préhistoriques ne faisaient pas dormir leur enfant seuls, à 6 mètres d’eux. Dans les sociétés traditionnelles, le bébé dort avec le reste de la famille dans une même pièce. C’est aussi la norme dans les pays industrialisés asiatiques, africains et sud-américains.

Les avantages que l’on a trouvé au cododo

C’est simple. Les études montrent qu’il y a moins de mort subite du nourrisson quand ils dorment dans la même pièce que leurs parents. C’est LA raison qui peut vous convaincre. C’est celle qui nous convaincu. L’OMS, l’UNICEF et la COFAM recommandent cette pratique jusqu’aux 6 mois de bébé.

Les bébés auraient également un sommeil plus réparateur quand ils dorment près de leurs parents. Je n’ai pas vérifié. Mais ça me paraît plausible. Est-ce que je dors bien quand Alex n’est pas la, avec moi? Pas sûre… Est-ce que j’apprécie dormir seule dans un lit? Non, pas vraiment. Alors je peux comprendre qu’un nourrisson apprécie dormir dans la même pièce que ses parents.

C’est pratique pour l’allaitement. Pas la peine de se lever de son lit pour allaiter bébé. Mais vous êtes obligées de le prendre avec vous, même si, par exemple vous souhaitez allaiter allongée. Si vous vous rendormez, vous n’êtes plus en cododo mais en cosleeping.

Les inconvénients

Un bébé qui dort, c’est bruyant. Et ça peut empêcher de bien dormir. En tout cas, nous, c’est vrai, qu’on ne dormait que d’un oeil avec Léo dans la chambre. On était toujours sur le qui-vive: il a fait un bruit, est-ce qu’il va pleurer?

C’est le seul inconvénient que je vois. Mais c’est un inconvénient important quand bébé n’est pas un gros dormeur, qu’il se réveille souvent.

Notre expérience avec le cododo

On a voulu faire du cododo avec Léo dès le départ. Le problème c’est qu’entre ce qu’on veut et ce qu’on parvient à faire, il y a une marge. Dès qu’on posait Léo dans son lit, et même si on l’allongeait à côté, il hurlait. Il ne voulait dormir que contre nous… Alors on a cédé, épuisés, je l’avoue et on a fait du co-sleeping. Je ne vous le conseille pas. Mais c’est la seule solution que l’on a trouvé supportable pendant quelques semaines.

Petit à petit Léo a accepté de dormir dans son lit. Au départ, il y restait sans dormir quelques minutes sans rien dire. Puis 10, 15 minutes. Puis, il commençait à y faire des siestes de 30 minutes. Les siestes se sont rallongées petit à petit.

Il continuait à se réveiller pour manger une à deux fois par nuit.

Au bout de 2 mois, on a décidé d’arrêter le cododo néanmoins.

Pourquoi on a arrêté le cododo.

Même si Léo dormait mieux et que c’était bien pratique pour l’allaitement, il faisait beaucoup de bruits en dormant et on restait toujours un peu en sommeil léger, prêts à agir au moindre signé de réveil. Je n’avais pas envie de le faire dormir seul dans sa chambre tout de suite. Je voulais vraiment tenir jusqu’à ses 6 mois.

Mais Alex était fatigué et n’avait bientôt plus de jours ni de congé paternité à poser… Il avait besoin d’un sommeil plus réparateur.

Je pense que le cododo doit se décider à deux alors on a doucement habitué Léo à dormir dans sa chambre. On a déplacé son lit dans sa chambre et on a commencé par les siestes.

Je crois que ça nous a pris 2 semaines pour faire la transition complète.

Ce que je pense du cododo

Effectivement, quand on a arrêté, c’était plus fatigant d’aller le chercher dans sa chambre pour l’allaitement mais pas autant que je me l’étais imaginé.

J’ai bien mieux dormi une fois que Léo était dans sa chambre. J’avais moins l’impression de somnoler. Mon sommeil me semblait plus profond et plus réparateur. Je pense que c’était la bonne décision pour nous. Bébé a besoin de parents en forme aussi.

La transition s’est bien passée. Pas plus de pleurs. Rien à signaler du côté de bébé.

C’était une étape nécessaire pour nous rassurer. C’est bien qu’on l’ait faite.