Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Stop. J’arrête.

Faut que j’envoie ce mail pour le boulot. Encore un parmi des tas. Faut que j’imprime le papier de la nounou pour préparer la rentrée de septembre. Faut que je pense à ce weekend. Que je prépare les courses, que j’anticipe le repas. Faut qu’il y ait des restes pour le midi pour le boulot.

Je pense à ma pillule. Est-ce que je l’ai bien prise? J’ai fini la plaquette hier. Je dois faire une pause. Je suis dans mon lit. Je me relève. Je vérifie.

Je pense à mon travail. Demain, il faudra que je parle avec mon élève, que je règle ces petits soucis. Il en a des bien plus gros. Mais ceux-là je peux rien y faire. Faut faire avec.

Je pense à demain. Faut que j’imprime un truc pour le boulot. Puis que je trouve le temps de manger. De faire des câlins à mon bébé. Faut que je parte déjà au boulot. Je le dépose chez la nounou. Je lui dis que tout va bien mais dans ma tête, je pense déjà à la suite. J’ai hâte de retrouver mon fils. Mais faut que je me dépêche. Je dois encore photocopier du travail, écrire la date, ouvrir le portail et surveiller les élèves jusqu’à 8h30. En fait, ma journée, elle a commencé depuis que je me suis levée.

Le midi, je corrige et je vérifie que j’ai rien oublié pour le travail du reste de la journée. Je relis mon programme pour l’avoir sur le bout des doigts. Je vais manger vite fait. Et c’est reparti. Pendant que j’interroge un élève, j’ai l’oeil sur celui qui a perdu son crayon sous la table, celle qui a trop de choses dessus pour avoir la place de penser ou d’écrire, et celui qui a la tête baissée, l’humeur blessée. Déjà 16h30, je n’ai pas eu le temps de parler avec mon élève. J’ai trop de choses à penser. Trop d’élèves à qui parler.

Je continue ma deuxième journée. Je prépare le travail du lendemain et je corrige.

17h45 . Je cours à nouveau. Je vais chercher mon bébé. Mon coeur, de joie, se remplit quand je le retrouve. Mon corps est fatigué. A la maison, je ne rêve que de l’enlacer, de lui parler, de l’embrasser, de jouer. Mais je dois faire à manger. Alors je fais les deux en même temps. J’ai deux mains mais j’ai aussi deux cerveaux qui se réveillent chaque matin. Je pense à tout ce qu’il me reste à faire.

La soirée est engagée comme un valse lente qui s’accélère rapidement. Repas, biberon, câlins, change, jeux, lecture, câlins, dodo. 20 heures. C’est l’heure de nous séparer pour la nuit seulement. Papa et moi, on termine notre repas quand tu es couché. On range, on nettoie. Je vais me doucher et je dois encore travailler. Jusqu’à 21h seulement, si j’ai de la chance. Ensuite, je repense à ce mail que je dois envoyer. A ce papier que je dois remplir. A ces achats que je dois faire. Aux courses, que je ferais mieux de faire en drive sinon je ne vais pas y arriver. A ma pillule, que je dois prendre. A la lessive à faire, aux miettes qui traînent sur le sol, aux vêtements qui traînent dans la chambre, à la vaisselle qu’il reste à faire, au linge à plier… Je pense à tout ça et je ferme les yeux car je n’ai plus le temps de faire tout ça.

J’arrête. J’arrête de penser. Je ferme les yeux et je dors. Je lis. Je regarde un épisode de ma série. Je vais me balader, prendre l’air. J’oublie pour un moment court, parfois, ce que je dois faire. Je ne fais pas deux choses en même temps. Je dis tant pis pendant quelques minutes.

Et demain, il faudra tout recommencer.

La charge mentale, c’est quand on fait quelque chose et qu’on pense à autre chose en même temps. On la traîne tous les jours, à tout instant. Encore plus quand on est parents.

Ce qui m’a inspiré: la charge mentale, le quotidien, la chanson de Ben Mazué Quand je marche.

Humeurs de parents, VIE DE PARENTS

10 petits doigts

10 petits doigts pour tenir mon sein quand je t’allaite.

10 petits doigts pour toucher les doudous.

10 petits doigts pour attraper tes jouets et serrer fort.

10 petits doigts pour faire passer les jouets d’une main à l’autre.

10 petits doigts pour observer tes jouets de tous les angles.

10 petits doigts pour les regarder bouger.

10 petits doigts pour attraper mes cheveux quand je m’approche.

10 petits doigts pour imiter maman et papa quand ils font des comptines avec leurs doigts.

10 petits doigts pour mettre la nourriture à la bouche.

10 petits doigts pour toucher nos visages.

10 petits doigts pour montrer ton envie d’être pris dans les bras.

10 petits doigts pour découvrir le monde.

10 petits doigts précieux.

Tes 10 petits doigts, je les adore. Je les regarde moi aussi évoluer. Je leur fais des bisous. Je profite tant qu’ils sont encore là pour faire des câlins. Je sais qu’un jour, tes 10 petits doigts et toi-même vous grandirez et peut-être que vous ne me ferez plus autant de câlins. Un jour ces 10 petits doigts seront occupés par d’autres choses. Un jour ces 10 petits doigts serrerront 10 autres petits doigts.

Ils sont précieux ces 10 petits doigts. Quand je les regarde, je suis heureuse qu’ils soient là, qu’on en ai mis le bon nombre à chaque main. Ça m’épate de les voir, là, tous les 10, bien formés! Je suis consciente de notre chance.

Ces 10 petits doigts vont te faire découvrir le monde encore longtemps! Et ça me comble de bonheur en pensant qu’un jour, tu construiras des cabanes, tu me cueilleras un bouquet de fleurs, tu piqueras les fraises de tes mamies, tu nous feras de jolis dessins, tu écriras dans un cahier, tu cuisineras, tu feras des boules de neige pour les lancer sur les copains, tu me tiendras la main pour marcher sur le chemin, avec ces 10 petits doigts là.

En attendant, je profite de ces 10 petits doigts. Je les regarde.

QUOTIDIEN, Sommeil

Quand tu galères à endormir bébé


5h50 Tu dors.


5h51 Tu es réveillée par des petits pleurs.


5h52 Les pleurs s’intensifient, tu te lèves rapidement, passes au toilette. Tu entends ses pleurs qui montent en intensité ce qui te met une petite pression. Tu t’essuies vite fait. Du pipi coule entre tes jambes. Tu reprends du papier toilette.


5h55 Tu prends petit cœur dans les bras et le rassure par des mots doux. Avec un peu de chance, ses pleurs diminuent.


5h57 La tête renversée en arrière posée comme tu peux contre le mur derrière ton lit, le filet de bave entre les lèvres, petit cœur installé en toute sécurité qui tète, tu reprends un petit peu ta nuit de sommeil.


6h45 Tu te réveilles. Bébé cœur s’est endormi contre ton sein. Tu décides de tenter ta chance. Tu le tiens fermement en position d’une main, tu repousses délicatement le coussin d’allaitement, tu avances à genou sur le lit essayant de ne faire aucun mouvement brusque et tu te diriges tout doucement vers son lit.


6h Tu le poses délicatement dans son lit. C’est gagné, il n’a pas rouvert les yeux!


6h05 Il pleure à nouveau. C’est reparti pour une session l’allaitement.


7h30 Après avoir fini ta session l’allaitement et l’avoir changé , tu as finalement réussi à endormir bébé. Mais ça y est, il a fini de se reposer, sa journée peut commencer. Mauvaise nouvelle, la tienne aussi!


8h Tu as réussi à le poser sur son tapis/transat et tu viens de finir ton petit déjeuner pris, on ne va pas se mentir, à la hâte. On ne sait pas quand petit cœur va te réclamer.


8h15Tu craques ou il craque mais l’un des deux à envie de faire un câlin, de faire des areuh, de passer du temps avec l’autre alors tant pis pour ta douche, ça attendra.


9h15 Alors que tu es train de faire des gazouillis avec bebe, voilà qu’il commence à s’énerver. Ça y est, c’est l’étape du dodo qui pointe le bout de son nez et je te préviens, ça va être délicat. Tu prends bebe dans tes bras, ça te fait gagner quelques minutes.


9h30 Tu as essayé toutes les positions possibles dont la sacro sainte position, le ventre allongé sur ton bras mais bébé pleure. Tu sors l’arme ultime, la tétine et le positionne, s’il le veut bien, en position dodo. Pour Léo, c’est le ventre collé contre le mien. Et tu entames des allers retours dans la couloir. Tu as un grand couloir, tant mieux, ça te fera de la distraction.


9h35 2e étape de l’endormissement, allers retours devant son berceau.


9h45 Tu tentes de le poser délicatement dans son lit . Si tu as de la chance, il ne se réveillera pas et tu n’auras pas besoin de recommencer à le bercer. Mais on va partir sur une journée où ça ne fonctionne pas.


10h10 Après plusieurs tentatives, tu le reprends avec toi. Avec un peu de chance, tu pourras le poser mais en attendant, tu vas continuer de sentir mauvais.


10h11 Bébé pleure et la tu te rends compte qu’il a faim. C’est reparti pour une session d’allaitement.

10h44 Bébé a bien mangé mais ne dort toujours pas. Tu peux le poser quelques minutes, tu en profites pour faire à manger.

11h Tu réessaies de l’endormir. Allers retours dans le couloir puis devant son berceau, tu le poses délicatement, il ouvre directement les yeux. Tant pis, tu essaies quand même, tu sors de la chambre.

11h10 Il t’appelle. Tu y retournes. Il a les yeux grands ouverts. Tu capitules et le ramène dans le salon. Tu décides de jouer un petit coup avec lui puis tu reprends ta recette de cuisine. Heureusement, tu avais prévu très simple.

12h Cette fois-ci, c’est la bonne. Allers retours et… tentative réussi! Il a fini par s’endormir. Tu as de la chance, tu vas pouvoir manger à une heure descente aujourd’hui.

13h30 Bébé se réveille. Nouvelle session d’allaitement prévue. C’est bien tu as eu le temps de te laver et de manger. C’est une bonne journée.

16h57
Bébé ne s’est pas rendormi de l’après midi mais il a tété au moins une nouvelle fois. Tu as envie de dormir mais quand tu vois sa petite bouille, tu fonds et tu lui souris. Tu grignotes un petit truc.

18h15 Tu comptes les minutes avant que le papa n’arrive pour prendre le relais. En même temps, tu prends ta dose de câlins et t’imprègne de son odeur.

18h22 Papa arrive et prend bébé dans ses bras. Tu aimerais te poser mais tu en profites pour préparer le repas.

18H30 On entre dans une zone à risque: bébé pleure. Tu la pris dans tes bras, tu le berces, il pleure; Tu le poses sur sont tapis, il pleure. Tu lui parles, il pleure. Tu joues avec lui, il pleure. Tu lui chantes une chanson, il pleure. Tu vérifies tout: faim, fièvre, douleur… il pleure. Tu entames la phase câlins pour le rassurer tant que tu peux.

19h45 Bébé boit enfin son biberon.

20h10 Bébé a roté. Papa va le changer. Tu te jettes sur le canapé.

20h11 Le sommeil te gagne.

20h16 La valse de qui va endormir bébé commence.

20H30 Vous vous installez les pieds sous la table, prêts à manger.

20h50 Lovés dans le canapé, vous êtes prêts à regarder la télé. Le sommeil vous gagne.

2h35 Après être passée du canapé à ton lit, il est temps de te lever. Bébé a faim. C’est reparti!

Evènements, Non classé, VIE DE PARENTS

La maman fière se lance dans un blog!

Il y a quatre mois, j’ai ressenti ce besoin irrépressible de materner. Et ce besoin a perduré. Pour prolonger mon attrait pour la maternité, j’ai décidé d’écrire autour de ce sujet qu’est la maternité, pour pouvoir exprimer mes envies, partager mes aventures de jeune maman, mes bons plans, mes idées, mes avis sur la grossesse, le quotidien et la vie de parents.

Aujourd’hui, je suis une maman fière d’être maman, d’être sa maman, d’être celle qui le cajole, qui le console, qui le serre fort dans ses bras, qui le couvre de câlins et de bisous, qui le rassure, qui l’amuse, qui l’aime d’un amour infini. Et j’ai envie de partager cet élan d’amour avec vous et de le prolonger à travers l’écriture.

Je suis fière également, d’être une femme, d’avoir un conjoint super papa, d’être une bonne amie, d’être une enfant moi aussi, d’être la belle-fille, la belle-soeur, la collègue, la lectrice, la voisine, la maitresse d’école… d’être tout ça à la fois! Etre maman me rend fière mais je n’oublie pas d’être fière d’être plusieurs choses à la fois.

J’espère être bientôt fière d’être blogueuse.