Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

A tous les papas…

Un papa, c’est formidable? Un papa, c’est un super héros aux yeux de tous! C’est celui qui chasse tous les monstres de toutes les pièces de la maison. C’est celui qui vole au secours de maman quand elle se fait attaquer par une araignée… C’est lui encore, qui utilise sa super force pour ouvrir les bocaux! C’est celui qui met de l’animation dans le salon, qui fait rire tout le monde, qui m’apporte de la douceur par ses bisous et qui pique en même temps.

Bref, vous vous demandez si je n’en fais pas un peu trop? Oui, certainement. Mais parfois, il le faut. Pas trop souvent quand même. Car sur cette terre, il existe des supers papas. Même si ce ne sont pas toujours des supers héros. Ou alors de ceux qui ont leurs faiblesses. Qui râlent parfois. Peut-être qu’ils n’en font pas autant que maman. Ou peut-être qu’ils en font plus. Ils n’ont pas accouché. Ils ne savent pas la douleur. La fatigue. Le stress. La peur. Enfin, ils ne la connaissent pas comme les mamans. Ils n’ont pas porté le bébé. Ils n’ont pas connu la proximité, la joie, le bonheur de porter la vie puis de la donner. Mais à leur manière, ils font le bonheur de bébé. A leur manière, ils mettent leur pierre à l’édifice.

Quand tout s’écroule, quand il faut consolider en rassurant, en donnant la main, en encourageant, ils sont un soutien pour la maman. Je parle des papas mais évidemment, ça peut aussi une deuxième maman si il n’y a pas de papa. C’est la même chose. L’union fait la force.

Un papa, c’est aussi un modèle pour bébé. Comme chacun de ses parents, papa montre comment manger, comment, marcher, comment jouer… C’est un pilier pour bébé. Une sorte de coffre fort avec un trésor immense à l’intérieur: un amour infini. Un abri pour bébé pour le protéger.

Un papa, ça ne ment pas sauf quand la vérité fait trop mal. Un papa, ça protège. Ça protège de ce qui blesse.

– Pourquoi les juifs et les chiens n’ont pas le droit d’entrer papa?

– Ben, ils ne veulent ni juifs ni des chiens dans le magasin. Chacun fait ce qu’il veut! Il y a une boutique, là, une quincaillerie… Eux, ce sont les espagnols et les chevaux qu’ils ne font pas entrer. Et machin…, le pharmacien, précisément hier, j’étais en compagnie d’un chinois qui possède un kangourou: « Non, les chinois et les kangourous ne peuvent pas entrer! » Ils lui sont antipathiques.

– Mais nous, nous laissons entrer tout le monde!

– Eh bien alors, à partir de demain, nous aussi on va en mettre une. Qu’est-ce que tu n’aimes pas toi?

– Les araignées.

– Moi, c’est les wisigoths. On va mettre une pancarte ;  » Interdit aux araignées et aux wisigoths! » Et alors! Ils m’ont toujours cassé les pieds ces espèces de wisigoths. Ça suffit!

La vie est belle, Frank Capra.

Un papa, dans les yeux d’un enfant, c’est un peu un héros. Un peu. J’insiste, un peu. Parce que maman aussi, c’est une super héroïne.

Un papa, ça a réussi, quand son enfant lui dit, qu’il le garderait comme père dans une autre vie.

Accouchement, GROSSESSE

Désacraliser l’accouchement

L’accouchement. Ce moment qu’on attend avec impatience même quand on en a peur. Ce moment que l’on imagine par avance, magique, extraordinaire. Ce moment que l’on prépare pendant des semaines, des mois. Ce moment qui peut aussi être un souvenir douloureux.

Malheureusement. On a toutes des attentes par rapport à notre accouchement. On veut évidemment que tout le monde soit en bonne santé. Mais on a d’autres souhaits supplémentaires.

Le moment de l’accouchement est tout un symbole. C’est une naissance multiple: la naissance de votre ou vos bébé(s), mais aussi d’un amour inconditionnel, et parfois la naissance de deux parents. C’est aussi tout un paradoxe alors que vous devriez vous sentir puissante, car vous donnez la vie, c’est aussi le moment où vos vies peuvent basculer et ne dépendre que des autres. Alors que vous devriez vous sentir forte, vous pouvez vous sentir fragile, inquiète, apeurée. Alors vous devriez contrôler, car c’est vous qui poussez, vous pouvez perdre ce contrôle.

Certaines rêvent d’accoucher par voie basse. La plupart, je dirais. D’autres préfèreraient avoir une césarienne, quelques unes j’imagine. Personne ne rêve des complications qui peuvent toutefois arriver: forceps, injections, hormones de synthèse, épisiotomie, déchirure, césarienne d’urgence, hémorragie, infection.

Quand ces complications arrivent, il peut se passer deux choses en vous. Soit vous les acceptez, cela ne vous dérange pas. Cela ne trouble pas la vision que vous vous étiez faite de votre accouchement. Soit cela détruit l’accouchement de vos rêves et vous en gardez un souvenir amer.

Dans le second cas, un travail de deuil commence alors. Car oui, c’est un deuil. Il faut faire le deuil de l’accouchement tant espèré. Ce n’est pas facile.

Il faut aussi parfois faire le deuil de la première rencontre et des premiers moments. Vous avez peut-être été endormie, et vous avez été séparée de votre bébé pendant un moment. Après une césarienne, vous ne pouvez pas vous déplacer et porter bébé comme vous le souhaitez. C’est le papa qui prend le relais. Mais ce n’est pas satisfaisant pour la maman.

L’accouchement est un moment de vie unique et étrange. Il peut être vécu comme une chose exceptionnelle mais il peut aussi être un traumatisme. Parfois, on a besoin d’un recours professionnel pour dépasser ce traumatisme. Parfois, on a besoin de temps. Parfois, tout va merveilleusement bien. Personne ne peut dire à l’avance ce qui se passera et comment vous le vivrez.

Si c’est déjà passé. Vous n’avez plus d’emprise. C’est fait. Pensez à votre enfant, pensez à la chance que vous avez de l’avoir à vos côtés. Vous ne pourrez peut-être pas oublier votre accouchement. Vous aurez peut-être des angoisses si vous devez à nouveau, accoucher.

Pensez qu’un accouchement ne dure pas longtemps à l’échelle d’une vie. Pensez à tous ces moments de famille qui vous attendent désormais. Ceux-là vont durer bien plus longtemps, toute une vie. Ça ne vous ramènera pas votre accouchement volé. Et oui, c’est difficile d’accepter car quoique j’en dise, un accouchement est un événement extraordinaire dans une vie. On veut toutes s’en souvenir comme le plus beau jour de notre vie! Mais on ne peut pas tout controler. C’est dur mais il faut essayer de relativiser, penser que ce n’est qu’un court moment dans votre vie de maman, et que ce sont tous les autres moments qui dessineront votre histoire. Et peut-être que ça vous aidera à accepter, à oublier un peu, à y donner un peu moins d’importance.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Avant d’être maman, je pensais

Il a neigé sur mes idées. Il a neigé sur mes idées préconçues. Il a neigé sur mes idées préconçues de non-maman.

Il a neigé sur tous ces préceptes que j’avais avant d’accoucher. Il a neigé sur tout ce que je m’imaginais avant quand je pensais à ma vie future. Avant d’être maman, je pensais faire de telle ou telle façon, et la réalité a changé mes idées.

Quand je pensais à ma vie future, j’imaginais que je ferais les choses de telle manière. Même si je me doutais que rien n’était immuable et que j’aurais le temps de changer d’avis.

Alors qu’est-ce qui change entre le avant l’accouchement et l’après? Qu’est ce qui nous fait oublier nos beaux préceptes pour en adopter d’autres?

La douleur

Je ne prendrai la péridurale.

Disait la guerrière.

Certaines femmes affirment parfois haut et trop fort, qu’elles ne veulent pas de péridurale et qu’elles veulent un accouchement naturel. Et quand les contractions arrivent… Elles font de leur mieux et parfois se ravisent! Bon, j’ai eu la péridurale mais j’étais plutôt préparée a cette idée. C’était une option dans ma tête. Je l’avais envisagé. Donc c’était facile à accepter. Ce n’était pas un échec pour moi. En tout cas, bravo à celles qui tiennent leur résolution!

La tétine

Il/Elle n’aura pas de tétine.

J’ai lutté. J’ai tenu un bon mois. Je lui donnais le sein sans arrêt. Ma volonté dépassait la fatigue. Pourquoi j’ai lutté contre la tétine? Certains parents ne veulent pas de tétine car ils craignent une déformation de la mâchoire ou parce qu’ils pensent que le pouce, c’est plus simple. Pas de risque de perdre son pouce. Je voulais juste éviter une confusion sein/tétine. J’ai retardé la tétine. On a essayé quand même plusieurs fois… Des moments de doute ou de fatigue où j’ai cédé. Mais il ne la voulait de toute façon pas la prendre. Peut-être qu’il sentait ma réticence. La tétine ne remplace certes pas les câlins mais ça aide tellement ! Ça l’aide à s’apaiser. Ça aide à l’endormissement.

Je le laisserai pleurer.

Je ne le laisserai pas pleurer.

On s’imagine qu’on fera de telle ou telle manière avant que bébé soit né Moi, je laisserai pleurer mon bébé pour ne pas qu’il fasse de caprices. Moi, je ne le laisserai pas pleurer car je pense que s’il pleure c’est qu’il a besoin de quelque chose. En vérité, on a toujours une démarche, une idée de ce qu’on va faire. Et on la suit du mieux qu’on peut. En vérité, on fait de son mieux. On fait ce qui nous semble le mieux aussi.

Zéro écran avant deux ans. Et ensuite, de façon très modéré et avec l’adulte…

Aucun parent ne veut que son enfant regarde les écrans, au moins tout petit. Enfin, peut-être qu’il y a une infime partie de parents que ça ne dérange pas. On sait aujourd’hui que les écrans sont nocifs, surtout en bas âge. Mais, chacun fait encore une fois de son mieux. Certains parents résistent. D’autres craquent. En réalité, tous veulent quand même le bien de leur enfant. Bravo à ceux qui résistent. J’espère arriver à en faire autant.

Je pense qu’il y a plein d’autres idées d’avant, qui peuvent évoluer une fois que l’on est dans la réalité des choses. Je ne vous ai mis que celles qui me parlent vraiment, pour lesquelles je me sens concernée d’une manière ou d’une autre.

Si le pas de tétine n’a pas de grande conséquence pour moi. Peut-être que ça aurait créée une confusion de tetine au bout d’un moment. Mais je n’aurais pu m’en passer à ce moment-là. J’étais fatiguée. Je tiens vraiment à réussir à gérer les écrans. Je ne veux vraiment pas que mon fils voit un écran avant deux ans. On tient bon. Mais il est encore tout petit, c’est facile pour l’instant. Je ne sais pas de quoi demain sera fait.

Alors, si vous n’arrivez pas à vous tenir à vos préceptes, avec le temps, c’est normal. Déculpabilisez. Votre enfant est en bonne santé. Il est heureux. Ça, ce n’est pas rien. C’est le signe que vous êtes de bons parents. Même si vous ne vous sentez pas parfaits. Personne ne l’est.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Je suis devenue maman

Bon, bébé est là. Papa et maman aussi. Où est la notice d’emballage?

Je suis devenue maman. Je ne suis pas née avec des compétences de maman. Et ça, même si j’ai joué à la maman avec mes poupées, quoique ce n’était pas mon jeu préféré. Même si j’ai joué à la maman avec mes amies, mes cousines et mes cousins.

On ne naît pas maman, on le devient.

Enfin, il paraît. Je suis assez d’accord avec cette expression même si je trouve que l’accouchement, est la naissance de bébé mais aussi des parents. Au moins pour le premier enfant. On devient parents, maman et papa quand on prend son rôle de parents, quand on rencontre notre premier enfant pour la première fois. La première rencontre, que ce soit lors d’un accouchement, ou lors d’une visite quand on adopte, est une naissance de la parentalité.

Comme je vous le disais, je suis devenue maman. Je suis devenue maman quand j’ai accouché. Quand je l’ai vu. Quand je l’ai serré contre moi, la première fois. Quand je l’ai nourri. Quand je lui ai souri. Quand il a posé son regard sur moi. Quand il a pleuré. Quand il a serré mon petit doigt. Quand j’ai senti son odeur. Quand j’ai caressé ses cheveux.

J’ai appris à être maman au fur et à mesure. Et c’est un apprentissage de tous les jours, longs, sans doute jamais vraiment terminé.

J’apprends à être maman à chaque fois que je le tiens dans mes bras, que je le change, que je le rassure, que je le console, que je cherche à comprendre ce qu’il a, que je trouve ce qu’il a, ou que je ne trouve pas.

J’apprendrai à être maman, ou si tard encore quand il sera triste, heureux, en colère, curieux, apeuré, énervé, froissé, sérieux, excité, jaloux, déçu… Quand il apprendra à lire, à écrire, à compter. Quand il parlera anglais mieux que moi. Quand il sera plus fort que moi à la course, aux jeux, ou en mathématiques… Quand il sera amoureux. Et peut-être quand il sera papa, s’il l’est un jour.

Alors à toutes les mamans jeunes ou moins jeunes, bravo pour votre parcours, qu’il soit court pour l’instant ou déjà long. Bravo aux papas aussi. Devenir parents n’est pas simple. Pas si inné que ça d’ailleurs. J’ai bien peur qu’être parents est un apprentissage de toute une vie. A chaque étape, son lot de questionnements et de doutes. A vous de jouer!

Education, QUOTIDIEN

L’éducation d’hier à aujourd’hui

Fouet, martinet, enfermement, placard, alcool, sirop pour la toux, châtiments corporels, sangles, laisse, privations alimentaires… toutes ces choses ne vous font pas ou plus penser à un enfant. Et pourtant, ces pratiques, qui aujourd’hui peuvent choquer, ont bel et bien existées. Non seulement, ces pratiques existaient mais en plus, elles rentraient dans les moeurs, dans la normalité.

C’était normal de sangler son enfant à son lit pour qu’il ne nous réveille pas trop tôt. C’était normal de battre son enfant parce qu’il avait fait une bêtise. C’était normal de le priver de repas en punition. C’était normal de l’attacher avec une laisse pour ne pas qu’il s’échappe. C’était normal de mettre un peu d’alcool dans son biberon pour qu’il dorme…

L’enfant était un petit démon qu’il fallait punir pour qu’il apprenne. Il fallait qu’il se plie à nos exigences d’adultes. L’enfant était un être inférieur et incompétent. L’enfant et ses émotions étaient secondaires, sans importance, encombrants même peut-être.

Ce qui importait, était qu’il ne dérange pas notre quotidien. Que l’adulte puisse faire sa journée et sa nuit, comme avant qu’il ne soit là.

On pensait aussi que c’était la seule manière acceptable de lui faire comprendre ce qu’on exigeait de lui. Nos exigences et nos attentes ne correspondaient en rien à leur âge ou à leurs émotions. Mais on ne se posait pas la question. Tout le monde faisait ainsi. C’était normal.

Notre vision de l’enfant, notre vision de l’éducation ont évolué. Dans notre société actuelle, ce qui est important pour réussir (Je n’aime pas ce terme mais je n’arrive pas à trouver le mot), c’est l’estime de soi et l’autonomie.

Je pense que c’est en leur donnant confiance en eux, que nos enfants pourront réaliser les possibles, concrétiser leurs projets, avoir le courage de se lancer, oser se construire comme ils le souhaitent.

L’éducation d’aujourd’hui se veut bienveillante. Bienveillante mais pas permissive. Aujourd’hui, on traite l’enfant comme ce qu’il est, une personne.

On se doit de comprendre ses actes et ses mots. On se doit, en tant que parents, de respecter notre enfant, ses émotions, ses peurs, ses manières d’exprimer ce qu’il n’arrive pas à mettre en mot, à contrôler, à réprimer. Car si l’enfant est une personne, il n’est pas un adulte. Il a des émotions mais n’a pas la capacité, comme les adultes de contrôler ses émotions. Il est dans l’immédiateté.

Depuis toujours, on demande, on exige que l’enfant s’adapte à nos envies d’adultes. Aujourd’hui, c’est à nous de faire notre part, de raisonner différemment. De se mettre à la place de notre bébé ou de notre enfant, de comprendre sa demande, et de l’aider en apportant une réponse.

Avant de dire non à une demande, avant de cataloguer notre enfant, avant de se fâcher, essayons d’abord de comprendre ce qui motive ses actes. Punir n’empêchera pas la récidive. Mais trouver la source du problème est un pas vers la résolution.

C’est à notre tour, nous les adultes, de nous élever à hauteur d’enfants. Et si c’est une tâche complexe, un défi de chaque instant, un effort parfois exténuant, c’est aussi le gage d’une relation construite sur l’amour, la confiance et la responsabilité des parents et des enfants.

Inspiré du livre d’Isabelle Filiozat, Au coeur de nos émotions.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Et si j’étais papa?

Et si j’etais le papa?

Et si j’étais papa, est ce que je serais frustré? Frustré de ne l’avoir porté pendant 9 mois, de ne pas l’avoir senti bougé, de ne pas avoir été le centre de l’attention. Frustré de rentrer chez moi le soir après l’accouchement, seul.

Est ce que j’aurais le sentiment d’être moins moins important à ses yeux? Au début, en tout cas, peut-être? Est ce que ça me peinerait? Est-ce que je serais jaloux ? Est-ce que je me sentirais délaissé par la maman?

Est-ce que je l’aimerais de la même façon? Est ce que je l’éleverais de la même façon? Est ce que je me poserais autant de questions?

Est ce que je voudrais lui transmettre les mêmes choses qu’en étant sa maman? Est ce que je l’habillerais différemment? Est ce que je serais soucieux de son comportement avec les filles? Est ce que je serais soucieux de mon comportement avec les femmes, plus que d’ordinaire disons?

Ce dont je suis sûre c’est que si j’étais papa, je voudrais être un papa comme le tien. Un papa qui se lève la nuit pour te donner le biberon ou remettre ta tétine, et le jour quand il est 6h et que tu as fini ta nuit. Un papa qui fait la cuisine avec toi. Un papa qui éteint la télé quand tu es dans la pièce. Un papa qui joue avec toi, qui te raconte des histoires, qui te fait faire de la voiture alors que tu n’as pas vraiment l’âge. Un papa qui s’occupe de toi quand tu pleures. Un papa qui te promène en poussette. Un papa qui t’emmène voir le médecin quand il y a besoin. Un papa qui fait se son mieux pour ne pas rentrer trop tard du travail.

T’en as de la chance, toi, d’avoir un papa comme lui.

GROSSESSE, Post-partum

La boîte à papa

Parce que papa aussi mérite d’être valorisé et félicité à la naissance de son enfant.

J’ai tissé un lien indescriptible avec mon bébé pendant ma grossesse. J’ai senti le poids, les symptômes comme les nausées, la fatigue. J’ai senti ses premiers mouvements et ses premiers hoquets. J’ai communiqué avec lui en lui parlant, en caressant mon ventre. Il a entendu le moindre de mes mouvements, la moindre de mes paroles. Il a senti quand je marchais, quand je dansais, quand je me reposais. Il a goûté ce que je mangeais. Il m’a suivi partout où j’allais.

Et de temps en temps, il a entendu la voix de son papa et senti sa main qui caresse mon ventre. Et voilà, c’est tout.

Comme tous les papas, j’imagine, Alex avait plus de mal que moi à tisser ce lien. Il était surtout impatient que j’accouche pour le connaître. Moi, je le connaissais déjà.

Pour qu’Alex se sente tout de suite très impliqué dans son rôle de papa, j’ai décidé de lui préparer une boîte à papa. Je lui ai préparé des petites affaires secrètement et je le lui ai offert le lendemain de mon accouchement.

Plus exactement, je l’ai caché dans la maison et je lui ai fait un petit jeu de chaud ou froid, au téléphone pour qu’il la trouve et l’ouvre à la maison pendant que j’étais à la maternité avec Léo.

La boîte à papa

Je l’appelle boîte mais j’ai opté pour un pochon personnellement. Une jolie boîte convient parfaitement. Voilà ce que j’ai glissé à l’interieur:

  • Une petite lettre rédigée par bébé ;
  • Une plaquette de chocolat super papa ;
  • Des petits bonbons ;
  • Une tétine pour bébé ;
  • Un petit livre pour bébé.

Je n’étais pas là quand il l’a ouverte. Le but étant que l’ouverture de ses petits cadeaux marquent le coup et prolonge l’émotion de l’arrivée de bébé aussi. C’est vrai que retourner à la maison seul, alors que l’on vient d’être papa doit être étrange. Je sais qu’il a été très ému et qu’il a beaucoup aimé ses cadeaux.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Ce qu’il ne faut pas dire à un jeune papa

A la naissance de bébé, il n’y a pas que maman qui a le droit à quelques petites phrases piquantes.

T’es sûr de ce que tu fais?

Eh oui, un papa ça n’en sait pas plus qu’une maman mais c’est quand même le papa. Pas facile quand on est maman de ne pas émettre une opinion derrière cette question, et de se taire quand il s’agit de notre petit bébé.

C’est ton tour.

Bon… vous avez le droit de la dire. Mais c’est vrai, qu’à 3 heures du matin, personne n’a envie d’entendre ça.

Il veut sa maman.

Bah oui, ça peut être frustrant d’être relégué au second plan dans la vie de celui qui nous est le plus cher.

T’as pris ton congé paternité? T’as le temps, toi.

Non et encore non. Les papas ont le droit à un congé paternité qui n’est déjà pas trés long, ne les culpabilisons pas s’ils le prennent.

Il est allaité? C’est tranquille pour toi.

Si vous dites cette phrase, il y a deux possibilités: vous n’avez jamais été papa et ne savez pas que c’est quand même du job, ou alors vous êtes un papa vieux jeu et vous avez laissé la maman tout gérer. Mais aujourd’hui, les papas s’impliquent et en font beaucoup aussi.

Tu as fait une couvade, non?

Gênant si ce n’est pas le cas.

T’es dispo ce weekend, on fait un apéro?

Pour celle-là, c’est quitte ou double. Il peut venir, c’est gagné. Il n’attendait que ça pour s’échapper quelques heures et se rappeler sa vie d’avant. Il ne peut pas ou il est épuisé. Il est dégoûté de ne pas pouvoir venir.

On fait un apéro jeudi soir, tu viens?

En semaine? Vous êtes joueurs de demander ça.

Tu trouves pas que j’ai grossi?

Posée peu après un accouchement, il y a peu de chances que la réponse soit non. Le papa a donc deux options: répondre oui, à ses risques et périls ou répondre non et mentir.

Il a les yeux de ton pote Bast, non?

Dite par un copain qui veut clairement mette le souk dans le couple. Hihi.