QUOTIDIEN, Sommeil

Reprise du boulot: bilan des 2 mois

Ça a réellement commencé à me travailler un mois avant la date butoir.

Pendant ma grossesse, j’avais décidé que je ne prendrais pas de congé parental. La raison est que nous ne nous sentions pas de perdre un salaire et de vivre que sur le salaire d’Alex. Je n’imaginais pas non plus que ce serait si difficile de me séparer de mon bébé.

Ce n’est qu’une fois qu’il est né que j’ai compris que ce serait difficile. Et que j’ai compris à quel point le congé maternité en France est court.

C’est à un mois de la date butoir, que j’en ai pleuré. Une fois. Deux fois. Plusieurs fois. L’idée que l’on me sépare de mon petit coeur, que je venais de mettre au monde et qui ne connaissait que moi, me paraissait cruelle. Pour moi et surtout pour lui. Qu’allait-il comprendre de tout ça lui?

Alors je lui ai parlé. Je lui ai dit ces mots:

Je t’aime mon bébé. Je t’aime à la folie, plus que tout au monde. Je t’aime d’un amour infini. Mais je dois retourner travailler. Je n’ai pas le choix. J’aimerais rester tout le temps avec toi pour te câliner, t’embrasser, te serrer fort dans mes bras, m’occuper de toi, jouer avec toi. Je n’ai pas envie de retourner travailler mais je n’ai pas le choix. Je t’ai trouvé un endroit super où tu pourras te faire des copains, où tu seras bien. Il y a aura Lucie qui s’occupera bien de toi. Tu iras là-bas le matin et je viendrai te chercher le soir. Parfois, ce sera papa qui viendra te chercher mais on se retrouvera à la maison. Je rentrerai le plus vite possible du travail pour te retrouver. Je t’aime plus que tout au monde. Quand on se retrouvera le soir, ce sera trop bien. J’aurai hâte de te retrouver.

Je lui ai répété ces mots des tonnes de fois. Je n’ai eu de cesse de lui dire que je l’aimais plus que tout et que si je pouvais, je resterais avec lui.

Une reprise en douceur: l’adaptation à la MAM

Ça a été difficile les jours avant et les heures avant d’imaginer qu’il faudrait que je me sépare de lui quelques heures. J’ai évidemment pleuré comme une madeleine. Mais il a bien fallu y passer. C’était pour moi et un peu pour lui. Pour qu’il se familiarise avec les nounous, le lieu, et l’atmosphère. Je l’ai emmené à la MAM deux fois. Il est resté quelques heures à chaque fois. Je ne suis pas restée avec lui. Je crois que c’était mieux ainsi en fait. La première fois quand je l’ai amené, il dormait. Il s’est réveillé là-bas, sans moi. Ça s’est bien passé. La seconde, il était éveillé. Il m’a regardé partir. J’avais le coeur serré.

A chaque fois, j’étais tellement heureuse de le retrouver. C’était comme un soulagement même si je n’avais pas d’inquiétude par rapport aux nounous. Elles sont supers.

Le premier jour de boulot

Le premier jour de la séparation a évidemment été un crève-coeur. J’ai pleuré la veille, la nuit, le matin, dans la voiture. J’ai à peu près réussi à retenir mes larmes devant les nounous. Je lui ai fait des milliers de bisous ce matin-là. J’ai pris une photo de lui pour mémoriser son visage, une fois de plus.

La journée s’est déroulée sans que je n’ai vraiment la tête au boulot. Je pensais à lui. Je comptais les heures. Je n’avais qu’une hâte, c’était de rentrer, d’aller le chercher, qu’il comprenne que je viendrai toujours le chercher.

Les 15 premiers jours

Après 15 jours de boulot, mon état d’esprit a changé. Je ne pleure évidemment plus quand je laisse Léo à la MAM. J’ai la tête au boulot et je trouve que les journées passent plutôt vite dans l’ensemble. Je suis évidemment ravie de retrouver mon fils le soir et je ne traîne pas trop le soir.

Bilan au bout de 2 mois

Léo et moi avons trouvé notre rythme. Alex aussi. Je ne traîne pas trop le soir pour aller chercher Léo et passer un peu plus de temps avec lui mais j’ai vraiment retrouvé un bon rythme de boulot sans y passer mes jours et mes nuits. J’adore ma classe et mes éléves qui sont trop mignons. Je suis contente quand je peux passer la journée avec mon bébé et de le retrouver après le boulot mais je suis contente aussi de retrouver mes élèves et mes collègues.