Humeurs de parents, Vie de famille, VIE DE PARENTS

Je suis une maman qui travaille

Je suis une maman qui travaille et je suis souvent débordée, crevée, épuisée, sur les rotules, absente, morte de fatigue, paniquée, dépassée, explosée, somnolente, las, exténuée, usée, éreintée, vidée.

Les jours passent. Je n’ai pas beaucoup dormi depuis la naissance de mon fils. Il n’a pas fait ses nuits bien vite. Je me suis réveillée même plus de fois que lui. Plus de fois que nécessaire. J’ai dormi d’un oeil pendant des mois. Je ne dors toujours pas comme avant. Le sommeil profond, je dois toujours le connaître sinon je ne serais pas là à écrire, mais je me réveille d’un bond pourtant, au moindre bruit.

Les jours passent et je cumule. Je cumule la fatigue, le manque de sommeil depuis des lustres. Je cumule le boulot, les tâches ménagères, la cuisine, le boulot encore le soir, après le boulot et la soirée avec mon fils. Je cumule 2 journées de boulot en une. Voire 3 peut-être. Je commence par un lever à 6h30. Je prends un petit déjeuner rapidemment car je dois m’occupper de mon fils: le changer, lui donner ses vitamines, le coiffer, l’habiller, l’emmener avec moi pour le petit déjeuner, pour me laver les dents, le caliner, préparer son sac, préparer mon sac, l’habiller pour partir… Après ma journée de boulot, j’entame une deuxième journée de boulot: cuisine, ménage, m’occuper d’un bébé de 7 mois, et reboulot depuis la maison parfois. Heureusement que nous sommes deux pour faire face à cette deuxième journée. Quand j’ai de la chance, je peux me poser dans mon canapé à 20h. Quand j’ai de la chance.

Bref, je suis une maman qui travaille. Je suis fatiguée. Comme toutes les mamans. Celles qui ne travaillent pas. Celles qui travaillent. Oui car en fait, je suis comme toutes les mamans.

Je suis en fait comme toutes les mamans. Toutes, nous sommes fatiguées. Toutes nous devons empiler plusieurs journées en une. Faire rentrer tous les legos dans une boîte trop petite. Nous sommes toutes en train de déborder. Et quand ça déborde, on nous en rajoute encore.

Je suis comme tous les papas aussi.

Je suis cette femme, que tu croises sur le bord de la route, aux feux dans sa voiture, dans la salle d’attente du médecin, dans un rayon du supermarché. Cette femme qui calcule en même temps qu’elle effectue une tâche banale comme placer des céréales dans son caddie. Elle calcule dans sa tête un algorithme impossible pour faire rentrer dans les quelques heures qui lui restent de sa journée, toutes les tâches du quotidien. Elle calcule alors qu’elle vient de passer 9 heures, 10 heures parfois au boulot. Cette femme qui ne s’arrête qu’une fois dans l’intimité, quand les enfants sont couchés. Cette femme qui s’autorise une heure dans sa journée, pour s’affaler sur le canapé et ne penser à rien avant de s’endormir et recommencer.

Je suis une femme qui vit dans une société qui n’est pas faite pour des parents ou des enfants. Je ne dis pas que ce n’est pas bien de travailler. Je dis que, là, derrière cette société, il y a des défauts. Il y a des choses qui peuvent être améliorées. En attendant, nous continuons du mieux qu’on peut à allier deux choses désunies: le boulot et la parentalité.

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Une histoire éternelle

L’histoire éternelle. Celle qu’on oublie jamais. Le cycle infiniiiii d’un amour béniii, qui rend Immorteeeeeelle, la RONDE infiniiiiiie de ce cycle éteeeernel! C’est l’histoaaaAre, l’histoire de la viiiiiie. Ça vous rappelle quelque chose?

En dehors, de mes références Disney, je fais référence à la continuité, la vie, le cycle, la naissance, la renaissance même, l’accouchement.

Je crois que la naissance est une façon de contribuer à ce cycle éternel. Et même si ça paraît un peu ridicule et naîf aussi, j’en parle plus loin, c’est un sentiment profond que l’on peut ressentir quand on a donné la vie. Quand nos regards se croisent. Quand on le voit évoluer, grandir. Quand on partage un sourire. Quand il sert mon doigt avec ses petits doigts. Quand on le regarde dormir.

Même si, ce n’est pas vraiment le premier sentiment qui me vient en tête quand je pense à tous ces moments, il y a tout de même, un peu de ça. Dans la recette de la naissance, de la vie, il faut bien une pincette d’éternité.

Mais, en réalité, la naissance, la parentalité n’est pas éternelle. C’est même tout le contraire. Il suffit de regarder à quelle vitesse inimaginable grandit un bébé. Ce qui est éternel, c’est la vie. Mais pas la vôtre, ni celle de votre enfant.

Oui, c’est évidemment naîf de parler d’éternité. Encore plus à notre époque. Même si je crois, que l’on trouve du pessimisme dans chaque époque. Ok. Aujourd’hui, la planète est malade. L’avenir de notre société est incertain. On ne sait pas comment sera demain. On sait qu’on est déjà bien trop nombreux sur notre planète. Alors parler d’éternité, quand on parle de la naissance d’un enfant, c’est contradictoire.

Être parents, c’est aussi un moment magique. Bref, peut-être… Généralement, la magie s’estompe au bout de quelques nuits passés debout, ou quelques vomis sur l’épaule. Plus sérieusement, à vous, chers parents, profitez de cette magie. Oubliez le monde extérieur et toutes ces zones sombres. Profitez de cette chance d’avoir engendré la vie et de remplir ce rôle merveilleux (même si il y a des moments qui sont moins merveilleux que d’autres)de parents, profitez de ces instants d’éternité. Qui n’en sont pas vraiment au final. La vie passe à une vitesse folle.

Ce qui est éternel aussi, c’est l’amour. La naissance, la parentalité sont faits d’amour. C’est en cela que réside cette éternité. Même quand il pleurera toute la journée, même quand il pleurera sans même savoir pourquoi, même quand il vous collera aux baskets, même quand il vous empêchera de dormir, même quand il dira « NON! » sans trembler, même quand il vous mentira, même quand il râlera, même quand il laissera son linge sale par terre, vous continuerez à l’aimer.

Profitez de vos enfants, profitez de votre jeunesse. Oui, même quand on est parents, on est encore jeune. Profitez de la vie car elle ne durera pas éternellement. Vous avez une chance extraordinaire d’être en famille. Saisissez-la. Ne passez pas à côté de tout ce que ça peut vous offrir.

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Toutes les mamans sont fortes.

Toutes les mamans sont fortes. Je devrais dire, toutes les femmes, qu’elles soient maman ou pas. Mais je vais parler aux mamans pour cet article.

Toutes les mamans sont fortes. Celles qui ont porté et donné la vie. Celles qui ont élève un enfant adopté, ou celui d’un autre. Celles qui ont aimé. Celles qui pleurent de fatigue le soir. Celles qui sourient quand on leur fait une remarque. Celles qui s’énervent quand on leur fait une remarque. Celles qui n’ont pas arrêté toute la journée. Celles qui ont glandé toute la journée. Celles qui ont pris du temps pour elle.

Elles ont en elles une force certaine qui les guide dans leurs choix. Elles ont une force certaine qui les font tenir face aux nombreuses difficultés de la parentalité. Oui, nombreuses…

Je dis il mais je pourrais dire elle.

Il ne fait pas ses nuits. Il se réveille en pleine forme à 1h du mat. Il se réveille plusieurs fois par nuit. Il ne dort pas de la journée. Et il pleure. Il pleure vraiment fort. Il fait des crises de pleurs à la maison, au supermarché, sur le parking, à la caisse, au magasin, dans le jardin, en promenade, au restaurant, au cinéma… Il court autour de la table comme un fou depuis 15 minutes en hurlant, tout nu. Il a étalé de la confiture sur les vitres et sur le canapé. Il ne veut PAS le verre jaune et pleure depuis de looooongues minutes alors que vous lui avez donné le verre orange qu’il voulait. Et alors, quand ils sont deux! Trois! Quatre!

Bref, la parentalité, c’est un boulot à plein temps. Sans parler forcément, de ces moments difficiles et plein d’émotions, il y a aussi tout simplement le quotidien à gérer.

Elles sont fortes aussi quand leurs enfants grandissent et s’éloignent d’elles. Il faut beaucoup de force pour aimer et élever un enfant, mais il en faut encore plus pour le laisser voler de ses propres ailes.

Alors, oui une maman, c’est fort. Un papa aussi. Mais on entend souvent: « Tu es fort comme papa ». Et très rarement: »Tu es fort comme maman ». Et, pourtant, une maman aussi c’est fort! Alors, on a des muscles moins developpés mais la force ne se résume pas aux muscles. Je dirais même que la force morale est bien plus puissante que la force physique.

Si tu es maman, n’en doute pas. Tu as cette force. Cette force qui te permet de gérer le quotidien, même quand ça déborde. Tu gères à ta manière. Bravo!