Accouchement, GROSSESSE

Ouf, j’ai accouché sans masque!

On dirait un roman de fiction comme si le masque était devenu la norme et comme si, accoucher sans masque était une chose extraordinaire. Je ne sais pas si c’est le cas. Je ne crois pas. En tout cas, j’ai pu accoucher sans porter de masque et c’était presque inespéré. Mon bébé a pu voir mon visage dès ses premiers instants et ça me semble important.

Comme je vous l’ai déjà raconté, j’ai accouché en juillet dernier, peu de temps après le début du déconfinement en France. Pas au pic de l’épidémie donc. Je ne vais pas vous faire le récit entier de mon accouchement car je l’ai déjà fait dans un autre article mais je vais vous rassurer, en partie, j’espère si vous devez accoucher bientôt.

Cela faisait à peine 2 semaines que les papas étaient de nouveau autorisés en salle d’accouchement et un peu plus longtemps qu’ils étaient autorisés dans l’hôpital tout court.

Si, évidemment, j’avais des craintes d’attraper la covid pour mon bébé et pour moi, j’en avais aussi par rapport à l’accouchement. Je craignais de devoir accoucher sans péridurale, sans le papa et peut-être dans un état de santé ne me permettant pas de tout comprendre.

On était au début du mois de juillet et je n’étais pas malade quand j’ai perdu les eaux. Alex était également en pleine forme.

La seule crainte que je pouvais avoir était le port du masque, surtout pendant la poussée. Nous sommes arrivés un vendredi soir à l’hôpital, masqués. On nous a fait garder le masque dès qu’on était en présence du personnel médical mais on nous a tout de suite dit qu’on pourrait l’enlever une fois seuls.

C’était vraiment agréable de pouvoir enlever le masque à certains moments. J’étais dans une chambre individuelle. Alex a pu rester avec moi toute la nuit et la journée suivante, et la nuit suivante… Oui j’ai eu un accouchement long, très long!

Quand finalement, j’ai pu me rendre dans la salle d’accouchement, j’ai pu enlever le masque. Alex devait le garder. Mais j’ai pu accoucher sans masque. Ouf! Mais je rappelle que j’ai accouché au mois de juillet, donc on n’était pas au pic de l’épidémie.

Finalement, je n’ai porté le masque que lorsque j’avais besoin de sortir de la chambre pour aller chercher de l’eau à la fontaine à eau ou pour aller aux toilettes, lorsque j’étais en salle d’accouchement. En dehors de ça, je n’ai même pas pensé au protocole, à la singularité de cette situation.

Je profite de ce petit récit de vie pour remercier tout le personnel médical dans son ensemble pour le travail difficile qu’ils accomplissent chaque jour et en particuliers, le personnel de maternité qui m’a très bien accompagnée. A aucun moment, je n’ai ressenti de pression ou de peur en raison de la crise sanitaire particulière. Alors, peut-être que si j’avais accouché en mars, ça aurait été différent. Je ne le saurai jamais. Mais j’ai eu cette chance d’avoir un accouchement normal.