Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Stop. J’arrête.

Faut que j’envoie ce mail pour le boulot. Encore un parmi des tas. Faut que j’imprime le papier de la nounou pour préparer la rentrée de septembre. Faut que je pense à ce weekend. Que je prépare les courses, que j’anticipe le repas. Faut qu’il y ait des restes pour le midi pour le boulot.

Je pense à ma pillule. Est-ce que je l’ai bien prise? J’ai fini la plaquette hier. Je dois faire une pause. Je suis dans mon lit. Je me relève. Je vérifie.

Je pense à mon travail. Demain, il faudra que je parle avec mon élève, que je règle ces petits soucis. Il en a des bien plus gros. Mais ceux-là je peux rien y faire. Faut faire avec.

Je pense à demain. Faut que j’imprime un truc pour le boulot. Puis que je trouve le temps de manger. De faire des câlins à mon bébé. Faut que je parte déjà au boulot. Je le dépose chez la nounou. Je lui dis que tout va bien mais dans ma tête, je pense déjà à la suite. J’ai hâte de retrouver mon fils. Mais faut que je me dépêche. Je dois encore photocopier du travail, écrire la date, ouvrir le portail et surveiller les élèves jusqu’à 8h30. En fait, ma journée, elle a commencé depuis que je me suis levée.

Le midi, je corrige et je vérifie que j’ai rien oublié pour le travail du reste de la journée. Je relis mon programme pour l’avoir sur le bout des doigts. Je vais manger vite fait. Et c’est reparti. Pendant que j’interroge un élève, j’ai l’oeil sur celui qui a perdu son crayon sous la table, celle qui a trop de choses dessus pour avoir la place de penser ou d’écrire, et celui qui a la tête baissée, l’humeur blessée. Déjà 16h30, je n’ai pas eu le temps de parler avec mon élève. J’ai trop de choses à penser. Trop d’élèves à qui parler.

Je continue ma deuxième journée. Je prépare le travail du lendemain et je corrige.

17h45 . Je cours à nouveau. Je vais chercher mon bébé. Mon coeur, de joie, se remplit quand je le retrouve. Mon corps est fatigué. A la maison, je ne rêve que de l’enlacer, de lui parler, de l’embrasser, de jouer. Mais je dois faire à manger. Alors je fais les deux en même temps. J’ai deux mains mais j’ai aussi deux cerveaux qui se réveillent chaque matin. Je pense à tout ce qu’il me reste à faire.

La soirée est engagée comme un valse lente qui s’accélère rapidement. Repas, biberon, câlins, change, jeux, lecture, câlins, dodo. 20 heures. C’est l’heure de nous séparer pour la nuit seulement. Papa et moi, on termine notre repas quand tu es couché. On range, on nettoie. Je vais me doucher et je dois encore travailler. Jusqu’à 21h seulement, si j’ai de la chance. Ensuite, je repense à ce mail que je dois envoyer. A ce papier que je dois remplir. A ces achats que je dois faire. Aux courses, que je ferais mieux de faire en drive sinon je ne vais pas y arriver. A ma pillule, que je dois prendre. A la lessive à faire, aux miettes qui traînent sur le sol, aux vêtements qui traînent dans la chambre, à la vaisselle qu’il reste à faire, au linge à plier… Je pense à tout ça et je ferme les yeux car je n’ai plus le temps de faire tout ça.

J’arrête. J’arrête de penser. Je ferme les yeux et je dors. Je lis. Je regarde un épisode de ma série. Je vais me balader, prendre l’air. J’oublie pour un moment court, parfois, ce que je dois faire. Je ne fais pas deux choses en même temps. Je dis tant pis pendant quelques minutes.

Et demain, il faudra tout recommencer.

La charge mentale, c’est quand on fait quelque chose et qu’on pense à autre chose en même temps. On la traîne tous les jours, à tout instant. Encore plus quand on est parents.

Ce qui m’a inspiré: la charge mentale, le quotidien, la chanson de Ben Mazué Quand je marche.

Allaitement, QUOTIDIEN

Pourquoi j’ai choisi d’allaiter.

Je n’ai pas choisi d’allaiter parce que c’était ce qui me semblait le mieux pour mon fils.

Je n’ai pas choisi d’allaiter parce que le lait maternel est riche en anticorps et bla bla bla…

Je n’ai pas non plus choisi d’allaiter parce que j’aime exhiber mes seins en publique. Petit aparté.

Et dans ma lancée…

Je n’ai pas choisi d’allaiter parce que j’avais envie d’être la seule à devoir se lever la nuit pour allaiter, à chaque fois.

Ou encore…

Je n’ai pas choisi d’allaiter parce que j’aime bien le bruit du tire lait.

J’ai choisi d’allaiter parce que j’ai aimé le faire. J’ai aimé tisser ce lien entre nous. Je dis tisser. Mais il était déjà présent. Nous avons partagé mon corps pendant 9 mois. Pour moi, l’allaitement était la suite logique. C’était un besoin, c’était mon ressenti.

Quand j’ai débuté l’expérience, j’ai retrouvé un peu de ce lien unique et extraordinaire. C’est ça, la vraie raison. La seule qui compte vraiment.

J’en viens alors à mon message. Celui que je voulais vraiment partager.

On allaite parce qu’on a envie de le faire. De la même manière, on n’allaite pas si on en a pas envie. Personne ne devrait nous faire douter de notre choix. Personne ne devrait le mettre en doute. Donner son avis. Nous faire sentir coupable.

Le bon choix est celui avec lequel on est en accord. C’est aussi normal et légitime de faire un choix et de le voir évoluer. On choisit d’allaiter et on peut changer d’avis au bout d’un moment. On peut écouter son coeur, sa raison et son corps et prendre la décision qui nous convient. Personne ne devrait nous dire quoi faire.

Quel que soit ton choix, c’est le tien. C’est le bon. C’est celui qui te convient et c’est donc celui qui convient à ton bébé.

Education, QUOTIDIEN

Ce n’est pas parce que je suis une fille que…

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je ne sais pas faire certaines choses.

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je ne suis pas capable.

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je ne suis pas forte.

Ce n’est pas parce que je suis un fille que je n’aime pas.

Ce n’est pas parce que je suis une fille que je dois.

Courir plus vite que toute la classe, me salir, jouer dans la boue, écrire maladroitement, faire des cabanes, jouer aux poupées, jouer aux voitures, jouer à la guerre, m’intéresser à la mécanique, lire des histoires qui font peur, avoir des copains, faire un bras de fer, porter des choses, ouvrir un bocal, marcher tôt ou tard, jouer aux legos, être forte en maths, me dépasser, te battre en sport, rêver d’un avenir brillant, porter un short et des baskets, porter une robe et grimper aux arbres, regarder Dragon Ball Z, regarder des dessins animés de princesse, me déguiser en super héro, être souillon, ne pas avoir froid aux yeux, faire attention à ce que je mange, manger n’importe quoi, sauter dans les flaques, être douce et puis non, être polie, peut-être, passer du temps à me coiffer, avoir les cheveux courts, ne pas avoir besoin d’être sauvée…

Être une fille, ce n’est pas naître avec plus de limites que les garçons. Être une fille, ça ne devrait pas être un obstacle. Être une fille, ça ne devrait pas être un fardeau. Ça ne devrait pas être dangereux.

Être une fille devrait être une chance.

Une fille ne devrait pas entendre certaines choses qui la prédestinent à devenir une enfant sage, surtout qui n’exprime pas trop ce qu’elle pense, qui ne pense pas trop d’ailleurs. Tout ce qui la prédestine à être une adulte sage, qui ne fait pas d’émoi quand une injustice lui tombe dessus, quand on lui demande de debarrasser la table alors que son frère ne fait rien, ou quand on la paie moins que son collègue pour le même travail. Car elle n’a même pas conscience de ces injustices. Car elle ne veut pas faire de vagues. Car elle fait avec. Car elle n’en a pas la force.

Apprenons à nos filles à exprimer leurs désirs, leurs besoins, leurs peurs, leurs malheurs. Apprenons à nos filles à montrer qui elles sont, à taper du poing sur la table, à occuper le devant de la scène, à ne pas craindre de se faire remarquer, à ne pas craindre d’être le centre de l’attention, à ne pas craindre de monopoliser la parole.

Donnons leur la force d’être elles-mêmes. Montrons leur la voie vers la liberté d’expression. Disons-leur qu’elles n’ont pas à être des petites filles sages, polies qu’on ne remarque pas. Disons-leur qu’elles ont raison de s’exprimer, de prendre leur place. Disons-leur que la cour de récréation n’est pas réservée aux garçons. Qu’elles n’ont pas à jouer uniquement dans les coins de la cour. Qu’elles peuvent jouer au centre de cette cour, qui n’est pas réservé aux garçons. Que le terrain de foot leur est ouvert, si elles le souhaitent. Montrons-leur, qu’elles peuvent jouer aussi bien que les garçons. Qu’elles peuvent être meilleures.

Un vent de confiance puissant doit souffler sur nos filles. Ce vent vient de notre éducation. Il ne viendra pas de notre société. Ou peut-être quand elles seront plus âgées. Ce vent doit combattre tout un tas de clichés sociaux, familiaux. Il doit vaincre les stéreotypes sociétaux. Et ce n’est pas chose simple. Alors, courage, jeunes parents. Prenez le temps de réfléchir quand vous faites une remarque, quand vous dites des encouragements, quand vous emmenez votre enfant dans un magasin. Ce que vous dites à votre fille, le diriez-vous à votre fils? Si votre enfant, souhaite jouer à un jeu typé garçon, à qui cela pose t-il problème? A vous? A votre entourage? A votre enfant?

Soyez l’adulte qui ne met pas des barrières en fonction du sexe de votre enfant. Soyez ouverts d’esprit. Montrez à votre enfant qu’il y a des portes. Qu’elle peut choisir un chemin ou un autre. Montrez l’exemple en tant que parents. Montrez que papa comme maman sont libres et égaux.

Je ne suis pas naïve. Je sais que les hommes et les femmes ne sont pas tout à fait égaux sur tout car nous sommes différents. Néanmoins, la différence doit être une force pour chacun et non au détriment de certains ou certaines.

QUOTIDIEN, Sommeil

Le sommeil de 6 mois à 6 ans

Je vous l’avais dit, après 6 mois, et tous ces périples, l’aventure… continue!

Pour débuter, si ce n’est pas déjà fait, rendez- vous sur l’article portant sur le sommeil de la naissance à 6 mois, là. Sa lecture vous permettra de mieux comprendre ce qui suit.

Les informations de cet article sont de source scientifique. J’ai appris beaucoup en lisant Dormir sans larmes du Dr Rosa Jové. Je vous en conseille la lecture, si comme pour moi, le sommeil de votre bébé vous questionne.

De 6 à 9 mois:

Entre 6, 7 mois bébé a acquis toutes les phases de sommeil d’un adulte. Il a donc toujours un sommeil polyphasique.

Mais son sommeil est toujours instable. Ça lui fait beaucoup de changements, à assimiler en peu de temps. Il doit encore apprendre à se réendormir seul entre chaque phase car il y a des micro-réveils entre ces phases. Et, c’est normal. Nous-mêmes adultes, faisons toujours ces micro-réveils mais nous savons nous réendormir seuls et ne remarquons même plus que nous en faisons dans la nuit.

Bébé dort en moyenne entre 11 et 14 heures réparties sur la nuit et 2 siestes. Mais il n’y pas d’obligation à respecter ce schéma à la lettre.

Sommeil cicardien toujours. Ça ne se perd pas! Il dort bien plus la nuit que le jour.

Entre 8 mois et 2 ans:

On entre dans une phase de maturation qui va durer jusqu’à ses 6 ans. Les bases sont toutes acquises. Les changements porteront sur le nombre d’heures de sommeil, et la répartition de ces heures.

La durée de sommeil va peu à peu dominuer: entre 10 et 13 heures jusqu’à 18 mois, plus que 8 à 11 heures de 4 à 6 ans.

Des facteurs qui peuvent jouer sur le sommeil car ce sont des changements importants dans la vie de bébé: la diversification, l’angoisse de la séparation, les dents, la marche. L’enfant peut donc redouter le moment où il devra aller dormir, avoir de l’anxiété, craindre la séparation. Il peut avoir un sommeil agité en raison de toutes ces nouvelles découvertes qu’il fait le jour: cauchemars.

Il peut y avoir des réveils nocturnes. Le sommeil à cet âge reste fragile.

Entre 3 et 6 ans:

Les réveils deviennent rares surtout si l’enfant a été rassuré.

Vers 3-4 ans, l’enfant peut ne plus avoir besoin de sieste.

Il peut demander des choses pour calmer ses peurs: une histoire, un câlin, une chanson… C’est le cas des enfants qui dorment seuls. Les enfants qui dorment avec leurs parents ont bien moins d’angoisse.

Vers 5-6 ans, l’enfant acquiert un sommeil proche de l’adulte: il dort la nuit pendant 8 à 10 heures environ, pas de sieste nécessaire d’ordinaire. Il peut y avoir des réveils mais généralement, il n’y en a plus.

On estime que devenir parents, c’est perdre 6 ans de sommeil. Mais, c’est aussi gagner toute une vie d’amour.

Pour bien plus de détails et si le sommeil de votre enfant vous pose toujours question: Dormir sans larmes, De Rosa Jové.

QUOTIDIEN, Sommeil

Le sommeil de 0 à 6 mois

Petit article pour remettre les pendules à l’heure. A l’heure des bébé et non les nôtres, à nous adultes. Et justement, c’est ça qui pose problème très souvent. Un bébé, ça ne dort pas comme un adulte. Ce n’est pas que les bébé ne savent pas dormir. Ils dorment très vite. Parfois, ils dorment même pendant l’accouchement. Ils dorment déjà pendant leur in utero. C’est bien que leur sommeil est différent. Et pour qu’ils aient un sommeil équivalent à celui des adultes, cela va prendre… 6 ans! Voilà pourquoi on dit que les parents perdent 6 ans de sommeil quand ils ont un enfant.

Bon, tout ça, c’est bien beau. Mais ils dorment comment alors les bébés? Non, parce qu’on aimerait tous qu’ils dorment à 20h et ne se réveillent pas trop tôt. Et qu’ils fassent de longues siestes pour qu’on ait le temps de faire tout ce qu’on a à faire dans notre vie d’adulte. Mais, c’est ça le hic, notre société n’est pas faite pour nous aider à élever nos enfants. Notre vie, notre travail ne concordent pas avec leurs besoins.

Pendant des mois, j’ai essayé d’endormir mon fils sans pleurs, sans comprendre pourquoi il pleurait certaines fois, de nombreuses fois, presque tout le temps au départ. Il y a de nombreuses raisons à cela. Mais, aujourd’hui, j’ai enfin compris certaines choses. D’abord, oui, les bébés ne dorment pas comme nous. Et on aura beau les laisser pleurer pendant des heures, ils s’endormiront, quand ce sera leur heure. L’heure où ils ont sommeil et non pas à l’heure à laquelle on a décidé qu’ils devaient dormir parce que ça nous arrange.

Ce qui m’a vraiment aidé à comprendre quand coucher mon bébé et pourquoi il se réveillait, pourquoi il pleurait au moment du coucher, c’est la lecture de Dormir sans larmes de Dr Rosa Jové. Dans son livre, on ne trouve pas de solution miracle, mais on comprend enfin comment fonctionne le sommeil des bébés. Et enfin, je sais mieux comment agir, réagir.

Le sommeil de 0 à 3 mois

Bébé sait déjà dormir. Il dort la majorité du temps. Mais bébé doit manger régulièrement et très souvent. Il fait donc de petites siestes et se réveille pour manger. Ce sont des besoins primaires. Et ça, même la nuit. Pourquoi n’aurait-il plus besoin de manger la nuit? Il y a un risque d’hypoglycémie pour lui, s’il ne mange pas très souvent.

Il dort entre 12 et 16 heures généralement réparties en petites siestes jour et nuit.

A cet âge, le sommeil des bébés est biphasique. Un sommeil en 2 phases: sommeil actif et sommeil lent, d’une durée de 50 à 60 minutes.

Son sommeil est ultradien: ça veut dire qu’il ne fait pas la différence entre le jour et la nuit.

Il s’endort directement en phase paradoxale, sommeil lent. La phase des rêves et des cauchemars. Cette phase permet de réorganiser le cerveau la mémoire, les apprentissages. Et c’est exactement ce dont il a besoin quand il dort, surtout qu’il ne dort que sur de courtes durées.

A retenir: en gros, de 0 à 3 mois, bébé ne fait que des siestes courtes, a besoin de manger très fréquemment, et a un rythme chaotique, imprévisible.

Le sommeil de 3 à 6 mois

Après 3 mois, le sommeil de bébé change. Il commence à prendre un rythme et à dormir plus la nuit que le jour. Bonne nouvelle! Il a un sommeil cicardien.

Il dort un peu moins longtemps. Généralement, entre 10 et 15 heures.

Il acquiert de nouvelles phases de sommeil et a un sommeil plus léger par contre. Ça fait partie de l’évolution de son sommeil.

Il ne s’endort plus en sommeil paradoxal. Il s’endort en phase de sommeil léger avant d’atteindre un sommeil plus profond.

Il a un sommeil polyphasique: vers 6-7 mois, il a acquis presque toutes les phases du sommeil de l’adulte. Mais ça ne veut pas dire qu’il dort comme un adulte! Les micro réveils entre différentes phases de sommeil sont toujours très fréquents seulement, il ne sait pas toujours comment se rendormir seul entre les différentes phases de sommeil.

Il a un sommeil instable. Il doit s’adapter sans cesse à ces nouvelles phases de sommeil et se réveille encore de nombreuses fois. Il est en transition. A sa naissance, il ne connaissait que 2 phases de sommeil: lent ou paradoxal et actif. Il en a acquis désormais 4 de plus. Il a besoin de temps pour apprendre à enchaîner ces phases et à se rendormir. Donc il arrive qu’il se réveille totalement au milieu de la nuit, et mette une heure ou que sais-je encore, avant de se réendormir.

A retenir: de 3 à 6 mois, bébé acquiert 4 nouvelles phases de sommeil ce qui peut perturber son sommeil (réveils, endormissement), il est en phase d’apprentissage pour le réendormissement entre chaque phase.

Pour en apprendre bien plus, je vous conseille vraiment la lecture du livre du docteur Rosa Jové qui explique tout dans le détail et s’appuie sur des exemples pratiques. Vraiment une perle ce livre!

Évidement, pas de mensonge entre nous. Ce n’est pas juste en lisant un livre que votre bébé va se mettre à s’endormir sans jamais pleurer, à l’heure qui vous arrange et ne plus se réveiller durant la nuit. Mais je sais enfin, pourquoi. Je ne me remets plus en question. Je comprends son sommeil et je peux agir avec encore plus de bienveillance.

Pour conclure? Bon courage! C’est pas fini ensuite. Je vous prépare la suite sur le sommeil après 6 mois.

Sources: Dormir sans larmes, De Rosa Jové.

Vie de famille, VIE DE PARENTS

Quand bébé dort, maman…

Il paraît que quand le chat dort, les souris dansent. C’est un peu vrai pour les mamans. Elles ne dansent pas au sens littéral mais elles en profitent pour faire des choses qu’elles ne peuvent pas ou ne veulent pas faire avec bébé.

Elles se ruent sur tout ce qu’elles ne peuvent pas faire quand bébé est éveillé! Oui, elles se ruent car soyons honnête, notre temps libre est compté. Alors, à vos chronos!

Je commence par où? Allez, je vais commencer par ce que je fais en priorité quand Léo dort.

Se laver

Oui, quand même, on se lave. C’edt juste que parfois on a pas eu le temps de le faire très tôt alors il est 14h de l’aprem quand on va prendre une douche…

La cuisine

Même si je cuisine beaucoup quand Léo est avec moi et je le fais participer à sa manière en lui parlant, en lui montrant les aliments, en lui faisant sentir parfois. Généralement, il regarde bien un moment et joue un peu avec un jouet de temps à autre. Et j’ai le temps de faire la cuisine. Il arrive quand même que je termine le repas quand il dort.

Le ménage

Oui, je n’ai pas dit qu’il n’y avait que des activités sympas. Et malheureusement, il faut bien que quelqu’un le fasse. Même si Alex en fait beaucoup de son côté, il faut bien que je mette la main à la pâte aussi. Alors,on sort les éponges lavables, le vinaigre blanc, l’aspirateur et les lessives par milliers…

La sieste

Ça ne devrait pas arriver en premier? Bien-sûr que si. Et pourtant, je n’y arrive pas. J’ai vraiment du mal à faire des siestes. J’essaie parfois mais il y a une chance sur 2, que ça marche. Une chance que bébé se réveille même si maintenant c’est bien moins fréquent. Une chance que je n’arrive pas à m’endormir malgré la fatigue. Mais il y a des mamans pour qui ce doit être plus simple. Je leur souhaite en tout cas car ce n’est pas le besoin qui manque.

Bosser

Oui, j’ai du boulot à faire à la maison comme préparer le cahier journal tous les jours qui résume ce que je fais faire aux élèves tous les jours, les objectifs, leurs tâches… préparer le matériel qu’il faudra pour qu’ils puissent faire leurs tâches. Et des corrections parfois.

Geeker sur le téléphone

Je n’utilise pas mon telephone devant Léo sauf si je dois répondre à un coup de fil. Donc, j’en profite quand il dort pour traîner sur le net, sur les réseaux, rédiger mes articles… Les premiers mois, la jeune maman 2.0 passen son temps aussi à chercher sur Google si c’est normal que bébé ait fait ci ou ça, pourquoi il pleure comme si la réponse se trouvait sur l’écran.

Lire

Pas toujours simple de trouver le temps de lire et surtout de ne pas s’endormir avant la 3e page… Ça me fait vraiment plaisir de trouver un petit temps chaque jour pour lire un livre pour moi ou un livre concernant la parentalité.

Regarder la télé

Comme pour les écrans de téléphone, je n’utilise pas non plus l’écran de la télé devant mon fils. Donc quand il dort, il est possible que j’en profite pour regarder une émission, un film ou Netflix. Qui c’est qui a fini les chroniques de Bridgerton en 4 jours? Oui, c’est bien moi.

Prendre des nouvelles

Non, ça ne compte pas comme geeker sur son téléphone. Mais ça inclut le téléphone. On envoie des messages via whatsapp ou on appelle un proche pour discuter avec un adulte. Quand on est encore en congé mat, ça ne fait pas de mal d’avoir des conversations d’adultes. Et quand on y est plus aussi d’ailleurs.

Voilà en gros, ce que je fais quand mon bébé dort. Je pense qu’il y a encore tout un tas de possibilités d’activités de maman. Chacune à ses propres passe-temps après tout.

Vie de famille, VIE DE PARENTS

Quand tu n’as pas le temps…

Vous cherchez la solution miracle pour échapper à la corvée du repas et du ménage au quotidien? Passez votre chemin, je ne suis pas le père noël. Comme vous, j’ai cherché mais jamais trouvé. A moins de devenir très riche et de se payer un homme à tout faire… Mais bon, je n’ai pas choisi le bon métier pour et je n’ai pas encore cédé à la tentation d’épouser un vieux milliardaire moche. En plus, Matt Damon n’était pas disponible. Donc, au quotidien, je me débrouille comme je peux et je ruse comme je peux aussi.

Je n’ai pas le temps. Il y a des semaines particulièrement où je n’ai pas le temps. Pas le temps de tout faire ce que je dois faire. Pas le temps de nettoyer le sol, de faire la poussière, faire à manger, ranger ce qui traîne, faire une lessive, étendre la lessive, ranger les vêtements propres, repasser, passer l’aspirateur, nettoyer la douche, les toilettes, faire les courses…

Toutes ces choses que je dois faire, ou qu’Alex doit faire et qui passent après le reste, après notre vie de famille. Alors si je ne me prends pas la tête pour ça, j’essaie quand même parfois de garder le cap et de mettre un bon coup d’accélérateur dans tout ça.

Mais voilà, le soucis c’est que je suis un peu fainéante sur les bords quand il s’agit de gérer le quotidien. Alors qui dit flemme, dit solutions de dépannage.

Mes soluces de dépannage :

Commander ton repas, tu feras.

Je commande à manger, surtout le weekend. Le bon point avec le confinement, c’est que commander à manger aujourd’hui ne se résume plus à commander japonais ou américain. D’autres restos se sont mis à proposer des plats à emporter. On peut donc varier les plaisirs. Il y a deux semaines, on a commandé des sushis. Bon, parce que quand même, ça faisait plus d’un an que je n’en avais pas mangé alors que j’adore ça. Et ce weekend, c’était joue de porc, purée de choux fleurs et panna cotta. Ce n’est pas, parce qu’on a pas le temps, qu’on ne peut plus bien manger.

Au batch cooking, tu te consacreras.

Ok, c’est vrai que commander au resto a ses limites. Les limites du portefeuille. Alors, bon, il va falloir quand même cuisiner. Alex et moi devons nous préparer des repas pour le boulot. Et le soir, on aime bien qu’il n’y ait plus qu’à réchauffer ou éventuellement un truc à cuisiner rapidement. Alors, je me suis mise au batch cooking. En gros, je prépare surtout mes légumes. Je les épluche, découpe et les range dans un récipient fermé au frigo. Parfois, quand j’ai le temps, je commence à en cuire certains. Je fais ça le weekend. Comme ça les soirs de semaine, quand il est 19h, que Léo est là, et que je n’ai pas vraiment envie de cuisiner, je peux préparer des bons aliments rapidement. Et passer du temps avec lui.

Demander de l’aide, tu oseras !

Parfois, ça reste compliqué de tout gérer. Et avec Léo qui ne fait pas ses nuits, le boulot, la fatigue s’accumule. Alors même si j’ai du mal à demander, un petit coup de main de la famille ou des copines pour les tâches du quotidien, ça soulage et ça fait plaisir. Heureusement, j’ai des copines, une belle-mère et une maman qui n’attendent pas que je demande pour nous préparer de bons petits plats.

Au repassage, tu renonceras.

C’est une évidence même. Qui repasse encore aujourd’hui? A moins d’avoir un code vestimentaire strict avec chemises, aujourd’hui, on peut toutes et tous se passer du repassage pour la majorité ou la totalité de nos vêtements. Alors pourquoi s’ajouter du boulot? Soyons honnêtes aussi, le repassage n’a jamais été ma passion de toute façon.

Compter sur le papa, tu pourras.

J’ai un super conjoint qui a toujours mis son grain de sel dans la cuisine et dans le ménage. Est ce que j’ai de la chance? Non, ça devrait être la norme pour nous toutes en fait.

Prévoir des repas de dépannage, tu feras.

Même avec de la bonne volonté, il y a toujours des moments où je suis fatiguée et je sors de mon chapeau magique, un repas vite-fait. Croques monsieurs, crèpes, tartines de pain avec les restes du frigo, plats surgelés, quiche, pizzas tout fait…

En bonnes quantités tu cuisineras.

On a encore de la chance. Léo n’a pas encore commencé la diversification alimentaire. Et quand il la commencera, il ne mangera que de petites quantités. On prépare donc pour deux. Mais en réalité, on prépare pour 4 à 8 personnes pour avoir des restes.

Et voilà… Pas de solution miracle, surtout concernant le ménage. Si vous la connaissez, soyez sympa, partagez!

QUOTIDIEN, Soins

Maman, non papa, donne le bain.

Le premier bain de Léo a eu lieu à la maternité. Comment dire…. Je pense qu’il a détesté. Il faut dire que dès qu’on le déshabillait, il hurlait. Et il avait déjà de la voix! Est-ce qu’il sentait mon anxiété? Peut-être. Alex était là pourtant et lui n’était pas inquiet du tout. La sage-femme a bien sûr été super.

Après l’épisode du premier bain de bébé à la maternité, j’ai voulu réessayer à la maison. Et je me suis rendue compte, même si je m’en doutais que je n’avais vraiment pas beaucoup de force dans les bras. Bébé pèse son poids donc. Comment faites-vous pour lui donner le bain?

C’est pour cela, que très vite, nous avons décidé que c’est plutôt papa qui donnerait le bain. Ce serait leur moment à eux. Bon, qu’on se le dise, je ne me suis pas restreinte ou empêchée de participer dès que j’en avais envie. Encore aujourd’hui, c’est papa qui donne le bain. Je m’occupe du séchage ou de jouer avec Léo et souvent je les laisse entre hommes.

Jusqu’à maintenant, on donnait le bain de manière plutôt classique. Nous avons acheté une baignoire sur pied, ce qui est très pratique quand, un on a pas de baignoire, deux on ne veut pas se casser le dos. On utilise la plupart du temps un transat pour le bain, qui permet à bébé de relativement se poser dessus. On remplit la baignoire d’eau et la plupart des parties de son corps sont immergées.

Aujourd’hui Léo apprécie beaucoup son bain. Et j’apprécie beaucoup de partager ce moment avec lui, même si c’est plutôt Alex qui le porte, et surtout j’adore la sortie de bain. Quand on l’emmitoufle dans sa cape de bain, qu’il n’y a plus que sa petite frimousse qui dépasse, et qu’il sourit.

Une fois, on a essayé le bain, en l’enveloppant dans un lange pour reproduire les sensations de bébé in utero. Il a beaucoup apprécié cette expérience. Malheureusement, très vite, il est devenu trop grand pour le lange.

On adore utiliser les maxi gants Baby Shower Glove que nos voisins nous ont gentiment fait découvrir et offert. Ils permettent de bien tenir, agripper bébé, sans se mouiller le bras.

On doit encore essayer le bain libre, bientôt. Je vous en reparlerai peut-être si l’expérience est intéressante.

Les gants de toilette Baby Shower Glove https://invented4kids.com/fr/produits/gant-baby-douche/

Allaitement, QUOTIDIEN

12 trucs qu’on ne nous dit pas toujours sur l’allaitement

J’écris cet article car je sais que j’aurais aimé le lire avant de débuter mon allaitement qui a été difficile. Aujourd’hui, j’ai accepté de ne pas avoir réussi à atteindre mes objectifs. Je n’ai allaité mon bébé que 4 mois et j’ai terminé ce chapitre très récemment. Mais j’aurais aimé entendre des choses vraies sur l’allaitement et pas des idées reçues qui datent de l’époque de nos mamans.

  • Ce ne sera pas toujours facile. Peut-être que ce sera même très difficile. On a beau dire qu’allaité bébé est naturel, il y a bien des choses à savoir quand on allaite. On peut avoir mal, bébé peut ne pas prendre assez de poids, bébé peut avoir des difficultés à téter et pleurer. C’est fatigant d’allaiter car on est seule responsable de son alimentation.

  1. Bébé ne tète pas que pour manger. Il tète pour des tas de raison, un besoin de succion, un besoin de contact avec maman, pour se rassurer, pour calmer une douleur. Bref, si comme pour moi, on vous dit que votre bébé ne devrait pas être tout le temps au sein comme ça, utilisez cet argument ou laissez-les parler.

  • Les gens aiment parler de ton allaitement comme s’ils y connaissaient quelque chose. C’est rarement pour en dire du bien mais pour dire ce qu’ils en pensent. Est-ce que bébé n’a pas encore faim? Est-ce qu’il grossit assez? Est-ce qu’il fait ses nuits? (Ne me demandez pas le rapport, je ne sais pas mais les gens pensent qu’il y en a un). Est-ce que tu es sûre que tu as assez de lait? Est-ce que ton lait est assez riche? Pour ma part, j’ai eu ma dose. Bébé a bien grandi durant son premier mois mais il n’a pris que 600 grammes. Et il tétait tout le temps. Alors je vous laisse imaginer, les remarques que j’ai eu. Au moindre soucis de bébé, on accuse l’allaitement (colique, pleurs, poids, sommeil)et on te propose d’essayer le biberon dès fois que ça règle le problème…

  • La plupart du personnel médical n’y connait pas grand chose en allaitement et fait comme si, ce n’était pas le cas. Sont-ils même conscients de ne pas savoir grand chose? Au moindre tracas encore, on te conseillera le biberon de lait artificiel. Comme je disais, mon bébé n’a pas pris beaucoup le premier mois. Après la salve de remarques de beaucoup de personnes de mon entourage, pas tous heureusement, le médecin m’a conseillé de le compléter avec du lait artificiel sans vérifier que bébé tétait correctement et en disant que mon lait n’était peut être pas assez riche… Je vous le donne en mille? Mon lait était assez riche et bébé ne tétait pas efficacement.

  • Ton lait est assez riche. Toutes les femmes sont capables d’allaiter. As-tu déjà vu une vache demander à une chèvre de donner son lait à sa place car son lait ne conviendrait pas? Non. Les vaches ne parlent pas. Sérieusement, à part certaines maladies, rien ne t’empêche d’allaiter si c’est ton souhait.

  • Il existe des pics de croissance durant lesquels bébé pourra téter pendant des heures. Et c’est normal. Généralement, ils ne durent que quelques jours.

  • Si tu tires ton lait, il faut avoir la bonne taille de téterelles. Si tu ne tires pas beaucoup de lait, ça peut être dû au fait que les téterelles ne sont pas adaptées à tes seins. Il faut faire vérifier la taille par un professionnel qui s’y connait. Pour ma part, je vous conseille une page facebook où vous trouverez de vrais bons conseils: LES TIRE ALLAITANTES BIENVEILLANTES.

  • Si tu te poses des questions, va voir très vite, sans attendre, tout de suite, une conseillère en lactation. Ne fais pas comme moi, à attendre, à chercher par toi-même. Il y a de bons tuyaux sur le net, c’est vrai mais rien ne vaut une vérification en tête à tête avec un bon professionnel.

  • Il ne faut pas réchauffer le lait maternel au micro-onde. Ca tue les anticorps. C’est quand même dommage.

  • Bébé peut téter souvent. Très souvent. Et pas forcément toutes les 3 heures comme tata Jacqueline te le dira certainement. La bonne nouvelle, plus il tète, plus cela stimule ta lactation. Concrètement, il peut téter au bout de 10 minutes, au bout d’une heure, au bout de deux heures…

  • Il faut bien positionner ton bébé pour qu’il tète efficacement. Ton mamelon doit être positionné entre ses lèvres et son nez.

  • Bébé doit ouvrir la bouche en grand quand il tète et placer sa langue sous le mamelon sinon la tétée risque de manquer d’efficacité et tu peux avoir très mal, à plus ou moins long terme.

Et pour toutes questions, un site, que dis-je la référence en allaitement, qu’il ne faut pas hésiter à aller consulter: la leche league https://www.lllfrance.org/