Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Je suis une maman qui travaille

Je suis une maman qui travaille et je suis souvent débordée, crevée, épuisée, sur les rotules, absente, morte de fatigue, paniquée, dépassée, explosée, somnolente, las, exténuée, usée, éreintée, vidée.

Les jours passent. Je n’ai pas beaucoup dormi depuis la naissance de mon fils. Il n’a pas fait ses nuits bien vite. Je me suis réveillée même plus de fois que lui. Plus de fois que nécessaire. J’ai dormi d’un oeil pendant des mois. Je ne dors toujours pas comme avant. Le sommeil profond, je dois toujours le connaître sinon je ne serais pas là à écrire, mais je me réveille d’un bond pourtant, au moindre bruit.

Les jours passent et je cumule. Je cumule la fatigue, le manque de sommeil depuis des lustres. Je cumule le boulot, les tâches ménagères, la cuisine, le boulot encore le soir, après le boulot et la soirée avec mon fils. Je cumule 2 journées de boulot en une. Voire 3 peut-être. Je commence par un lever à 6h30. Je prends un petit déjeuner rapidemment car je dois m’occupper de mon fils: le changer, lui donner ses vitamines, le coiffer, l’habiller, l’emmener avec moi pour le petit déjeuner, pour me laver les dents, le caliner, préparer son sac, préparer mon sac, l’habiller pour partir… Après ma journée de boulot, j’entame une deuxième journée de boulot: cuisine, ménage, m’occuper d’un bébé de 7 mois, et reboulot depuis la maison parfois. Heureusement que nous sommes deux pour faire face à cette deuxième journée. Quand j’ai de la chance, je peux me poser dans mon canapé à 20h. Quand j’ai de la chance.

Bref, je suis une maman qui travaille. Je suis fatiguée. Comme toutes les mamans. Celles qui ne travaillent pas. Celles qui travaillent. Oui car en fait, je suis comme toutes les mamans.

Je suis en fait comme toutes les mamans. Toutes, nous sommes fatiguées. Toutes nous devons empiler plusieurs journées en une. Faire rentrer tous les legos dans une boîte trop petite. Nous sommes toutes en train de déborder. Et quand ça déborde, on nous en rajoute encore.

Je suis comme tous les papas aussi.

Je suis cette femme, que tu croises sur le bord de la route, aux feux dans sa voiture, dans la salle d’attente du médecin, dans un rayon du supermarché. Cette femme qui calcule en même temps qu’elle effectue une tâche banale comme placer des céréales dans son caddie. Elle calcule dans sa tête un algorithme impossible pour faire rentrer dans les quelques heures qui lui restent de sa journée, toutes les tâches du quotidien. Elle calcule alors qu’elle vient de passer 9 heures, 10 heures parfois au boulot. Cette femme qui ne s’arrête qu’une fois dans l’intimité, quand les enfants sont couchés. Cette femme qui s’autorise une heure dans sa journée, pour s’affaler sur le canapé et ne penser à rien avant de s’endormir et recommencer.

Je suis une femme qui vit dans une société qui n’est pas faite pour des parents ou des enfants. Je ne dis pas que ce n’est pas bien de travailler. Je dis que, là, derrière cette société, il y a des défauts. Il y a des choses qui peuvent être améliorées. En attendant, nous continuons du mieux qu’on peut à allier deux choses désunies: le boulot et la parentalité.

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A tous les papas…

Un papa, c’est formidable? Un papa, c’est un super héros aux yeux de tous! C’est celui qui chasse tous les monstres de toutes les pièces de la maison. C’est celui qui vole au secours de maman quand elle se fait attaquer par une araignée… C’est lui encore, qui utilise sa super force pour ouvrir les bocaux! C’est celui qui met de l’animation dans le salon, qui fait rire tout le monde, qui m’apporte de la douceur par ses bisous et qui pique en même temps.

Bref, vous vous demandez si je n’en fais pas un peu trop? Oui, certainement. Mais parfois, il le faut. Pas trop souvent quand même. Car sur cette terre, il existe des supers papas. Même si ce ne sont pas toujours des supers héros. Ou alors de ceux qui ont leurs faiblesses. Qui râlent parfois. Peut-être qu’ils n’en font pas autant que maman. Ou peut-être qu’ils en font plus. Ils n’ont pas accouché. Ils ne savent pas la douleur. La fatigue. Le stress. La peur. Enfin, ils ne la connaissent pas comme les mamans. Ils n’ont pas porté le bébé. Ils n’ont pas connu la proximité, la joie, le bonheur de porter la vie puis de la donner. Mais à leur manière, ils font le bonheur de bébé. A leur manière, ils mettent leur pierre à l’édifice.

Quand tout s’écroule, quand il faut consolider en rassurant, en donnant la main, en encourageant, ils sont un soutien pour la maman. Je parle des papas mais évidemment, ça peut aussi une deuxième maman si il n’y a pas de papa. C’est la même chose. L’union fait la force.

Un papa, c’est aussi un modèle pour bébé. Comme chacun de ses parents, papa montre comment manger, comment, marcher, comment jouer… C’est un pilier pour bébé. Une sorte de coffre fort avec un trésor immense à l’intérieur: un amour infini. Un abri pour bébé pour le protéger.

Un papa, ça ne ment pas sauf quand la vérité fait trop mal. Un papa, ça protège. Ça protège de ce qui blesse.

– Pourquoi les juifs et les chiens n’ont pas le droit d’entrer papa?

– Ben, ils ne veulent ni juifs ni des chiens dans le magasin. Chacun fait ce qu’il veut! Il y a une boutique, là, une quincaillerie… Eux, ce sont les espagnols et les chevaux qu’ils ne font pas entrer. Et machin…, le pharmacien, précisément hier, j’étais en compagnie d’un chinois qui possède un kangourou: « Non, les chinois et les kangourous ne peuvent pas entrer! » Ils lui sont antipathiques.

– Mais nous, nous laissons entrer tout le monde!

– Eh bien alors, à partir de demain, nous aussi on va en mettre une. Qu’est-ce que tu n’aimes pas toi?

– Les araignées.

– Moi, c’est les wisigoths. On va mettre une pancarte ;  » Interdit aux araignées et aux wisigoths! » Et alors! Ils m’ont toujours cassé les pieds ces espèces de wisigoths. Ça suffit!

La vie est belle, Frank Capra.

Un papa, dans les yeux d’un enfant, c’est un peu un héros. Un peu. J’insiste, un peu. Parce que maman aussi, c’est une super héroïne.

Un papa, ça a réussi, quand son enfant lui dit, qu’il le garderait comme père dans une autre vie.

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Je voudrais arrêter le temps

Je voudrais arrêter le temps pour en profiter encore un peu plus, même un instant, une seconde supplémentaire. Je voudrais mettre le moment sur pause et observer les visages de ceux qui m’entourent. Je voudrais figer le temps, et prendre une photo que je graverais dans ma mémoire.

Je voudrais stopper le temps, sortir de mon corps et contempler la scène, ses détails. Prendre le temps de regarder le sourire de ton papa, d’observer ton sourire quand tu ris avec tes deux dents, regarder tes yeux et les plis de ceux de ton papa. Observer vos gestes, tes petites mains et tes petits doigts qui saisissent tout ce qui passe. Les mains de papa qui te tiennent fort. Ton petit nez qui se déforme quand tu ris, la couleur de tes joues. J’aimerais prendre le temps de savourer les couleurs, les expressions, les émotions, le goût de l’instant. J’aimerais mémoriser l’instant avec plus de précisions pour pouvoir le revivre plus tard, dans quelques heures, dans 2 jours, dans un mois, dans plusieurs années, quand tu seras grand.

M’observer moi. Est-ce que je profite bien de ce moment? Est-ce que j’en profite assez surtout? J’ai toujours peur de ne pas en profiter assez.

Déjà 7 mois que tu es né. 7 mois de bonheur. 7 mois d’amour. 7 mois de ta petite bouille, de tes petites expressions, de tes humeurs, de tes rires et de tes sourires. 7 mois à sentir ton odeur. Ton odeur inimitable.

Le temps défile à une vitesse folle. Tu as déjà tellement changé. Ton visage, tes formes, tes expressions. Tout a déjà tellement changé. A chaque instant je te découvre un peu plus.

Je voudrais mettre pause aussi quand c’est le bazar à la maison, quand je suis fatiguée, quand il y a une lessive à étendre, le lave-vaisselle à vider, quand il faut faire à manger. Je voudrais mettre pause, m’affaler sur le canapé, faire une sieste, lire un livre, regarder une série, me détendre. Puis, reprendre du bon pied, plus reposée, plus en forme. Je mettrais pause pendant que tu dors pour avoir le temps de faire tout ce que j’ai faire, profiter un peu aussi de ce moment pour moi, me reposer. Ah, oui, me reposer! Ça fait tellement longtemps que je cours après le temps, tellement longtemps que je ne trouve plus le temps de me reposer. Je pourrais ensuite être plus disponible pour toi, quand tu te reveillerais, après ta sieste.

Ce serait bien, de pouvoir stopper le temps, juste une fois.

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Une histoire éternelle

L’histoire éternelle. Celle qu’on oublie jamais. Le cycle infiniiiii d’un amour béniii, qui rend Immorteeeeeelle, la RONDE infiniiiiiie de ce cycle éteeeernel! C’est l’histoaaaAre, l’histoire de la viiiiiie. Ça vous rappelle quelque chose?

En dehors, de mes références Disney, je fais référence à la continuité, la vie, le cycle, la naissance, la renaissance même, l’accouchement.

Je crois que la naissance est une façon de contribuer à ce cycle éternel. Et même si ça paraît un peu ridicule et naîf aussi, j’en parle plus loin, c’est un sentiment profond que l’on peut ressentir quand on a donné la vie. Quand nos regards se croisent. Quand on le voit évoluer, grandir. Quand on partage un sourire. Quand il sert mon doigt avec ses petits doigts. Quand on le regarde dormir.

Même si, ce n’est pas vraiment le premier sentiment qui me vient en tête quand je pense à tous ces moments, il y a tout de même, un peu de ça. Dans la recette de la naissance, de la vie, il faut bien une pincette d’éternité.

Mais, en réalité, la naissance, la parentalité n’est pas éternelle. C’est même tout le contraire. Il suffit de regarder à quelle vitesse inimaginable grandit un bébé. Ce qui est éternel, c’est la vie. Mais pas la vôtre, ni celle de votre enfant.

Oui, c’est évidemment naîf de parler d’éternité. Encore plus à notre époque. Même si je crois, que l’on trouve du pessimisme dans chaque époque. Ok. Aujourd’hui, la planète est malade. L’avenir de notre société est incertain. On ne sait pas comment sera demain. On sait qu’on est déjà bien trop nombreux sur notre planète. Alors parler d’éternité, quand on parle de la naissance d’un enfant, c’est contradictoire.

Être parents, c’est aussi un moment magique. Bref, peut-être… Généralement, la magie s’estompe au bout de quelques nuits passés debout, ou quelques vomis sur l’épaule. Plus sérieusement, à vous, chers parents, profitez de cette magie. Oubliez le monde extérieur et toutes ces zones sombres. Profitez de cette chance d’avoir engendré la vie et de remplir ce rôle merveilleux (même si il y a des moments qui sont moins merveilleux que d’autres)de parents, profitez de ces instants d’éternité. Qui n’en sont pas vraiment au final. La vie passe à une vitesse folle.

Ce qui est éternel aussi, c’est l’amour. La naissance, la parentalité sont faits d’amour. C’est en cela que réside cette éternité. Même quand il pleurera toute la journée, même quand il pleurera sans même savoir pourquoi, même quand il vous collera aux baskets, même quand il vous empêchera de dormir, même quand il dira « NON! » sans trembler, même quand il vous mentira, même quand il râlera, même quand il laissera son linge sale par terre, vous continuerez à l’aimer.

Profitez de vos enfants, profitez de votre jeunesse. Oui, même quand on est parents, on est encore jeune. Profitez de la vie car elle ne durera pas éternellement. Vous avez une chance extraordinaire d’être en famille. Saisissez-la. Ne passez pas à côté de tout ce que ça peut vous offrir.

Education, QUOTIDIEN

Rendre son enfant heureux

C’est ce que veulent tous les parents. Ils veulent le bonheur de leur enfant. Et parfois, même trop souvent ils se mettent trop de pression pour y arriver et font l’inverse de ce qu’il faudrait. Dans cet article, je vais vous donner quelques astuces pour cultiver le bonheur. Rien d’extraordinaire. Je ne suis pas le petit genie sorti d’une lampe magique. Je vous donne des points basiques, simples comme une piqûre de rappel. Parfois, on a besoin de prendre ce temps pour soi, pour réfléchir et se rappeler à l’essentiel.

Premier état des lieux, etes-vous heureux? Des parents heureux vont plus facilement rendre leur enfant heureux. On sait que les parents ne sont pas le seul facteur entrant en compte, mais ils sont le ciment. Et on sait aussi que les enfants sont des éponges. Ils absorbent les émotions, les bonnes comme les mauvaises.

La solution, c’est donc de cultiver le bonheur pour soi-même et pour tout le reste de la famille. Et pour cela, il y a des choses simples, évidentes.

Souriez à la vie.

Facile à dire. Parfois, on se laisse envahir par des émotions négatives qu’on accumule au fil de la journée. Quand on retrouve nos enfants, on est fatigués et pas toujours très disposés à exprimer des émotions positives. Et souvent, nos enfants font de même. Ils accumulent des tensions et les font ressortir le soir. Bref, la soirée est sous tension! On attend l’instant où ça va péter! Pas simple de sortir de ce cercle vicieux. Vous savez quoi? Je n’ai pas de solution miracle? Comme je l’ai dit, je ne suis pas un génie et je n’exauce pas les voeux. Tout ce que je peux vous dire c’est, autant de fois que possible, prenez du recul sur ce qui se passe dans votre maison. Soufflez un coup et profitez de la vie et de ses bonheurs simples. De temps en temps, laissez-vous aller! Profitez de ces moments en famille du mieux que vous pouvez. Jouez, riez, souriez au quotidien. Vivez heureux. Montrez votre joie autant que possible. Je sais bien que ce n’est pas possible tout le temps. La majorité du temps, par contre, me semble l’idéal pour vous et votre famille. Tout le monde ressentira votre joie. L’émotion est communicative.

Alors, allez-y! Exprimez votre joie! Dansez, chantez, riez!

Déculpabilisez votre enfant

Quand vous êtes triste, malheureux, en colère, pour une raison extérieure à votre enfant, faites-lui clairement savoir qu’il n’y est pour rien. Dites-moi avec des mots ce que vous ressentez et expliquez-lui que ce n’est pas de sa faute. Les enfants ont besoin que les adultes soient clairs avec eux. Ils peuvent penser, si vous vous énervez pour rien, si vous pleurez, qu’ils sont responsables de votre colère ou de votre peine. Ils feront tout alors pour vous faire sourire ou rire. Mais au fond d’eux, ils se sentiront coupables. Ils prendront alors en charge vos émotions négatives, surtout si elles durent, mettront les leur de côté. Ils vous aiment et ont besoin de vous. Ils sont alors capables d’effacer leur personnalité pour apaiser vos peines. Le cas est flagrant dans des familles d’enfants maltraités. Des enfants qui aiment leurs parents et préfèrent souvent une vie de maltraitance à une vie sans parents. Ils vont donc effacer leurs besoins de bienveillance et de bien-traitance.

Réconciliez-vous avec votre âme d’enfant

En tant que parents, nous reproduisons souvent ce que nous avons connu. Heureusement, la plupart du temps, dans tout ce que nous avons connu, la majorité est très bien. Toutefois, est-ce que La parentalité n’est pas le moment de faire mieux? De ne garder que le meilleur?

Fermez les yeux. Et visualisez un moment heureux de votre enfance. Prenez le temps de voir le lieu, les détails, les visages, les expressions. Essayez de retrouver l’émotion de ce moment. Inspirez-vous de ce moment pour revivre des moments similaires, mais quoique légèrement différents, avec vos enfants.

Prenez de la légèreté. Pour retrouver son âme d’enfant, il faut parfois mettre de côté les diktats de la société. Un papa et une maman, ça doit faire comme si, comme ça… Honnêtement, les attendus sont parfois lourds. Soyez le parent qui innove, le parent qui se lâche parfois, qui fait des bêtises avec ses enfants, et qui n’en fait qu’à sa tête. Évidemment, vous aurez toujours votre ligne de conduite. Pensez à ce que vous rêviez de faire quand vous étiez enfant. Vous rêviez de sauter sur le lit? Votre enfant le fait? Je ne dis qu’il ne faut rien dire. Mais pourquoi pas se lâcher pour une fois? Votre enfant peut tout à fait comprendre que c’est exceptionnel et il en gardera un souvenir merveilleux! Si vous saviez le nombre de batailles de peluches qui me reste en souvenir. Et pourtant, on avait pas le droit.

Exprimez-vous

Finalement, ce dernier point est le résumé de tous les autres points. Exprimez vos émotions. Dites à votre enfant combien vous l’aimez et montrez-lui. Faites lui des câlins, des bisous s’il les accepte. Et s’il n’en veut pas, dites-lui que vous aimeriez en recevoir de sa part et lui en donner mais respectez son choix. Il entendra votre émotion et saura qu’il est aimé. C’est essentiel.

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Toutes les mamans sont fortes.

Toutes les mamans sont fortes. Je devrais dire, toutes les femmes, qu’elles soient maman ou pas. Mais je vais parler aux mamans pour cet article.

Toutes les mamans sont fortes. Celles qui ont porté et donné la vie. Celles qui ont élève un enfant adopté, ou celui d’un autre. Celles qui ont aimé. Celles qui pleurent de fatigue le soir. Celles qui sourient quand on leur fait une remarque. Celles qui s’énervent quand on leur fait une remarque. Celles qui n’ont pas arrêté toute la journée. Celles qui ont glandé toute la journée. Celles qui ont pris du temps pour elle.

Elles ont en elles une force certaine qui les guide dans leurs choix. Elles ont une force certaine qui les font tenir face aux nombreuses difficultés de la parentalité. Oui, nombreuses…

Je dis il mais je pourrais dire elle.

Il ne fait pas ses nuits. Il se réveille en pleine forme à 1h du mat. Il se réveille plusieurs fois par nuit. Il ne dort pas de la journée. Et il pleure. Il pleure vraiment fort. Il fait des crises de pleurs à la maison, au supermarché, sur le parking, à la caisse, au magasin, dans le jardin, en promenade, au restaurant, au cinéma… Il court autour de la table comme un fou depuis 15 minutes en hurlant, tout nu. Il a étalé de la confiture sur les vitres et sur le canapé. Il ne veut PAS le verre jaune et pleure depuis de looooongues minutes alors que vous lui avez donné le verre orange qu’il voulait. Et alors, quand ils sont deux! Trois! Quatre!

Bref, la parentalité, c’est un boulot à plein temps. Sans parler forcément, de ces moments difficiles et plein d’émotions, il y a aussi tout simplement le quotidien à gérer.

Elles sont fortes aussi quand leurs enfants grandissent et s’éloignent d’elles. Il faut beaucoup de force pour aimer et élever un enfant, mais il en faut encore plus pour le laisser voler de ses propres ailes.

Alors, oui une maman, c’est fort. Un papa aussi. Mais on entend souvent: « Tu es fort comme papa ». Et très rarement: »Tu es fort comme maman ». Et, pourtant, une maman aussi c’est fort! Alors, on a des muscles moins developpés mais la force ne se résume pas aux muscles. Je dirais même que la force morale est bien plus puissante que la force physique.

Si tu es maman, n’en doute pas. Tu as cette force. Cette force qui te permet de gérer le quotidien, même quand ça déborde. Tu gères à ta manière. Bravo!

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Ne me regarde pas

Ne me regarde pas comme si c’était facile. Comme si c’était facile d’être parent. Comme si c’était facile de comprendre un bébé qui pleure. Comme si c’était facile de gérer les émotions d’un enfant. Comme si c’était facile d’avoir tous les regards sur soi quand mon enfant pleure. Comme si c’était facile d’entendre des conseils. Et de les appliquer si je décide de les suivre. Ou de faire le choix conscient de ne pas les appliquer et de l’assumer.

Ne me regarde pas comme si j’étais une maman imparfaite. Je sais que je le suis. Je sais que je fais de mon mieux. Je sais que mon mieux ne te semble pas suffisant. Je sais que de mon mieux n’est pas ce qui te semble le mieux peut-être. Mais est-ce à toi d’en décider? Est-ce à toi d’en juger? Fais-tu partie d’une espèce exceptionnelle qui a les réponses à tout?

Ne me regarde pas comme si j’avais tord. Comme si j’avais tord dans mes choix, dans mes actes. Comme si j’avais tord de le porter, de le bercer. Comme si j’avais tord d’écouter ses pleurs. Comme si j’avais tord de faire différemment de toi.

Ne me regarde pas comme si tu savais mieux que tous les autres. Comme si toi, tu saurais mieux faire. Comme si, toi, ça ne t’étais jamais arrivé d’avoir de la difficulté avec un bébé ou un enfant.

Ne me regarde pas comme si je l’avais choisi ou mérité. Comme si parce que j’ai fait un enfant, je ne dois pas me plaindre. Comme si je ne devais rien dire, face à la difficulté.

A toi la maman, le papa, la future maman, le futur papa, ou même à toi qui n’es pas parent. Ne me regarde pas comme si je faisais mal. Laisse-moi gérer, apprendre, faire des erreurs, choisir. Être parent ne s’apprend pas dans les livres. Être parent s’apprend à la dure, au quotidien, à chaque instant. Être parent est un défi, le plus grand des défis de ma vie, certainement. Chaque jour, je gravis cette montagne. Chaque jour, j’ajoute ma pierre à l’édifice qui construit sûrement, mais lentement, cette relation avec mon fils. Chaque jour, il grandit et il forge son caractère avec moi.

Je sais que chaque parent est unique comme chaque être l’est. Chaque enfant est unique. Laisse-nous la chance d’être uniques, nous aussi. Laisse-nous être nous-mêmes.

Peu importe ton regard. Au fond, je ferai ce qui me semble juste et bon pour mon enfant. Seulement, tu le sais sûrement, être parent est difficile, alors ne me rajoute pas ton regard inquisiteur.

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Avant d’être maman, je pensais

Il a neigé sur mes idées. Il a neigé sur mes idées préconçues. Il a neigé sur mes idées préconçues de non-maman.

Il a neigé sur tous ces préceptes que j’avais avant d’accoucher. Il a neigé sur tout ce que je m’imaginais avant quand je pensais à ma vie future. Avant d’être maman, je pensais faire de telle ou telle façon, et la réalité a changé mes idées.

Quand je pensais à ma vie future, j’imaginais que je ferais les choses de telle manière. Même si je me doutais que rien n’était immuable et que j’aurais le temps de changer d’avis.

Alors qu’est-ce qui change entre le avant l’accouchement et l’après? Qu’est ce qui nous fait oublier nos beaux préceptes pour en adopter d’autres?

La douleur

Je ne prendrai la péridurale.

Disait la guerrière.

Certaines femmes affirment parfois haut et trop fort, qu’elles ne veulent pas de péridurale et qu’elles veulent un accouchement naturel. Et quand les contractions arrivent… Elles font de leur mieux et parfois se ravisent! Bon, j’ai eu la péridurale mais j’étais plutôt préparée a cette idée. C’était une option dans ma tête. Je l’avais envisagé. Donc c’était facile à accepter. Ce n’était pas un échec pour moi. En tout cas, bravo à celles qui tiennent leur résolution!

La tétine

Il/Elle n’aura pas de tétine.

J’ai lutté. J’ai tenu un bon mois. Je lui donnais le sein sans arrêt. Ma volonté dépassait la fatigue. Pourquoi j’ai lutté contre la tétine? Certains parents ne veulent pas de tétine car ils craignent une déformation de la mâchoire ou parce qu’ils pensent que le pouce, c’est plus simple. Pas de risque de perdre son pouce. Je voulais juste éviter une confusion sein/tétine. J’ai retardé la tétine. On a essayé quand même plusieurs fois… Des moments de doute ou de fatigue où j’ai cédé. Mais il ne la voulait de toute façon pas la prendre. Peut-être qu’il sentait ma réticence. La tétine ne remplace certes pas les câlins mais ça aide tellement ! Ça l’aide à s’apaiser. Ça aide à l’endormissement.

Je le laisserai pleurer.

Je ne le laisserai pas pleurer.

On s’imagine qu’on fera de telle ou telle manière avant que bébé soit né Moi, je laisserai pleurer mon bébé pour ne pas qu’il fasse de caprices. Moi, je ne le laisserai pas pleurer car je pense que s’il pleure c’est qu’il a besoin de quelque chose. En vérité, on a toujours une démarche, une idée de ce qu’on va faire. Et on la suit du mieux qu’on peut. En vérité, on fait de son mieux. On fait ce qui nous semble le mieux aussi.

Zéro écran avant deux ans. Et ensuite, de façon très modéré et avec l’adulte…

Aucun parent ne veut que son enfant regarde les écrans, au moins tout petit. Enfin, peut-être qu’il y a une infime partie de parents que ça ne dérange pas. On sait aujourd’hui que les écrans sont nocifs, surtout en bas âge. Mais, chacun fait encore une fois de son mieux. Certains parents résistent. D’autres craquent. En réalité, tous veulent quand même le bien de leur enfant. Bravo à ceux qui résistent. J’espère arriver à en faire autant.

Je pense qu’il y a plein d’autres idées d’avant, qui peuvent évoluer une fois que l’on est dans la réalité des choses. Je ne vous ai mis que celles qui me parlent vraiment, pour lesquelles je me sens concernée d’une manière ou d’une autre.

Si le pas de tétine n’a pas de grande conséquence pour moi. Peut-être que ça aurait créée une confusion de tetine au bout d’un moment. Mais je n’aurais pu m’en passer à ce moment-là. J’étais fatiguée. Je tiens vraiment à réussir à gérer les écrans. Je ne veux vraiment pas que mon fils voit un écran avant deux ans. On tient bon. Mais il est encore tout petit, c’est facile pour l’instant. Je ne sais pas de quoi demain sera fait.

Alors, si vous n’arrivez pas à vous tenir à vos préceptes, avec le temps, c’est normal. Déculpabilisez. Votre enfant est en bonne santé. Il est heureux. Ça, ce n’est pas rien. C’est le signe que vous êtes de bons parents. Même si vous ne vous sentez pas parfaits. Personne ne l’est.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

Je suis devenue maman

Bon, bébé est là. Papa et maman aussi. Où est la notice d’emballage?

Je suis devenue maman. Je ne suis pas née avec des compétences de maman. Et ça, même si j’ai joué à la maman avec mes poupées, quoique ce n’était pas mon jeu préféré. Même si j’ai joué à la maman avec mes amies, mes cousines et mes cousins.

On ne naît pas maman, on le devient.

Enfin, il paraît. Je suis assez d’accord avec cette expression même si je trouve que l’accouchement, est la naissance de bébé mais aussi des parents. Au moins pour le premier enfant. On devient parents, maman et papa quand on prend son rôle de parents, quand on rencontre notre premier enfant pour la première fois. La première rencontre, que ce soit lors d’un accouchement, ou lors d’une visite quand on adopte, est une naissance de la parentalité.

Comme je vous le disais, je suis devenue maman. Je suis devenue maman quand j’ai accouché. Quand je l’ai vu. Quand je l’ai serré contre moi, la première fois. Quand je l’ai nourri. Quand je lui ai souri. Quand il a posé son regard sur moi. Quand il a pleuré. Quand il a serré mon petit doigt. Quand j’ai senti son odeur. Quand j’ai caressé ses cheveux.

J’ai appris à être maman au fur et à mesure. Et c’est un apprentissage de tous les jours, longs, sans doute jamais vraiment terminé.

J’apprends à être maman à chaque fois que je le tiens dans mes bras, que je le change, que je le rassure, que je le console, que je cherche à comprendre ce qu’il a, que je trouve ce qu’il a, ou que je ne trouve pas.

J’apprendrai à être maman, ou si tard encore quand il sera triste, heureux, en colère, curieux, apeuré, énervé, froissé, sérieux, excité, jaloux, déçu… Quand il apprendra à lire, à écrire, à compter. Quand il parlera anglais mieux que moi. Quand il sera plus fort que moi à la course, aux jeux, ou en mathématiques… Quand il sera amoureux. Et peut-être quand il sera papa, s’il l’est un jour.

Alors à toutes les mamans jeunes ou moins jeunes, bravo pour votre parcours, qu’il soit court pour l’instant ou déjà long. Bravo aux papas aussi. Devenir parents n’est pas simple. Pas si inné que ça d’ailleurs. J’ai bien peur qu’être parents est un apprentissage de toute une vie. A chaque étape, son lot de questionnements et de doutes. A vous de jouer!

Enceinte, VIE DE PARENTS

C’est pour quand le bébé?

Bah oui, alors c’est pour quand? Vous essayez? On attend nous. On est prêts. Vous prévoyez d’en faire quand? Je n’attends plus que d’être grand-père ou grand-mère… Tu as plus de trente ans quand même… Quand je serai mamie/papy/tata/tonton je ferai ci… Et alors, y’a pas un petit deuxième en route?

Il y a des questions qui arrivent, un dimanche midi, sans que vous vous y attendiez. Des questions dites avec le regard pétillant et le sourire. Des réponses parfois qui partagent ces expressions. D’autres fois, les réponses sont plu ternes qu’on ne le pense. Des questions qui semblent innocentes mais qui ne le sont pas.

Au repas de famille. Un couple et leurs parents dinent tranquillement. Tout à coup, la question fatale est posée sur la table, sans préavis avec le sourire.

La réponse tombe immédiatement comme une phrase répétée, une poésie, sans charme, dite machinalement, une réponse automatique qu’on lance en appuyant sur le bouton, un enregistrement audio qui parle à notre place.

La phrase est polie. Le sourire est manquant.

L’émotion réelle s’efface pour ne laisser place qu’au masque.

Le son est là mais là personne est absente.

Si vous avez déjà dit une de ces phrases, lisez-ceci et la prochaine-fois, soyez prudents, tournez votre langue 7 fois dans votre bouche avant de parler si vous le souhaitez, allez faire un tour ailleurs, ravalez vos paroles, réfléchissez.

Oui, quand on pose ce genre de questions, on est dans un sentiment de curiosité saine. Ou on lance parfois ces questions juste pour faire la conversation.

Mais il y a des questions qui sont délicates et celles-ci en font partie. Je vous donne les raisons pour lesquelles il ne vaut mieux pas trop poser ce genre d’interrogations. Je suis certaine que vous vous en doutez d’ailleurs mais une piqûre de rappel ne fait jamais de mal à personne.

Numéro un

Peut-être…. Et je dis bien peut-être qu’ils ne veulent pas d’enfants. Bah oui! C’est une possibilité bien que ça sonne comme une déchirure pour certains membres de la tribu familiale, généralement les grands-parents, il arrive qu’un couple ne veuille toit simplement pas devenir parents. Et c’est peut-être juste une impression, mais j’ai le sentiment que c’est quelque chose de plus en plus courant.

Numéro 2

Plus vous posez ces questions, moins ils auront envie d’en faire. Alors, ça, c’est mon vécu. Laissez-nous vivre notre vie comme on le souhaite! Aujourd’hui, on fait des enfants de plus en plus tard. Si on veut les faire tôt, tant mieux aussi! Sinon, on a le droit de profiter de notre jeunesse ? De toute façon, ce n’est pas en répétant la question, que ça va changer quoi que ce soit. C’est une décision de couple qui ne tient nullement en compte les envies des personnes extérieures au couple.

Numéro 3

Et s’ils étaient déjà en train d’essayer? Si ça ne fait pas longtemps, ils n’ont pas forcément envie de partager l’information donc c’est inutile de demander. Si ça fait longtemps qu’ils essaient… Là, c’est vraiment mal venu. Le mot est faible. Ils ne montreront peut-être rien devant vous, mais ils en souffriront de sans arrêt devoir inventer des réponses. Dire qu’on y arrive pas, ce n’est pas quelque chose de simple à dire au détour d’une conversation, un dimanche midi.

Numéro 4

Ils en ont peut-être déjà eu. Mais quelque chose s’est mal passé. Une fausse-couche ou plusieurs. Pire peut-être. On ne sait jamais ce qu’il se passe dans la vie d’un couple. Dans tous les cas, c’est horrible de devoir répondre à ce genre de questions.

Je finis sur cette note. Triste note. Mais il faut s’imaginer tous les possibles derrière ces questions qui ne sont pas si innocentes que ça. Pensez-y a deux fois avant de poser l’une de ces questions, la prochaine fois.

La sagesse est le maître-mot.